‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 79 sur 136 · PORTION THORACIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

PORTION THORACIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE

Dans le thorax , le grand sympathique constitue un cordon griiràtre, présentant autant de nœuds ou de ganglions,

GRAND SYMPATHIQUE. PORTION THORACIQUE. 7/l5

qu'il y a de vertèbres. Ce cordon esi placé, non au devant des situation de

^ J r- ? |a p0rt|on iho-

vertèbres dorsales, mais bien au devant des lêles des côies; les raoique du

7 grandsympalhi-

renflements ou nœuds répondant pour la plupart au niveau de que. ces lêles. Les deux renflements ou ganglions thoraciques supérieurs sont les plus volumineux ; iis sont presque toujours continus; les suivants sont à peu près égaux en volume. Le douzième est le plus considérable après les deux premiers.

Les ganglions thoraciques varient singulièrement quant à leur volume et quant à la quantité de substance grise qui entre dans leur composition.

Du reste, la structure ganglionnaire s'observe dans toute la La structure

, . , . . ganglionnaire

longueur du cordon que représente la portion tnoracique du s'observe dans , , . , ,. , tome la ion-

grand sympathique: en sorte quon peut dire que les cor- gueurducœur.

dons de communication des ganglions entre eux, ne sont autre chose que les ganglions prolongés. Chez quelques sujets, les ganglions sont si peu considérables, ils contiennent si peu de substance grise , ils sont si peu distincts de la portion de cordon qui précède et de celle qui suit, que leur place ne se reconnaît que par l'apparence renflée qui résulte des rameaux qui y aboutissent, et de ceux qui en émanent : ce serait donc une grave erreur anatomique, que de considérer les portions de cordon intermédiaires aux ganglions thoraciques comme de simples fdels de communication entre eux. Chez quelques sujets, le cordon de communication est, dans l'intervalle de deux ganglions, divisé en deux ou trois filets. Les variétés de nom- constance du

i i 'ii i-.i • i*» nombre des

bre observées dans les ganglions thoraciques sont plutôt appa- ganglions iborenles que réelles, et tiennent, les unes, à la fusion du pre- rauques mier ganglion tnoracique avec le ganglion cervical inférieur, ou à la fusion des deux premiers ganglions thoraciques en un seul; les autres, à la fusion de deux ganglions centraux , à celle moins rare du dernier ganglion thoracique avec le premier ganglion lombaire; à une sorte de transposition du dernier ganglion ihoracique, qui est placé sur la première vertèbre lombaire; ou bien enfin à ce que les deux derniers ganglions thoraciques sont situés dans le dernier espace inter-

74 6 NÉVROLOGIE.

yariéiés des costal. Du reste, les (rois derniers ganglions ihoraciques pré-

trois derniers

gansons ihora- sentent un grand nombre de variétés, tant sous le rapport -de

ciques.

la situation que sous celui de la l'orme; il en est de même du mode de communication du douzième ganglion thoracique avec le premier ganglion lombaire.

Rappons du La portion thoracique du grand sympathique est subiacente

grand sympa- v 1 r> j r -t ■»

thrque dans le à la plèvre et à la lame fibreuse très mince qui la soutient.

thorax.

Elle s'aperçoit très bien sans préparation à raison de la transparence de ces feuillets. Les artères et veines intercostales passent derrière lui; à droite, ce cordon est côtoyé parla grande veine azygos.

1° A la portion thoracique du grand sympathique se rendent des branches externes, ou branches de communication avec les nerfs dorsaux ; 2° de cette même portion thoracique parlent des branches internes, qui sont destinées à l'aorte et aux viscères abdominaux.

1° Branches externes ou rachidiennes .

n y a deux Elles sont au moins au nombre de deux pour chaque gan-

branches inier- ,. ., . > ,. v ., ..

nespourchaque gi'on : ! une , superficielle, plus grosse, se porte a 1 angle

ganglion. , ,. ,, „' , ,

externe du ganglion; 1 autre, profonde, plus petite, se porte à la face postérieure de ce ganglion. Il existe quelquefois un troisième filet de communication entre les paires spinales et les ganglions thoraciques; il n'est pas rare de voir ces branches se réunir en un seul tronc, avant d'arriver au ganglion. Les branches Je considère les branches de commun icalion des paires spi-

externes émanent des paires nales avec les ganglions du grand sympathique, non comme

spinales.

des rameaux fournis par ces ganglions aux paires spinales,

non comme de simples moyens d'anastomose entre les uns et

Ce sont des les autres, mais bien comme des branches d'origine pour le

branches d'ori- , . . ,

gine pour le grand sympathique : cette manière de voir tout anatomique,

priind sympa- .„ , , , ,. • • , , ,

ihique. est manifestement démontrée par la disposition des branches

externes ou rachidiennes du grand sympathique. Elles sont, en effet, toujours en rapport avec le volume des ganglions correspondants. En général, la communication n'existe qu'entre

les ganglions et les paires rachidiennes du même rang. Cependant il n'est pas rare de voir les ganglions recevoir un filet du nerf inlen ostal qui est au dessous (1).

