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C. Circonférence supérieure ou base du bassin

Cette circonférence, qui regarde en avant, est formée en arrière par l'angle sacro-vertébral , de chaque côté, par le bord supérieur de l'os coxal, en avant par le bord antérieur du même os.

Elle offre, 1° en devant une très vaste échancrure, qui pré- Échancrure

' antérieure.

sente sur la ligne médiane , la partie supérieure de la symphyse pubienne; de chaque côté, en procédant de dedans en dehors, l'épine du pubis, la surface pectinée, l'éminence iléopectinee, la coulisse anguleuse destinée aux muscles psoas et iliaque réunis. Dans toute la partie qui vient d'être décrite, l'échancrure a une direction horizontale , mais, à partir de la gouttière anguleuse du muscle iliaque, elle est obliquement dirigée de bas en haut et de dedans en dehors, jusqu'à l'épine iliaque antérieure et supérieure, où eile se termine.

2° En arrière, la grande circonférence du bassin présente Échancrures

° postérieures.

l'angle sacro-vertébral, et de chaque côté une petite échancrure comprise entre la colonne lombaire et la partie postérieure de la crête iliaque.

3° Sur les côtés se voit la crête iliaque, beaucoup plus déjetée en dehors chez la femme que chez l'homme.

Les dimensions de la circonférence supérieure du bassin, Diamètres de

lsi circonférence

mesurée chez une femme bien conformée, donnent les résul- supérieure, tats suivants: 1° de l'épine iliaque antérieure et supérieure d'un côté à celle du côté opposé huit à neuf pouces ; 2° du milieu de la crête iliaque d'un côté à celle du côté opposé, neuf à dix pouces.

D. Circonférence inférieure.

Elle constitue le détroit inférieur du petit bassin qui a été décrit.

Développement général du Bassin.

Le bassin, dans les premiers âges de la vie," participe à l'in- Lenteur de

' r * développement

fériorité de développement que présentent à cette époque les du bassin, membres abdominaux.

Petitesse des Les dimensions du bassin , suriout chez le fœtus et dans les fœtusU.x chez le années qui suivent immédiatement la naissance, sont si peu considérables, que sa cavité ne saurait recevoir plusieurs des organes qui doivent y être contenus dans la suite, d'où, en grande partie, la saillie considérable que les viscères abdominaux présentent dans le fœtus et chez l'enfant nouveau-né.

La diminution de capacité du bassin résulte encore du défaut d'excavation des fosses iliaques qui ne sont ni tordues ni excavées, mais qui sont au contraire tout à lait planes et droites.

Toutefois, la partie supérieure ou iliaque du bassin est plus développée proportionnellement que la partie inférieure ou colyloïdienne, sans doute parce que celle dernière partie appartient d'une manière spéciale aux membres pelviens, et à la protection des organes génitaux, toutes parties qui sont à l'état rudimentaire chez le fœtus, infériorité re- Si nous examinons en détail quelles sont les différences de

lative des dia-

mètres chez le grandeur, considérées isolément dans les divers diamètres, nous trouvons que les diamètres transverses ont très peu d étendue, parce que, 1° en avant, les cavités cotyloïdes sont peu développées, et toute la région pubienne est rélrécie ; 2° en arrière, les os iliaques sont plus rapprochés l'un de l'autre, à cause du peu de volume du sacrum.

Les diamètres antéro-postérieursparaissent plus longs précisément en raison du peu de développement des diamètres transverses.

Mais la différence la plus caractéristique du bassin pendant les premiers âges de la vie, c'est son inclinaison, qui est beauobiiquité re- C0UP P'us considérable que chez l'adulte. Chez ce dernier, en baass?[»achez te effet, on trouve qu'une ligne horizontale , qui part de la partie fœtus. supérieure de la symphyse, va tomber à quelques lignes seule-

ment au dessous de la base du sacrum, tandis que chez le fœtus la même ligne horizontale qui partirait de la partie supérieure de la symphyse tomberait plus près de la partie inférieure du sacrum que de sa partie supérieure. Telle est la cause qui, réunie au peu de capacité du bassin à cet âge, porte la vessie

en devant, et la fait correspondre à la paroi abdominale dans toute sa face antérieure, d'où la plus grande accessibilité de cet organe aux instruments qui doivent l'atteindre au dessus du pubis.

Nous avons déjà fait remarquer que l'obliquité du bassin |ar^he2 ,e vieI" chez le vieillard, a une cause bien différente que l'obliquité qu'on observe chez le fœtus. Nous ajouterons que , chez le vieillard, la vessie ne change pas de rapports, et répond, comme chez l'adulte, à la partie postérieure des os pubis.

Du Fémur.

Le fémur, os de la cuisse, situé entre le bassin et la jambe, situation, est le plus long et le plus volumineux de tous les os du squelette. II est proportionnellement plus volumineux chez l'homme Voiume. que chez les autres animaux; disposition qui est en rapport avec la destination qu'a cet os de supporter à lui seul le poids du corps dans la station bipède , et de le transmettre à la jambe.

Le fémur est obliquement dirigé de haut en bas et de dehors Direction

en dedans. Chez la femme, cette obliquité est plus considérable

que chez l'homme, à raison de l'écartement plus grand des ca- obI,quilé«

viles colyloïdes. Il en résulte que, séparés par un grand espace

supérieurement, les fémurs se touchent en bas; disposition

qui, en diminuant la base de sustentation transversale, est tout

entière à l'avantage de la solidité de la station. Trop d'obliquité

nuit à la station et à la progression, et constitue la difformité

qui fait qualifier de bancaux les individus qui en sont atteints.

Le fémur décrit d'avant en arrière une courbure à convexité courbure anté- . . • , • .3 i* • ro-postérieure.

antérieure; ce qui laisse en arrière une sorte d excavation

qu'occupent les muscles nombreux et puissants qui fléchissent

la jambe sur la cuisse. Celte courbure dont le sommet est à la

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