‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 111 sur 291 · APONÉVROSES DU PIED · texte numérisé non relu

APONÉVROSES DU PIED

APONEVROSES DU PIED.

Ce sont les aponévroses dorsales el les aponévroses plantaires.

Aponévroses dorsales du pied.

Elles comprennent {'aponévrose dorsale proprement dite, X aponévrose pédieuse et les interosseuses dorsales.

Aponévrose dorsale du pied. Tandis que le bord supérieur Aponévrose du ligament annulaire se confond avec l'aponévrose jambière, dor*ae upie ' qui semble s'implanter sur lui, le bord antérieur de ce même ligament se continue avec l'aponévrose dorsale du pied : c'est une lame aponévrolique, mince, qui sert de gaîne générale à tous les tendons qui recouvrent la région dorsale du pied, se perd en avant au niveau des extrémités antérieures des os du méialarse, et s'attache sur les côtés aux bords du pied, en se continuant avec l'aponévrose plantaire. Ces tendons sont, d'une

, « "■. »•'.*. . Aponévrose

autre part, sépares du muscle pedieux par une aponévrose pédieuse. plus ténue qui engaîne ce dernier muscle; c'est V aponévrose pédieuse ; enfin, sur celte même face dorsale du pied se voient les aponévroses interosseuses dorsales, au nombre de quatre : Aponévroses

. . interosseuses

une pour chaque espace înterosseux. dorsales.

Aponévroses plantaires.

Les aponévroses plantaires sont au nombre de (rois, savoir, une moyenne et deux latérales.

A. L'aponévrose plantaire moyenne, extrêmement forte, Anonévros s'implante à la lubérosilé interne du calcanéum, se rétrécit plantaire moyen-

1 ' ne.

immédiatement pour s'élargir graduellement sans diminuer notablement d'épaisseur: parvenue au niveau des extrémités sa division en antérieures des métatarsiens, elle se divise en quatre bande- î^ues6 qu^së lelles qui se bifurquent elles-mêmes presque immédiatement mémesU.ent eUes" pour embrasser les tendons fléchisseurs des quatre derniers orteils, se moulent sur les parties latérales de ces tendons, leur forment une gaîne presque complète qui s'insère aux

hOk MYOLOGIE.

bords supérieur el latéraux du ligament glénoïdien inférieur

des articulations métalarso-phalangiennes, et se continuent

Des quatre avec les gaines tendineuses des orteils. Ces quatre gaines

gaines. ,

sont séparées par trois arcades, sous lesquelles passent les

Des trois ar- l r r

cades qu'eues muscles lombricaux, les muscles interosseux, et les vaisseaux

interceptent. . ..

et nerfs plantaires. Il existe une parfaite analogie entre

l'aponévrose plantaire moyenne et l'aponévrose palmaire

Bisistance moyenne; seulement la première est beaucoup plus résistante;

de l'aponévro— ,, . , . , , •■ -i, , ■■<•,-■ , „

se plantaire elle constitue pour le pied un véritable ligament, s oppose efficacement à l'extension forcée des phalanges sur les os du métatarse, et maintient la voûte antéro-postérieure de la face Douleurs qui plantaire du pied. J'ai vu des douleurs extrêmement vives ré-

résultent de sa

distension. suller de la distension et probablement de la déchirure de quelques unes des fibres de cette aponévrose. Les bords de l'aponévrose plantaire moyenne se recourbent de bas en haut pour embrasser de chaque côté le court fléchisseur commun des orteils, se continuer avec les~ aponévroses externe el interne et former, entre les muscles de la région plantaire moyenne et les muscles des régions plantaires externe el interne, des cloisons complètes en avant, incomplètes en arrière. Par sa face supérieure, celte aponévrose donne insertion en arrière au muscle court fléchisseur des orteils : Faponévrose propre de ce muscle semble sedétacher de la face supérieure de l'aponévrose 'plantaire.

Fibres irans- Des fibres transversales brident en avant l'aponévrose planversaiesqm^n- tajre je sjgnaierai à cette occasion d'autres fibres transvervrose plantaire. gajes^ j)jen distinctes ,des précédentes, véritable ligament transverse, propre aux quatre derniers orteils, qui répond à la partie moyenne de la face inférieure des premières phalanges de ces orteils, et qui est éminemment propre à s'opposer à leur écartement.

