ACTION DES MUSCLES SPINAUX POSTÉRIEURS
serves cervicales à l'apophyse mastoïde, que nous avons considérée comme une apophyse iransverse de la vertèbre crânienne postérieure.
Le splenius est évidemment un épineux transversale dont Le spiénius
i -, ■ ■. , a HT> est un épineux
le développement est en rapport avec le volume de la lete. N ou- transversale ,
, ainsi que l'obli-
blions pas que le splenius du cou est essentiellement constitue que inférieur, par le faisceau de l'atlas, et que le faisceau de l'atlas agit concurremment avec le spiénius de la tête. L' oblique inférieur ou le grand oblique est également un épineux transversaire. Le grand et le petit droit postérieurs pourraient à la rigueur leur être associés, mais il est plus convenable de les considérer comme des interépineux.
La détermination du transversaire épineux ne présente au- Le transver-
t«* i ' m p • ,». t saire épineux
cune difficulté. Tous ses faisceaux, comme son nom 1 indique, appartient à
, , . ... , , l'ordre des irans-
sont des transversales épineux; ils naissent des apophyses versaires épitransverses dorsales , et des apophyses articulaires lombaires et cervicales, pour se porter obliquement de bas en haut et de dehors en dedans et s'insérer aux apophyses épineuses des vertèbres qui sont au dessus. Je ferai remarquer que ce muscle est n est constitué composé d'un grand nombre de faisceaux superposés , qu'on couches "super* pourrait même le diviser parla dissection en plusieurs couches po!5< que séparent des divisions vasculaires et nerveuses ; que les couches superficielles sont les plus longues ; que les faisceaux les plus profonds vont de l'apophyse transverse de la vertèbre qui est au dessous, à l'apophyse épineuse de la vertèbre qui est au dessus ; que le transversaire épineux s'insère non seulement au sommet, ou à un point de la longueur des apophyses épineuses ou transverses ou articulaires, mais à toute l'étendue de la surface de ces apophyses qu'il recouvre.
Le grand complexus est le transversaire épineux de la tête ; Le grand com^
, ... ,,. ,7. , . ., , . plexuset le petit
le petit oblique ou oblique supérieur est le transversaire epi- oblique sont des
t1 ., . ■.. , transversales
lieux. atloido-OCCipital. épineux,
Action des muscles spinaux postérieurs.
La loi qui préside à la disposition générale des muscles spi^
Détermination naux postérieurs étant une fois établie, il devient très facile de
de l'action des , . . . , ,, . , , , , , .
muscles spinaux, déterminer le mode d action de tous ces muscles , ei de réduire à la plus simple expression leur mécanisme en apparence si compliqué.
1° Des faisceaux 1° Les faisceaux épineux E longs et courts, étant verticaux,
épineux.
redressent directement la colonne vertébrale : telle est l'action des faisceaux qui constituent le long épineux du dos et les interépineux du cou; les petit et grand droits postérieurs de la tête, en même temps qu'ils étendent la tête, lui impriment, à cause de leur obliquité , un mouvement de rotation en vertu duquel la face est dirigée de leur côté ; lorsque les muscles droits des deux côtés se contractent , la tête est renversée directement en arrière.
2° Des faisceaux 2° Les faisceaux transversaires T du sacro-lombaire étant
transversales.
verticaux et latéraux, redressent la colonne vertébrale en l'inclinant de leur côté, lorsqu'ils agissent d'un seul côté seulement, et la redressent directement lorsqu'ils agissent des deux côtés à la fois.
3°Desfaisceaux g° Les faisceaux du long dor&al étant des épineux transver-
épineux trans-
versaires. saires ET prennent leur point d'appui sur l'épine, et leur point mobile se partage entre les apophyses articulaires et les apophyses transverses ou les côtes; en conséquence leur contraction a pour effet de redresser la colonne vertébrale et de la maintenir redressée; mais leur obliquité a pour résultat un mouvement léger de rotation, moindre pour les faisceaux qui vont aux apophyses articulaires , plus considérable pour ceux qui vont aux apophyses transverses ; mouvement par lequel la partie antérieure du tronc est dirigée du même côté. Quand les muscles des deux côtés agissent ensemble, l'épine est redressée directement. Rappelons ici que le splénius, qui est pour la tête et pour les premières vertèbres cervicales le représentant du long dorsal, agit dans le même sens, mais d'une manière en quelque sorte exagérée. Ainsi , par la contraction du splénius gauche, la face est tournée à gauche, et la tête renversée en arrière et à droite; même action de la part du grand oblique ou
ACTION DES iMUSCLES SPINAUX l'OSTÉKI UIJKS. 85
oblique inférieur de la tête. Quand les deux splénius et les deux obliques inférieurs agissent ensemble, la tête est renversée directement en arrière.
