‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 3 sur 291 · des fibres obli · texte numérisé non relu

des fibres obli

tion, suivant l'expression consacrée, dételle manière que les <iues. fibres obliques supérieures d'un côté se continuent avec les fibres obliques inférieures du côté opposé, et réciproquement. Exemple : aponévroses abdominales. Quand il existe plusieurs poubie déçusplans d'aponévroses superposées , il y a , indépendamment de efàméro-postécet entrecroisement ou de'cussation latérale, un entrecroise- neurement ou de'cussation ante'ro-poste'rieure. C'est ainsi que je prouverai que les fibres aponévrotiques des muscles obliques externes de l'abdomen du côté droit vont former les fibres aponévrotiques des muscles obliques internes du côté gauche.

Les aponévroses, soit d'insertion, soit de contention, mem- a„oi ^eiotf'ebranes inextensibles, résistantes, insensibles, ont une épais- ment du système

r aponevrolique.

seur et par conséquent une force rigoureusement proportionnelles à la' force et à la résistance des muscles qu'elles engaînent ou auxquels elles servent de moyen d'insertion. Ainsi l'aponévrose fémoraleest-ellesingulièrementplusforlequel'aponévrose « brachiale ; ainsi l'épaisseur des aponévrosesva-t-elle en augmentant depuis la partie supérieure jusqu'à la partie inférieure des membres; ainsi le puissant muscle vaste externe est-il pourvu d'une aponévrose contenlive plus forte que les muscles de la région postérieure et que ceux de la région interne de la cuisse. On peut donc considérer comme une loi sans exception ce fait général, savoir : que le système aponevrolique suit constamment dans son développement les mêmes phases que le système musculaire. Ainsi, c'est sur les individus vigoureux qu'il faut étudier les aponévroses aussi bien que les muscles : l'aspect nacré se perd chez les individus épuisés par des maladies chroniques. C'est chez les carnassiers que le système aponevrolique, carnassiersZque de même que le système musculaire, se voient dans toute leur J^vmtique aPsê plénitude : chez le lion, chez l'ours, l'aspect nacré est bien plus ™ma s-£ m|™~ prononcé, et le tissu cellulaire est souvent remplacé par du ^ppement. lissu fibreux. Chez ces animaux, les enveloppes cellulaires, les cloisons celîuleuses des muscles sont des enveloppes, et des cloisons fibreuses ; cette transformation du tissu, cellulaire en tissu

kk MYOLOGIE.

fibreux prouve l'analogie qui existe entre ces deux tissus sous le rapport de l'organisation, de la vitalité et des usages.

structure des Les aponévroses minces sont composées d'un seul plan de fibres parallèles laissant entre elles des intervalles ou des éraillements plus ou moins considérables : les aponévroses fortes sont composées de plusieurs plans superposés, dont les fibres s'entrecroisent tantôt à angle droit et tantôt à angle aigu. Il est rare que dans les aponévroses à fibres entrecroisées, on ne trouve pas la raison analomique de la différence de direction des fibres aponévrotiques , dans celle des fibres ou plans musculaires qui viennent s'insérer à ces aponévroses.

Les vaisseaux et les nerfs des aponévroses sont peu connus: je crois avoir suivi des nerfs dans leur épaisseur. J'en ai bien certainement suivi un certain nombre dans l'épaisseur de la dure-mère.

Usages des aponévroses. Parties intégrantes du tissu fibreux, les aponévroses partagent les propriétés physiques, chimiques, anatomiques, physiologiques et pathologiques de ce tissu.

Elles résistent 1° A raison de leur grande force de cohésion, elles peuvent

aux tractions et , , . . , .

aux distensions, résister aux tractions considérables ou aux distensions qu exercent sur elles les fibres musculaires. Leur division ou leur destruction est accompagnée du déplacement des parties qu'elles étaient destinées à brider. Elles établissent entre les différentes couches de parties des limites extrêmement précises, qu'il est de la plus haute importance de connaître exactement, si l'on veut se rendre un compte fidèle d'une foule de phénomènes morbides, et se diriger dans la pratique des opérations chirurgicales.