Aponévrose B. Aponévroses plantaires externe et interne. 1° Uapone'-

plantaire ex- , , . ■■ , c , , ... , , , .

terne. vrose plantaire eœterne,lres forte dans sa moitié postérieure,

mince dans sa moitié antérieure, donne attache, par sa face supérieure, au muscle abducteur du petit orteil, et se bifurque

APONÉVÎtOSES DU PIKD. 405

au niveau de l'extrémité postérieure du 5e métatarsien. La

branche externe de sa bifurcation est extrêmement forte; elle sa birmcation. va s'insérer à l'apophyse de l'extrémité postérieure du 5e métatarsien, et peut être considérée comme un moyen d'union très puissant pour l'articulation de cet os avec le cuboïde. 2° lïapo- Aponévrose

, , . • i v ,> plantaire in-

nevrose plantaire interne est mince, si on la compare a 1 apo- ieme,

névrose plantaire externe ; elle commence en arrière par une arcade étendue de la malléole [interne au calcanéum ; elle s'attache par son bord interne au bord interne du tarse, et se continue par ce même bord avec le ligament annulaire dorsal et avec l'aponévrose dorsale du pied ; elle se continue par son bord externe avec l'aponévrose plantaire moyenne, ou plutôt elle se réfléchit de bas en haut pour compléter la gaine des muscles internes du pied.

Les trois aponévroses dont je viens de parler forment trois gaines bien distinctes dans leurs cinq-sixièmes antérieurs, gaines qui communiquent entre elles postérieurement.

1° La gaine plantaire interne contient les muscles court Gaine pian- , , ^ n > i • -, •■ - ,i taire interne.

adducteur.et court fléchisseur du gros orteil que séparent 1 un de l'autre une lame aponévrotique fort mince ; elle contient en outre l'artère et le nerf plantaires internes.

2° La gaine plantaire externe renferme le court abducteur Gaine pian-

léùrc externe

et le court fléchisseur du petit orteil que sépare également l'une

de l'autre une lame aponévrotique. 3° Enfin, la gaine plantaire Gaine pian-

„ . t „ , , . , . -, , ,airc moyenne.

moyenne renferme le court ilechisseur commun des orteils, le tendon du long fléchisseur commun , l'accessoire , les Jombricaux, le tendon du long fléchisseur propre du gros orteil, les abducteurs oblique et transverse, les vaisseaux et les nerfs plantaires externes. La gaine du court fléchisseur commun est Gaines diver-

ses des muscles

complétée en haut par une lame aponévrotique qui la sépare du pied, des tendons du long fléchisseur commun et de l'accessoire. Nous trouvons une gaine propre pour l'abducteur oblique, et une subdivision de celte gaine pour l'abducteur transverse. Celte gaine propre est formée en haut par l'aponévrose inierosseuse, en bas par une lame aponévrotique mince qui s'attache à la

&Û6 BÏYOLOGIE.

circonférence de l'excavation profonde dans laquelle sont logés

Aponévrose les abducteurs. Enfin , Y aponévrose interosseuse inférieure interosseuse in- , __ • , , , , , . > ,1

lerieure. est remarquable par son épaisseur, et par les cloisons quelle

envoie entre les paires de muscles interosseux. Gaines pha- Quant aux gaines qui reçoivent les tendons fléchisseurs des

langiennes des

tendons fléchis- oi-teiis au niveau des phalanges, elles ressemblent si exacteseurs.

ment a celles des fléchisseurs des doigts, que je ne puisque

renvoyer à ce que j'ai dit plus haut à ce sujet. Nous trouvons

également pour les tendons des muscles des orteils le même

système de synoviales et de cellulosité lâche, membraneuse

et élastique que pour les tendons des doigts. Partout où il y a

gaine tendineuse et osseuse, le glissement est favorisé par une

synoviale; il n'y a au contraire qu'une ceîlulosilé lâche et

membraneuse partout où il y a glissement sur une aponévrose

de contention.

Page 1