PORTION LOMBAIRE DU GRAND SYMPATHIQCE
Situation de La portion lombaire du qrand sympathique occupe la ré* la poriion lom- , *■"*'..
baire du grand gion antérieure de la colonne vertébrale, en dedans du muscle
sympathique.
psoas qu'elle longe. Les ganglions de cette région sont par conséquent plus rapprochés de la ligne médiane que les ganglions ihoraciques, et il n'est pas rare de voir les ganglions lombaires inférieurs, déviés en quelque sorte, avoisiner les nerfs lombaires à leur sortie du canal rachidien. Dans ce cas, ils sont cachés par le muscle psoas. Leur volume présente beaucoup de variétés. Il est des ganglions lombaires tellement petits, qu'ils échapperaient à l'œil de l'observateur, si leur couleur grisâtre ne les distinguait du reste du cordon nerveux.
Le nombre de ces ganglions n'est pas moins variable ; on en Nombre des
„ ' . ... ganglions lom-
Irouve rarement plus de quatre. Souvent deux ou trois ganglions baires. sont confondus en un cordon gangliforme; on reconnaît aisément celte fusion aux filets de communication de ce cordon avec les paires lombaires.
Chez un sujet, le douzième ganglion thoracique droit était Fusim pres-
n , • , i • ^i a, que consiame
confondu avec le premier ganglion lombaire; un filet grêle de plusieurs
, , , , ',, , , ,. . . ganglions lom-
ayant la longueur de deux vertèbres, établissait une communi- baires. cation entre ce ganglion et un cordon gangliforme volumineux, qui représentait à lui seul les quatre derniers ganglions lombaires. A gauche, les deuxième et troisième ganglions lombaires étaient réunis, et le cinquième ganglion lombaire était confondu avec le premier ganglion sacré. Celle fusion presque constante des ganglions lombaires établit une grande analogie en ire la portion lombaire du grand sympathique et sa portion cervicale qui ne nous présentent que trois et souvent deux ganglions. Elle prouve que le ganglion cervical supérieur peut Analogie enêtre considéré comme le représentant des cinq ganglions cer- lombâlre^Ma vicaux supérieurs et des deux ganglions répondant aux deux caie'0^ grand paires crâniennes, et que le ganglion cervical inférieur est le symPath,(iue' représentant des deux derniers ganglions cervicaux, quand le moyen vient à manquer.
Du reste, il n'est pas rare de voir le cordon du grand sympa- interruption
... . , , j .. ,, . apparente du
thique interrompu, soit entre le douzième ganglion thoracique gran<isympaiiiiet le premier lombaire, soit entre le dernier ganglion lombaire que" et le premier ganglion sacré : toutefois celle solution de continuité est plutôt apparente que réelle, et toujours dans ces cas , comme je l'ai dit plus haut, la continuité entre le douzième ganglion thoracique et le premier ganglion lombaire, est établie par un petit filet émané du grand nerf rénal.
Les rameaux fournis par les ganglions lombaires, peuvent se diviser ■ 1° en rameaux de communication d'un ganglion à l'autre 2° en rameaux externes; 3° en rameaux internes. Je dois ajouter comme fournis par ce ganglion, de petits filets
762 WÉVR0LOGIE.
très déliés, destinés au corps des vertèbres et qui s'enfoncent dans leur épaisseur.
1° Rameaux de communication des ganglions lombaires entre eux.
couicurbian- i° Les rameaux de communication d'un ganglion à l'autre,
che des rameaux " o o j
de communica sont des cordons blancs uniques ou multiples : ils ne présentent
tion des pan- l ' r
giions tombai- presque jamais l'aspect gkis et la structure ganglionnaire du cordon de communication des ganglions; il n'est pas rare de voir manquer le filet de communication du quatrième avec le cinquième nerf lombaire.
T Rameaux externes.
Les rameaux Ce sont les rameaux de communication avec les paires
externes vieil-
nent des pai- lombaires. Je regarde ces rameaux comme fournis par les
res lombaires. , . .
paires lombaires aux ganglions lombaires. Ils sont en gênerai au nombre de deux , quelquefois de trois pour chaque ganglion ; naissent au sortir du trou de conjugaison des branches antérieures des paires lombaires (l), se joignent à l'artère lombaire, sont reçues avec elles dans la gouttière du corps des vertèbres lombaires, et viennent se terminer au ganglion correspondant; leur direction est en général oblique de haut en bas. En général, à ehaqiîe ganglion aboutissent des nerfs fournis non seulement par la paire correspondante, mais encore par la Ces rameaux paire qui précède immédiatement. Ainsi, au deuxième ganglion
sont au nombre r -i i j on
dedeuxparcha- lombaire, aboutissent deux rameaux : l'un émané du premier
que ganglion.
nerf lombaire, l'autre du second; au troisième aboutissent des filets du deuxième et du troisième; lorsqu'un ganglion vient à manquer, il est suppléé par le ganglion voisin, qui reçoit, avec les rameaux qui lui appartiennent en propre, ceux qui appartiennent au ganglion manquant. Il n'est pas rare devoir un ganglion communiquer avec trois paires lombaires.