Les branches de communication des paires dorsales avec preuves qui

. , , établis-! ni que

les ganglions thoraciques sont horizontales ou pluiot légère- les branches de

'., , , . .11 11 -i' communication

ment obliques de haut en bas et de dehors en dedans, a 1 ex- sont ues bran-

. , . i. i ches d'origine

ceplion des branches destinées au premier ganglion thoraci- pour le graDd

, ,,,,., , sympathique.

que, qui sont ascendantes ; et de celles oe-tinees au dernier ganglion thoracique, qui sont descendantes. Leur couleur est blanche, comme celie des nerfs qui appartiennent au système cérébro-rachidien, et non point grise comme celle des nerfi qui émanent du système ganglionnaire. Si, sur une pièce qui a macéré successivement dans l'acide nitrique étendu et dans l'eau pure, on étudie, d'une part, leur distribution ultérieure dans le ganglion, d'une autre part, leurs connexions avec les paires dorsales ou intercostales, on verra : 1° que ces branches de communication du grand sympathique avec les paires rachidiennes sont manifestement une émanation des nerfs rachid'ens ; que ces branches se réfléchissent immédiatement Leur réflexion, après leur émission pour aller se porter aux ganglions; que les nerfs dorsaux ou intercostaux qui les ont fournies diminuent en proportion du volume des branches émises, 2° qu'ar- Division de

. , . ces branches en

rivées aux ganglions, ces branches de communication se divi- filets ascendants

. . et e n filets des-

sent en filets, dont les uns, ascendants, peuvent être suivis sur ctndams.

la portion du cordon du grand sympathique qui est au dessus, s'accolent au filet descendant de la paire antécédente, jusqu'au ganglion; qu'arrivées à ce point, elles se continuent avec le ganglion, mais vont se jeter par une espèce de récurrence dans les nerfs viscéraux qui procèdent de ce ganglion ; dont les autres, descendants, se portent à la portion de cordon située au des-

(1) J'ai rencontré, chez un sujet, une disposition fort remarquable pour les quatre derniers ganglions thoraciques. De petits filets émanes de ces quatre ganglions venaient se terminer à un petit ganglion anormal, duquel parlaient les rameaux qui se rendaient au grand sympathique. Nous verrons que la même disposition est fréquente à la région lombaire.

74S NÉVROLOGIE.

sous ; 3° que ces filets blancs marchent à la surface du cordon, et contrastent, par leur blancheur, avec la couleur grise du centre du cordon lui-même.

2° Branches internes ou aortiques et splanchniques.

Branches in- Les branches internes des cinq ou six premiers ganglions premiers gan- thoraciques, paraissent, au premier abord, exclusivement

glions thoraci- , . , , ,, . ,, . , ,

ques. destinées a, 1 aorte; mais, si ton suit ces branches sur celle

arlère, on voit que le plus grand nombre va se jeter dans le plexus pulmonaire, et que quelques unes vont se porter à l'œsophage où elles s'unissent par anastomoses avec des rameaux œsophagiens.

Branches in- Les branches internes des six derniers qanqlions thoraternes des six '' a

derniers gan- ciques sont, les unes, destinées à l'aorte; les autres, et ce sont

glions ihoraci- '

ques. les principales, destinées à former, par leur réunion, les nerfs

splanchniques ou nerfs des viscères abdominaux.

A. Branches aortico-pulmonaires.

Unpetitnom- Les branches aortico-pulmonaires sont des filets excessive est destiné Al , . ,

à l'aorte. veinent grêles, au nombre de deux ou trois par chaque ganglion. Elles accompagnent les artères intercostales, sans présenter autour d'elles la disposition plexiforme. Ces filets, beaucoup plus longs à droite qu'à gauche, à raison de la situation de l'aorte, se portent, les uns, au devant, les autres, en arrière de ce vaisseau, sur lequel il est extrêmement difficile de les suivre sans macération préalable dans l'acide nitrique étendu, d'où l'opinion que ces, filets lui sont exclusivement destinés; mais si l'on étudie ces filets sur des pièces qui ont subi celle préparation, on voit manifestement qu'un très petit nombre de ces filets se perd dans les parois mêmes de l'aorie Le plus grand cl que le plus grand nombre se porie dans le plexus pulmo-

nombre se porte r\ . y ••• -ui i c\ .

dans le piexns naire. Celle disposition est surtoui remarquable pour les hleis

pulmonaire. -, a. - , • • , ■ , • . .>

du cote gauche, qui croisent perpendiculairement 1 aorte avant de se jeter dans le plexus pulmonaire (l).

