ABDUCTEUR OBLIQUE BU GROS ORTEIL. Ô
mîmes avec la partie interne de l'abducteur oblique du gros insertions
.. T , , . . . 1*1 , aponévrotiques.
orteil. Le tendon du jambier postérieur, ou plutôt le prolongement que ce tendon envoie au quatrième métatarsien, fournit Direction, encore quelques insertions aponévrotiques : les fibres charnues qui proviennent de ces diverses insertions forment un faisceau progressivement croissant; celui-ci, d'abord um à l'abducteur oblique, s'en isole bientôt et se termine par un tendon qui va insertions à s'insérera l'os sésamoïde interne de l'articulation mélatarso- in°ierne?sam phalangicune et à son ligament glénoïdien. Il n'est pas rare de voir le plus grand nombre des fibres charnues de ce muscle senion. venir se rendre au tendon du court abducteur du pouce, avec lequel il forme alors un muscle biceps dont ii est la courte portion.
Bapporls. Le court fléchisseur du gros orteil répond en bas Rapports, à l'aponévrose plantaire interne et au tendon du court abducteur du pouce, autour duquel il se moule, et dont il est séparé par une lame aponévrolique, excepté dans le cas de confusion des deux muscles. Remarquez que le court fléchisseur au moment où finit le corps charnu du court adducteur, répond supérieurement au tendon du long péronier latéral et au premier métatarsien.
action. La même que celle du précédent, mais beaucoup moins efficace et beaucoup moins étendue.
Mucles qui s'insèrent au coté externe de la première phalange du gros orteil.
Ce sont les abducteurs oblique et transverse.
Préparation. Il suflit, pour les mettre à découvert, de diviser transversalement et de renverser en avant le muscle court fléchisseur commun des orteils, les tendons du fléchisseur commun et son accessoire, en redoublant de précaution au moment où l'on arrive derrière les tètes des os métatarsiens, pour éviter d'entamer le petit muscle abducteur transverse.
De l'abducteur oblique du gros orteil»
Le plus volumineux des muscles de la région plantaire, pris-
MYOLÛGIE.
situation.1 matique el triangulaire, remplissant le vaste creux que forment
Fi en bas les quatre derniers métatarsiens, et que circonscrit en
dedans le premier métatarsien, étendu de la deuxième rangée
du tarse à l'os sésamoïde externe du gros orteil Çme'lalarso-
sous-phalangien du pouce, Chauss.)
Double jnser- \\ naît en arrière par deux origines bien diclincles; l'une,
ti on postérieure. r ° '
peu considérable, qui lui est, commune avec le court fléchisseur du gros orteil, vient du cuboïde; l'autre, beaucoup plus volumineuse, vient de la gaine du tendon du long péronier latéral, des extrémités postérieures des troisième, quatrième et cinquième métatarsiens, et des ligaments transverses qui les unissent. De ces diverses origines, les fibres charnues se dirigent plus ou moins obliquement en dedans, pour se terminer l'os sésamoïde nar un faisceau aponévrolique, à l'os sésamoïde externe de l'ar-
externe. r r -î ;
liculaiion métalarso-phalangienne du gros orteil, et au bord postérieur du ligament glénoïdien de cette articulation.
Rapports. 11 répond par sa face inférieure au long et au court fléchisseur commun des orteils, à l'accessoire du long fléchisseur, aux lombricaux et à l'aponévrose plantaire; par sa face supérieure , aux muscles inlerosseux et à l'artère plantaire externe; par sa face interne, nu piemier métatarsien , au tendon du long péronier latéral et au court fléchisseur du pouce.
action. Il porte très énergiquement le gros orteil dans l'abduction et la flexion.
Direction.
Insertion
Rapports.
Action.
Situation.
Figure.
De l'abducteur transverse du gros orleil.
Petit faisceau transverse {transversus pedis , Riolan) , espèce d'appendice du précédent, représenté à la main par les fibres transversales de l'adducteur du pouce, étendu du cinpenuMceTeVot." quième métatarsien à l'os sésamoïde externe de l'arlieulaîion que.a.teur °bll~ métalarso-phalangienne du gros orleil (me'tatarso-sous-phalangien transversal du pouce, Chauss.).
