‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 90 sur 140 · DU BASSIN · texte numérisé non relu

DU BASSIN

duIbassfifnérale Nous avons vu des arcs osseux naître des parties latérales de la colonne dorsale , pour former le thorax. De même , des parties latérales de la colonne sacrée naissent deux os larges, comme tous les os qui servent à former des cavités : ces os se portent de dedans en dehors, à la manière d'ailes, lesquelles se rétrécissant et se recourbant d'arrière en avant, puis de dehors en dedans, viennent s'articuler enire elles sur la ligne médiane-, ce sont les os coxaux , os des hanches, os innominës , os des îles , os iliaques ; l'enceinte osseuse qu'ils interceptent s'appelle bassin (jielvis) , et sans doute c'est à sa vaste échancrure antérieure, à son évasemenl supérieur et à son rétrécissement inférieur qu'il dcit d'avoir été comparé au vase Le bassin est qui porte ce nom dans nos usages domestiques. Appendice de

une appendice , \ ,

deiacaviicab- la grande cavité abdominale, le bassin est destiné a loger, a

dominale. * , , . „ .

protéger et a soutenir un grand nombre d organes, et en particulier une partie des organes de la digestion et des voies urinaires, tous les organes internes de la génération, des vaisseaux et nerfs très importants, en même temps qu'il transmet

»es os qui le aux extrémités inférieures le poids qu'il a reçu de la colonne constituent.

vertébrale. Qualre os le constituent, savoir : deux sur la ligne

médiane, le sacrum et le coccyx que nous connaissons déjà ,

un de chaque côté , Vos coxal. La description des os du bassin

se réduit donc pour nous à celle des os coxaux.

Des os coxaux.

Les plus volumineux de tous les os larges du squelette, d'une Forme gédimension en quelque sorte colossale dans l'espèce humaine , coxaux. e* larges et triangulaires en arrière , en forme d'ailes curvilignes, qui ont reçu le nom û'ilion, les os coxaux (coxa, hanche) se Illon* rétrécissent tout à coup en augmentant singulièrement d'épaisseur, et c'est au niveau de celte portion épaisse et rétrécie qu'ils se contournent sur eux-mêmes et se creusent en dehors pour former une grande cavité articulaire, la cavité colyloïde : de ioï(j^vlle coly" cette cavité, qui est comme la partie centrale de l'os, partent en dedans deux colonnes, l'une supérieure, l'autre inférieure. La première colonne se dirige horizontalement en dedans; d'abord épaisse, prismatique et triangulaire (branche horizontale ou corps du pubis) , elle se rétrécit à mesure qu'elle de- Publ3, vient plus interne pour se recourber de haut en bas, à angle droii, s'aplatir en s'amincissant d'avant en arrière (branche descendante du pubis) , tandis que la colonne inférieure , prismatique et triangulaire, plus épaisse que la précédente, née en bas de la cavité colyloïde , d'abord verticalement dirigée en bas (corps de l'ischion) , se recourbe brusque- ïschion. ment à angle aigu, s'aplatit d'avant en arrière en s'amincissant, se dirige de bas en haut, et de dehors en dedans (branche ascendante de V ischion) , devient de plus en plus grêle, et va se continuer avec la branche descendante de la première colonne. Il suit de là que ces deux colonnes anguleuses, dont la première porte le nom de pubis et dont la seconde porte le nom d'ischion, interceptent une ouverture, un trou très considérable, qu'on appelle trou ovale. Telle est l'idée Trou ovale" la plus générale et la plus vraie que je puisse donner de ces os irréguliers, quadrilatères, profondément échancrés, tordus sur eux-mêmes de telle sorte qu'ils semblent composés de deux parties, l'une supérieure, triangulaire, en forme d'aile, aplatie de dehors en dedans, et l'autre, inférieure , aplatie d'avant en arrière , séparées l'une de l'autre par une portion rétrécie, sur

laquelle est creusée la cavité cotyloïde ; les anciens anatomistes décrivaient séparément trois portions dans l'os coxal, Villon ? le piihis et ïischiori; il est vrai que ces trois pièces ne se ré unissent qu'assez lard ; mais nous ne devons les considérer que comme des points d'ossification, et, comme tels, leur description isolée doit être renvoyée à l'histoire de l'ostéogénie. :

Face fémorale. Qn COnsidère aux os coxaux une face externe ou fémorale, qui répond à la cuisse ; une face interne ou pelvienne, et une circonférence.

A. Face fémorale. Celte face présente les objets suivants : i° Au niveau de la portion rétrécie qui unit la moitié supécaviie cotyloïde rjeure fie r>os coxa\ a la moitié inférieure , on trouve la cavité cotyloïde (de x.orv>vt , vase, écuelle). Celle cavité, de forme hémisphérique , destinée à recevoir la tête du fémur sur laquelle elle se moule , est la plus profonde de toutes les cavités articulaires ; elle regarde obliquement en bas, en dehors et un peu en avant , et présente à sa partie interne une dépression assez considérable, à surface non articulaire, remplie de graisse dans

Son arriére- . wi . , 7

fond. 1 elat frais, qu on nomme arriere-fcnd de la cavité cotyloïde.

