‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 222 sur 291 · DU PÉRICARDE · texte numérisé non relu

DU PÉRICARDE

ment rares : le plus souvent on a pris pour tels des cas d'ad- Absence con-

, , ..,,., , „ géniale du péri-

herence intime du péricarde au coeur, et de transformation carde, cellnleuse de celte membrane. Cependant j'ai vu un cœur d'adulte qui en était complètement dépourvu : le coeur, libre d'adhérence, occupait la cavité de la plèvre gauche. Cette anomalie a été figurée par M. Breschet.

Les anciens analoinisles , Sénac entre aulres, ont cherché capacité du à déterminer d'une oiairôre rigoureuse l'excédant de capacité Péricardedu péricarde sur le volume du cœur. De l'eau ayant été injectée dans le péricarde chez différents sujets , cet observateur a trouvé que la quantité de liquide continu entre le coeur et son enveloppé variait de 6 onces à 2h onces. Je me suis assuré que, dans l'état sain, la capacité du péricarde mesure exactement le volume du cœur dans sa plus grande dilatation possible. Dans certains cas d'hydro-péricarde chronique, cette membrane acquiert un développement prodigieux ; d'un autre côté, son inexlensibilité explique la syncope qui survient immédiatement après la rupture du cœur (1), par l'effet de l'accumulation d'une petite quantité de sang dans le péricarde. Les syncopes qui accompagnent les épanchements suite de péricardite aiguë, tiennent probablement à la même cause.

Forme. Le péricarde présente la forme d'un cône, dont la Forme géné. base est tournée en bas et le sommet en haut. On lui consi- £arcde.du pé"~ dère une surface externe et une surface interne.

A. Surface externe. Situé dans le médiastin, le péricarde Rapports. présente les rapports suivants :

l8 En avant, il répond au sternum et aux cartilages des qua- En avant. trième, cinquième, sixième et septième côtes gauches, dont il est séparé par les plèvres et par les poumons, excepté à la partie moyenne , où il n'est séparé du sternum que par du tissu cellulaire.

(1) La mort qui a lieu dans les cas de rupture du cœur, n'est pas la suite de l'hémorrhagie, car on ne trouve le plus souvent que de 7 à 8 onces de sang, mais bien de la compression du cœur, qui est serré par une membrane inextensible.

536 angéiologie.

Les rapports du péricarde avec le sternum sont plus ou moins immédiats, suivant le volume du cœur ou suivant la quantité de liquide conlenue dans le péricarde ; • En arrière. ¥ En arrière, le péricarde répond à la colonne vertébrale, dont il est séparé parle médiastin postérieur et par les organes qui y sont contenus, œsophage, aorte, canal iboracique, etc. De chaque S0 De chaque côté, il est en rapport immédiat avec les pîèc '" vres, et en rapport médiat avec les poumons.

Les nerfs phréniques et les artères diaphragmatiques supérieures sont accoliés aux côtés du péricarde, nspportsdeia &° La base du péricarde répond au centre aponévrolique du diaphragme et à gauche aux fibres charnues 'de ce muscle. L'adhérence du péricarde au diaphragme n'est intime qu'au niveau de la moitié antérieure de la circonférence de cette base; partout ailleurs la séparation est très facile. Dusommet. 5° Le sommet du péricarde présente des prolongements autour des gros vaisseaux qui parlent de la base du cœur et de ceux qui s'y rendent.

Étatgraisseux ^e péricarde, recouvert par les plèvres dans la plus grande du ussu ceiiu- partie de son étendue, leur est uni à l'aide d'un tissu cellulaire

laire ambiant. r '

assez serré sur les côiés, très abondant en avant et en arrière. Le tissu cellulaire du médiastin antérieur est souvent graisseux, ainsi que celui qui entoure la base du péricarde, où ii forme quelquefois des prolongements analogues aux appendices graisseux du gros intestin.

Surrace interne. B. Là' surface interne du péricarde est libre, et lubrifiée par de la sérosité , comme la surface interne de toutes les cavités séreuses (1).

structure. Structure. Le péricarde est une membrane fibro-séreuse, analogue à la dure-mère, et composé comme elle de deux feuillets bien distincts, l'un extérieur, fibreux; l'autre intérieur, séreux.

(1) On trouve souvent sur les cadavres, à l'ouverture du thorax, la surface interne du péricarde comme desséchée. Cette dessiccation tient à l'air contenu dans les poumons.

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