(1) Les filets aortico-pulmonaires convergent quelquefois en certain nombre,

GRAND SYMPATHIQUE. POHTtON THORACIQUE. 7&9

Les filets aorlico-pulmonaires fournis parles irois premiers Nerfspianch-

1 nique pulmo-

ganglions thoraciques, se réunissent quelquefois en un seul «aire, tronc, loul-à-fait analogue aux nerfs splanchniques des derniers ganglions thoraciques , et qu'on peut appeler nerf splanehnique pulmonaire.

Ces mêmes sanglions thoraciques émettent des rameaux , F|ists œso- ° ' phagiens.

longs et très grêles, qui se jettent sur l'œsophage où ils s'anastomosent avec les rameaux œsophagiens du pneumo-gasque, filets œsophagiens.

Le premier ganglion thoracique envoie quelques filets aux Fiieis cardiaplexus cardiaques. Il n'est pas rare de voir le nerf cardiaque inférieur émaner de ce ganglion. Quelques filaments émanés de Fiietsdumus-

» » ^ n cle long du cou.

ce même ganglion se distribuent à la partie inférieure du muscle long du cou.

Lobstein (1) parle d'un filament très délié provenant de ce . piltijs osseux

.' * ■ destinés aux

ganglion, qui traverse le grand ligament vertébral commun veuèbres. antérieur, et. pénètre dans l'épaisseur d'une vertèbre. Celle disposition m'a paru commune à tous les ganglions cervicaux thoraciques, lombaires et sacrés. Les vertèbres, comme les autres os, sont pourvues de nerfs qui n'échappent à un examen peu attentif qu'à raison de leur excessive ténuité,

B. Des nerfs splanchniques.

Fournis par les six derniers ganglions thoraciques, ces nerfs sont divisés en grand et en petits.

1° Du qrand splanehnique. Le grand nerf splanehnique Modedefor-

° ' a n ri mation du grand

est un nerf blanc, n'ayant nullement l'aspect des nerfs gan- nerf spianchniglionnaires. Il est formé de la manière suivante : du côté interne du sixième ou du septième ganglion thoracique, quelquefois du cinquième et même du quatrième, se détache un gros rameau qui se porte en bas et en dedans sur le côté des

vers de petits ganglions ou nœuds anormaux, situés au devant ou le long des côtés de l'aorte, desquels parlent un certain nombre de filets. (1) Page 19 : De nervo magno sympathico.

750 NÉVROLOG1E.

vertèbres dorsales; à ce rameau supérieur d'origine, viennent successivement s'ajouter trois ou quatre rameaux moins volumineux, qui se détachent non seulement des ganglions thoraciques,mais encore du cordon de communication des gan- Le 11e et le gljons les uns aux autres : ces rameaux sont parallèles entre

12e ganglions

thoraeiques ne eux et obliques en bas et en dedans. Le onzième et le dou-

concourcnl pas

à la formation zième ganglion thoracique ne concourent jamais à la formai ion

du grand nerf .

spianchnique. du grand nerf splanchnique.

Ces rameaux se réunissent pour constituer les grands nerfs splanchniques, qui sont, relativement aux ganglions thoraeiques, ce que sont les nerfs cardiaques relativement aux gangïions cervicaux. 11 importe de remarquer que le plus grand nombre des nerfs ganglionnaires des viscères thoraeiques émanent delà portion cervicale du grand sympathique, et que le plus grand nombre des nerfs ganglionnaires des viscères abdominaux sont fournis par les ganglions thoraeiques. Legrandnerf En général, le grand nerf splanchnique naît par quatre >

splanchnique . ., ,' . , . - A t

naît par quatre racines; il n est pas rare de le voir naître par deux racines

racines. , , ,, , , , , ,

seulement, lesquelles représentent alors les quatre branches d'origine.

origine réelle Si, sur une pièce qui a macéré dans l'acide nitrique étendu,

de ce nerf. ' r ,

on cherche à déterminer d'une manière exacte le point le plus

élevé de l'origine du grand nerf splanchnique, on verra, d'une part, que les filaments blancs dont la réunion constitue ce nerf, sont déjà distincts au niveau du troisième ganglion thoracique; d'une autre part, que ces filaments blancs sont simplement accolés eux-mêmes au cordon de communication des ganglions entre eux et aux ganglions , et que ces filaments se continuent manifestement avec les branches émanées des paires rachidiennes : en sorte que l'anatomie de texture démontre de la manière la plus évidente la continuité du grand nerf splanchnique avec les paires rachidiennes.