Le pourtour de la cavité cotyloïde représente un bord tran-

Sourcii coty- chant qui a reçu le nom de sourcil cofyloïdien. Ce rebord est

loïdiea. -K

sinueux; il offre trois echancrures, ou plutôt une echancrure Échancrures et deux légères dépressions. Des deux dépressions, l'une est

eolyloïdiennes. r

supérieure, l'autre inférieure et un peu exlerne; quant à l'échancrure, elle est située en dedans et en bas, très profonde, convertie en trou par un ligament et laisse passer les vaisseaux qui pénètrent dans la cavité cotyloïde.

Gou'tieressus Immédiatement au dessous de la cavité cotyloïde, on trouve diemlet.00^ °l~ une gouttière horizontale, profonde, intermédiaire à la cavité cotyloïde et à la Uibérosilé de l'ischion , et qui est destinée au glissement et à la réflexion du tendon du muscle obturateur externe; c'est la gouttière sous-cotyloïdienne. Au dessus de la cavité cotyloïde est une autre gouuière, superficielle, destinée à l'insertion de la capsule fibreuse et d'une expansion fi-

relise qui porie !e nom de tendon réfléchi du muscle droit antérieur de la cuisse.

Tonte la partie de la face externe de l'os coxal qui est située au dessus de la cavité cotyloïde est très large , et présente une surface triangulaire, inclinée en bas, appelée assez improprement fosse iliaque externe. Cetic fosse iliaque, qui re- ex[e°rsnsee ii'aque présente une surface sinueuse, offre d'arrière en avant, 1° une convexité ; 2e une concavité qui occupe les deux tiers environ de la fosse, et sur laquelle se voit un des conduits nourriciers principaux de l'os-, 3° une seconde convexité; h° enfin, une concavité légère.

La fosse iliaque externe est parcourue par deux lignes .L,'snL's demi~

n r r » circulaires.

courbes à insertion musculaire: l'une postérieure , improprement appelée ligne de mi- circulaire supérieure , commence à la partie supérieure de l'échancrure sciatique pour se porter directement en haut à la crête iliaque; l'autre antérieure , beaucoup plus considérable, improprement nommée ligne demi-circulaire inférieure, part également de l'échancrure sciatique, se porte de bas en haut et d'arrière en avant en décrivant une courbure à concavité antérieure , pour venir se terminer près de l'extrémité antérieure de la crête iliaque qu'elle longe. Toute la portion de la fosse iliaque qui est en arrière de la ligne demi-circulaire supérieure est rugueuse et donne attache au muscle grand fessier ; toute la portion comprise entre les deux lignes donne attache au moyen fessier; tout ce qui est en avant de la ligne demi -circulaire inférieure donne attache au petit fessier (1).

Tels sont, au dessus de la cavité cotyloïde, les objets que présente la face fémorale de l'os coxal ; au dessous de cette cavité, elle présente de dehors en dedans :

1° Le trou sous -pubien , improprement nommé trou obtu- Trousous-

, pubien.

rateur, le plus considérable de tous les trous du squelette, situe

(l) Ces lignes demi-circulaires, et surtout la postérieure, sont ordinairement très peu prononcées.

282 OSTÈOLOGIE.

en dedans de la cavité cotyloïde, ayant chez l'homme une forme ovalaire , d'où le nom de trou ovale; chez la femme, où il est plus petit, une forme triangulaire. Ce trou, dont le plus grand diamètre est dirigé dans le sens vertical, est légèrement oblique de haut en bas et de dedans en dehors. Il prépubienne6 S°US sente a sa partie supérieure la gouttière sous-pubienne obliquement dirigée d'arrière en avant et de dehors en dedans. Celte gouttière, qui donne passage à des vaisseaux et à des nerfs, présente deux lèvres: Vune antérieure , qui se continue avec la demi-circonférence externe du trou sous-pubien ; Vautre postérieure , qui se continue avec la demi-circonférence interne; car les deux moitiés de la circonférence du trou souspubien , au lieu de se réunir en haut, passent, l'interne en arrière, l'externe en avant, laissant entre elles un intervalle qui constitue la gouttière.

2° En dedans du îrou sous-pubien est une surface quadrilatère , plus large en haut qu'en bas , oblongue dans le sens vertical, inégale pour l'insertion de plusieurs des muscles de la Pourtour du cuisse. Le pourtour du trou sous-pubien est d'ailleurs formé bien. S°US " PU" en naul Par *e corPs du pubis , en dedans par la branche descendante du pubis et par la branche ascendante de l'ischion, en dehors et en bas par le corps de l'ischion , en dehors et en haut par la cavité cotyloïde.

B. La face interne on pelvienne de l'os coxal est concave, regarde en haut par sa moitié supérieure, et en arrière par sa moitié inférieure ; elle est divisée en deux parties, l'une supérieure, l'aulre inférieure, par une crête saillante, horizon\a\e, Crête du 'dé- qui forme la plus grande partie du détroit supérieur du bassupe i u . ^ Tout ce qui est au dessus de cette ligne constitue la fosse Fosseiiiaque iliaque interne , véritable fosse, peu profonde, triangulaire,

interne. ......;,,,.. , , , ,,

dirigée en haut , en dedans et en avant , percée d un trou nourricier variable pour sa situation et ses dimensions précises, qui ne répond nullement à celui qu'on remarque dans la fosse iliaque externe : cette fosse, qui est large et lisse, est tapissée par le muscle iliaque , qui y prend toutes ses insertions.