Lorsque plusieurs ganglions sont réunis en un seul, on conçoit que le ganglion unique doive recevoir l'ensemble des filets
(4) Il n'est pas rare de voir les branches de communication naître dans l'épaisseur du muscle psoas des branches émanées du plexus lombaire.
qui se rendent isolément à chacun de ces ganglions. On con- < Anomaiiesre-
„, , . ; ,. . , . , ,. latives à la fu-
çoit en outre que ces iileis doivent se diriger plus ou moins obli- sion des gan-
11 i i . i • glions.
quement, soit de bas en haut, soit de haut en bus, et présenter une longueur qui mesure l'intervalle de séparation entre les , paires lombaires et les ganglions. Les filets supérieurs se dirigent de haut en bas ; les filets inférieurs, de bas en haut.
Une disposition fort remarquable des rameaux de communi- anormauxg,l°nS cation entre les paires et les ganglions lombaires, c'est la présence de ganglions ou renflements, sur le trajet de ces rameaux, et ce qui n'est pas moins remarquable, c'est le nombre presqu'indéfini d'anomalies qui existent à ce sujet. J'ai trouvé jusqu'à trois nœuds ganglionnaires sur le même rameau : quelquefois les deux ou trois rameaux de communication parvenus sur le côté de la vertèbre, convergent vers un petit ganglion anormal, duquel partent deux ou trois rameaux qui vont au ganglion lombaire correspondant (1).
Du reste, ces ganglions, comme tous les ganglions anormaux, présentent rarement ce caractère, inhérent à tous les ganglions qui entrent dans le plan régulier de l'organisation, savoir : d'être l'aboutissant et le point de départ d'un certain nombre de filets.
3° Rameaux internes ou aor tiques et splanchniques.
Les rameaux internes des ganglions lombaires vont cousit- Ils reprcsen-
° ° tent les ra-
tuer les rameaux aortiques et splanchniques. lombaires et meauxaoriiques
' * cl splanchni.-
pelviens, et par une série non interrompue, continuent les ra- ques du thorax. meaux aortiques et splanchniques des ganglions thoraciques,si bien que les rameaux internes émanés du premier, et quelquefois même du deuxième ganglion lombaire, vont s'associer à des rameaux émanés des onzième et douzième ganglions thoraciques, pour constituer un petit nerf splanchnique, qui va se partager entre le plexus solaire et le plexus rénal. De petits
(1) Cetie disposition a été figurée sur la belle planche du grand sympathique, publiée par M. Manec.
764 NÉVROLOGIE.
Nœuds gan- noeuds gangliformes s'observent quelquefois sur le trajet de ces
filiformes anor- ° °
maux. rameaux^ parmi lesquels nous devons distinguer des filets ner»
venéb Sa °sseux veux lr^s déliés, lesquels pénètrent bien manifestement dans le corps des vertèbres lombaires. Tous ces rameaux internes vont constituer les nerfs splanchniques lombaires.
Nerfs splanchniques des ganglions lombaires, ou nerfs viscéraux pelviens.
piexusiombo. Us se portent en dedans, au devant de l'aorte, au dessous de
aorlique. ,
tarière mesenterique supérieure, s anastomosent entre eux et avec ceux du côté opposé, pour constituer un plexus très compliqué, que complète un prolongement assez considérable du plexus mesenterique supérieur.
Ce plrxus, qu'on peut appeler lombo-aortique, entoure l'aorte, dans toute la portion de celle artère qui est intermédiaire à la mesenterique supérieure et à la mesenterique inférieure : dans les mailles qu'interceptent les filets nerveux, se voient des ganglions lymphatiques qu'il faut bien distinguer de quelques ganglions nerveux, qui entrent dans sa composition, sa bifurca- £,e plexus lombo-aortique se bifurque en quelque sorte inférie u renient : une partie se porte sur l'artère mesenterique inférieure, pour constituer la majeure partie du plexus mesenterique inférieur ; une autre partie se prolonge sur l'aorte et même un peu au delà de sa bifurcation, pour se terminer entre les artères iliaques primitives, au devant de l'angle sacro-vertébral, dont il est séparé par les veines iliaques primitives. Quelques filets se prolongent autour de l'artère iliaque primitive, des artères iliaque externe et interne, et de leurs divisions.
