DES MEMBRES THORACIQUES. DE LA MAIN
À la naissance, le corps des métacarpiens est presque corn- Époque d'ap-
' , pantion.
plèlement ossifié; mais les extrémités sont encore cartilagineuses : ce n'est qu'à l'âge de deux ou trois ans qu'apparaît un point osseux dans l'extrémité inférieure des quatre derniers métacarpiens , ainsi que dans l'extrémité supérieure du premier.
En général, l'extrémité supérieure des quatre derniers mé- Rarement trois
points d'ossih-
lacarpiens et l'extrémité inférieure du premier sont envahies cation. par les progrès de l'ossification du corps. Cependant j'ai vu, dans quelques cas, un germe osseux particulier pour ces extrémités; ce qui faisait trois noyaux osseux pour chaque métacarpien.
La réunion de l'extrémité inférieure des quatre derniers Époque de la
, , . réunion.
métacarpiens au corps de ces os, n a guère lieu que de dix-huit à vingt ans ; il en est de même de la réunion du point osseux de l'extrémité supérieure du premier métacarpien.
Dans le cas où l'extrémité supérieure des quatre derniers métacarpiens et l'extrémité inférieure du premier se développent par un point spécial, leur réunion est beaucoup plus hâtive.
Doigts.
Organes essentiels de la préhension, les doigts offreni une longueur, uv.a épaisseur et une mobilité très remarquables, surtout si on les compare aux orteils, qui sont leurs analogues dans le membre abdominal.
Chaque doigt représente une pyramide composée de trois Des trois pliacolonnes placées à la suite les unes des autres : la base de la ses' pyramide répond au métacarpe; deux renflements ou nœuds répondent à la jonction des colonnes qui portent le nom de phalanges. Les trois colonnes successivement décroissantes qui composent chaque doigt sont distinguées par les noms numériques de première, deuxième , troisième phalange. La première, s'articulant avec le métacarpe , a reçu le nom de phalange métacarpienne; la seconde, celui de phalange 1. 18
Le pouce n'a moyenne \ la troisième , qui soutient l'ongle,' a reçu le nom de langes. phalange unguéale. Le pouce seul n'a que deux phalanges,
l'unguéale et la métacarpienne. Chaussier a encore donné aux phalanges les noms de phalange , phalangine et phalange/le, en procédant de la base des doigts vers leur extrémité. Ces dénominations lui cnt été d'un grand secours pour la désignation méthodique des muscles des doigts.
A. Première phalange.
Caractères généraux.
C'est un os qui, malgré sa brièveté, appartient par sa forme, et surtout par sa structure, à la classe des os longs, et auquel on considère :
Corps. i° Un corps ayant la forme d'un demi-cylindre coupé sui-
vant son axe, légèrement courbé sur lui-même dans le sens de sa longueur, de manière à offrir une concavité en devant; il est cylindroïde à sa face dorsale, qui est recouverte par les tendons des muscles extenseurs , plane ou plutôt légèrement canaliculé en devant , où il loge en partie les tendons des muscles fléchisseurs. Ses bords tranchants donnent attache à la gaine tendineuse , qui convertit le demi-canal osseux représenté par la phalange, en un conduit osléo-fibreux, destiné aux tendons des muscles fléchisseurs des doigts.
Extrémités. 2° L' extrémité supérieure ou métacarpienne est oblongue transversalement , creusée d'une petite cavité glénoïde , pour recevoir la tête ou plutôt le condyle du métacarpien correspondant.
3° L'extrémité inférieure présente une poulie articulaire.
Tels sont les caractères généraux de la première phalange;
ils offrent des modifications suivant le doigt auquel appartient
la phalange qu'on examine. Ainsi, la première phalange la plus
longue est celle du médius; ensuite viennent celles de l'index
caractère dit- et de l'annulaire. La première phalange du pouce est la plus
ferentieldespre- r l »
nrères phaian- volumineuse , proportionnellement à sa longueur ; la première phalange du petit doigt est la plus grêle; elle est aussi la plus courte après celle du pouce.
DES MEMBRES THORACIQUES. DE LA MAirt. 275
B. Deuxième phalange.
La deuxième phalange ne diffère de la première que par Caractères
,'. . . , , c • généraux.
des dimensions moindres el par la configuration que présente son extrémité supérieure , où l'on voit deux facettes articulaires concaves, séparées l'une de l'autre par une saillie anléropostérieure, le tout pour s'accommoder à la trochlée que présente l'extrémité inférieure de la première phalange. Les bords de celte phalange sont épais el rugueux en haut , où ils donnent insertion à la languette tendineuse du fléchisseur superficiel des doigts. Le pouce n'a pas de seconde phalange.