MEMBRANE CADUQUE CHEZ LE FOETUS A TERME
le chorion et l'amnios? La présence de la gaine formée par la lo cordon est
, . . * ■■ » i enveloppé par la
membrane amnios ne saurait être contestée; il n en est pas de membrane ammême de la membrane chorion , qui ne peut etreanatomiquemenl démontrée. Dans cette gaine se trouve déposée une matière gélatineuse connue sous le nom deqéialîne de Warlhon, „, Gélatine de
° J ' Warlhon. ,
matière dont la quantité varie beaucoup suivant les sujets. Celle matière transparente est infiltrée dans une trame aréolaire; sa qnaniilé variable établit, bien plus que la différence dans le calibre des vaisseaux, les différences de volume que présente le cordon ombilical. Je suppose que celte matière gélaiiniforme a pour but de protéger les vaisseaux contre la constriciion qu'y produisent et les nœuds et l'enroulement. Le point le plus mince, le moins résistant du cordon est, Partie la moins
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sans contredit , celui de son insertion au placenta. Là, il y a cordon, absence de gélatine de Warlhon , et les vaisseaux ombilicaux sont un peu écartés les uns des autres. Aussi la moindre trac- .tion a-l-elle pour conséquence la rupture du cordon à son insertion placentaire.
Le placenta et le cordon ombilical ne sont, pour le fœtus, que Le placenta
j i • i . n- i .• t n . . est un drga'ïc
des organes de circulation et d implantation. Le fœtus est mi- d'impiantaiion planté à l'utérus, comme un végétal au sol , par se? racines tfon. placentaires. La vie végétative, qui est une vie d'implantation, est donc propre au fœius : s'il est décollé de l'utérus , il meurt comme un arbre arraché du sol. N'oublions pas l'indépendance réciproque des cotylédons placentaires de l'espèce humaine ; elle nous explique la possibilité de la persistance de la vie du fœtus, lors même qu'un certain nombre de cotylédons seraient décollés. Indépendamment du placenta qui ne lui forme qu'une enveloppe partiel e , le fœlns esi entouré de trois membranes concentriques qui sont, eu procédant de dehors en dedans, la caduque , le chorion et l'amnios.
§ III. Membiane caduque chez le fuelus à lerms. La membrane cadtique(>nenibraueadoc'nlive de quelques
796 ovoLOGiii.
Aspect gcne- analomistes ; decidua de Hunier) (l), est lu plus extérieure
rai de la cadu- ' v ™ '
que. chez le fœ- des membranes de 1 œuf. Chez le fœius à ternie , elle se pré-
lusàterme.
sente sous 1 aspect d'une couche molle , lomenleuse , tout-a-
fait analogue à la couche qui sépare le placenta de l'utérus, et
se continuant manifestement avec elle. Sur les enveloppes du
fœtus à terme , il est de la dernière évidence que la membrane
caduque enveloppe la totalité de l'œuf, le placenta y conv-
pris : elle s'épaissit d'une manière sensible au voisinage de la
circonférence du placenta, et acquiert son maximum d'épaisseur
.saisi sur celle circonférence elle-même. Celte membrane , que nous
verrons n'être en quelque sorte qu'à l'état de vestige chez le
fœius à terme, est éminemment vasculaire dans tome son éten-
due , comme dans la portion uléro-placenlaiie déjà indiquée à
La caduque l'occasion du placenta. C'est en vain qu'on chercherait à sépa-
m" ne présente rer celle membrane en deux lamelles, dont l'une appartiendrait
quune ameiie. ^ j ca(jLlqUe vraie , et l'autre à la caduque réfléchie. Du reslc,
cette membrane-, qui est à son maximum de développement
dans les premiers lemps de la vie embryonnaire et fœtale , est
intimement unie au chorion, qui envoie dans son épaisseur des
prolongements analogues à ceux qu'il envoie dans l'épaisseur
du placenla : prolongements qui ont élé vasculaires dans le
principe et qui sont devenus fibreux par une sorte d'atrophie.
Nous reviendrons avec détails sur la caduque , à l'occasion du
développement de l'œuf. souci
§ IV. Chorion chez le fœtus à terme. nomBOOfl lijp
Uée générale Le chorion , que nous verrons être une membrane propre à du c îonon. j»œtlf el non une membrane adventive comme la caduque , est une membrane très mince, transparente et néanmoins résistante, intermédiaire à la membrane caduque et au placenla d'une part , et à la membrane amnios, d'une autre part. Celle membrane, qui n'est autre chose que Fallanloïde, ainsi que l'a parfaitement démonlré M. Cosle, forme à l'œuf une enveloppe complète et semble se prolonger sur le cordon ombilical. Chez
9iâim
(1) Périône ou PériYone, autour de l'œuf, de M. Breschet.