Au dessous delà crête horizontale du détroit supérieur, on voit, en procédant de dedans en dehors : 1° une surface lisse, quadrilatère, qui répond à la vessie, et donne insertion au mus-

,„,,.» , . , Orifice posté-

clc obturateur interne; 2° 1 orifice postérieur du trou ovale et rieur du trou

, , ., . . .„ , , , „ ovale ou sous-

de la gouttière sous-pubienne ; 3 plus en dehors , une surface pubien. quadrilatère, large en haut, étroite en bas, véritable plan incliné, dirigé de haut en bas , de dehors en dedans et d'arrière en avant, qui répond au fond de la cavité cotyloïde , et que recouvrent l'obturateur interne et le releveur de l'anus ; k° tout à fait en arrière, une surface raboteuse, c'est la iuhëro&ité Tubérosité iliaque , et une surface articulaire dite auriculaire en raison ,,iactuede sa forme, l'une et l'autre destinées à l'articulation sacroiliaque.

C. Circonférence. On lui considère quatre bords et quatre angles.

1° Le bord antérieur de l'os coxal forme une vaste échancrure qui présente de dedans en dehors : 1° V angle du pubis , ^p"]^' épine sur lequel nous reviendrons ; 2° l'épine du pubis, dont la saillie est mesurée par la force du pectine, des tendons du muscle grand droit de l'abdomen et des deux premiers adducteurs; en outre, elle donne en même temps attache au pilier externe de l'anneau inguinal et à l'extrémité interne de l'arcade fémorale; l'intervalle qui sépare l'épine de l'angle du pubis répond à la partie inférieure de l'anneau inguinal ; 3° une surface lisse, in- surface et clinée en avant, concave, ayant la forme d'un triangle dont la lesbase serait en dehors ; celte surface triangulaire, qui est recouverte par le muscle pectine , présente un bord antérieur qui fait suite à la lèvre antérieure de la gouttière sous-pubienne ; et un bord postérieur qui fait partie du détroit supérieur : ce bord, saillant et comme tranchant, prend le nom de crête du pubis (pecten), crête pectinale ,- plus en dehors est l'éminence primée?06 lho" ilio-pectinée, qui donne attache au muscle petit psoas , quand il existe , et à laquelle s'insère constamment un gros faisceau du muscle iliaque, et qui me paraît proportionnelle, pour la saillie, à la force de ce faisceau. Cette éminence, qui établit

coulisse 'du *es limites entre l'os ilion et le pubis , sépare la surface pectiîïiacme ' psoas" néale d'une coulisse très remarquable, dans laquelle glissent les muscles psoas et iliaque réunis : c'est à l'éminence ilio-pectinée que répond Tarière fémorale; c'est là qui/ faut comprimer ce vaisseaiiperpendiculairemenl à cette surface, c'est à dire en bas et en arrière.

Toute la parlie du bord antérieur que nous venons d'examiner est horizontale ; à partir de la coulisse du psoas-iliaque, ce bord devient vertical, un peu oblique de dedans en dehors et de bas en haut; on y remarque toujours , en procédant de bas antérieure etin- en naul : ^° Y épine iliaque antérieure et inférieure, apophyse feneiue. ^ juserl;on musculaire proportionnelle à la force du muscle

droit antérieur, dont le tendon réfléchi s'insère en dehors de cette apophyse, dans le sillon raboteux qui contourne le sourcil cotyloïdien , et que nous avons décrit sous le nom de gouttière sus-cotyioïdienne. 2° Plus haut, est une éehancrure dans laquelle passent quelques fdeis nerveux, et qui sépare l'épine Antérieure et iliaque antérieure et inférieure de Y épine iliaque antérieure et

supérieure. , . . .' -,

supérieure. 3 Lelle-ci, toujours facile a sentir a travers la peau, forme l'angle supérieur et antérieur de l'os, l'extrémité antérieure de la crête iliaque, et donne attache aux muscles couturier, fascia-lata , moyen fessier , et à l'extrémité externe de l'arcade fémorale.

2° Le bord postérieur, qui regarde en même temps en bas, estbien plus profondément échancré que l'antérieur ; son échanc!auaueCrare clure5 éehancrure sciatique, qui forme la principale parlie de la grande éehancrure sacro-sciatique, est inégalement divisée en deux portions par une apophyse aiguë et tranchante, appelée Épine sciatique. épine sciatique; la parlie supérieure del'échancrure, qui constitue l'échancrure proprement dite, est destinée au passage du grand et du petit nerf sciatiques, des artères fessière, ischiatique et honteuse interne, et du muscle pyramidal; la parlie Gouttière de de l'échancrure qui est au dessous de l'épine , beaucoup plus mus^ie obtura" petite que celle qui est au dessus, est enduite de cartilage clans teur interne. j^lat fra^ el gert a la r£flexjon (ju muscie obturateur interne.