Elles sont 30 gues sont inextensibles, d'où la résistance qu'elles oppo-

mextensibles. J

sent au développement des parties subjacentes, d'où l'étranglement des inflammations sous-aponévroliques. Lorsqu'elles sont soumises à une cause de distension lente et graduelle, elles finissent par céder; mais alors elles s'éraillent, s'affaiblissent, et remplissent incomplètement leurs fonctions.

3° Elles ne sont nullement élastiques; aussi, lorsque leur Eneg sont distension a dépassé une certaine mesure, elles ne reviennent iaesu°cUé.uesde~ jamais sur elles-mêmes. Voyez les parois abdominales distendues par la grossesse ou par une ascite.

4° Le peu de vitalité dont elles sont douées explique pourquoi Eiiesjouissent

1 d'une vitalité

elles participent si peu aux inflammations et aux maladies des très-bornée, parties voisines, et pourquoi elles sont pour ces maladies des limites qu'elles parviennent rarement à franchir. Insensibles à tous les stimulants ordinaires, les aponévroses deviennent douloureuses lorsque, par une distension brusque, elles sont portées au-delà de leur extensibilité. L'aponévrose plantaire, ainsi tiraillée, manifeste une sensibilité extrême.

40 MYOLQGIE.

DES MUSCLES EN PARTICULIER

MUSCLES DE LA REGION POSTERIEURE DU TRONC, ^numération Les muscles situés à la région postérieure du tronc forment

des muscles .

postérieurs du plusieurs couches successives qui sont, en procédant de la peau tronc.

vers les os : le trapèze; le grand dorsal et le grand rond; le

rhomboïde; l'angulaire; les petits dentelés postérieurs, divisés en supérieur et inférieur; le splénius; le grand complexus; le petit complexus ; le transversaire du cou ; les muscles spinaux postérieurs, divisés en sacro-lombaire, long dorsal et transversaire épineux ; les interépineux du cou; le grand et le petit droit; le grand et le petit oblique postérieur de la tête,

Trapèze.

Préparation. 1° Tendre ce muscle en plaçant un billot sous la poitrine ; 2° faire à la peau une première incision qui s'étende de la protubérance occipitale jusqu'à la douzième vertèbre dorsale ; 3° une incision horizontale, qui, de la septième vertèbre verticale, s'étende jusqu'à l'extrémité externe de la clavicule ; 4° disséquer ces deux lambeaux, en comprenant dans la dissection une membrane celluleuse qui adbère intimement au muscle; 5° disséquer avec beaucoup d'attention les insertions occipitales qui se font par une aponévrose très mince et très adhérente à la peau.

Forme générale Le trapèze, le plus superficiel des muscles de la région postérieure du tronc, recouvre la nuque et le dos : il est large, triangulaire plutôt que trapézoïde, assez épais à sa partie moyenne, à angle supérieur tronqué, à angle inférieur très aigu et très allongé.

Insertions fixes. Insertions. Il s'insère -.d'une part {insertions fixes'), aux apophyses épineuses des dix premières et quelquefois des

DES MUSCLES EN PARTICULIER. 47

douze vertèbres dorsales, et aux ligaments interépineux correspondants; aux apophyses épineuses de la sixième et de la septième vertèbre cervicale , au raphé médian cervical postérieur, à la protubérance occipitale externe et au tiers interne de la ligne courbe occipitale supérieure ; d'une autre part (inser- Mobiles; iions mobiles), à toute la longueur de l'épine de l'omoplate, au bord postérieur de l'acromion, et au tiers externe du bord postérieur de la clavicule. (Dorso - susacromien, Chauss.) Les insertions fixes de ce muscle se font : l0aux apophyses Mode d'inser-

> • „ j ,.-'■«, .x . 1 •■•< «'T. i tionauxapophv-

epineuses des aixieme, neuvième et huitième vertèbres dorsa- ses épineuses. les, et aux ligaments interépineux correspondants, par des fibres aponévrotiques qui vont en diminuant de bas en haut, et constituent ainsi une petite aponévrose triangulaire. Les fibres aponévrotiques semblent disparaître, tant elles sont peu prononcées, au niveau des septième, sixième, cinquième et quatrième vertèbres dorsales.