Ainsi constitué, le grand nerf splanchnique, qui est complet au niveau de la onzième côte, se porte en bas et en dedans, au devant de la colonne vertébrale; s'aplatit en s'élar-

gissant, traverse le diaphragme, dont les fibres s'écartent et Legrandnerf

, . /|N . . . , ,. fp anchnique

lui ouvrent passage (1), et se termine immédiatement au gan- se ti-rmipe au

.. • i • ti ' . a ■ i j c Sannlion semi-

glion semi - lunaire. 11 n est pas rare de voir le grand neri lunaire, splanchnique présenter unganglion olivaire, à une petite distance au dessus de l'ouverture que lui offre le diaphragme pour son passage (2).

2° Petits nerfs splanchniques ou nerfs rénaux. Je crois Peljts ner(s devoir réunir dans une même description le petit nerf s plan- sP'anchn,ctuesclinique des auteurs, et les rénaux postérieurs de Waller, la distinction établie entre ces nerfs me paraissant toul-à-fail arbitraire. lis sont au nombre de deux, etquelquefoisau nombrede Aunombrede

. T , .. ... , , deux ou trois,

trois. Le plus eleve est celui qui porte le nom de petit splanchnique : il naît du onzième ganglion thoracique, et quelquefois en même temps du dixième et du onzième. Le moins élevé, qui est le nerf rénal des auteurs , plus volumineux que le précé- Origine du

i . ,. i • , nerf reual.

dent, vient du douzième ganglion thoracique : souvent c est du .nerf rénal que part un petit filet qui va au premier ganglion lombaire, et ce petit tilet est, dans un grand nombre de cas, le seul moyen de communication entre les ganglions thoraciques et les ganglions lombaires. C'est alors qu'on dit que la série des ganglions est interrompue; mais cette interruption n'est qu'apparente.

Les petits nerfs splanchniques ou nerfs rénaux représentent exactement les branches d'origine non réunies ou solitaires du

(1) C'est par une ouverture spéciale que le grand nerf splanchnique pénètre dans l'abdomen. Nous avons vu ailleurs que c'est également par une ouverture spéciale du diaphragme que la grande veine azygos pénétrait de l'abdomen dans le thorax. C'est à côté ue la capsule surrénale que le grand nerf splanchnique traverse le diaphragme, d'où le nom de grand et de petit nerf surrénal, donuépar Chaussier, au grand et au petit nerf splanchnique.

(d) Lobslein a noté (p. 2j un cas dans lequel ce ganglion anormal du grand nerf splanchnique était semi-'.unaire et émettait, par sa couvexilé, sept à huit filaments ténus, qui accompagnaient l'aorte et se perdaient tous dan> le diaphragme ; il a noté un autre cas dans lequel partaient de ce ganglion trois filets, dont deux se rendaient au plexus solaire et un au plexus mésentérique.

752 NKVROLOGIÏÏ.

origine des grand nerf splanehnique , auxquels elles font suite. Comme spîancimiciues! ces branches d'origine, ils émanent des deux et quelquefois des trois derniers ganglions llioraciques. Ils se portent en dedans et en bas, parallèlement au grand nerf splanehnique, en dehors duquel ils sont placés, el vont se jeter dans le plexus variétés de rénal et dans le plexus aortique abdominal; souvent ils se

terminaison. .

partagent entre ces deux plexus et le grand nerf splanehnique. Il n'est pas rare de voir le petit nerf splanehnique supérieur s'anastomoser avec le grand. nerf splanehnique, ou même se confondre entièrement avec lui (1).

GangIio?is solaires el plexus viscéraux de V abdomen .

Le plexus so- Le ganglion semi-lunaire el les plexus viscéraux de Value de" tous les domen faisant suite aux nerfs splanchniques, il est conforme à raux?b " " Tordre logique des idées, autant qu'à l'ordre le plus favorable aux dissections, de placer ici la description de ces parties.