DES MEMBRES AIHjOMINAUX. OS COXAUX. 285

L'épine seialique donne insertion en dehors au muscle jumeau supérieur, en dedans au muscle ischio-coccygien, à son sommet au petit ligament sacro-scialique; elle est un pou déjeiée en dedans : peut elle êlre déjeiée , renversée de manière à imprimer sa trace sur la tète du fœtus ? je ne le pense pas. Ce bord se termine en avant à son angle de réunion avec le bord inférieur ou pubien, par une grosse tubérosité., appelée tu- Tubérosité de

7 / -, f î 7>- 7 • • r \i î • r' • ' • l'ischion.

berosite de l ischion, qui forme 1 angle inlerieur et postérieur de l'os coxal et donne insertion à presque tous les muscles postérieurs de la cuisse et au grand ligament sacro-scialique ; c'est sur celte grosse tubérosité que repose le corps dans la station assise.

2° Bord supérieur. C'est la crête iliaque : convexe , exlrê- Crêle i|iaque. mement épaisse, surtout en avant et en arrière, recourbée en S italique, rugueuse, elle donne insertion à un grand nombre de muscles, savoir : par sa ièvre externe à l'aponévrose iascia-lala, an grand oblique et au grand dorsal, par son interstice à l'oblique interne, par sa lèvre interne au transverse et au carré des lombes. Ce bord est d'une épaisseur inégale dans les différents points de sa longueur : eu arrière, à la réunion des trois quarts antérieurs avec le quart postérieur, ce bord se renfle prodigieusement pour donner insertion aux muscles sacro-lombaire, long dorsal et grand fessier : il se termine postérieurement par deux éminences appelées épines iliaques postérieures, sépa- opines iliaques

,. . postérieures.

rées lune de 1 autre par une eenancrure , et distinguées en supérieure, très épaisse , qui donne attache à un ligament et au tendon principal d'origine du muscle sacro-lombaire , et en inférieure , qui répond au sommet de la facette articulaire de l'os coxal.

U° Le bord inférieur ou pubien, qui regarde en même temps

Angle du pu-

en dedans, est le plus court : il forme un angle droit avec le bis. bord antérieur, c'est V angle du pubis déjà indiqué, qui constitue l'angle antérieur et inférieur de l'os coxal. Ce bord descend d'abord verticalement en bas, puis se déjette en de-

" Portion arti-

hors. La première partie, ou portion verticale, articulaire, Cu'aire du Lord

7 pubien.

épaisse, elliptique, forme par son articulation avec la même partie du côté opposé, la symphyse du pubis; la seconde por-

portion oblique, tion , bien plus oblique chez la femme que chez l'homme, constitue un des bords de l'arcade pubienne; elle donne at« tache au corps caverneux et à ses muscles, au transverse du périnée , au muscle droit interne de la cuisse et au grand adducteur.

5° Les quatre angles, que nous avons mentionnés à l'occasion des bords, sont donc divisés: 1° en deux antérieurs, l'un supérieur, épine iliaque antérieure et supérieure, l'autre inférieur, angle du pub is ; 2° en deux postérieurs, l'un supérieur, épine iliaque postérieure et supérieure, l'autre inférieur, tubérosité de l'ischion.

inS?>urenati0n Conformation intérieure. De même que tous les os larges, l'os de la hanche est composé de substance spongieuse contenue entre deux lames de tissu compacte; il est mince au niveau de l'arrière-fond de la cavité colyloïde et dans la partie biconcave de la fosse iliaque où l'os présente une demi-transparence; il est au contraire extrêmement épais à sa circonférence , ainsi qu'on l'observe à la crête iliaque , à la partie supérieure et postérieure de la cavité cotyloïde, à la partie articulaire du pubis et surtout à la tubérosité de l'ischion.

Résumé des connexions . L'os coxal s'articule avec son semblable, avec le sacrum et avec le fémur.

points cTossiK- Développement des os coxaux. L'os coxal se développe par trois points d'ossification primitifs et par cinq points complémentaires.

Les trois points d'ossification primitifs, restant distincts jusqu'à une époque très avancée, ont été décrits à tort parles anatomistes anciens et par quelques modernes comme autant d'os particuliers, sous les noms d'ilium, de pubis et d'ischion.

itium!'6 appelée Vilium comprend la partie supérieure de la cavité cotyloïde, et la partie évasée en forme d'aile recourbée et triangulaire qui la surmonte.

Jée pSis. appe" Le pubis comprend , 1° la partie interne de la cavité coty-

loïde; 2° la colonne horizontale, prismatique et triangulaire, qui limite en haut le trou sous-pubien , et qu'on appelle corps du pubis; 3° la branche descendante, verticale, aplatie d'avant en arrière, qui limite en dedans le même trou sous-pubien, branche descendante du pubis.

"L'ischion comprend , 1° la partie inférieure de la cavité co- , VaT}}6 aPPe*

1 lée ischion,

lylo'ïde; 2° une colonne verticale très épaisse, prismatique et triangulaire, qui constitue à sa partie inférieure la lubérosité de l'ischion, et limite en dehors le trou souS'pubien : c'est le corps de Vischion; 3° une branche ascendante, oblique de dehors en dedans, aplatie d'avant en arrière, qui limite en dedans et en bas le trou sous-pubien, et va joindre la branche descendante du pubis : c'est la branche ascendante de l'ischion.