Ce muscle , variable pour la force, naît en dehors au dessous de la tête du cinquième métatarsien , par une languette
ABDUCTEUR DU PETIT OttTETL.
tendineuse et charnue qui se porte transversalement en dedans : . insérions au
' cinquième mé-
à cette languette charnue s'ajoutent d'autres fibres nées du tàiarsicn. ligament transverse antérieur du métatarse èl de l'aponévrose Direction; interossense: toutes viennent s'insérer au côté externe de la insertion pha-
langienne con-
première phalange du gros orteil, en confondant souvent leurs fondue avec celle
** .** 8 a ■ ' de l'abducteur
insertions avec celles de l'abducteur oblique. oblique.
Rapports. Ce muscle répond en bas aux tendons des mus- Rapports, des long et court fléchisseur commun des orteils et aux lombricaux; en haut , il répond aux inlcrôsseux. Il est logé dans la partie antérieure de l'excavation profonde du métatarse, une gaine aponévrolique particulière lui est destinée.
Action. Abducteur du gros orteil, il rapproche les têtes des Action, os métatarsiens.
RÉGION PLANTAIRE EXTEBNE,
De l'abducteur du petit orleii.
Préparation (commune pour l'abducteur et le court fléchisseur). Il suffit, pour découvrir le premier de ces muscles, d'enlever l'aponévrose plantaire externe, et, pour découvrir le second, d'enlever ou de renverser le premier.
De même forme, de même structure , et à peu près de même volume que l'adducteur du gros orteil, étendu du calcanéum à la première phalange du petit orteil (calcaïu'o-sous-phalangien du petit orteil, Chauss.). Ce muscle naît par des fibres à la fois aponévrotiqueset charnues de l'apophyse calcanienne externe, du côté externe de l'apophyse calcanienne interne, et d'une aponévrose qui règne sur la face supérieure de ce muscle. De ces diverses insertions qui ont lieu d'une manière successive, les fibres charnues se portent obliquement autour d'un tendon qu'elles abandonnent au niveau de l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Le corps charnu du Faisceau
muscle semble finir là ; mais il est continué par d'autres fibres forcement ren~ qui naissent de la face supérieure de l'aponévrose plantaire externe, et qui vont s'insérer, tantôt au tendon commun, tantôt isolément , mais à côté de ce tendon , à la partie externe
Figure.
Situation.
Insertions.
Direction.
Variété anatomique de terminaison.
Action.
Figure.
Situation.
Insertion pos»
térieure.
Inserlionà la première phalange.
Fibres qui vont s'insérer au cinquième métatarsien
Elles sont le vestige de l'opposant.
Rapports.
Action.
398 MYOLOGIE.
de la première phalange du petit orleil. Il arrive souvent qu'un petit faisceau charnu, détaché du corps du muscle, va s'im^ planter à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien, en même temps qu'une languette de l'aponévrose plantaire externe qui lui sert de tendon.
Action. Abducteur et fléchisseur du petit orleil.
Du court fléchisseur du petit orteil.
Petit faisceau charnu, couché le long du bord externe du cinquième métatarsien, faisant suite à la série des muscles interosseux , avec lesquels il a été longtemps confondu (interosseus , Spigel), étendu de la deuxième rangée du tarse et du cinquième métatarsien à la première phalange du petit orteil (tarso-sous-phalangien du petit orteil, Chauss.). Il naît , 1° de la couche ligamenteuse qui revêt la face plantaire de la rangée métatarsienne du tarse ; 2° de l'extrémité postérieure du cinquième méiatarsien, et se termine au côté externe de la première phalange du petit orteil, ou , plus exactement, au bord" postérieur du ligament glénoïdien de l'articulation mélatarso-phalangienne de cet orleil. Vous rencontrerez un certain nombre de fibres charnues qui vont s'insérer tout le long du bord externe du cinquième métatarsien. Ces fibres charnues foi ment quelquefois un petit muscle bien dislinct, qui représente l'opposant du petit doigt de la main.
Rapports. Recouvert par l'aponévrose plantaire devenue exfrêmement mince à son niveau, recouvert parle tendon de l'abducteur du petit orteil , ce muscle recouvre le cinquième métatarsien et le premier interosseux plantaire.
Action. La même que celle du précédent, sous le rapport de la flexion , mais moins énergique et moins étendue.
LÉGION PLANTAIRE MOTENNE.
§ II. Du court fléchisseur commun des orteils.