2° L'insertion aux troisième, deuxième, première vertèbres dorsales, septième etsixièmeverlèbrescervicales, se fait au contraire par une aponévrose large et forte, demi-elliptique, qui, Ellipse apo-

° ■ \J névrotique des

adossée a celle du côté opposé , constitue une ellipse apone- trapèzes, vrotique très forte et très remarquable.

3° Au-dessus de la sixième vertèbre cervicale, le muscle Au raphé s'insère à un entrecroisement aponévrutique ( ligament cervi- p^êrieur!"1031 cal postérieur des auteurs), que j'appellerai raphé médian cervical postérieur.

k° A la protubérance occipitale externe, il s'insère par des A la protufibres aponévrotiques confondues avec celles du muscle de l'au- .euerne.ccipUale tre côté.

5° A la ligne courbe demi-circulaire supérieure de l'occipital, A Ia Jigne par une lame fibreuse, mince, dépourvue de brillant aponé- ^ure! Supé" vrotique, très adhérente à la peau, confondue avec une lame aponévrolique émanée du muscle sterno-mastoïdien. C'est cette lame fibreuse qui constitue l'angle supérieur tronqué du muscle (1).

(l) Cette aponévrose occipitale du trapèze mérite une description détaillée.

mion.

48 MYOLOGIE.

Triple direc- Nées de celle longue série d'insertions, les fibres charnues

Snue's. f'breS se portent tontes de dedans en dehors : les inférieures de bas

en haut, les supérieures de haut en bas et d'arrière en avant,

insertion des les moyennes horizontalement, et vont se terminer : 1° les infibres ascendan- . ' P . tes et moyennes férieures ou ascendantes, en se ramassant en laisceau, a une

à l'épine scapu- .,.-,. • i

laireetà l'acro- aponévrose triangulaire qui glisse, avec ou sans synoviale, sur la petite facette placée à l'extrémité interne de l'épine scapulaire, pour aller s'insérer au tubercule qui lui fait suite (1); 2° les fibres moyennes ou horizontales au bord postérieur de de l'épine scapulaire par des fibres aponévroliques très marquées, surtout vers l'acromion ; je ferai remarquer que celle insertion a lieu, non seulement à la lèvre supérieure de l'épine scapulaire , mais à la presque totalité de l'épaisseur de ce bord, dans une espèce de gouttière à insertion qu'il présente ;

La lame aponévrotique du steruo-raastoïdien qui la recouvre est mince, dépourvue du brillant aponévrotique, et se présente sous l'aspect de fibres curvilignes, à concavité inférieure, qui semblent se détacher du bord postérieur du muscle sterno-mastoïdien, auxquelles s'unissent des fibres aponévrotiques horizontales émanées du muscle auriculaire postérieur. Il résulte de ces trois ordres de fibres aponévrotiques, savoir, de celles du trapèze, de celles du sterno-mastoïdien et de celles de l'auriculaire postérieur, une espèce de trame fibreuse, très dense, intimement unie au tissu adipeux du derme, au milieu de laquelle il est bien difficile de suivre le rameau auriculaire du nerf facial qui est contenu dans son épaisseur.

Il n'est pas rare de voir les fibres aponévrotiques du sterno-mastoïdien remplacées en partie par des faisceaux charnus qui recouvrent le splénius et ne deviennent aponévrotiques qu'au voisinage de la protubérance occipitale externe et de la ligne courbe occipitale supérieure.

Il n'est pas rare non plus de voir le muscle auriculaire-postérieur se prolonger ccmme une bande charnue horizontale jusqu'au voisinage de la protubérance occipitale externe.

(1) Cette aponévrose triangulaire présente toujours une sorte de plissement; elle s'enfonce sous les fibres aponévrotiques transversales de la partie moyenne du muscle, et s'insère non seulement au tubercule, mais à une bonne partie de la longueur de l'épine. Cette aponévrose triangulaire se continue avec l'aponévrose sous-épineuse,

TRAPKZE. Z|9

f>" les fibres supérieures ou descendantes se contournent sur Des fibres

,, s 11 >• ' - i .- i . > .• descendantes ou.

eîies-nicmés pour aller s insérera la portion convexe, c est a dire ciavituiaires. au tiers externe du bord postérieur de la clavicule; un grand nombre de ces fibres s'attache à la face supérieure de cet os.