Le centre de tous ces ganglions et plexus est situé à l'épigastre, et constitue un plexus ganglionnaire connu sous le nom de plexus solaire, plexus épigastrique^

Plexus solaire ou épigastrique.

idée générale j e plexus solaire est constitué par une série non interrom-

du plexus so- ' * -

taire. pue de ganglions, étendu du grand nerf splanehnique du côté

droit, au grand nerf splanehnique du côté gauche. De ce point partent, comme d'un centre, une multitude de radiations, qu'on a comparées aux rayons du soleil, d'où vient le nom de plexus solaire.

Ce plexus solaire, que les physiologistes considèrent comme

(1) Parmi les nombreuses variétés que j'ai rencontrées dans la disposition des petits nerfs splaiicbniques, je signalerai la disposition suivante : un filet, provenant du onzième ganglion tboracique, et un filet venant du grand nerf splanehnique, aboutissaient à un petit ganglion anormal, duquel partaient: 1° plusieurs filets qui allaient se perdre sur l'aorte ; 2° un petit cordon qui s'unissait à un filet émané du douzième ganglion tboracique pour se distribuer comme de coutume.

GÎ1AND SYMPATHIQUE. PORTION TIIQUACIQUE. 753

le centre de la vie nuirilive, est situé profondément à la région Rapports du

, . ,, v r . plexus solaire.

epigastrique, d ou le nom de centre nerveux epigastrique

(cerebrum abdominale) , sous lequel il a été désigné : il occupe la ligne médiane Çplexus nerveux médian}, au devant de l'aorte et des piliers du diaphragme, autour du tronc cœliaque, au dessus du pancréas j il est limité à droite et gauche , par les capsules surrénales ; sa forme irrégulière irrégularités échappe à toute description. Les ganglions qui le constituent {ganglions solaires), ont des formes non moins irrégulières et Gan8lions sonon moins variées que le plexus lui-même. Ce sont de gros cordons renflés, des arcades ou aréoles, des cercles ganglionnaires, dans les mailles desquels sont contenus des ganglions et des vaisseaux lymphatiques, faciles à distinguer des ganglions nerveux et des nerfs, surtout après macération préalable dans l'acide nitrique étendu. On ne décrit généralement parmi les ganglious si multipliés qui constituent le plexus solaire (ganglions solaires), que les deux ganglions extrêmes, auxquels aboutissent directement les grands nerfs splanchniques; ces ganglions extrêmes sont les ganglions semi-lunaires , ainsi Ganglions senommésà raison de leur forme en croissant, et qui présentent mi~ulid'teseux-mêmes beaucoup de variétés de forme et de volume. Leur bord convexe, qui regarde en bas, est divisé en plusieurs dents, de chacune desquelles part un pinceau de nefs; de leur bord concave, qui regarde en haut, part également un grand nombre de filets. Ces ganglions qu'on rencontre constamment audevantdu pilier correspondant du diaphragme, en dedans de la capsule surrénale, sont souvent eux-mêmes amorphes et comme morcelés. Le ganglion semi-lunaire droit, ordinairement plus volumineux que le gauche, présente celte particularité, que par son extrémité interne, il reçoit le rameau que le nerf pneumo-gastrique du même côté envoie au plexus solaire (fascia communicans memorabilis de Wrisberg).

Du reste, il suffit d'avoir vu une seule fois Je plexus solaire, pour être convaincu de l'impossibilité de l'extirpation de ce plexus, extirpation que quelques expérimentateurs prétendent

7ôi • >r.YROLor.n. .

avoir faite sur les animaux vivants, dans le but de déterminer les usages de ce plexus.

Kern qui \u plexus solaire aboutissent : Ie le grand nerf splanchnique

aboutisssent au

plexus solaire, du côié droit et le grand splanchnique du côté gauche; et

2° en partie les petits nerfs sp'anChniques; 3° le pneumo-gas-

irique droit ; U° j'ai vu le nerf phrénique droit venir se jeter

en partie dans le plexus solaire.

piexos qui en Du plexus solaire partent , comme d'un centre, des plexus parlent. ' , .

pour toutes les artères qui naissent de la parue antérieure de

- l'aorte, et pour les artères rénales, spermatiques et ovariennes. Ces plexus, incomplets pour les artères rénales et mésentérique inférieure, sont complétés par les nerfs viscéraux émanés directement des ganglions lombaires. Il y a deux plexus diaphragmatiques et surrénaux , un plexus cceliaque , un plexus mésentérique supérieur, un plexus mésentérique inférieur, un plexus rénal, un plexus spermatique ou ovarique et un plexus capsulaire.

