ARTICLE PREMIER
Du fœtus à terme.
§ I. Conformation générale extérieure du fœtus à terme.
Le fœtus à terme , étudié avant son expulsion , est plongé au du fœtus à sein d'un liquide (eaux de l'amnios) qui lui permet des mou- Ca™é utérine.3 vemenis faciles et le garantit de toute compression extérieure ; il est libre de toutes parts, dans la cavité utérine, au milieu des membranes propres qui l'entourent; il est libre, excepté par l'anneau ombilical duquel part un cordon vasculaire (cordon ombilical) qui va se fixer à l'un des points de la poche membraneuse qui les circonscrit.
La surface de son corps est enduite d'une matière grasse, Enduit gras du caséiforme, adhérente aux petits poils qui couvrent la peau , fœtus à terme* enduit caséiforme qui semble destiné à proléger l'épiderme fœtal contre l'imbibition.
L'attitude du fœtus considéré en lui-même est remarquable.
780 OVOLOGIE.
Attitude du Son tronc est recourbé sur lui-même en arc de cercle, dans le
fœtus à terme- „ . *,» «>,. .,.
sens de la flexion ; sa tête, fortement fléchie en avant, si bien que le menton appuie contre la portion supérieure du sternum. Les membres inférieurs sont fortement fléchis, de telle manière que la face antérieure des cuisses appuie contre la paroi antérieure de l'abdomen; la face postérieure des jambes est appliquée contre la face postérieure des cuisses ; les talons dirigés en dehors et appliqués contre les fesses, et les extrémités digitales des pieds dirigées en dedans, rapprochées l'une de l'autre, et les pieds comme croisés. Les membres supérieurs sont disposés d'une manière un peu différente : les bras sont appliqués contre les parties latérales du thorax ; les avant-bras fléchis et croisés au devant de la poitrine -, et les mains appliquées de chaque côté du menton.
Conséquences \[ suit de ce pelotonnement du fœtus, que les membres su-
du peloionne- x ' l
mem du fœtus, périeurs et inférieurs sont en quelque sorte logés dans l'espèce de concavité que forme le tronc recourbé en avant; que le fœtus, considéré dans son ensemble, représente une masse ovoïde dont une extrémité est formée par la tête, et l'autre extrémité est formée par le bassin.
Pourquoi cette attitude, en vertu de laquelle le fœtus présente le moins de volume possible, surtout dans le sens de sa Causesprésu- longueur? On ne saurait l'attribuer qu'à la compression mé-
attitude. diate exercée par les parois de l'utérus sur le produit de la
conception , compression qui, se faisant dans tous les sens à la
fois et d'une manière égale , donne à son corps accroupi celte
forme ovoïde ou olivaire dont la considération est si importante
impossibilité Pour 'e mécanisme de l'accouchement. Le fœtus à terme est
de cu1ibuite.nt'enl ^onc sourms à une compression qui ne lui permet que des mouvements sur place , et rend absolument impossible ce mouvement de culbute que les anciens regardaient comme ayant lieu constamment vers la fin du septième mois , et qui avait pour résultat , suivant eux , de porter la tête en bas et les pieds en haut ; et on conçoit que si la quantité des eaux est diminuée , que si le fœtus , au lieu d'être recourbé sur lui-même