Les limites de ces trois pièces sont marquées avant le développement complet par trois lignes cartilagineuses réunies trJ^*^tef-ae ces en Y, au fond de la cavité colyloïde qui est le lieu de réunion des trois points osseux primitifs; et ce mode de développement de l'os coxal n'a pas peu contribué à faire admettre cette loi d'ostéogénie que nous avons exposée dans les généralités, savoir : que lorsqu'il existe une cavité articulaire sur un os qui se développe par plusieurs points d'ossification, c'est cette cavité qui est le lieu de réunion des points osseux.

Comme points d'ossification complémentaires, nous indiquerons :

1° Le point d'ossification du fond de la cavité colvloïde si- Poin' d'ossifi-

J cation complé-

gnalé par M. Serres (1). Ce point représente un Y. mentaire.

2° L'épiphyse dite marginale, qui occupe toute la longueur de la crête iliaque qu'elle constitue.

3° L'épiphyse de la lubérosité de l'ischion qui se prolonge le long de la branche ascendante.

(1) Ce point d'ossification a été regardé à tort comme le vestige de l'os propre aux animaux à bourse ou marsupiaux, connu sous le nom d'os marsupial, car, diaprés les observations de Cuvier , celte quatrième pièce existe chez les marsupiaux eux-mêmes, au fond de la cavité cotyloïde. L'os marsupial est un os sur* ajouté qui soutient la bourse de ces animaux,

288 OSTÉOI.OGIE.

U° et 5° Deux épiphyses qui ne me paraissent pas constantes : l'une occupant l'épine iliaque antérieure et inférieure; l'autre , plus rare encore, occupant l'angle du pubis, ordre d'appa- C'est par l'ilium que commence l'ossification de l'os coxal :

rition. ■ ■ . ... . . • • < ■• > ■ . T

en second heu, vient 1 ischion; en troisième lieu, le pubis. Le point osseux de l'ilium apparaît au Cinquantième jour de la vie fœtale; celui de l'ischion, à la fin du troisième mois; celui du pubis à la fin du cinquième, la naiisance." à A la naissance, l'ossification de l'os coxal est très peu avancée; la cavité cotyloïde est en grande partie cartilagineuse. Les branches ascendante de l'ischion et descendante du pubis, ainsi que toute la circonférence de l'ilium sont encore cartilagineuses, ordre de sou- De treize à quinze ans, ces trois pièces se soudent entre elles. A la même époque, apparaissent les points d'ossification secondaires qui se réunissent successivement aux points primitifs.

De dix-huit à vingt ans, cette réunion est effectuée; l'épiphyse de la crête iliaque reste seule séparable jusqu'à l'âge de vingt-deux, vingt-quatre et même vingt-cinq ans.

Les deux os coxaux, solidement unis entre eux , plus solidement encore unis au sacrum , interceptent une grande cavité prolectrice, dont les dimensions dans tous les sens, l'inclinaison, les axes, les détroits, en un mot, les moindres circonstances analomiques ont été étudiées avec un soin tout particulier par les accoucheurs, et constituent, en effet, la base de leur art.

Situation du bassin.

situation. Chez l'adulte de taille ordinaire (1), le bassin occupe en gé-

(1) Chez les individus de haute stature, le milieu du corps répond à la partie inférieure du bassin, et chez ceux de petite stature, il répond à la partie supérieure.

néral la partie moyenne du corps; chez l'enfant nouveau-né, et à plus forte raison dans le cours de la gestation, il est bien au dessous delà partie moyenne; et même à une certaine époque delà vie fœtale, lorsque les extrémités inférieures ne sont encore que des mamelons, il occupe la partie inférieure du corps. Examiné dans sa situation relative, le bassin termine en bas le tronc ; il est situé entre la colonne vertébrale qui porte sur sa partie postérieure et les fémurs qui s'articulent avec ses parties latérales ; disposition importante en vertu de laquelle le bassin offre au centre de gravité en avant, une large base de sustentation.

Inclinaison et axes du bassin.

Le bassin n'a pas une direction parfaitement horizontale; il est incliné par rapport à l'axe du corps, et c'est l'angle que forme son axe avec l'axe du corps qui a reçu le nom d'incli- InC]iDaison du ïïtiisoh du bassin. Cette inclinaison a un grand avantage sous bassinle rapport du mécanisme de la station; par elle, le centre de gravité du tronc est transmis obliquement aux •extrémités inférieures, d'où résulte en partie une décomposition de mouvement. Au reste, l'inclinaison du bassin varie beaucoup suivant Elle est van'a-

