ii i ^ gulaires inter
lesquels se voient lesmuscles des couches profondes. Cesinter- ceptés par les
,, , . . '-' " ",, , muscles.
valles mentent une attention d autant plus grande, que c'est presque toujours à leur niveau et le long de leurs bords qu'il faut pratiquer des incisions pour aller à la recherche des vaisseaux dans les opérations de chirurgie. Voyez les bords inter- 2. 2
18 MYOLOGÏE.
nés du couturier, du biceps brachial, du sterno-mastoïdien.
les muscles U° Rapports des muscles avec les vaisseaux et les nerfs.
remplissent pour . # #
les vaisseaux et Sous le point de vue de leurs connexions avec les vaisseaux et
Jes nerfe les
fonctions de les nerfs , les muscles sont des moyens de protection , autant
couches protec- , , , - v ,,
triées. par lepaisseur des couches qu ils forment au devant d eux, que
par la résistance qu'ils opposent aux violences extérieures durant leur contraction. En général, il existe dans l'épaisseur, et près de la partie centrale des membres, au milieu des cou- Espace» ceiiu- ches musculaires , un espace celluleux fort remarquable , desva^sseauxeuux tmé aux vaisseaux et aux nerfs principaux. L'existence de ces nerrs* espaces celluleux, qu'on ne peut bien étudier que sur les cada-
vres qui ont conservé leur rigidité, prévient la gêne qui pourrait résulter, pour les nerfs et les vaisseaux, de la compression, produite par le gonflement des muscles pendant leur contraction. Arcades pro- On remarque aussi que là où les vaisseaux traversent le corps vaisseaux qui des muscles , il existe une arcade ou anneau aponévrotique , muscles. qui s'oppose , jusqu'à un certain point , à la compression des
vaisseaux et à leur aplatissement lors de la contraction des fibres charnues. Je dis jusqu'à un certain point, car pour que toute espèce de compression sur les vaisseaux fût impossible, il faudrait que les fibres charnues qui viennent s'insérer au pourtour des arcades ou anneaux fibreux , partissent de ces anneaux comme d'un centre , en divergeant dans tous les sens. Il résulterait, en effet, de cette disposition, que les tractions musculaires s'exerçant à la fois sur tout le pourtour de l'anneau fibreux, ne pourraient en changer la forme, et tendraient à l'agrandir en tous sens. Mais partout, au contraire, où se trouvent des anneaux fibreux , les contractions des musmentEédreésCiSan" cles auxquels ils appartiennent , ont pour effet de les allonger Sendànt ffcon- dans un sens > en les rétrécissant dans un autre. Or , Bernouilli * "nre1 muscu" a démontré qu'on ne peut changer la forme d'un cercle , en rendant un de ses diamètres plus considérable que les autres, sans diminuer en même temps la capacité de ce cercle : propriété qui se rattache à celle-ci, savoir, que, sous une périphérie donnée , les figures les plus régulières sont celles qui ont
le plus de capacité : or, le cercle est plus régulier que l'ovale ou que l'ellipse. Du reste, nous devons ajouter que ce resser-* rement des anneaux fibreux n'apporte aucun préjudice notable à la liberté de la circulation.
Il est à remarquer aussi qu'une gaîne fibreuse isole et protège les vaisseaux elles nerfs au milieu de tous les muscles dont ils sont environnés.
La plupart des artères ont, pour ainsi dire, un muscle satel- Muscle satei -
,. , , . lite des artères.
hte , auquel on peut donner , en anatomie , le nom de muscle satellite de telle ou telle artère : ainsi, le couturier est le satellite de l'artère fémorale , le biceps celui de la brachiale , le slerno-mastoïdien celui de la carotide primitive, etc.
§ VIII. Attaches ou insertions des muscles. Les attaches ou insertions des muscles sont sans contredit importance
des attaches
la partie la plus importante de leur histoire , car les attaches musculaires. d'un muscle étant données , on détermine aisément l'étendue, la direction , la forme et les usages de ce muscle.
Les insertions musculaires doivent être envisagées sous deux points de vue : 1° sous celui de l'insertion des tendons et aponévroses aux os; 2° sous celui de l'insertion des fibres musculaires aux tendons ou aux aponévroses.
A. Il est des muscles qui s'insèrent à la peau par une de insertions leurs extrémités ou qui y adhèrent dans toute leur longueur ; ce .
sont les pauciers. 2° Il en est qui s'insèrent à des aponévroses par une de leurs extrémités , ces muscles constituent alors les muscles tenseurs de ces aponévroses. 3° Quant aux insertions Les fibres .des fibres musculaires aux fibres musculaires admises par les sSrentres p"s auteurs pour les muscles de la face, de la langue et du périnée, cuiaires.es mus" il résulte de dissections nombreuses (1) que jamais les fibres musculaires ne# s'insèrent à des fibres musculaires , que cette insertion apparente consiste , soit dans la continuité des fibres
(1) Voy, Anat. du Système nerveux de l'homme ; avec planches, 2* livraison, planches I et II, Muscles de la face.
20 MYOLOGIE.
les unes avec les autres, soit dans leur entrecroisement, en vertu duquel ces fibres entrecroisées vont former ou concourir à la formation d'autres muscles ; 4° d'autres muscles s'insèrent à des cartilages; 5° mais le plus grand nombre s'insèrent aux os. En donnantaux extrémités osseuses un volume très considérable, en hérissant la surface des os de crêtes, d'éminences, la nature a insuffisancedu singulièrement multiplié le nombre des points d'insertion ; mais muscuiafrcstionS *e sclueletle offrirait une surface dix, vingtfoisplus considérable, qu'il ne suffirait point encore sans la présence des tendons et tendonsSett(apoS- des aponévroses d'insertion , que nous pouvons considérer serVtiones di"" comme des espèces de ligaments qui unissent les muscles aux os. Il résulte de celte disposition que l'effort d'une masse charnue très volumineuse, se transmet au levier qu'elle doit mouvoir par un cordon fibreux ou par une lame aponévrolique d'un résuiîentdfieur volume peu considérable, et par conséquent de grands avanpresence. tages sous le rapport de l'économie des. surfaces osseuses destinées aux insertions musculaires. De même que les ligaments, les tendons et les aponévroses d'insertions sont composés de tissu fibreux ; comme eux ils sont créés pour la résistance ; comme eux ils sont flexibles et inextensibles ; et ce que j'ai dit au sujet des ligaments leur est complètement applicable. Ce sont les aponévroses et les tendons qui, placés à la surface des muscles ou prolongés dans leur épaisseur, recueillent pour ainsi dire toutes les fibres musculaires, et viennent se fixer aux os, tantôt par une de leurs extrémités; ce sont les tendons: L'étude des lanl^t Par un k°r(* 5 ce sont ^es aponévroses. L'étude des inserinseriions mus- tions des aponévroses et des tendons aux os est une des parties
culaires est une r r
partie jrapor- |es pjus importantes de l'ostéologie ; et celte étude ne saurait
tanle de 1 osteo- r r 07
logie. être faile d'une manière utile indépendamment de la myologie.
