C. Troisième phalange
Cet os , auquel on attache tant d'importance en histoire na- géniaux?"8 lurelle(l), soutien de la partie cornée dont est armée l'extrémité des doigts chez les animaux , soutien de l'ongle chez l'homme, offre la conformation suivante : il commence par une extrémité supérieure oblongue transversalement, tout à fait semblable à l'extrémité supérieure de la deuxième phalange; il va se rétrécissant^ la manière d'un cône, puis s'élargit beaucoup, en s'aplatissanl d'avant en arrière , el se termine en manière de fer à cheval, rugueux en avant, où il soutient la pulpe du doigt, lisse en arrière , et comme dentelé à sa circonférence.
La phalange unguéale du pouce est d'un volume beaucoup Caractères
différentiels
plus considérable que la phalange unguéale de lousles auires doigts. Celle du médius vient ensuite ; celles de l'index et de l'annulaire sont à peu près de même volume; celle du petit doigt est la plus grêle. Du reste , il est fori difficile de distinguer les phalanges de la main droite de celles de la main gauche.
(1) Voyez l'intéressant mémoire de M. Duméril , intitulé : Dissertation sur la dernière phalange dans les mammifères, La phalange unguéale présentant des configurations diverses, accommodées à l'insliuct de l'animal, peut servir à elle seule à déterminer, non seulement la famille, mais encore le genre auquel î'a.uimal appartient
D. Développement des phalanges.
Nombre de Les phalanges se développent par deux points d'ossification :
points d'ossifi- , . ,, .'•.'• c • ■* , . .
caiion. un pour le corps et 1 extrémité inférieure , un pour 1 extrémité
supérieure. Ce mode de développement est commun aux première , deuxième et troisième phalanges.
ordre d'appa- C'est du quarantième au cinquantième jour de la vie fœîale qu'apparaît successivement , dans les première, deuxième et troisième phalanges, le point osseux du corps.
L'ordre de succession n'est pas assujetti à des règles certaines. On trouve en général des points osseux dans les phalanges unguéales , à la même époque que dans les phalanges métacarpiennes, et antérieurement aux phalanges moyennes.
Ce n'est que quelque temps après la naissance, de trois à sept ans, qu'apparaît successivement, dans les première, deuxième et troisième phalanges, le point osseux de l'exirémité supérieure.
Le point épiphysaire des troisièmes phalanges parait assez généralement avant celui des secondes.
Époque de La réunion des épiphyses au corps de l'os n'a lieu que de réunion. dix-huit à vingt ans.
Développement général du membre thoracique.
Le membre thoracique est remarquable, chez le fœtus et chez l'enfant, par l'étendue de ses dimensions qui sont proportionnellement beaucoup plus considérables qu'elles ne le seront chez l'adulte.
Précocité de Ce développement et celte grandeur précoces du membre e oppemen ' thoracique sont surtout sensibles quand on les compare au développement tardif du membre abdominal ; la disproportion qui en résulte est en raison inverse de 1 âge , c'est à dire d'autant plus considérable que l'âge est moins avancé.
Ce n'est pas seulement sous le rapport des dimensions, mais encore sous beaucoup d'autres rapports, que le membre thoracique du fœtus diffère de celui de l'adulte. Ainsi :
De l'avanlbras chez le fœtus.