Considérablement amoindri par les branches qu'il a fournies au plexus mesenterique inférieur, et qui constituent ses branches de bifurcation supérieures , le plexus lombo-aortique , parvenu dans le bassin, se termine en se partageant en deux cordons plexiformes secondaires, l'un droit, l'autre gauche, lesquels vont se porter en bas, sur les côtés du rectum et de la vessie, et se jeter, l'un dans le plexus hypo gastrique droit, et
lion
l'autre dans le plexus hypogaslrique gauche, qu'ils forment en presque total i lé.
Plexus hypogaslrique. Le plexus hypogaslrique est un des Destination grands plexus de l'économie destiné à fournir au rectum, à la pogastri^ues/" vessie, en outre, à la prostate et au testicule, chez l'homme; au vagin, à l'utérus ei aux trompes utérines, chez la femme.
Il y a deux plexus hypogastriques, l'un droit et l'autre gau- Leur situation, che. Ces plexus occupent la partie latérale et inférieure du rectum et de la vessie, chez l'homme; du reclum, du vagin et de la vessie, chez la femme ; distincts l'un de l'autre, ils sont réunis, non par des anastomoses médianes, que je n'ai pu vo.ir, mais par le plexus lombo-aorliijue, dont ils sont la bifurcation et l'épanouissement. Le plexus hypogaslrique, par ses renflements et par sa disposition aréolaire, offre une grande analogie d'aspect avec le plexus solaire.
Ce plexus est constitué : 1° essentiellement par une des deux Leur constidivisions du plexus lombo-aortique; 2° par un, certain nombre lut,onde filels émanés du plexus mésentérique inférieur; 3° par quelques filets très grêles, émanés des ganglions sacrés, et parmi lesquels on dislingue ceux qui viennent du troisième ganglion sacré; k° par des rameaux émanés des branches antérieures des paires sacrées. (Voyez paires sacrées.)
Ainsi formé par la combinaison des filets de ces diverses Dtl rand sources, le plexus hypogaslrique fournil les plexus hémorrhoï- tr\eqxuues émanent daux, vé;>icaux, vaginaux, utérins, tesliculaires ou ovariques, j^usr°ule de lesquels sont doubles comme le plexus hypogaslrique.
Plexus hémorrhoïdaux inférieurs. Ils se confondent avec piexushémor-
, , , , i •• i » • i-A, rhoïdaux inlé-
les plexus hémorrhoïdaux supérieurs, que nous avons dit être la rieurs. terminaison du plexus mésentérique inférieur, el se portent, les uns en avant, les autres en arrière du rectum. On peut démêler, à raison de la différence de couleur, ceux des filets qui appartiennent aux branches antérieures des nerfs sacrés, de ceux qui appartiennent au grand sympathique.
Plexus vèncaux, Ces plexus se composent de filets très mul- Plexus vésilipliés, mais excessivement grêles. Situés sur les côles du bas- caux*
766 NËVROLOGÏE.
Mode de dis- fond de la vessie, en dehors des urèlhres, ils se divisent en deux
tribution des
plexus vesicaux. ordres : l°en ascendants véstcaux, lesquels se portent de bas en haut, sur les côtés de la vessie, embrassent, les uns, le côté externe, les autres, le côté interne des uretères, et s'éparpillent pour se distribuer à la face antérieure et à la face postérieure de la vessie ; 2° en vësicaux horizontaux, lesquels se dirigent d'arrière en avant, sur les côtés de la base de la vessie, en dehors du plexus veineux, si considérable, qui longe celte base, et s'irradient en filaments extrêmement grêles, dont les uns pénèlrent dans l'épaisseur de la vessie, et abondent surtout
Filets prosta- a u niveau du col, dont les autres prostatiques, assez nomtiques, lit
breux, contournent la prostate qu'ils pénètrent bientôt : un des filets nerveux prostatiques petit être suivi jusque dans l'épaisseur de la portion membraneuse du canal de l'urèthre. plexus des Plex 'as des vésicules séminales, plexus déférentiel et tes*
vésicules sémi- . .
naies. ticulaire. Parmi les filets qui se sont portes en dedans des ure-
tères, il en est un nombre assez considérable qui entoure les vésicules séminales pour constituer un véritable plexus; ils sont très grêles, quelques uns se perdent dans ces vésicules ; Plexus déie- deux ou trois filets remarquables par leur volume se portent de
reniiel et testi- , . ' . .. , . , ,*.•'.. »..
cuiaire. bas en haut, le long du canal défèrent, qu ils accompagnent ;
parvenus à l'anneau , ils se joignent au plexus spermatique,
et vont se rendre au testicule en même temps que le plexus
lesliculaire, émanation du plexus rénal.