C'est la conviction de cette vérité qui m'a fait retrancher de l'ostéologie pour la renvoyer à la myologie la détermination exacte du plus grand nombre des insertions musculaires. L'existence des tendons et des aponévroses d'insertion donnent aux insertions musculaires une solidité beaucoup plus grande que si les fibres charnues se fussent insérées directement aux os.
Le tissu fibreux joue le rôle d'un lissu de transition entre les muscles et les os. L'analogie qui existe entre le tissu osseux Fusion des et le tissu fibreux est démontrée parla fréquence des ossifica- l0es"dons et des lions du tissu fibreux dont quelques points s'ossifient normalement, ainsi qu'on le voit pour les os sésamoïdes, et par le mode même suivant lequel s'effectue l'insertion des tendons. On remarque , en effet , qu'il existe dans le point de jonction des tendons et des os , une sorte de fusion, de continuité parenchymateuse, de pénétration réciproque des deux tissus, d'où résulte une connexité tellement intime, que toujours les tendons se rompent dans leur continuité plutôt que de se détacher des surfaces osseuses , et que la macération ne détruit que difficilement les adhérences des tendons à la surface des os.
Les insertions des muscles ne sont ni également fixes, ni également mobiles ; mais aucune n'est, rigoureusement parlant, ni parfaitement fixe,niparfaitementmobile(l). Aussi ces insertions peuven t-elles devenir alternativement point fixe et point mobile ; mais on a coutume de donner le nom ^insertions fixes à celles , c e <Ju'on en-
' tend par înser-
quiservenl le plus habituellement de point d'appui, et c'est ordi- tions fixesnairement l'attache qui présente les insertions les plus multipliées, celle qui se fait sous la forme membraneuse ou aponévrotique ; tandis que les insertions mobiles ont ordinairement Par insertions lieu par un tendon bien nettement circonscrit à l'aide duquel mo ies* toutes les forces musculaires convergentes se concentrent sur le même point. C'est à celte double disposition que se rapporte les expressions métaphoriques de tête et de queue données autrefois aux extrémités des muscles. Ordinairement l'attache fixe d'un muscle se confond avec l'attache fixe de plusieurs autres; tandis que l'attache mobile est toujours isolée, pour faciliter la
(1) La distinction éminemment utile des insertions en fixes et en mobiles ne doit point être prise dans un sens absolu; elle ne s'applique d'une manière rigoureuse qu'à un petit nombre de muscles qui, comme quelques uns de ceux qu'on trouve à la face, se fixant d'une part à la peau, et d'une autre part à la charpente osseuse de la face, ne peuvent imprimer de mouvement qu'à leur insertion cutanée.
22 mtologie:
c« qu'on description des muscles. L'attache habituellement fixe est sougineeuerminaî- vent désignée sous l'expression métaphorique ^origine, et l'atson des muscles, tache la plus habituellement mobile sous celui de terminaison. La contraction musculaire consistant dans un raccourcissement, il est clair que les deux points d'insertion tendent également à se rapprocher. Or, pour peu que le point fixe cède, le mouvement est beaucoup moins précis et moins énergique; d'où la nécessité de maintenir dans l'immobilité l'os qui doit servir de point fixe ; d'où, par conséquent, la contraction des muscles qui s'y \ insèrent ; d'où celte succession de mouvecontraction ments synergiques, telle qu'il est difficile de mouvoir une partie Scessaureque pour du corps sans qu'un très grand nombre de muscles, quelquenmniobuité roi fois le plus grand nombre des muscles, n'entrent en action : je cïe'point fixe.rvir citerai pour exemple le mouvement de flexion de la tête, lorsque le corps est dans une position horizontale. Cette flexion Exemple dé- de ja tête exige que le sternum soit fixé par les muscles droits,
duit du mouve- " r '
ment de flexion que le bassin soit maintenu par les muscles fessiers, que la i ronc étant dans cuisse et la jambe soient elles-mêmes maintenues immobiles par
la position ho-
i izontaie. la contraction de ces derniers muscles ; d'où le précepte si important , lorsqu'on veut opérer la réduction d'une hernie , de placer tous les membres dans une position telle, qu'aucun mouvement ne soit exécuté, pas même un simple mouvement du bras, car ce mouvement nécessite la fixité de l'épaule, et la fixité de l'épaule entraîne la contraction d'un grand nombre de muscles attachés au tronc. Il est si vrai que cette synergie est dans la nature, qu'elle rend très pénibles certains mouvements qu'on exécute pour la première fois, et ce n'est que par l'habitude qu'on parvient à diriger la contraction synergique des muscles de manière à la proportionner aux besoins. Ainsi, voyez l'individu qui monte à cheval pour la première fois : tous ses muscles sont dans un état de contraction, et il se sent brisé au bout d'une demi-heure de cet exercice; 'plus tard, il ne contractera que les muscles qui concourent à la station à cheval, et cela dans la mesure convenable. B. Les insertions ou le mode de continuité des fibres mus-
culaires avec les tendons et les aponévroses, méritent de nous insertion des
r fibres muscu lai-
occuper un instant. La disposition la plus générale est la sui- r«d sur les vante : le tendon d'origine se prolonge en s épanouissant sous la forme de membrane ou d'aponévrose dans l'épaisseur ou à la surface du muscle ; c'est le long des faces et des bords de cette aponévrose ou de ce tendon que naissent les fibres musculaires; c'est encore à une surface membraneuse ou aponévrose qu'elles se terminent. Cette aponévrose, se ramassant sur elle-même, constitue un tendon de terminaison que les fibres charnues abandonnent à une distance plus ou moins considérable de son extrémité. Il résulte de cette disposition : 1° un développement considérable de surface pour l'insertion des fibres musculaires que le tendon recueille, pour ainsi dire, afin de concentrer leurs efforts sur le même point ; 2° l'obliquité d'insertion ou d'inci- Obliquité de