Rapports. Le trapèze est recouvert par la peau, dont il est Rapports séparé par une lame aponévrotique, excepté supérieurement, où il lui adhère d'une manière intime; il recouvre : 1° au cou, les muscles complexus, splénius, angulaire; 2° au dos, le rhomboïde, le petit dentelé supérieur, le susépineux, les muscles spinaux postérieurs et le grand dorsal.

Les rapports les plus importants de ce muscle sont ceux que importance présente son bord supérieur externe ou occipito-clavicu- £*jj bo?S°çîr Jelaire; celui-ci borne en arrière le triangle susclaviculahc, rieurexternelequel est limité en avant par le sterno-masloïdien, et en bas par la clavicule. Or, il est à remarquer, sous le rapport des indications que peut fournir ce bord du trapèze, relativement à l'espace sus-claviculaire, qu'il s'avance quelquefois jusqu'à la partie moyenne de la clavicule ; on l'a même vu s'entrecroiser avec le bord postérieur du sterno-mastoïdien (t).

action. Pour bien comprendre l'action du trapèze, il importe de diviser ce muscle en trois portions qui répondent à la triple direction de ses fibres :

1° La portion supérieure ou descendante est représentée par Action de la

.. ,. . j ij •'•» i < « ,''•,■ » î partiesupérieore

une ligne ou axe étendue de 1 occipital a 1 extrémité externe de oU descendante, la clavicule ; raccourcissez celte ligne, il y aura élévation delà clavicule, et par conséquent du moignon de l'épaule ; si le point fixe est à l'épaule, celte portion du trapèze déterminera l'inclinaison latérale et l'extension de la tête, et de plus elle lui imprimera un mouvement de rotation par lequel la lace sera dirigée du côté opposé.

(i) J'ai considéré comme accessoire ou supplémentaire du trapèze, un faisceau musculaire que j'ai rencontré récemment ; il était étendu de l'apophyse transverse de l'atlas à l'extrémité externe de la clavicule, où il confondait ses insertions avec le trapèze. L'insertion à l'atlas avait lieu en avant du splénius et de l'angulaire.

50 MYOLOGIE.

Action de la 2° La portion moyenne ou horizontale du trapèze est repré-

portion moyen- , . , , .

ne ou horizon- sentee par une ligne étendue de 1 apophyse épineuse de la premiere vertèbre dorsale au bord supérieur de l'acromion ; raccourcissez celte ligne, et l'épaule sera portée en arrière; mais, à raison de l'obliquité que présente l'épine de l'omoplate, cette contraction imprimera à l'omoplate un mouvement de bascule, par lequel le moignon de l'épaule sera porté en haut. Action de la 3° La portion inférieure ou ascendante du trapèze est reprérieurTouascen- sentée par une ligne étendue de la neuvième vertèbre dorsale à dame, l'extrémité interne de l'épine scapulaire; raccourcissez cette

ligne, et le bord spinal de l'omoplate sera porté en dedans et en bas, d'où résultera., par un mouvement de bascule ou de rotalion tout à fait analogue au mouvement de sonnette, dont le mécanisme a été indiqué aux articulations scapulo-claviculaires, l'élévation du moignon de l'épaule.

h° Quand les trois parties du muscle trapèze se contractent simultanément, l'omoplate est portée en dedans, et le moignon de l'épaule élevé.

Lorsque le point d'insertion fixe est à l'épaule, la contraction du trapèze a pour résultat le soulèvement du tronc.

Muscles grand dorsal et grand rond.

Préparation. 1° Tendre le grand dorsal de la même manière que le trapèze, et de plus, en écartant le bras du tronc; 2° faire sur la ligne médiane une incision étendue de la dixième vertèbre dorsale jusqu'au sacrum , 3° faire une incision transversale de cette même dixième dorsale au bord postérieur de l'aisselle; 4° comprendre dans cette incision une membrane fibro-celluleuse très adhérente aux fibres charnues; 5° disséquer l'insertion numérale avec beaucoup d'attention, et préparer en même temps le muscle grand rond, qui a les rapports les plus intimes avec cette extrémité numérale, et que par cette raison on doit étudier en même temps que le grand dorsal.

Grand dorsal.

Le grand dorsal occupe la région lombaire, une partie de la région dorsale et le bord postérieur du creux de l'aisselle ;

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