Les rameaux de la prostate , des vésicules spermatiques du
canal déférent et du testicule, sont remplacés chez la femme
par les nerfs et plexus vaginaux, uléro-vaginaux, ovariques et
lubaires.
Plexus vagi- Les nerfs et plexus vaginaux viennent principalement des "aux. ' ,'»>-, • ...
nerfs sacres, gagnent les cotes du vagin et vont principalement
se perdre dans la muqueuse.
Plexus utero- Nerfs et plexus utéro-vaginaux.. Malgré les figures de Walvaginaux. .
ter sur le grand sympathique, ou sont assez bien reproduits les nerfs de l'utérus, malgr1 la description bien plus explicite qu'en a donnée Hunier, les nerfs utérins étaient encore révo-
qués en doule par la plupart des anatomistes. Lobstein, dans Nerfsutérins. un ouvrage publié en 1822 sur le grand sympathique, niait encore leur existence, lorsque Tiedemann publia la même année (1) deux belles figures qui représentent les nerfs de l'utérus d'une femme grosse. En 1841, M. Robert Lee (2) a publié de belles planches représentant un nombre prodigieux de nerfs pénétrant, dans tous les sens, l'utérus développé par la grossesse. La même année, M. Jobert a lu devant l'Académie des sciences un mémoire sur le même sujet.
Les nerfs utérins viennent de plusieurs sources. J'ai déjà dit iisviennentde
plusieurs sourque le plexus qui entoure 1 artère ovanque , et qui est une ces.
émanation du plexus rénal, se partage, comme Tarière qui lui
sert de support, entre l'utérus et l'ovaire.
Il m'a paru qu'il en est des nerfs comme des vaisseaux, c'est à dire que les nerfs utérins qui viennent du plexus ovarique sont plus considérables que les nerfs ovariques proprement dits.
Les nerfs tubaires en sont une émanation.
Les nerfs utérins qui proviennent du plexus hypogastrique Distribution
»• • «o 1,1 i t • i i définitive des
se divisent : 1 en ascendants, lesquels se dirigent de bas en nerfs utérins. haut le long du bord de l'utérus, se portent , les uns en avant, les autres en arrière de cet organe, et s'épuisent dans son épaisseur; 2° en descendants , qui longent les côtés du vagin et s'y terminent. Les nerfs vaginaux semblent se confondre . sans ligne de démarcation avec les nerfs vésicaux^t hémorrhoïdaux. M. Robert Lee a fait représenter un plexus nerveux au niveau du museau de tanche ; M. Jobert nie formellement celte disposition, et affirme n'avoir jamais rencontré de nerfs dans la partie vaginale du col utérin (3).
(1) Tabula nervoruni uleri. Heidolberg, 1822, infol.
(2) The anatomy oflhe nervesofthe utérus, Loudon, 1 841.
(3) Quant à l'augmentation de volume des nerfs utérins pendant la grossesse, celte question est encore controversée. M. Robert Lee dit que ces nerfs sont plus volumineux pendant la grossesse que dans l'étal de vacuité de l'utérus. M, Jobert affirme avoir suivi les nerfs sur l'utérus de la femme et sur celui de
768 KÉvaoLOGiÊ.
Telles sont les divisions du plexus hypogastrique ; l'analogie, bien plus que l'observaiion directe, a fait admettre des plexus nerveux fessiers, ischialiques, honteux interne, et en un mot des plexus nerveux autour de tous les vaisseaux qui naissent de l'artère hypogastrique.
Situation. La portion sacrée du grand sympathique est constituée par
un cordon rende de dislance en distance, situé en dedans des trous sacrés antérieurs qu'il côtoie.
h n'y a pas II fait suite à lu portion lombaire du grand sympathique ;
d'interrupiion ' " ,
emre la ponion quelauefois cependant il semble qu'il y. ait interruption dans
lombaire et la ' v y* v
ponion sacrée la chaîne ganglionnaire, entre le cinquième ganglion lombaire
du grand sym- ° a
pathique. et le premier ganglion sacré. Mais cette interruption n est qu'apparente , jamais il n'y a scissure complète : les deux cordons sacrés droit et gauche se rapprochent graduellement comme les trous sacrés antérieurs, à mesure qu ils deviennent .plus inférieurs.