, , „, , . , l'incidence de»
dence des flores musculaires par rapport au tendon qui repre- fibres muscusente'i'axe du muscle, c'est à dire la direction de puissance. On tendons.8 conçoit que cette obliquité est du plus grand intérêt sous le rapport dynamique ou de la force d'action des muscles, et entraîne nécessairement une grande déperdition de forces. Du reste, il existe une foule de variétés dans ces angles d'insertion ou d'incidence des fibres musculaires sur le tendon ; mais ces variétés se rapportent toutes à l'insertion oblique. On conçoit d'ailleurs que la facilité de multiplier les fibres en les disposant ainsi obliquement l'emporte de reste sur le désavantage de leur direction. Dans quelques cas, les fibres musculaires font suite Les fibres
tendineuses font
aux fibres tendineuses, dans les muscles larges par exemple ; quelquefois suite
, , , . . . „ ,■■,,. . aux fibres rou»-
mais, en gênerai, les muscles qui offrent ce mode d insertion ne culaires. peuvent présenter un grand développement que lorsque la nature a pu disposer pour eux d'une surface d'insertion considérable : exemple, le grand pectoral. Quand il a fallu multiplier le nombre des fibres, les aponévroses d'insertion occupent toute la longueur du muscle dont les fibres charnues se trouvent quelquefois placées entre deux plans aponévroliques: exemple, le droit antérieur de la cuisse. Quelquefois des cloisons aponévrotiques se trouvent çà et là dans l'épaisseur des muscles
24 MYOLOGIE.
exemple : soléaire), ou bien ce sont des intersections tendineuses, ou bien encore un tendon moyen, et cette dernière variété constitue les muscles digaslriques.
Union intime Une des circonstances les plus curieuses de la continuité des
des libres ton-
dîneuses et des fibres tendineuses ou aponévrotiques avec les fibres musculai-
fibres muscu- ,,,... -, . , . ,,,
laires. res, c est 1 union intime du tissu musculaire et du tissu fibreux.
Cette union est telle, que les violences extérieures ne la détruisent presque jamais, et qu'elles triomphent plutôt de la cohésion des fibres musculaires que de celle des fibres tendineuses. C'est un fait bien digne de remarque, et que nous avons déjà eu l'occasion de signaler plusieurs fois, que les adhésions de deux tissus organiques sont plus fortes que la cohésion respective de ces tissus ; de telle sorte que ces tissus se brisent plutôt que de se séparer.
§ X. Structure des muscles. »
Les muscles se composent en général de deux ordres de fibres : fcontractnls! ^° défibres rouges ou contractiles qui constituent la fibre mus-
ou
Fibres aibu- cuïaire proprement dite: 2° défibres blanches , albuginées ,
ginées non con-
tractiies. résistantes , non contrachles r qui constituent les tendons et
les aponévroses. Nous avons déjà indiqué , à l'article des ligaments, les propriétés les plus générales des tendons et des aponévroses, lesquelles appartiennent comme eux au tissu fibreux : un mot sur les attributs particuliers de la fibre musculaire, couleur de la 1° Couleur. La fibre musculaire offre une coloration rouge , dont l'intensité varie dans les différents muscles , et chez les différents individus. Cette couleur n'est un attribut essentiel de la fibre musculaire ni chez l'homme , chez lequel les -fibres contractiles du canal intestinal sont blanchâtres, ni surtout chez les animaux, dont quelques uns ne présentent que des muscles à fibres blanches. La coloration rouge de la fibre musculaire est indépendante du sang qui est contenu dans les vaisseaux du muscle, bien qu'elle disparaisse par la macération. En général les muscles qui appartiennent à des individus
Son volume.
vigoureux , endurcis comme on le dit par la fatigue, ont des La fibre mus-
, v , r ,, , , , p , T1 culaire rouge
muscles très cohérents et dune couleur rouge très foncée. Ils appartient a la sont pâles et peu cohérents chez les individus débiles épuisés1"0 par un long repos. La même différence s'observe, et pour la même raison , entre les chairs des animaux sauvages et celles des animaux domestiques : on peut dire que chez l'homme la fibre musculaire rouge appartient à la vie de relation , et la fibre musculaire blanche à la vie de nutrition : il n'y a peutêtre d'exception que pour le cœur.
2° Consistance. La fibre musculaire présente une consi- Sa consistance stance variable chez les différents sujets : chez les uns, elle est molle et se déchire avec facilité; chez d'autres, elle est plus ferme , plus résistante , et conserve , pendant un certain temps, après la mort , une rigidité qui ne lui permet de céder que difficilement aux tractions qu'on exerce sur elle.
3° Volume. Sous le rapport de son volume ou de son épaisseur , la fibre musculaire a été le sujet d'un grand nombre d'hypothèses qui ne doivent point trouver place ici. Nous dirons seulement que tous les muscles sont divisibles en faisceaux de divers ordres , ces faisceaux en fibres distinctes , visibles à l'œil nu , et qu'on peut rendre très apparentes , soit en les isolant par le secours de la dissection , soit en les faisant se crisper par l'action de l'alcool , de l'acide nitrique étendu d'eau, et même de l'eau bouillante. Leur forme est variable , et représente un prisme , tantôt à trois pans, tantôt à quatre , cinq ou six pans ; jamais elle n'est cylindrique. Quant à la longueur de s fibres charnues, elle varie dans les différents muscles. Il n'existe qu'un petil nombre de muscles dans lesquels ces fibres étant parallèles entre elles , ont toute la longueur du corps charnu.