, .,.■,.., A ble selon les

les âges et suivant les individus, et me parait, aussi exactement âges. que possible, mesurée par la saillie de l'angle sacro-vertébral. Très considérable chez l'enfant, cette inclinaison diminue à l'époque de la puberté ; ce qui a fait dire à quelques anatomistes que le bassin subissait à cet âge uneespèce de bascule. Mais rien ne se fait par bascule et comme au hasard dans l'économie. Ce changement de direction, de même que la torsion des os, peut bien être augmenté par des causes mécaniques, mais il est le résultat invariable des lois de l'ossification. L'inclinaison redevient en partie chez le vieillard ce qu'elle était chez l'enfant. La partie supérieure du tronc s'inclinant en avant, dans la vieillesse, les fémurs se fléchissent dans le même sens pour s'opposer à une chute imminente. Il résulte de ce qui précède, que chez Je fœtus l'obliquité du bassin est en grande partie inhérente à la 1. 19

forme même du bassin, tandis que chez le vieillard, elle dépend de l'incurvation en avant du tronc, qui tend à prendre une position rapprochée de l'horizontale, comme chez les quadrupèdes. Au reste, l'inclinaison du bassin n'est pas la même pour toutes les parois de cette cavilé, ni pour la même paroi dans toute sa hauteur. C'est pour mieux l'apprécier qu'on considère Axes du bassin. au bassin deux axes , c'est à dire deux lignes imaginaires qui passeraient par le centre du bassin et seraient parallèles à ses parois. Or, ïaxe du grand bassin obliquement dirigé de haut en bas et d'avant en arrière , est représenté par une ligne qui , pariant de l'ombilic, irait aboutir vers la partie inférieure de la courbure du sacrum ; l'axe du petit bassin, oblique au contraire de haut en bas et d'arrière en avant, est représenté par une ligne qui de la concavité du sacrum aboutirait au centre du détroit inférieur : ou plutôt Yaxe général du bassin est une ligne courbe à concavité antérieure qui est assez exactement représentée par la courbure du sacrum. On a évalué l'inclinaison des axes du bassin, relativement à l'axe du corps, à 30° en haut,

Importance de , ... , ,- , . . ,., .'','., .

l'étude des axes a 25 au milieu et a 18° en bas. Quoi qu'il en sou de 1 exactitude

du bassin. , , . , „

de cette évaluation, je ne saurais trop appeler 1 attention sur les axes du bassin , sans la connaissance desquels on ne pourrait ni comprendre le. mécanisme de l'accouchement naturel , car le canal recourbé que présente le bassin est précisément le trajet que doit suivre l'enfant pour sortir de cette cavilé, ni appliquer convenablement la main ou les instruments dans le cas d'accouchement contre nature. C'est sur les deux axes du bassin qu'est fondée la courbure suivant les bords du forceps devenu, depuis cette importante modification, d'une application si facile et si sûre.

Forme générale et dimensions du bassin.

Forme gêné- Le bassin (jpelvis) est une grande cavilé symétrique, ayant la forme d'un cône tronqué, largement et profondément échancrée, qui termine inférieurement la cavilé abdominale dont il peut être considéré comme une dépendance. Ses dimensions,

étudiées «l'une manière générale, sont beaucoup plus considé- Dimensions, râbles dans l'espèce humaine que dans loulcs les aunes espèces animales, ce qui tient à la destination de l'homme à l'atiitude bipède; plus considérables chez la femme que chez l'homme, à cause de la pari qu'elle prend à l'acte de la généralion , la lète du fœtus devant traverser la filière de son bassin ; or telle est la saillie des hanches chez la* femme que les crêtes iliaques débordent les deux plans latéraux parallèles tirés verticalement du moignon de l'épaule, tandis que, chez l'homme, le bassin est compris en dedans de ces mêmes plans latéraux. En général, la sialure influe peu sur les dimensions du bassin , La stature in-

. .. ' P , ... a fine peu sur les

et les petites femmes accouchent tout aussi aisément , et même dimensions du souvent plus aisément que les femmes d'une taille élevée. Chez le fœtus et l'enfant nouveau-né, le bassin est très peu développé; il obéit en cela aux mêmes lois que les extrémités inférieures; aussi, n'oppose-t-il jamais obstacle à l'accouchement. Au reste, je vais revenir tout à l'heure sur ces dimensions d'une manière plus particulière.

Différences du bassin dans les deux sexes.

Le bassin est sans contredit de toutes les parties du squelette Différences celle qui présente les plus grandes différences dans les deux sexes, et si l'œil le plus exercé peut quelquefois se tromper sur la détermination du sexe d'un individu dont on présente, soit la iêle> soit le thorax, soit les extrémités, l'erreur n'est pas possible lorsqu'il s'agit du bassin. Ces différences tiennent essentiellement à la destination de la femme relatives l'accouchement ; destination qui nécessite dans la cavité pelvienne des dimensions beaucoup plus considérables que chez l'homme. On peut exprimer ces différences sexuelles d'une manière générale par la proposition suivante : Le bassin de l'homme l'emporte sur celui iin i ,1 i i- ' > . Prédominance

de la femme par la prédominance de ses diamètres verticaux; des diamètres

le bassin de la femme F emporte par la prédominance de ses chez la femme. diamètres horizontaux \ Ainsi qu'on mesure comparativement dans les deux sexes l'intervalle qui sépare les crêtes iliaques,

292 OSTÉOI.OGIE.

les épines iliaques antérieures et supérieures, les trous sous-pubiens, on verra que les dimensions transversales sont plus con- Prédominance sidérables chez la femme que chez l'homme. Il en est de même

dos di;imètres , ,. . , ,. , .. .. , ,

améro- posté - des dimensions antero-posteneurs, ce dont il est lacile de s asrieurs chez la . ,. . , , , .