Nombre des Rarement au nombre de cinq, plus souvent au nombre de
ganglions sa- . .
crés. quatre, que'quelois même au nombre de trois, les ganglions
sacrés sont, dans des cas fort rares, groupés en un petit renflement gangliforme, compris entre le premier et le deuxième trou sacré; le premier ganglion est quelquefois double, et d'autres fois il représente plutôt un cordon gangliforme qu'un véritable ganglion.
Le mode de connexion entre le premier ganglion sacré et le dernier lombaire, offre beaucoup de variétés (1). Le mode de
divers animaux, dans l'état de vacuité et dans l'état de grossesse, et n'avoir jamais rencontré de modifications dans leurs conditions physigues.S'ils paraissent plus volumineux, c'est en raison de l'infiltration du tissu cellulaire qui les entoure; mais ils n'ont réellement pris'aucun accroissement.
(1 ) Dans un cas, j'ai vu le cordon qui faisait suite à la portion lombaire du grand sympathique se dévier en dehors et se jeter dans la 5° paire : un filet très grêle établissait seul la communication entre le dernier ganglion lombaire et le premier ganglion sacré : dans un autre cas, du dernier ganglion lombaire
terminaison de la portion sacrée du grand sympathique en
présente aussi quelques unes. La disposition la plus générale- Mode de terminaison du ment admise est la suivante : du dernier ganglion sacré, qui est grand sympa-
. . tuique.
ordinairement le quatrième, part un hlet qui vient s anastomoser par arcade avec celui du côté opposé au devant de la base du coccyx. A leur point de réunion se voit souvent un petit ganglion, duquel parlent des filets de terminaison. Quelquefois il n'y a ni ganglion coccygien, ni anastomose proprement dite, mais les filets de terminaison affectent le même mode de distribution. Je n'ai pu poursuivre ces filets au delà du périoste coccygien et des ligaments sacro-scialiques.
Comme les autres ganglions du grand sympathique , les Rameaux
,. , , «n i 7 . émanésdesgan-
ganglions sacres présentent: 1 des rameaux de communi- giions sacrés. cation entre eux ; 2° des rameaux externes assez volumineux qui viennent des paires sacrées correspondantes ; 8° des rameaux internes qui s'anastomosent au devant du sacrum avec ceux du côté opposé, et se portent autour de l'artère sacrée moyenne. J'ai vu manifestement plusieurs de ces filets s'enfoncer dans l'épaisseur du sacrum. k° Des rameaux antérieurs extrêmement grêles qui vont se jeter, les uns, dans le plexus hypogastrique , les autres, directement dans le rectum.
Pour avoir une idée générale et vraie du grand sympa- idée générale thique considéré dans son ensemble, il faut faire la prépara- path^que. sym~ tion suivante.
Sur une colonne céphalo-rachidienne qui aura macéré dans Préparation, l'acide nitrique étendu, enlever les corps des vertèbres en laissant intacts, si l'on veut, les disques intervertébraux , respecter avec soin dans celle ablation les rameaux de communication du grand sympathique avec les paires crâniennes et rachidiennes (1).
partaient deux filets, dont l'un, interne, allait se rendre au premier ganglion sacré du côté gauche, en croisant l'angle sacro-vertébral. (1) Voir la lre livraison de l'anatomie du système nerveux.
770 NÉVROLOGIE.
Lesrandsym. On voit alors manifestement que les deux cordons monili-
patluque a .«a „ , , ,. . . , ., ,
source dans le foi m es du grand sympathique tiennent a 1 arbre nerveux cecentre c.énhalo- .,,.,. , . , .
rachidien. phalo rachiuien , par autant de racines ou de petits groupes
de racines (1) qu'il y a de paires crâniennes et spinales; on voit encore, d'une manière non moins évidente, que les rameaux de communication de la chaîne ganglionnaire avec les paires spinales, ne procèdent pas des ganglions, mais bien des nerfs spinaux, en sorte qu'on peut établir celte proposition comme une vérité analomiquement démontrée : le grand sympathique a sa source dans le centre céphalo-rachidien (S).
Les véritables Les deux cordons droit et gauche s'anastomosent généraleanastomoses des
deux cordons ment en bas au devant du coccyx. On a avancé un peu légèredroit et gauche J sont dans les ment qu'ils s'anaslomosaieiil en haut, soit sur le corps pituitaire,
plexus centraux
et mediaux; soit sur l artère communiquante antérieure ; mais les véritables anastomoses du grand sympathique sont dans les plexus centraux et médians.