Les fascicules charnus se présentent partout entourés de tissu cellulaire séreux qui , après avoir enveloppé chaque muscle comme dans une espèce de gaîne, pénètre d-ans son épaisseur , et constitue une gaîne semblable pour chaque faisceau et pour chaque fibre. Ce tissu cellulaire permet le glissement facile des faisceaux de divers ordres les uns sur les autres, et
Sa forme.
Sa longueur.
Gainocc'Iuleuso des musclos.
26 myologie:
constitue autour d'eux une sorte d'atmosphère qui les isole en même temps qu'elle les unit.
Analyse chi- Soumise à l'anal yse chimique , la fibre charnue des muscles,
miquedelafibre j .-■--»- » r
musculaire. donne pour résultat :
Acide lactique libre en petite quantité ( Berzélius).
Gélatine ; quelques sels.
Osmazôme, en quantité d'autant moins considérable , que le muscle apparlient à un sujet moins avancé en âge.
Leucine. Substance qui a été extraite de la chair musculaire, en traitant celle-ci par des procédés décrits par M. Braconnot. {Annales de chimie et de physique , tome VIII. ) vaisseaux et Indépendamment de la fibre albuginée et de la fibre charnue , il entre encore , des vaisseaux , des nerfs et du tissu cellulaire dans la composition des muscles. La part que prend ce dernier tissu dans la composition des muscles , vient d'être indiquée. Le mode de distribution des nerfs et des vaisseaux aux muscles trouvera naturellement sa place dans la description des appareils vasculaire et nerveux..
§ XI. Usages des muscles.
Les muscles Les muscles sont les organes actifs du mouvement ; ils con-
sont les puissan-
ces appliquées stituent la puissance appliquée aux leviers que représentent
aux leviers. ♦ ' ' r
les diverses pièces du squelette.
Les mouvements sont une conséquence de la propriété qu'ont les muscles de se raccourcir , propriété connue sous le nom de contraclilité musculaire ou myotilité. Le raceourcis-
Contraclion, ,, , , ,. ,, , , ,
relâchement des sèment a un muscle s appelle contraction ; letat oppose sap-
muscles. „ , ,, 7
pelle relâchement.
Etat de la flbre Phénomènes de la contraction musculaire. Pendant leur
musculaire pendant la.contrac- contraction , les fibres musculaires se plissent en zigzag suivant leur longueur : le muscle durcit , et présente une augmentation en largeur et en épaisseur qui est proportionnelle au raccourcissement. Il n'y a point d'oscillation dans la fibre musculaire pendant une contraction normale.
Les aponévroses et les tendons ne prennent aucune part à la Passititédes
tendons et des
contraction ; leur rôle est entièrement passif. aponévroses.
Le degré de raccourcissement dont la fibre musculaire est Degré du rac-
. , . , ,, ., . courcissement.
susceptible , ne saurait être détermine d une manière rigoureuse : ce que nous savons , c'est que le raccourcissement de la fibre musculaire , et par conséquent l'étendue des mouvements , est proportionnel à la longueur de cette fibre.
On distingue dans la contraction musculaire la force et la éten^e'viteSdes vitesse ; la vitesse ou la vélocité de contraction est bien dis- mouvements, tincle de X étendue du mouvement. Celle -ci se mesure par la longueur des fibres musculaires; la vitesse ou la vélocité ne s'explique pas. Variable suivant les sujets, elle lient probablement à la rapidité plus ou moins grande de l'influx nerveux.
Force musculaire. La force musculaire se compose d'un Force muscugrand nombre d'éléments. Depuis Borelli , on distingue dans que, force efficbaque muscle une force intrinsèque et une force efficace. La force intrinsèque est celle que des fibres musculaires déploieraient si elles étaient dans les conditions les plus favorables pour leur contraciion ; la force efficace est mesurée par l'effet produit.
L'appréciation de la force d'un muscle suppose la connais- Eléments nécessaires pour sance , 1° du nombre des fibres : 2° de la qualité, de la consti- l'appréciation de
la force muscu-
lution de la fibre; 3# de la disposition du levier sur lequel le laire. muscle agit ; 4° de l'angle d'incidence du muscle sur le levier ; 5° de l'angle d'incidence des fibres musculaires par rapport à l'axe fictif du muscle.
1° Chaque fibre musculaire étant bien distincte des fibres i°Nombredes
libres
voisines, et pouvant être considérée comme une petite puissance , on conçoit que plus il entrera de fibres dans un muscle, et plus la contraction de ce muscle sera énergique.
2° La qualité, la constitution de la fibre, l'intensité du 2° Qualité de stimulant , n'influent pas moins sur la force de contraciion d'un muscle que le nombre de ses fibres. Pour s'en convaincre, on stimulants. n'a qu'à comparer l'énergie de mouvement d'un individu qu'anime la colère avec celle d'un individu paisible.
28 MYOLOGIË.
3° Espèce de 3° La détermination de l'espèce de levier (1) que représente l'os sur lequel agit le muscle, est un point fondamenial dans l'action musculaire. On démontre en mécanique que la puissance agit avec d'autant plus d'efficacité, que son bras de levier l'emporte davantage sur celui de la résistance. Or, le levier le plus répandu dans l'économie est celui du troisième genre , c'est à dire celui dans lequel la puissance s'insérant entre le point d'appui et la résistance , agit par le bras de levier le plus défavorable.
4° La brièveté if Sous le point de vue de l'énergie du mouvement , le levier
du bras de levier r ° '
de ia puissance <je la puissance est aussi défavorable que possible, car les mus-
diminue la force, r -1 i
mais augmente cies s'insèrent en général à côté du point d'appui. Mais par
la vitesse. s r rr r
une sorte de compensation , qui est toute à l'avantage de la mécanique animale, les mouvements gagnent en vitesse et en étendue ce qu'ils perdent en force. Or , la force pouvait s'obtenir par la multiplication des muscles et par celle des fibres charnues de chaque muscle. Toutefois les leviers et les dispositions de levier les plus favorables à la puissance , se rencontrent dans les régions qui exigeaient un grand déploiement de force : tel est le pied dans son articulation avec la jambe, qui offre un exemple de levier de second genre; telle est la tête dans son' articulation avec la colonne vertébrale , qui offre un exemple de levier du premier genre.