Préparation. Pour le mettre à découvert, il suffit d'enlever l'aponévrose plantaire qui lui est intimement unie en arrière.
court Fléchisseur commun des orteils. 399
Court, épais, étroit postérieurement, terminé antérieure- Figure: ment par quatre tendons, le court fléchisseur commun des situation. orteils s'implante : 1° en dedans de la tubérosilé externe du insertions, caleanéum; 2° à la face supérieure de l'aponévrose plantaire Caicanienne. moyenne et d'une aponévrose propre qui règne sur la face Aponévroiique. inférieure de ce muscle, et paraît une dépendance de l'aponévrose plantaire; 3° il naît en outre d'une cloison aponévrolique qui le sépare des muscles de la région planlaire externe. Il forme un corps charnu étroit et épais en arrière , qui se porte directement d'arrière en avant, va s'éiargissaut, et se Directl0D« divise bientôt en quatre faisceaux, quelquefois seulement en sadivisionen trois faisceaux qui constituent autant de petits muscles pén- Mau^ faiS"" informes bien distincts, dont les tendons, longs et grêles, dégagés des fibres charnues avant d'arriver aux articulations métatarso-phalangiennes, s'aplatissent, se pincent sous les
,, ,. „ , , . i- ■ • ' a » Doubîe bifur-
tendons du muscle long fléchisseur et dans la même gaine, cation du tense bifurquent au niveau de la première phalange, pour laisser passer le tendon du long fléchisseur commun , se creusent en gouttière, se réunissent au dessus de lui , se bifurquent encore pour aller se fixer le long des bords de la seconde , I"ser]ions
1 ■•••■■- . « « sur les bords de
phalange (d'où le nom de perfora tus , Spigel ; perfore du la Phalanse» pied, Winslow). On voit donc que le court fléchisseur des orteils représente, sous le rapport de la division de ses tendons, le fléchisseur superficiel ou sublime des doigts.
Rapports. Recouvert par l'aponévrose planlaire et par la Rapports, peau, ce muscle répond en haut aux vaisseaux et aux nerfs plantaires, au tendon du long fléchisseur commun, à son accessoire et aux lombricaux , dont il est séparé par une lame aponévrotique. En dehors comme en dedans , l'aponévrose planlaire envoie un prolongement qui isole complètement ce muscle des muscles voisins.
action de ce muscle. Il flécfcit la seconde phalange des quatre derniers orteils sur la première , et ceile-ci sur le métatarsien correspondant.
MYOLOGIE.
Accessoire du long fléchisseur commun des orteils.
situation. Aplati , quadrilatère , formant une niasse charnue assez cou-
Figure. sidérable, ce muscle naîl en arrière par une extrémité bifurqué : insertions. 1° par des fibres charnues, de la partie inférieure de la gouttière calcanienneet un peu du ligament calcanéo-scaphoïdien; 2° par un tendon aponévrotique de la face inférieure du même os. Ce tendon s'étend quelquefois jusqu'à l'apophyse calca- Birection. nienne postérieure externe. De là ses fibres se portent directement d'arrière en avant , et se terminent de la manière sui- . vante : 1° Les fibres inférieures s'implantent au bord externe
Double termi- r
naison des fibres el un peu à la face inférieure du tendon du fléchisseur com-
charnuesauten- *
don du long fié- niun : V les supérieures à plusieurs petites aponévroses qui
chisseur com- ' * *
mun. se réunissent bientôt entre elles , reçoivent une expansion
considérable du tendon du fléchisseur propre du gros orteil, et viennent se confondre avec les divisions du tendon du fléchisseur commun , qui augmentent d'épaisseur immédiatement après.
Rapports. Rapports. Ce muscle répond en bas au court fléchisseur commun des orteils, aux vaisseaux et aux nerfs plantaires-, par sa face supérieure , il répond au calcanéuni et au ligament calcanéo-cuboïdien inférieur.
Action, Action. C'est un muscle de renforcement qui concourt h
la flexion des orteils : à raison de son obliquité, il redresse l'action, oblique dans un sens opposé, du long fléchisseur commun.
Lombricaux du pied.
identiquesaux Les lombricaux , qui constituent une deuxième classe de
Iombricaux des
doigts. muscles accessoires du long fléchisseur commun des orteils,
représentent fidèlement les lombricaux des doigts : ce sont quatre petites languettes charnues qui vont en décroissant de dedans en dehors, et dont les deux dernières sont souvent Insertions, atrophiées : elles sont étendues de l'angle de division des tendons du long fléchisseur commun, au côté interne des pre-
MUSCLES I.NTEROSSEUX. 401
nrières phalanges des quatre derniers orteils,, ei au bord correspondanl des tendons des extenseurs. On ies dislingue par les noms numériques de premier, deuxième, troisième et quatrième. Le premier est couché le long du tendon fléchisseur du second orteil.