Que si, après avoir acquis celle idée générale sur le cordon du grand sympathique, on débarrasse ce cordon de son névrilème à l'aide d'une immersion prolongée dans l'eau , on pourra alors apprécier les connexions des rameaux qui vont des paires spinales aux ganglions, et des rameaux étendus des Epanouisse- ganglions aux viscères : il devient alors manifeste que la plupart
ment des filets , , , , , , .
spinaux à la sur- des rameaux émanes des paires spinales, ne penelreni pas jus-
glions. es gan~ qu'au centre des ganglions, mais s'épanouissent en quelque sorte
à leur surface, et se divisent en deux ordres de filets : les uns,
accolés à la surface du ganglion, vont constituer directement
(4) Ou se rappelle qu'il y a toujours deux et quelquefois trois rameaux de communication outre le grand syropalhique et chaque paire spinale.
(2) Ces faits d'aualomie humaine concordent parfaitement avec les observalions d'aiialomie comparée, faite par Mctkel el par Weber, savoir, que le développement du système du g- and sympathique est en raison directe de celui du système céphalo-rachidien, et que l'homme est de tous les animaux celui chez lequel le grand sympalhique est le plus considérable ; qu'il est proportionnellement plus développé chez le fœtus que chez l'adulte,
les rameaux internes ou viscéraux (1); les autres vont concourir à la formation du cordon de communication d'un ganglion à l'autre, et ces derniers se divisent en filets descendants et en filets ascendants: ceux-ci sont moins nombreux. Tous vont Aucun filet
, . . , iii . nerveux ne naît
s accoler au cote externe du cordon de communication, pour dans l'épaisseur
,., . » ,, i «•■ .. , t, . . „ des ganglions.
devenir plus tard eux-mêmes des filets viscéraux. 11 est positif qu'aucun filet nerveux ne naît dans l'épaisseur du ganglion ; la continuité de tous peut être suivie en deçà et au delà de ce ganglion.
Les rameaux de communication du grand sympathique et des nerfs spinaux contiennent-ils à la fois des filets provenant des racines antérieures (filets moteurs), et des filets provenant des racines postérieures (filets sensitifs)? Pour décider cette impossibilité
rn • i o t» • . de déterminer
question, aiiirniaiivement résolue par Scarpa, Pamzza et au- ia présence des
.. r j • . ni , - . „ î i- filets moteurs et
1res, il faudrait pouvoir suivre ces filets a travers les ganglions des filets sensispinaux, jusqu'aux racines antérieures et aux racines posté- ll s" rieures. Or, je ne sache pas que cette préparation ail été faite de manière à entraîner toutes les convictions.
Quant aux fihres spéciales organiques ou grises, que Mul- ta préSence 1er et Remark ont admises dans tous les nerfs, et qu'ils con- organiques n'est sidèrent comme présidant partout aux actes nutritifs et sécré- pas demonlreeleurs, si elles devaient exister quelque part, certes, ce serait dans le système nerveux du grand sympathique; or, elles manquent complètement dans ce système nerveux, comme aussi dans le système nerveux céphalo-rachidien.
Il suit de ce qui précède, qu'il est anatomiquement démon- Les nerfs vis-
, „ . . , , , . céraux provien-
ne que les nerfs viscéraux qui émanent du grand sympathique, nent, dun très
, , t. . -, ' , i i , . . grand nombre
appartiennent a la lois a un 1res grand nombre de paires spi- de paires spinales, et toujours à des paires de beaucoup supérieures à la portion du grand sympathique, dont les nerfs viscéraux se détachent; d'une autre part, les nerfs viscéraux ou splanchniques, dont nous venons de voir l'origine réelle si complexe et
(1) On voit quelques filets émanés des paires spinales passer au devant des ganglions, en les croisant perpendiculairement et se rendre directement aux nerfs viscéraux.
772 NÉVROLOGÎE.
L'origine ré- si distante d a lieu d'origine apparente, parcourent toujours un
elle des nerfs , < . ; . *; {. a - . |. - .j
viscéraux esi très long trajet, avant de se rendre a leur destination. Ainsi,
très 'iisiante de .
l'origine appa- les neris splanchniques du thorax, ou nerfs cardiaques, proviennent des ganglions cervicaux; les nerfs splanchniques de l'abdomen proviennent, pour la plupart, des ganglions thoraciques; les nerfs splanchniques pelviens proviennent , pour la plupart, des ganglions lombaires. Toutefois, les ganglions correspondants de chaque cavité splanchnique, complètent les lierfs viscéraux dé la cavité à laquelle ils appartiennent. Ainsi, le premier ganglion thoracique concourt à la formation des plexus pulmonaires, et les premiers ganglions lombaires, à la formation des nerfs viscéraux de l'abdomen; les ganglions sacrés, à la formation des nerfs pelviens.