(1) Rappelons ici les notions les plus générales du levier. On entend parce mot, en mécanique, une verge inflexible qui peut tourner autour d'un point. Le point sur lequel tourne le levier s'appelle point d'appui; le moteur s'appelle puissance; l'obstacle à surmonter s'appelle résistance ; l'espace compris entre le point d'appui et la puissance s'appelle bras de levier de la puissance ; l'espace compris entre le point d'appui et la résistance est le bras de levier de la résistance.
On a distingué les leviers en trois genres, eu égard à la situation respective des trois éléments : 1° levier du premer genre ou intermobile, lorsque le point d'appui se trouve entre la puissance et la résistance ; 2° levier du seesnd genre ou interrésistant, quand la résistance se trouve entre le point d'appui et la puissance; 3° levier du trosième genre ou interpuissant , quand la puissance se trouve eDtre la résistance et le point d'appuû
5° Vineidence la plus favorable à la puissance est finçi- ^ciSela denee perpendiculaire. Or, dans l'économie, les muscles étant puissance, couchés sur les os qu'ils doivent mouvoir, s'insèrent, pour la plupart , à ces leviers sous un angle extrêmement aigu. Leur incidence serait bien plus défavorable encore, sans les renflements que présentent les extrémités articulaires des os, renflements qui éloignent les muscles du parallélisme : d'ailleurs, l'incidence se rapproche plus ou moins de la perpendiculaire, elle devient même perpendiculaire, et se trouve combinée avec un levier extrêmement avantageux , lorsque les besoins de l'économie réclament celte double disposition : exemple, le pied dans son articulation avec la jambe.
Une remarque importante à faire dans la détermination de ., L'incidence
^ l d un muscle va-
l'action d'un muscle, c'est que son incidence varie dans les™* dans les
1 différents temps
différents temps de son action : tellement qu'un muscle , qui de son action, est presque parallèle au levier, lorsqu'il commence à se contracter, lui devient perpendiculaire dans un temps donné de son action. J'appellerai moment d'un muscle ce temps de mu^i™ent dun l'action de ce muscle, où son incidence plus ou moins rapprochée de la perpendiculaire lui donne tout le degré d'énergie dont il est susceptible : ainsi le moment de l'action du biceps fémoral a lieu lorsque la jambe fait un angle droit avec la cuisse. Il est un certain nombre de muscles dont le moment coïncide avec le commencement de leur action : tels sont les jumeaux et soléaire. Il est quelques muscles dont l'incidence est la même dans tous les temps de leur action , cl qui, par conséquent , n'ont pas de moment : tel est le muscle deltoïde.
6° Quant à l'angle d'incidence des fibres musculaires par 6° incidence
. ," ,.? ,,v "P .P V» i ii • • des fibres mus-
rapporta 1 axe neuf d un muscle, ou au tendon de terminaison, cuiain-sparrap-
., . , , ... . , „ ,, , port à l'axe fictif
il est une cause de déperdition de force, d autant plus que cet d'un muscle. angle est lui-même plus considérable. Pour un certain nombre de muscles, les fibres aponévroliques font suite aux fibres charnues ; pour d'autres , l'angle d'incidence de la fibre musculaire est tellement aigu qu'on peut le négliger.
appréciation de l'action ou des usages des muscles. Puis-
30 MYOLOaiE.
Règles pour que la contraction d'un muscle consiste dans le raccourcisse-
I'apprécialion , , ., , . ,,.,..
de l'action des ment de ce muscle , il s en suit que , pour déterminer a przori son action , il suffît de connaître les attaches d'un muscle et sa direction. On pourra expérimentalement l'apprécier, en plaçant le membre dans une position telle , que le muscle soit dans le relâchement le plus complet, on peut faire Or, comme un muscle remplit d'ordinaire plusieurs usages à
cette apprécia- . ,
tion experimen- la fois , il convient de placer le membre dans plusieurs positions, afin de noter quelles sont celles de ces positions pendant lesquelles le muscle tombe dans le relâchement. Prenons i° Par le pour exemple le grand fessier. Veut-on obtenir le relâehe-
relâchement du , ., „ . , ' , „, ,
muscle. ment complet de ce muscle , il faut, 1° étendre le fémur sur le
bassin ; 2° le porter dans l'abduction ; 3° lui imprimer un mouvement de rotation de dedans en dehors : donc le grand fessier est à la fois, 1° extenseur de la cuisse sur le bassin, 2° abducteur , 3° rotateur en dehors.
2° par sa Pour contr'épreuve , il faut placer le membre dans une po-
lension. . . ,. , ,.,.,,, . ,
silion telle que le muscle soit dans 1 état de tension le plus complet. Les attitudes successives dans lesquelles le muscle sera tendu seront l'opposé de celles que prend le membre pendant la contraction de ce muscle : ainsi, le grand fessier relâché éprouvera, 1° un commencement de tension par la rotation de dehors en dedans ; 2° un second degré de tension dans l'adduction ; 3° un troisième et dernier degré dans la flexion de la cuisse sur le bassin.
Règiepouries Lorqu'un muscle se réfléchit, il faut, pour déterminer son
muscles rëflé- „ . . , . .
chis. action , faire abstraction de toute la portion de muscle qui est
en deçà de la réflexion , et supposer la puissance transportée au point même de la réflexion.
Pour les L'action des muscles disposés en sphincter est de resserrer les ouvertures autour desquelles ils sont placés.
pour les Lorsqu'un muscle est curviligne, le premier temps de son
muscles curvi- . *»•■■«, . • •> i *•
Hgnes.j action a pour effet de ramener le muscle a la direction reçu-
ligne.
Les insertions d'un muscle ne sont ni également fixes , ni
également mobiles. On appelle point fixe d'un muscle l'extré- Point fixe, mité du muscle qui reste immobile pendant sa contraction; mais le point fixe peut devenir point mobile dans certaines Pointmobiie. circonstances : d'où la nécessité de supposer dans la détermination de l'action du muscle, que le point fixe deviendra point mobile, et réciproquement.