tomme. surei* en mesurant la distance qui sépare la symphyse pubienne

de l'angle sacro-vertébral et le trou sous-pubien de la symphyse sacro-iliaque du côté opposé. Nous devons ajouter que chez la femme, 1° les fosses iliaques sont plus larges, plus déjetées en dehors, d'où la saillie des hanches ; 2° la crête iliaque moins contournée en S italique; 3° l'intervalle qui sépare l'angle du pubis de la cavité cotyloïde plus considérable, d'où en partie la saillie des grands trochanters cl un écartement plus considérable des fémurs; U° le détroit supérieur plus ample, plus rapproché de l'ellipse; 5° la courbure du sacrum plus profonde et plus régulière; G° les lubérosités de l'ischion plus écartées, la symphyse pubienne a moins de hauteur, le trou souspubien est triangulaire ; 7° l'arcade du pubis est arrondie, large et arquée , tandis qu'elle est plus étroite chez l'homme; enfui, chez la femme le bord interne des branches ascendantes de l'ischion est plus déjelé en dehors pour présenter une face et non point un bord à la tête du fœtus pendant l'accouchement. Régions du bassin.

On considère au bassin, comme à toutes les cavités, une surface extérieure et une surface intérieure : ouverte en haut et en bas, cette cavité présente, en outre, une circonférence supérieure et une circonférence inférieure.

A. Surface extérieure du bassin.

La surface extérieure du bassin doit être examinée en avant, en arrière et sur les côtés.

Symphyse du A. llegion antérieure. 1° Sur la ligne médiane , on trouve pu 1!" la symphyse du pubis, toujours plus longue chez l'homme que

chez la femme, ayant une longueur qui varie entre quinze, dixhuit et vingt lignes, et représentant une petite colonne verticale. Sa direction. La symphyse est obliquement dirigée de haut en bas et d'avant

en arrière ; direction particulière à l'espèce humaine; car dans

les animaux, suivant la remarque de Cuvier, elle est dirigée

horizontalement d'avant en arrière, au lieu de se rapprocher,

comme chez l'homme , de la direction verticale.

2° De chaque côté se voit la branche descendante du pubis , Branche descendante du puirregulierement quadrilatère , destinée a des insertions muscu- bis.

laires multipliées.

3a En dehors de la colonne pubienne , on trouve de chaque Trou sous-

pubien.

coté le trou sous-pubien.

B. Région postérieure. Elle présente, 1° sur la ligne médiane , la crête sacrée; 2° sur les côtés, les gouttières sacrées, Hérefsâcréw?*" très profondes en haut, attendu que la partie postérieure de l'os

iliaque débordant le sacrum en arrière, augmente considérablement la profondeur de ces gouttières. On voit dans les gouttières sacrées les trous sacrés postérieurs, les deux rangées de saillies correspondantes aux apophyses articulaires, et aux apophyses transverses des fausses vertèbres du sacrum, ainsi que la partie postérieure de l'articulation sacro-iliaque.

C. Régions latérales. Elles sont formées par les fosses ilia- Régions îatéquos externes , par la cavité cotyloïde , et au dessous de celte rales* cavité , par une portion considérable du corps de l'ischion.

B. Surface intérieure du bassin.

La surface interne du bassin est divisée en deux parties: l'une Division du

, , bassin en deux

supérieure , évasée , qui constitue le grand bassin {marge du parties distinctes. bassin)/ l'autre inférieure , plus étroite , qu'on appelle petit

bassin. Ces deux portions de la même cavité sont séparées

l'une de l'autre par un relief circulaire, formé en grande partie

par la crête horizontale que nous avons dit établir inférieure-

ment la limite de la fosse iliaque interne. Tout l'espace que

circonscrit celle ligne saillante circulaire porle le nom de

détroit supérieur du petit bassin.

Le grand bassin présente , 1° en avant, une vaste échan- Gr .

crure ; 2° en arrière, l'angle sacro-vertébral ou promontoire;

3° sur les parties latérales, les fosses iliaques internes qui re-

294 «STÉOLOGIE.

présentent de chaque côté un plan incliné, propre à diriger en dedans, en avant et en bas le poids des viscères qui reposent sur ces fosses (1).

Petit bassin. Le petit bassin est une cavité réirécie dans ses deux ouvertures qui portent le nom de détroits, évasée à sa partie moyenne qui porte le nom d' 'excavation. Nous examinerons donc son ouverture supérieure ou détroit supérieur , son ouverture inférieure ou détroit inférieur, et sa partie moyenne ou son excavation.

Forme du dé- 1° Le détroit supérieur présente une forme irrégulièrement troit supérieur. ... , . ,. '..*,.> i . * . •

circulaire, et qui a ete comparée tantôt a un ovale, tantôt a une ellipse, tantôt à un triangle curviligne , sans qu'aucune de ces comparaisons puisse donner une idée nette de sa configuration, circonférence Sa circonférence, que nous ferons commencer en arrière au

du détroit supé- . , ,, . , . , . . x , , .

rieur. niveau de 1 articulation du sacrum avec la cinquième lombaire,

est constituée : d'abord par le relief que forme le bord antérieur de la base du sacrum , puis par la crête horizontale de la face interne des os des îles, par la crête pectinée, et vient se Sesquatredîa- terminer à l'épine du pubis. On considère au détroit supérieur

mètres. quatre diamètres : un antéro-postérieur^ un transverse et

deux ohliques. Le diamètre antéro-postérieur ou sacropubien est ordinairement de quatre pouces ; le diamètre transverse qui mesure la plus grande largeur transversale du détroit supérieur est de cinq pouces; les deux diamètres obliques qui se mesurent de l'éminence iléo-peclinée d'un côté, à la symphyse sacro- iliaque du côté opposé, sont de quatre pouces et demi. Ces mesures sont prises sur un bassin de femme bien conformée. C'est , en effet , principalement chez la femme que l'étendue des diamètres a de l'importance, eu égard à l'accouchement. Chez l'homme, tous les diamètres du détroit supérieur ont une étendue moins considérable que chez la femme.