Du reste, tous les nerfs émanés des ganglions solaires sont gris , très grêles , toujours plexiformes et généralement résistants en raison de l'épaisseur de leur névrilème. Plexus diapbragmali'[ues et plexus surrénaux.

h e p1exu'uea" 'Les plexus diaphragma tiques , très peu considérables, se droit s'anasio- détachent de la partie supérieure du plexus solaire, et gagnent

mose avec le i r r ■> ô> n

nerf pbrénique. les artères diaphragmaliques , avec lesquelles ils pénètrent dans l'épaisseur du diaphragme : d'abord subjacents au péritoine, puis s'enfonçanl dans l'épaisseur des fibres charnues du muscle, ils ne suivent pas rigoureusement la distribution des vaisseaux. S'anasiomosent-ilsavec des filets du nerf phrénique? J'ai pu résoudre dans plusieurs cas celte question d'une manière afîîrmalive pour le nerf phrénique droit : toujours est-il qu'ils parcourent, à peu de chose près , le même trajet que ces nerfs. Le plexus diaphragmatique du côté droit est plus considérable que celui du côté gauche. (1). J'ai vu deux ganglions si-

(i) Sur une pièce de concours, préparée par M. JarjaTay, l'anastomose du

GR.V^D SYMPATHIQUE. PORCIOX THOKACIQUC. /55

tués sur le pilier droit du diaphragme devenir l'origine du plexus diaphragmalique droit et de quelques nerfs hépatiques.

A côté des plexus diaphragmatiques, je place les plexus des piesossurrécapsules surrénales, avec lesquels ils ont des connexions si intimes.

Ces plexus surrénaux naissent directement des ganglions se:i.i-hinaires par deux pinceaux nerveux très déliés, qui gagnent la face postérieure des artères capsulaires, et se perdent dans l'épaisseur des capsules sunénaîes. Plusieurs filets détachés des plexus diaphragmatiques viennent s'y joindre en se portant au devant des artères. Le plexus surrénal est considérable eu égard à la petitesse de l'organe, et cette abondance de nerfs, qui dénote l'importance de cet organe, fait regretter doublement que leurs usages soient entièrement inconnus.

Plexus cœliaque.

Le plexus cœliaque est une des deux divisions principales Leptesuscœ-

, ., , , . . ,. liaque se eonti-

du plexus epigaslnque, dont il est le prolongement immédiat : nue sans Jigne

, " ., ... . . ... ., , , ,. ,. de démarcation

de telle sorte qu'il est a peu près impossible d établir une ligne avec le plexus de démarcation entre le plexus cœliaque et le plexus solaire proprement dit ; il enlace le tronc cœliaque, et se divise immédiatement comme ce tronc artériel, en trois plexus : le plexus sa division en coronaire stomachique, le plexus hépatique et le plexus ro,speSj-s pie 'nique.

1° Plexus coronaire stomachique. Il se détache de la partie épieras cosnpérieure du plexus solaire, reçoit un certain nombre de filets chaque6; stjma" émanés du nerf pneumo-gastrique droit, avant que ce nerî n'aille se jeter dans le plexus solaire : de ces filets, les uns vont s'épanouir sur le cardia , les autres suivent l'artère coronaire stomachique le long de la petite courbure de l'estomac, et s'anastomosent avec les filets pyîoriques venus du plexus hépa-

plexus diapbrngmalique avec le nerf phrénique, n'a lieu que du côté droit. Elle est tellement intime qu'il serait difficile de déterminer quels sont dan? ce plexus les filets qui appartiennent à l'un ou à l'autre de ce? ordres de nerf*.

756 NÉVROLOGIE.

tique. Il suit de là que l'estomac est essentiellement animé par le nerf pneumogastrique. Du reste , les filets du plexus coronaire stomachique, de même que ceux du nerf pneumo-gastrique, après avoir marché quelque temps sous le péritoine, traversent la tunique musculeuse de l'estomac, et paraissent se perdre en partie dans celte tunique musculeuse, en partie dans la membrane muqueuse. 2» plexus hé- 2° Plexus hépatique. Plexus très considérable, qu'on pourpauque. rajt diviser, avec Lobstein, en antérieur et en postérieur.

Divisé en an- r

teneur, L'antérieur, satellite de l'artère hépatique , est formé : 1° par

des filets provenant du nerf pneumo-gasirique droit ; 2° par sept ou huit filets gris cylindriques volumineux, provenant du ganglion semi-lunaire gauche, auxquels se joignent deux ou trois rameaux provenant du ganglion semi-lunaire droit. Et en posté- ^Q plexus hépatique postérieur, satellite de la veine-porte,

tèfuteTe l'a vet vi3nt presqu'en entier du ganglion semi-lunaire droit; il se

ne porte. compose également de cordons grisâtres gros et cylindriques.