Le point fixe le plus habituel est l'attache la plus voisine du tronc. Or, comme , à peu d'exceptions près, le point fixe n'est jamais parfaitement fixe, et comme, d'une autre part, l'action d'un muscle partagée, entre le point fixe et le point mobile , serait singulièrement affaiblie , il importe que le point fixe soit ± contractions
r l nécessaires pour
maintenu par la contraction d'autres muscles dans un étal de le point fixe.; fixité aussi complet que possible. Cette succession de contractions , qui peut avoir lieu dans un rayon très étendu, et dont j'ai déjà parlé (voyez page 22) , doit être connue du médecin et du physiologiste.
Lorsqu'un muscle passe sur plusieurs articulations , il meut successivement toutes ces articulations, en commençant par celle de ces articulations qui avoisine le point d'insertion mobile.
Les muscles qui concourent au même mouvement sont appelés congénères ; ceux qui font exécuter des mouvements op- génères. °°n" posés sont appelés antagonistes : ainsi, tous les muscles fléchis- Muscles antaseurs sont congénères ; les muscles fléchisseurs sont anlagonis- s°n'stes. tes des extenseurs.
Deux muscles peuvent* être congénères sous certains rap- Muscles conporls et antagonistes sous d'autres. Lorsque ces deux muscles fenaïns rapports agissent^ ensemble, les effets opposés se détruisent, et l'effet sousad'aauiresS.tes commun "reste : ainsi, lorsque le muscle cubital antérieur, qui est adducteur et fléchisseur, se contracte en même temps que le cubital postérieur, qui est adducteur et extenseur, la main n'est portée ni dans la flexion ni dans l'extension, mais bien dans l'adduction. Nous retrouverons, pour ainsi dire à chaque instant, celle combinaison qui paraît destinée à donner aux mouvements une bien plus grande précision, que si ces mouve-
82 MYOLOGIE.
ments avaient été produilspar deux muscles congénères de tout point.
Mouvements Ilya encore des mouvements combinés qui sont comme la combines. résultante de deux mouvements différents : ainsi, quand les fléchisseurs et les adducteurs du fémur se contractent simultanément, le fémur suit la direction intermédiaire. C'est de cette combinaison que résultent les mouvements en fronde ou de circumduction, lesquels sont le produit de quatre ordres de muscles situés aux extrémités des deux diamètres antéro-postérieur et transverse qui traversent l'articulation. Ces quatre ordres de muscles sont désignés sous les noms de fléchisseurs, $ extenseurs, ft adducteurs, et ÏÏ abducteurs . immobilité Enfin, les muscles peuvent se contracter sans faire exécuter
active.
de mouvements .• c'est lorsque les muscles antagonistes se contractent avec une égale énergie. Il résulte de celte contraction simultanée ime immobilité active, un mouvement tonique, comme le disaient les anciens, qui mérite de fixer toute l'attention.
§ XL Ordre suivant lequel les muscles peuvent être décrits.
Avant de passer à la description des muscles en particulier, il se présente une question importante : celle de savoir dans quel ordre seront étudiées les diverses régions du système musculaire. Le nombre considérable des muscles, la difficulté de les isoler les uns des autres, voilà sans doute les raisons prin- L'étude des cipales pour lesquelles l'étude des muscles a été négligée par négligée paries les anciens.. Hippocrale , Aristole et autres les confondaient entre eux, et avec le tissu cellulaire sous le nom commun de chairs. Les mouvements leur paraissaient produits par les tendons et les nerfs qu'ils ne distinguaient pas des ligaments. - Les seuls muscles qu'Hippocrale ait nommés dans ses écrits sont les psoas , 4/oct > qui veut dire lombes, et ce nom leur est demeuré. L'école d'Alexandrie , que nous ne connaissons que par les ouvrages de Galien , s'occupa des muscles comme de
toutes les autres parties du corps. Galien divisa, pour les dé- ordre de Gaiien
, , ,P ou ordre topo—
crire , les muscles eu régions , qui n oui d autre défaut que de graphique, n'être pas assez nettement circonscrites , et dans chacune desquelles il décrivit les muscles d'après l'ordre de superposition. Ses descriptions ne désignent pas exactement les points d'attache. A l'ordre de Galien , qui est entièrement topographique, Yésale substitua l'ordre physiologique , et les muscles , grou- JSSJS^Jffi pés jusqu'alors d'après la région qu'ils occupaient et l'ordre de lo^ueleur superposition, furent classés d'après leurs usages ou vrais ou supposés.
L'ordre physiologique de Vésale prévalut; c'est celui qu'a- winsiow suivit
„T. . •.•eu j> ' i l'ordre de Vésale,
dopta Winsiow , qui rectifia beaucoup d erreurs échappées a ses devanciers et apprécia beaucoup mieux qu'ils ne l'avaient fait les insertions et les usages des muscles. Il eut égard non seulement aux mouvements absolus des parties , mais encore aux mouvements relatifs , et désignait les diverses régions musculaires par les dénominations suivantes : muscles qui meuvent V épaule sur le tronc, muscles qui meuvent l os du bras sur l'omoplate , etc.
Àlbinus fit revivre la méthode de Galien ; il divisa le corps , Aibinus fit relativement aux muscles , en 48 régions pour l'homme , 46 pour ^Gaiten! °rdre la femme , dont 45 sont communes aux deux sexes. Sur 45 régions , 34 sont doubles , ce qui les réduit pour l'élude à 28 ; et comme des 3 régions propres à l'homme il n'y en a qu'une impaire , il s'ensuit qu'il y a 30 régions pour l'homme et 29 pour la femme. Cet ordre fut exactement suivi par Sabatier ; Vicqd'Azir le perfectionna en établissant des subdivisions dans plusieurs des groupes qui avaient été formés par Albinus> et porta le nombre des régions à quarante. C'est cet ordre ainsi modifié qui a servi de base à tous les anatomistes modernes.