4° Les faisceaux du transversaire épineux TE, ayant leur 4°Des faisceaux
.... , transversales
point fixe aux apophyses articulaires ou transverses, et leur épineux, poini mobile aux apophyses épineuses, ont, outre l'effet commun de redresser la colonne vertébrale, celui de lui imprimer un mouvement de rotation en vertu duquel la région antérieure du tronc est dirigée du côté opposé : ce muscle est, à raison de son obliquité, le rotateur par excellence de la colonne vertébrale. Le grand complexus, qui est le transversaire épineux de la tête, produit sur la tête le même effet, mais d'une manière beaucoup plus marquée. Ainsi , par la contraction du grand complexus gauche , la face est dirigée du côté droit , et la tête est renversée en arrière sur le côté gauche. Sous le rapport de la rotation , son action est diamétralement opposée à celle du splénius. On conçoit que lorsque tous ces muscles se contractent simultanément, les effets opposés se détruisent, et le tronc est directement redressé. L'oblique supérieur de la tête est le congénère du grand complexus sous le point de vue des mouvements de la tête.
Du reste, on comprend la succession d'action qui a lieu dans succession
d'action des
toute la longueur des muscles spinaux postérieurs. Le sacrum faisceaux des
A muscles spinaux
et 1 os des îles fournissent un point d appui aux faisceaux qui postérieurs. meuvent la région lombaire ; la région lombaire maintenue , devient le point d'appui des faisceaux qui meuvent la région dorsale; celle-ci, des faisceaux qui meuvent la région cervicale; celle-ci des faisceaux qui meuvent la tête , lequelle a seule des muscles indépendants. Il est impossible de redresser la région dorsale et la partie inférieure de la région cervicale, sans redresser en même temps la région lombaire ; mais on peut mouvoir la tête à volonté, indépendamment de la colonne vertébrale.
Les muscles spinaux postérieurs font équilibre au poids de tout le tronc ; d'où la lassitude causée dans toute la région dor-
86 MYOLOGIE.
Les muscles sale, et surtout clans la région lombaire, par la station longrfeursUfontPéqui- temps continuée, par la marche, et même par la position assise, trono!u po1 S U Ie dos n'étant pas appuyé; d'où le repos produit par un décubitus horizontal. On voit que la rotation existe à peine aux lombes, au dos, et à la partie inférieure de la région cervicale. Mais à la partie supérieure du cou, la rotation devient un mouvement très énergique, et qui est en rapport avec la force et l'obliquité des muscles rotateurs.
Des aponévroses de la région postérieure du tronc.
Nous étudierons successivement ces aponévroses au cou, au dos et aux lombes, et dans chacune de ces régions, nous considérerons une ligne médiane et deux lames latérales.
Des aponévroses de la région cervicale postérieure.
Raphé médian 1° La lignemédiane de cette région présente un raphé fibreux, rieur* a P°S e" étendu de la protubérance occipitale externe à la sixième vertèbre cervicale, qu'on a mal à propos comparé au ligament cervical postérieur des animaux et qu'on appelle pour cette raison : ligament cervical postérieur. Mais on cherche vainement dans ce raphé qu'on serait tenté d'appeler ligne blanche cervicale postérieure, le vestige de ces fibres jaunes et élastiques verticalement dirigées , qui constituent le ligament cervical postérieur des quadrupèdes.
• Ce raphé 'fibreux médian , extrêmement épais et résistant, dans lequel se confondent les insertions aponévrotiques des trapèzes, splénius, petits dentelés supérieurs et rhomboïdes, droits et gauches, paraît constitué par des fibres transversales, par des fibres obliques entrecroisées d'un côté à l'autre et par des fibres entrecroisées d'arrière en avant. J'ai vu la partie de ce raphé étendu de la protubérance occipitale externe à l'axis remplacé par un muscle surnuméraire, qu'on pourrait appeler muscle du raphé cervical.
Delà face antérieure du raphé fibreux , part une cloison médiane qui sépare les deux grands complexus. Très épaisse en