Rapports. Recouverts par le court fléchisseur des orteils, Rapports, ces peliis muscles se dégagent de dessous l'aponévrose plantaire, dans l'intervalle des gaines que celte aponévrose fournit aux tendons fléchisseurs, s'accolent au côté interne de l'articulation mélalarso-phalangienne correspondante, et vont se ter- Terminaison. miner au côté interne de la première phalange et rarement au bord interne des tendons de l'extenseur commun. Même action Action, que les lombricaux de la main.
RÉGION INTBROSSBCSE.
Muscles interosseux.
Les muscles interosseux du pied représentent très exacte- Les interos-
A seux du pied
ment ceux de la main, et donnent lieu aux mêmes considéra- sent identiques
aux interosseux tioiîS. de lu main.
Ils s'insèrent, 1° aux faceites latérales de l'espace interosseux dans lequel ils sont contenus; 2° au côté externe des premières phalanges et rarement aux bords des tendons des muscles extenseurs. Os sont au nombre de sept, savoir : quatre a« nombre de
1 7 1 sept :
interosseux dorsaux, et trois iuterosseux plantaires, auxquels Quatre dorsaux on peut ajouter l'abducteur oblique du gros orteil , qui n'est Troisplanlaiïes autre chose qu'un interosseux plantaire renforcé. Gomme
^ r Les inleros-
à la main, les interosseux dorsaux sont tous abducteurs, en seux dorsaux
' 7 sont tous abduc-
prenant pour point de départ l'axe du pied ; et les interosseux teurs plantaires , tous adducteurs : mais l'axe du pied, au iieu d'oc- 0sseuxeSpi.anuicuper le doigt du milieu, doit être placé au second orteil. [eurs°US adUuc" Comme à la main, les interosseux dorsaux proéminent dans situation des la région plantaire, à côté des interosseux plantaires; et telle saÏÏefptantaU est l'élroitesse des espaces interosseux du pied, que ces mus-resclés appartiennent bien plus à la région plantaire, que ceux de 2. 26
ils semblent la main à la région palmaire. Aussi les muscles inlerosseùx
former un tout . . ., .
cominu. plantaires qui répondent au quatrième et au cinquième orteil,
s'insèrent-ils, non seulement aux deux tiers inférieurs du plan interne du métatarsien correspondant, mais encore à la facette inférieure de l'extrémité postérieure du même méla- , tarsien. Il résulte de là , que les muscles interosseux , vus du
Lamelles apo-
névroiiques qui côté de la face plantaire , paraissent un tout continu , dans
séparent les pai- . \ '. ,
res de chaque lequel il serait diiticile de laire la part des muscles de chaque espace. . .„...,,.. , . ,
espace înterosseux, si 1 aponévrose interosseuse plantaire n envoyait des prolongements qui les séparent les uns des autres; d'une autre part, une ligne celluleuse établit la ligne de démarcation entre l'inlerosseux dorsal et l'interosseux plantaires de chaque espace.
. „ Du reste, comme à la main , les inlerosseùx dorsaux s'at-
Insertion des '
interosseux dor- tachent à la fois aux deux métatarsiens correspondants, mais
saux à deux
métacarpiens. p]us spécialement à la face latérale du métatarsien qui ne
regarde pas la ligne médiane du pied (1) : comme à la main
encore , leur extrémité postérieure est traversée par les artères
perforantes postérieures et par l'artère pédieuse elle -même
in ertion des P0l,r 'e premier interrosseux dorsal : les interosseux plan-
interosseux 'tuir-es ne s'attachent qu'à l'un des métatarsiens, au plan laté-
plantanes a un * > r*
seul métacar- ra| qu[ rer>arde la ligne médiane du pied ; encore ne s'in-
pien. i
sèrent-ils pas à toute l'épaisseur de ce métatarsien , mais seulement aux deux tiers inférieurs dé cette épaisseur, couverts qu'ils sont par rinterosseux dorsal.
Les rapports généraux des inlerosseUx sont les suivants : en haut ils sont séparés des tendons extenseurs, par une lamelle aponévrotique : c'est l'aponévrose dorsale interosseùse; en bas, ils sont séparés des muscles intrinsèques du pied par une aponévrose irès forte, beaucoup plus forte qtt'à la main : c'est l'aponévrose interosseuse plantaire profonde, qui envoie des cloisons entre les diverses paires de muscles inlerosseùx.
(l) Il m'a paru que la plupart des interosseux dorsaux du pied ne s'Inséraient qu'à un seul métatarsien.
Rapports.