L'ordre topographique est évidemment préférable à beaucoup Avantages de .d'égards en ce qu'il est essentiellement anaiomique et qu'il est Phïque.top°Sra~ le plus propre de tous à faire bien apprécier ies rapports des muscles entre eux et des diverses régions entre elles ; il a d'ailleurs sous le rapport de l'économie des sujets et de la facilité
ok MYOLOGIE.
des préparations un avantage incontestable sur l'ordre physiologique avec lequel il peut du reste se concilier pour un assez bon nombre de régions. C'est donc l'ordre topographique que nous adopterons en lui faisant toutefois subir quelques modifications qui permettront de faire toute la myologie sur le même sujet (1).
eroVpeme^de™ ^'un autre c^1^ » ^es usages des muscles étant , sous le rapîe^suVe?108 Port physiologique , le point de vue le plus intéressant sous lequel on puisse envisager ces organes , je me propose de présenter à la fin de la myologie un tableau général dans lequel les muscles seront groupés dans l'ordre de leurs usages.
§ XII. Préparation des muscles.
La préparation A. Préparation extemporanée. Le but qu'on doit se pro-
des muscles con- , .
siste dans leur poser dans la préparation d un muscle, c est de 1 isoler exacteisolement. ,
ment des parties qui 1 entourent, en laissant subsister tous ceux
de ses rapports, dont la conservation est compatible avec son isolement.
Gomme il est parfois impossible de concilier ces deux choses, la conservation des rapports et l'isolement du muscle, il devient alors nécessaire d'avoir deux préparations pour la démonstration ou pour l'élude d'un seul muscle.
Règiesàsuivre Pour isoler un muscle, il faut le dépouiller du tissu cellulaire
dans la préparation des muscles, qui l'environne de toutes parts, et qui lui constitue une gaîne,
souvent très adhérente. Or, pour enlever complètement le tissu
cellulaire, il faut :
1° Faire à la peau une section dirigée parallèlement à la longueur des fibres du muscle, et pénétrer par cette incision jusqu'au corps même de ce muscle, en y comprenant la gaîne.
2° Dès qu'on peut saisir le lambeau cutané avec la main, on
(1) On a reproché à Tordre physiologique de Vésale et de Winslow d'être défectueux, attendu que les usages d'un grand nombre de muscles sont encore indéterminés. Cette objection pouvait être sérieuse du temps de ces grands anatomistes; mais aujourd'hui la science est trop avancée pour qu'on puisse se tromper sur l'appréciation de l'action des muscles.
doit le tendre largement et l'écarter, en portant le bistouri dans l'angle qui se forme entre le muscle et les téguments.
3° Dès que la face superficielle est mise à découvert, on sépare avec précaution la face profonde, en conservant, autant que possible, les rapports importants.
h° On dissèque ensuite les insertions, en les circonscrivant avec la plus grande exactitude.
5° On doit attacher, pour l'élude du système musculaire, conditions re-
. . , . i . T , latives au choix
une grande importance au choix des sujets. Les muscles des du sujet, sujets robustes, et pourvus d'un médiocre embonpoint, sont ceux qui se prêtent le mieux à l'étude de l'appareil musculaire.
B. Conservation des muscles dans les liquides. L'alcool» . Conservation
* ' desmusclesdans
l'huile essentielle de térébenthine, un mélange à parties égales ,.,?ci'^e •gjtàmà
° K ° étendu d'eau.
de ces deux liquides, les solutions de deutochlorure de mercure, de persuifate de fer, d'arsenic, peuvent être employés pour la conservation des muscles, dont ils altèrent toutefois plusieurs propriétés, telles que la couleur, la consistance, etc. Mais le meilleur moyen de conservation au moins temporaire des muscles, consiste à les plonger dans l'acide nitrique étendu d'eau, dans la proportion d'un quart d'acide sur trois quarts d'eau. On commence par enlever la peau et le tissu cellulaire, on plonge ensuite les membres enveloppés de leur aponévrose dans le liquide. Les muscles se crispent, deviennent rigides, consistants, prennent la forme et le volume qu'ils affectent pendant leur contraction, et leurs fibres décrivent des zigzags très faciles à observer. Ce mode de préparation fournit le meilleur moyen de bien apprécier la forme des muscles, leurs rapports et les espaces celluleux qui les séparent : ainsi conservés, les muscles peuvent servir aux dissections pendant plusieurs mois. Mais un avantage incomparable de ce mode de conservation, c'est qu'il rend les fibres musculaires beaucoup plus distinctes du tissu cellulaire et des parties environnantes ; c'est que la rigidité que l'acide étendu imprime à ces fibres musculaires permet de les reconnaître dans les parties où elles
36 MYOLOGIE,
sont si peu apparentes que leur présence a été révoquée en
doute , ei de débrouiller leur indication.
Avantages de Ce moyen de conservation et de dissection est d'une indis-
consemiikm et pensable nécessité pour l'étude des muscles de la face, et je
de dissection. cro|s qu'il est appelé à rendre presque autant de services à la
myologie qu'il en a rendu à la névrologie.
C'est sur des préparations ainsi conservées qu'ont été dessinées mes planches sur le système musculaire de la face et les belles planches de MM. Bonaniy et Beau sur la myologie. Défectuosités 3° Préparations sèches. Extrêmement défectueuses, lespré-
despréparations . >i, i ■ . »^. t •■■' • ' j
sèches. parations sèches des muscles pourraient elre bannies de. nos
cabinets d'anaiomie; aussi ne les conseille-t-on généralement que concurremment avec la préparation des vaisseaux, pour montrer les rapports de ces derniers. D'ailleurs, pour ce mode de préparation , il suffit de soumettre les muscles amincis à la dessiccation. Le printemps est la saison la plus favorable, et si on fait ce genre de préparations l'hiver, on aura soin de placer les pièces dans un lieu chaud, d'espacer les plans musculaires amincis , de les saisir et de les humecter de temps en temps avec l'alcool concentré , qui a la propriété d'absorber l'eau dont ils sont pénétrés. Pour éviter l'action des insectes, il faut plonger les pièces préparées dans une solution d'arsenic, de deutochlorure de mercure ou de persulfate de fer. Les préparations sèches des muscles me paraissent utiles seulement pour la conservation des insertions tendineuses. J'ai donné dans le temps à préparer pour les cabinets de l'Ecole un squelette avec toutes les insertions musculaires. (Voirpourlesdétails les traités spéciaux de préparation de MM. Marjolin et Lauth.)