Les nerfs viscéraux se portent tantôt directement des ganglions du grand sympathique dans les viscères , tantôt indirectement, après s'être mêlés et combinés dans des plexus. plexus viscé- Dans les plexus viscéraux, il n'existe nul rapport entre les branches qui abordent à chaque plexus et celles qui en émanent : en sorte que celles des branches qui, du cordon sympathique, vont à ces plexus, doivent être considérées, non comme des branches de formation, mais comme des branches de communication.
Mode de con- Les plexus viscéraux sont en outre constitués d'une manière
plexus0" viscl- toute particulière, non point seulement par des nerfs entrela-
raux" ces, mais à la fois par des nerfs et par des ganglions, et les nerfs
eux-mêmes présentent une structure ganglionnaire lout-à-fait
étrangère à la structure fasciculée et plexi forme des autres
nerfs.
n y a quatre H y a quatre grands plexus viscéraux : 1° le plexus pharyn-
vîsTéraux0 exus gien ; 2° le plexus cardiaque ; 3° le plexus solaire ; et h° le plexus hypoga«trique. Le plus considérable de tous ces plexus, est le plexus solaire, qui, sous le point de vue anatomique, non moins que sous le point de vue physiologique, mérite le nom de cerveau abdominal, qui lui a été donné par Wrisberg. Ces quatre grands plexus peuvent d'ailleurs être très bien considérés
comme des centres nerveux où viennent retentir successivement on à la fois tous les phénomènes physiologiques et pathologiques de la vie nutriîive.
Ces plexus viscéraux diffèrent autant de la chaîne ganglion- Différence naire qui constitue les deux cordons du grand sympathique, v?scérauxP "et que ces cordons diffèrent de la moelle épinière elle-même : gerSanc<ior sympadans ces plexus s'opère une sorte de fusion entre le système l iqae" cérébro-rachidien et le grand sympathique; dans ces plexus s'opère, en quelque sorte, la fusion du cordon sympathique droit et du cordon sympathique gauche.
Le pneumo-gaslrique concourt à la formation de trois de ces concours du plexus, savoir : du plexus pharyngien, du plexus cardiaque et queTia'rormadu plexus solaire. Il y a chez l'homme, tendance à la fusion vi°scérauxPlexus entre le pneumo-gaslrique et le grand, sympathique, et chez les animaux, cette fusion est encore plus complète : c'est chez les animaux dont le nerf grand sympathique est le plus développé, que le nerf vague acquiert son maximum de développement et remplace le grand sympathique, relativement aux intestins.
Le nerf grosso-pharyngien concourt à la formation du plexus concours du
> . ' . n ■ ^ i n • i glosso-pharvn-
pharyngien; les nerfs sacres concourent a la formation du gien. plexus hypogastrique.
Les plexus viscéraux diffèrent essentiellement des plexus Différence
i - > /i i • i- t>> , i t i entre les plexus
formes par le système cerebro-rachidien. Dans les plexus de la delà vie de re-
, • .i , . -. V lalion et les
vie de relation, les branches qui sortent du plexus ne sont au- plexus de ia vie
, , i i • i t • i de nutrition.
tre chose que les branches qui y abordent, mais sous de nouvelles combinaisons. Ces plexus eux-mêmes, quelque inextricables qu'ils soient, ne sont ni plus ni moins que le lieu de convergence et de combinaison, des branches afférentes. Dans les plexus viscéraux, il y a un rapport moins évident de volume et de structure entre les branches afférentes et les plexus euxmêmes.
Les nerfs qui émanent du grand sympathique diffèrent encore Différences
, ,, . relatives au mo-
des nerls du système cerebro-rachidien par leur mode de dis- de de disuïbu-
tribution. En général, ils entourent les vaisseaux, comme dans
une gaîne plexiforme, et pénètrent avec eux dans les organes.