Cordon ner- Je signalerai un cordon remarquable par son volume, autant

veux remarqua- ^ ^ g(m lrajet . ji vjent directement des ganglions solaires du côté droit , décrit un trajet curviligne horizontal , pour gagner l'épiploon gastro-hépatique, continue son trajet horizontal dans l'épaisseur de «ce double feuillet séreux, au devant du lobe de Spigel; après quoi, il se dirige de bas en haut, pour gagner le sillon transverse du foie, se place sous la veine-porte, et peut être suivi le long de celte veine , dans l'épaisseur du foie. J'ai vu ce gros rameau hépatique venir directement de deux ganglions situés sur le pilier droit du diaphragme.

Avant d'arriver au foie, le plexus hépatique émet un plexus

secondaire considérable, autour de l'artère gastro épiploïque

Plexus gas- droite, plexus gastro-épiploïque droit, plexus qu'augmentent

droit.epiplOU1Ue encore des filets venus directement du plexus solaire, à travers le pancréas. Il donne en ouire deux autres petits plexus : le plexus pylorique et le plexus cystique, qui sont portés par les artères du même nom, le premier au pylore et le deuxième à ia

vésicule biliaire, les filets du petit plexus eystique se voient très bien à travers le péritoine, autour de l'artère eystique jusque sur la vésicule.

Le plexus hépatique envoie encore des rameaux : 1° au py- Terminaison

du plexus hépa-

lore et a la pente courbure de l'estomac ; 2 au pancréas ; tique. 3° à la grande courbure de l'estomac et au grand épiploon. Il suit de là que le pylore et la grande courbure de l'estomac reçoivent à peu près exclusivement leurs filets du plexushépatique (1).

Ainsi diminué par l'émission successive de ces plexus , le plexus hépatique gagne la scissure transverse du foie, se divise comme l'artère et peut être suivi assez loin dans la capsule de Glisson.

Tous les nerfs du foie sont gris, mais très résistants.

3° Plexus sple 'nique et pancréatique. Moins remarquable 3«piexusspiépar le nombre que par le volume des filets qui le constituent, n,que" le plexus splénique entoure l'artère sphénique , donne des filets au pancréas, fournit un plexus gastroépiploïque gauche moins considérable que le plexus gastro-épiploïque droit, lequel gagne la grande courbure de l'estomac et fournit à cet organe et au grand épiploon ; le plexus splénique émet encore quelques filets nerveux pour le grand cul-de-sac de l'estomac , et arrive ainsi très amoindri à la scissure de la rate dans l'é-" paisseur de laquelle il est très facile de le suivre chez l'homme et surtout chez les grands animaux, le long des divisions vasculaires.

Ces nerfs sont gris et très résistants. On peut considérer les plexus panfilets nombreux qui se rendent au pancréas, autour des artères crea ique' pancréatiques, comme constituant un plexus pancréatique , dépendance du plexus splénique.

(1) Le cardia et la petite courbuie sont les parties de l'estomac qui sont le plus abondamment pourvues de nerfs. Le pylore, auquel on accorda une si grande sensil/ililé, en reçoit incomparablement moins.

Plexus mésentérique supérieur.

Leplexusmë- Le plexus mésentérique supérieur, qu'on peut considérer

sentérique su- . , . , .

périeur est une comme la bifurcation inférieure du plexus solaire ou epigastn-

brancbe «le bi- . . , , , ' .

furcation du que, csl le plus considérable de tous les plexus abdominaux;

plexus solaire. .... ,, , , . , . , , „

il enlace la grosse artère mésentérique supérieure, a laquelle il fournit une gaine plexi forme extrêmement épaisse, s'engage avec elle dans l'épaisseur du mésentère après avoir passé au dessous du pancréas, et se divise comme celle artère en un grand nombre de plexus secondaires qui vont se distribuer à tous les organes auxquels est destinée celle artère, savoir: à tout l'intestin grêle, moins le duodénum, et à la moitié droite du gros intestin.

Sans entrer dans des détails descriptifs aussi fastidieux

qu'inutiles, je me contenterai de quelques remarques sur la

distribution générale de ces nerfs.

caractères gé- Ainsi les filets nerveux mésentériques sont remarquables par

derce pîeexuse.rlS *eur longueur, leur quantité et leur résistance. Je me suis assuré

que leur enveloppe névrilémalique avait proportionnellement

beaucoup plus d'épaisseur que celle de tous les autres nerfs.