(1) Or, c'est en dedans, en avant et en bas qu'ont lieu presque toutes lés îiernies.

2° Le détroit inférieur , nommé aussi détroit përinêal du béifoit intë-

. rieur, petit bassin, présente trois vastes echancrures séparées par trois

éminences, en sorte que quand on place le bassin sur un plan

horizontal, il y repose à la manière d'un trépied.

Des trois echancrures, l'une est antérieure : c'est X arcade -pu- écha"rur'es15 hienne; les deux autres sont latérales et un peu postérieures : ce sont les echancrures sciatiques.

L'arcade pubienne, anguleuse chez l'homme, est arrondie ^'^rcadepuchez la femme, où elle représente une véritable arcade accommodée à la convexité de l'occipital du fœlus, qui vient correspondre à cette arcade dans la très grande majorité des accouchements ; elle est formée de chaque côté parla branche ascendante de l'ischion qui est légèrement relevée, de telle manière, que la tête du fœtus, à son passage sous l'arcade pubienne, au lieu de correspondre à un bord, glisse sur une face, sur une espèce de plan incliné. On a évalué le diamètre transverse de l'arcade pubienne h un pouce auprès de sa partie supérieure et à trois pouces à sa partie inférieure.

Les deux echancrures latérales sont formées en arrière par 2° Echancrures

r sacro-scialiques.

le sacrum et le coccyx; en avant, par l'échancrure sciatique de l'os coxal : aussi portent-elles le nom d' echancrures sacrosciatiques. Elles sont 1res profondes, et s'étendent presque jusqu'au détroit supérieur du petit bassin.

Des trois éminences qui séparent les echancrures, la pos- Destroisémi-

nences du de-

térieure est formée par le coccyx, les deux antérieures par les iroit inférieur. tubérosités de l'ischion , lesquelles sont situées sur un plan un peu inférieur à celui qu'occupe la première; disposition remarquable, et d'où il résulte que dans l'attitude assise, le poids du corps repose en totalité sur les tubérosités ischiatiques , et nullement sur l'extrémité du coccyx.

Les diamètres du détroit inférieur ayant dans les phénomènes de l'accouchement une importance non moindre que les diamètres du détroit supérieur, on a déterminé avec beaucoup de précision leur étendue.

Le diamètre ante'ro-postérieur, nommé aussi cocci-pulien,

296 OSTÉOLOCIE.

défrouinfèneur11 Parce <ïu '*' s'étend de la partie postérieure de la symphyse à la poinie du coccyx, est de quatre pouces; mais il est variable dans sa longueur à cause de la mobilité du coccyx, et peut aile r jusqu'à quatre pouces et demi. Le diamètre transverse ou bis cia tique , étendu d'une des tubérosités ischialiques à l'autre, est de quatre pouces; celui-là est tout à fait invariable; enfin, les deux diamètres obliques qui s'étendent du milieu du ligament sacro-sciatique d'un côté, à la tubérosilé sciatique du côté opposé, ont également quatre pouces. Ces dimensions, qui sont celles d'un bassin de femme bien conformée, sont moins considérables chez l'homme.

Excavation do 30 Excavation, L'excavation du petit bassin est formée, 1 ° en

petil bassin. '

arrière par la colonne sacro-coccygienne dont la concavité, variable suivant les sujets , est généralement beaucoup plus pro-v fonde chez la femme que chez l'homme. La hauteur de cette colonne est de quatre pouces six lignes; la plus grande profondeur de la concavité qu'elle forme est de dix à douze lignes ; 2° en avant , l'excavation du petit bar-sin est constituée par la symphyse et par la partie postérieure des os pubis. Le plan que représentent les pubis en arrière est obliquement dirigé de haut en bas et d'avant en arrière. En dehors de la surface des Pians inclinés, pubis est l'orifice interne du trou sous-pubien ; 3° sur les parties latérales, l'excavation du bassin présente deux plans inclinés, lisses , obliquement dirigés de haut en bas et de dehors en dedans. Ces deux plans, dont la hauteur est à peu près de trois pouces six lignes , sont bornés en arrière par l'échancrure sciatique.

tance* impor* Ce qu'il y a de très important à noter dans la conformation de l'excavation, c'est la présence des deux plans inclinés que nous venons d'indiquer, parce qu'ils jouent un grand rôle dans le mécanisme de l'accouchement. Quant aux diamètres de l'excavation , leur détermination précise n'ayant qu'une médiocre utilité en anatomie, nous renvoyons pour cet objet aux traités d'accouchement.

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