774 NÉVROLOGIE.
Les nerfs du Cette disposition & fait admettre que les nerfs du grand sympa-
grand sympa- , . . ,
thique entou- inique étaient essentiellement et exclusivement affectes au
rent les vais- . . . . . , . .
seaux. système vasculaire, et se consumaient dsns les parois artériel-
les; d'autres ont admis une opinion opposée, et refusent entièrement ces nerfs aux parois artérielles. Il résulte des recherches que j'ai faites à cet égard, qu'il existe des filets propres
enoffsa . , . ... ,
aux parois vasculaires, mais qu ils sont très peu nombreux, et que 1 immense majorité des nerfs est destinée aux organes. Il n'est pas sans intérêt de remarquer que les nerfs du grand sympathique sont toujours satellites des artères, et jamais satellites des veines ; il n'y a d'exception que pour le tronc de la veine- Les artères porle.Une preuve que les artères ne doivent être considérées que
porITux nerfs!" comme le support des plexus nerveux qui les entourent, se déduit de ce fait, que, tandis que les artères du tronc sont enlacées de plexus nerveux extrêmement considérables, les artères des membres en reçoivent si peu, qu'on les a considérées comme en étant complètement dépourvues. D'ailleurs, ne voiton pas les plexus nerveux des artères viscérales, aboutir, en dernière analyse, aux viscères, intestins, foie, reins, etc. Les nerfs du Lesnerfsdu grand sympathique n'ont pas pour caractère pro-
thique ne^ont pre d'êi.re gris ou mous, comme on le dit assez habituellement;
nious. B"s la couleur grise n'appartient qu'à une partie de ce système, et la mollesse , qui n'accompagne que bien rarement la couleur grise, appartient à une fraction bien minime. iiesidesnerfs Il est des nerfs gris qui ne sont autre chose que des ganglions
gris qui ne sont ^ . • ■
autre chose que prolongés, et non des nerfs proprement dits; mais lanatomie
des ganglions . .
prolongés. de structure démontre au milieu de ce tissu gris la structure nerveuse, c'est à dire, des filets blancs susceptibles de se diviser en filaments juxta-posés, d'une ténuité qui égale celle du fil du ver à soie. La presque totalité des nerfs du grand sympathique offre une couleur blanche, masquée quelquefois par un névriième plus épais que de coutume. La structure des nerfs blancs du grand sympathique ne diffère de celle des nerfs céphalo-rachidiens, que par la ténuité de ses filets et par sa disposition plexiforme plus prononcée. >ffièn!
Usages. Les fondions du grand sympathique sonl bien loin Usages du
,,. grand sympa -
d être parfaitement connues. - inique.
Les expériences physiologiques et les faits pathologiques ne démontrent pas plus que fanalomie, que chaque ganglion soit un centre d'action, d'innervation, indépendant du cerveau et de la moelle. L'anatomie établit positivement que les gan- Les ganglions glionsne sont autre chose qu'un point de convergence et de di- centres1 diction! vergence pour un nombre plus ou moins considérable de filets nerveux : de convergence pour les rameaux qui viennent de la moelle, et de divergence pour les rameaux qui vont aux viscères ; qu'au niveau de ces ganglions, il se fait des combinaisons nouvelles, des échanges de filets; mais qu'il est toujours possible de suivre à travers les ganglions, la continuité des filets émergents avec les filets immergents. D'où il faut conclure (et la physiologie de l'état sain, comme aussi la physiologie de l'état malade, est fondée sur cette vérité): que toutes les impressions du système céphalo-rachidien sont nécessairement transmises au système ganglionnaire, comme aussi toutes les impressions du système nerveux ganglionnaire sont transmises au système nerveux céphalo-rachidien.
La physiologie nous apprend que les mouvements des orga- Les organes
,'»' » . , < ,. . fournis par le
nés auxquels fournit le système ganglionnaire ne sonl pas sou- système gan-
. . . \ ■ , glionnaire ne
mis a la volonté, et que les impressions de ces organes ne sont sont pas soumis
. t» • ..«., , à la volonté.
pas transmises au moi. Pourquoi celte différence entre le système nerveux céphalo-rachidien et le système£*nerveux ganglionnaire? Jusqu'à ce jour, cette différence est un] fait aussi positif qu'inexplicable.
Le système nerveux ganglionnaire préside à toutes les fonctions de la vie nutritive ou végétative, comme le système nerveux cérébro-rachidien préside à louies les fonctions de la vie de relation.
Je ferai remarquer la solidarité, la dépendance réciproque . Dépendance
r r -i réciproque de-
de toutes les parties du système nerveux ganglionnaire, de tomeslesPar,ies
■" ° " du système ner-
même que 1 influence si générale qu'exerce sur l'économie, les veux ganglion-