Ces nerfs s'éloignent plus ou moins des vaisseaux et marchent

en droite ligne dans l'épaisseur du mésentère pour gagner

l'intestin sans avoir fourni aucun filet; parvenus à une petite

distance du bord concave de cet intestin, ils se comportent de

deux manières: tantôt ils se rendent directement à l'intestin,

tantôt ils s'anastomosent à angle ou en arcade, de la convexité

de laquelle partent des filets qui vont se distribuer à l'intestin.

Arcadesanas- D'ailleurs, jamais il n'y a plus d'une arcade nerveuse ana-

tomotiquesner- .'.",'".'',-, , . , , -,

veuses. stomotique dans le mésentère, quel que sou le nombre des

arcades vasculaires : cette arcade , quand elle existe , répond à l'arcade vasculaire qui est la plus rapprochée de l'intestin, et donne des filaments d'une excessive ténuité (1).

(1) Dans un cas, j'ai rencontré une anastomose en croix fort remarquable. Quatre filets venant de quatre points opposés convergeaient vers un point com-

Les filets nerveux pénètrent l'intestin par son bord adhérent, marchent quelque temps entre la tunique séreuse et la tunique musculeuse, traversent cette dernière tunique à laquelle ils laissent quelques filets, et rampent dans la tunique fibreuse pour se terminer dans la muqueuse.

Plexus mésentérique inférieur.

Le plexus mésentérique inférieur est constitué, Constitution

1° Par des filets émanés du plexus épigastrique , ou plutôt senterique infédu plexus mésentérique supérieur avec lequel il se continue eneurau devant de l'aorte abdominale; 2° par des rameaux émanés des ganglions lombaires, que nous verrons constituer le plexus lombo-aortique. Le plexus mésentérique inférieur présente * des mailles beaucoup moins serrées que le plexus mésentérique supérieur.

Lé* plexus mésentérique inférieur fournit, comme l'artère partiesdei'in-

... , ^ , ... . iii? i i testin auxquelles

qui lui sert de support, a la moitié gauche de lare du colon, n ge distribue, au colon descendant , à l'S iliaque et au rectum : de ces filets , ceux qui accompagnent les artères coliques gauches, sont remarquables par leur ténuité , par leur longueur et par l'absence de toute division. Je signalerai en particulier les filets et plexus qui accompagnent l'artère colique gauche supérieure, filets et plexus qui s'anastomosent avec le plexus qui entoure l'artère colique droite supérieure (1). Il n'est pas sans intérêt de. remarquer que le nombre de ces nerfs est bien plus considérable dans l'épaisseur du méso-colon iliaque, que dans tous les autres points.

mun ; mais, au moment de se couper, ils se divisaient de manière à intercepter un espace losangique. Deux de ces filets pouvaient être considérés comme des filets d'origine, les deux autres comme des filets de terminaison.

(l) Je crois devoir faire remarquer que l'intestin grêle est exclusivement fourni par le plexus solaire, et, par conséquent, par des nerfs émanés des ganglions thoraciques, et en communication avec ces nerfs , tandis "que le gros intestin est fourni , dans sa moitié droite, par les nerfs émanés des ganglions thoraciques, et dans sa moitié gauche, en grande partie par les nerfs émanés des ganglions lombaires.

760 NÉVROLOGIE.

Plexus hémor. Le plexus mésentérique inférieur, affaibli par lous les plexus

rlioïdaux supé- , • >-i n • • • • > ' »

rieurs. secondaires qu il a fournis, se termine comme 1 ariere mesen-

térique inférieure en se bifurquant; chaque plexus ou branche de bifurcation porte le nom de plexus hémorrhoïdal supérieur; il entoure l'artère hémorrhoïdale supérieure correspondante, et se termine en partie dans le plexus hypogastrique, eu parlie dans le rectum.

Plexus rénaux, plexus testiculaires ou ovariques.

Plexus ré- Les plexus rénaux sont extrêmement complexes : ils résul-

naux. ,

tent de nerfs émanes du plexus solaire et des petits nerfs splanchniques ou rénaux, lesquels, au nombre de deux ou trois, vont se jeter presque exclusivement autour de Tarière rénale, plexus testi- Du plexus rénal part en grande partie le plexus testicu-

cu!aues,ei ova- .

rique. laire chez l'homme , le plexus ovarique chez la femme. Le

plexus teslicutaire esi exclusivement destiné aux testicules, le plexus ovarique se partage comme Tarière ovarique entre l'ovaire et Tulerus. Les rapports de dépendance qui existent, sous le point de vue des nerfs, entre les reins et les leslicules chez Thomme, les reins, les ovaires et Tutérus chez la femme, ne sauraient trop appeler Talteniion des physiologistes.

Page 1