B. BRANCHES POSTÉRIEURES DES PAIRES DORSALES, LOMBAIRES ET SACRÉES
1° Branches postérieures des paires dorsales. Destinées à la région postérieure du tronc, les branches postérieures dorsales offrent, dans leur distribution, la plus grande analogie et quelques différences en rapport avec la disposition des plans musculaires particuliers à chaque région.
476 NÉVR0L0G1E.
Première paire La lre paire dorsale, qui fournit des rameaux musculaires
dorsale. , , . . . » , ,
el des rameaux cuianes, identiques a ceux des dernières paires
cervicales, a le même volume et affecte exactement la même
disposition.
Uniformité Les deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième, dans la distribu- , ' . . ' *
lion des 2e, 5% septième et h uitième paires dorsales, qui sont destinées au
paires dorsales, thorax proprement dit, présentent une parfaite uniformité sous le rapport du volume et de la distribution.
Toutes sortent des trous de conjugaison postérieurs, immé-
diaiemeni en dehors du transversaire épineux, et se divisent en
Leur division deux rameaux : l'un externe ou musculaire, qui se dirige vers
en deux ra- , , o
meaux : 1 espace celluleux qui sépare le sacro-lombaire du long dorsal,
L'un muscu- et se subdivise en un grand nombre de ramifications, qui separ- L'a'mre mus- laSenl enlre ces muscles ; l'autre, interne ou musculo-cucuio-cutané. tane'e, dont le irajet est fort remarquable. En effet, il se réfléchit de dehors en dedans sur le transversaire épineux, dont sadoubieré- il embrasse le bord externe et fournit à ce muscle ; arrivé sur les côtés de l'apophyse épineuse, il se réfléchit d'avant en arrière, le long de celte apophyse, traverse les insertions spinales du grand dorsal, parvient, ainsi, au dessous du trapèze ; là, il se réfléchit de dedans en dehors, entre les muscles long du dos et le trapèze, qu'il traverse très obliquement pour devenir sous-cutané et se porter horizontalement en dehors sous la forme d'un petit ruban nerveux, dont les filets distincts ne se séparent et ne s'épanouissent dans l'épaisseur de la peau, que lorsqu'ils ont atteint la région de l'omoplate. Constamment le nerf cutané, qui appartient à la 2e paire, répond à la surface triangulaire de l'épine de l'omoplate, sur laquelle glisse l'aponévrose du trapèze.
Ganglions Chez un sujet, la branche musculo- cutanée des 3e, Ue et 5e
anormaux situés . , , , ,. , , .
sur ie trajet de paires dorsales présentait deux ganglions au moment de sa bi-
plusieurs bran- . , . . . , , ,
ches cutanées furcation en branche musculaire et branche cutanée; chez un autre sujet, les ganglions appartenaient aux branches cutanées de la lre et de la 3e paires dorsales. D'ailleurs, toutes les branches cutanées sont horizontales, parallèles, et l'intervalle
NERFS SPINAUX. BRANCHES POSTÉRIEURES. hll
qui les sépare est mesuré par la hauteur d'une vertèbre. Tout le temps que les branches postérieures répondent au trapèze, elles offrent la disposition précédente. C'est au dessous de ce muscle que commence un autre système de distribution dont voici le mode.
Les branches postérieures des 9e, 10°, 11e et 12e paires dor~ Branches pos-
. térieures des 9e.
sales ont un mode de distribution absolument identique à celui 10e, ii%i2ever-
.17. tèbres dorsales.
des branches postérieures des paires lombaires ; et les unes et les autres sont destinées aux parois abdominales.
Il n'y a plus de branche interne musculo-cutanée , comme pour les paires précédentes; la branche externe remplit tout à la fois le rôle de branche musculaire et celui de branche cutanée.
Immédiatement après leur sortie du trou de conjugaison, ces Leur direction, branches postérieures se portent très obliquement en bas et en dehors, gagnent l'espace cellulaire qui sépare le sacro-lombaire et le long dorsal, ou bien traversent très obliquement la masse commune, dans la région où le sacro-lombaire et le long dorsal sont confondus, et communiquentpresque toujours entre elles pendant le long trajet qu'elles parcourent dans l'épaisseur des fibres charnues. Parvenus au bord externe du grand dorsal ou de te masse commune, les rameaux, amoindris alors d'un Leursrameaux bon tiers, à raison des filets nerveux qu'ils ont laissés dans les m muscles spinaux postérieurs, traversent très obliquement les aponévroses du grand dorsal, du petit dentelé postérieur et inférieur, les feuillets du petit oblique et du transverse, et deviennent sous-cutanés : ils se divisent alors en rameaux cutanés Leurs raintemes très petits, qui se dirigent en dedans, du côté des apo- meaux culanes' physes épineuses; en rameaux cutanés externes très considérables, qui se portent en bas pour se terminer dans la peau de la région fessière. Je signalerai plusieurs gros nerfs qui, réunis Plusieurs sont ou accolés, se portent verticalement en bas, coupent perpen- gion fessièrefe* diculairement la crête iliaque, au devant de la masse commune, et s'accolent aux téguments de la région fessière, sur laquelle on peut les suivre jusqu'au niveau du grand trochanter.
478 NÉVROLOGIE.
Branchespos- 2° Les branches postérieures des paires lombaires vont en
(prieures des
paires tombai- diminuant graduellement de haut en bas; les branches postérieures des trois premières paires, dont la distribution est exactement la même que celle des premières paires dorsales, sont musculo-culanées , et leurs rameaux externes, qui sont cutanés, coupent perpendiculairement la crête iliaque, pour aller se distribuer à la région fessière ; les branches postérieures de la quatrième et de la cinquième paire , extrêmement petites, se perdent entièrement dans la masse commune au sacro-lombaire, au long dorsal et au transversale épineux. Branchespos- o° Les branches postérieures des paires sacrées sortent par
pai'ref sacrées! les trous sacrés postérieurs. Elles sont d'une préparation difficile, vu leur extrême ténuiié et leur pénéiration immédiate dans l'épaisseur de la masse musculaire qui remplit la gouttière sacrée ; elles vont d'ailleurs en décroissant de volume de haut en bas, et présentent une disposition uniforme, qui est la uniformité de suivante : immédiatement après leur sortie du trou de conjugai-
leur dis tribu- ., , „ „ , ,
tion. son, elles s anastomosent entre elles pour former des arcades,
desquelles partent des filets musculaires et des filets cutanés. Les premiers se distribuent à la masse commune et au grand fessier, les seconds sont destinés à la peau de la région sacrée (1).
Il suit de là que toutes les branches postérieures des paires dorsales, lombaires et sacrées , sont des branches musculocutanées.