Les muscles , couchés le long des os , parallèlement aux leviers qu'ils doivent mouvoir, réfléchis autour des articulations, tendent à se déplacer dans leur contraction. Ils se déplaceraient en effet incessamment, s'ils n'étaient maintenus dans leur situation par des espèces de toiles résistantes,
DES AI>ONÉVROSES EN GÉNÉKAÊ. 37
inextensibles, flexibles, qui les brident, leur forment des gaines contentives qui favorisent lmr contraction, en même temps qu'elles leur fournissent de grandes surfaces à insertion. Ces membranes, on les appelle aponévroses, dénomination dont le- . Disposition
1 r r générale des
tymologie atteste une grande erreur anatomique(l). Àujour- aponévroses ou d'hui on les désigne assez généralement sous le nom de fasciœ (de fascia, bande) , appliquant ainsi par extension à toutes les aponévroses le nom consacré à l'une des aponévroses principales du corps humain, savoir: à l'aponévrose résistante en forme de bande large qui termine le muscle du fascia lata, bande large qui fait elle-même partie de l'aponévrose fémorale.
Les aponévroses constituent une appendice importante du Lesaponévro-
, ses sont une
système de la locomotion. Longtemps négligées ou plutôt élu- appendice des
muscles
diées indépendamment les unes des autres et seulement daDS quelques unes de leurs parties principales, elles ont été, pour la première fois, envisagées d'une manière générale par Bichat qui les a réunies dans sa division du système fibreux à forme membraneuse dont elles forment la partie la plus considérable. De nos jours, les aponévroses ou fasciœ sont devenues l'objet de recherches extrêmement multipliées, et il est arrivé ce qui arrive presque toujours lorsque les idées sont arrêtées sur quelque point particulier, c'est que les plus petites lamelles aponévrotiques ont été décrites avec une minutieuse exactitude. Bien plus, sous le scalpel de quelques anatomistes, le tissu cellulaire lui-même a été converti en aponévroses : de là le grand rôle qu'on a voulu faire jouer à cette partie du tissu fibreux .
Dans ces derniers temps, les aponévroses étant devenues le sujet de quelques ouvrages ex professo (2), j'avais cru qu'il serait utile de présenter sous le litre à'aponévrologie , la
(1) Aponévrose, du grec v.-h jzvpov. Les anciens regardaient comme nerveuses toutes les parties blanches.
(2) M. Godman , de Philadelphie, a publié, en ISl/i, un travail ex professo sur le fascia ; M, Paillard, un Traité sur les aponévroses du corps huiuiiiu, en 1827.
38 MYOLOGÏE.
description successive de toutes les aponévroses du corps humain (1). Ce groupement de parties analogues me paraissait avoir le double avantage de simplifier la description des aponévroses en particulier en les éclairant les unes par les autres, et démettre en relief un système d'organes donc l'étude était généralement négligée dans les amphithéâtres d'anatomie ; mais si l'on considère que parmi les aponévroses, les unes constituent une partie intégrante des muscles, leurs moyens d'insertions , et peuvent par conséquent être considérées comme des tendons étalés en membrane, les autres sont une partie accessoire des muscles et leur moyen de contention ; que la plupart remplissent ces deux usages à la fois, on sera convaincu que si deInr"Vdniedts 'e »I0UPemenl des aponévroses a d'incontestables avantages en aponévroses, in- analomie erénérale, il a des inconvénients réels en anatomie des-
dependamment ° 7
des muscles, criptive en isolant violemment des parties qui ont des connexions aussi intimes. J'aimerais autant séparer l'étude et la description des tendons de celles des muscles, que l'élude et la description des muscles de celles des aponévroses.
- w-e ,Périoste Au système aponévroiique, je rapporte le périoste, véritable
6 lai) lit 13 conti*
nuiie entre tou- aponévrose des os qui les enveloppe de toutes parts. Chaque os
tes les parties du * . r
système aponé- a son périoste propre ou sa gaîne fibreuse. Des capsules fibreu-
vrotique. ' <,
ses et des ligaments étendus de l'un à l'autre os, établissent la continuité entre les gaines fibreuses des différents os. De ce périoste, que nous devons regarder comme le point central du système aponévroiique, partent tantôt des tendons qui vont s'épanouir dans l'épaisseur ou à la surface des muscles, pour prendre le nom d'aponévroses d'insertion, tantôt un système de cônes ou pyramides fibreuses ou de cornets, comme les appelle M. Gerdy, qui a, le premier, parfaitement décrit ce mode d'insertion , naissant par un tendon d'origine commun et de la cavité desquels proviennent les fibres charnues ; d'autres fois enfin des arêtes ou crêtes dont sont hérissés les os,
(1) Voyez la 1" édit. de cet ouvrage, où l'aponévrologie venait immédiatement après la myologie.
naissent des lames aponévrotiques qui, entourant comme dans une gaine tous les muscles d'un membre, servant de moyen de contention en même temps que de moyen d'insertion, envoient de leur face interne des prolongements qui séparent et isolent les diverses couches de muscles et même les muscles les uns des autres.
Ainsi les muscles sont situés entre deux lames aponévroli- Les. muscles
1 sont silues entre
ques dont la lame profonde est le périoste, dont la lame su- «Jeux lames apo-
1 * . névrotiques.
perfieielle est l'aponévrose d'enveloppe; des cloisons multiples et variées vont de l'une à l'autre, et divisent les membres en une multitude de compartiments destinés à isoler, à contenir et à proléger les différents muscles, et à favoriser leur glissement et leur action. Aux aponévroses, on pourrait rapporter encore " Les gaines
^ ' r rr fibreuses des
les gaines fibreuses des tendons, véritables gaines contenlives tendons peuvent
° être rapportées
qui se présentent sous la forme, tantôt de demi-anneaux, tan- aux aponévrotôt de demi- canaux plus ou moins prolongés qui maintiennent les tendons appliqués contre les os et favorisent leur réflexion.
Les aponévroses se divisent (Bichat) en deux classes bien dis- Deux classes
. ,, ,*,. , d'aponévroses.
tinctes ; les unes servent d enveloppe ou d insertion aux muscles, ce sont les aponévroses d'insertion ,- les autres servent à ces mêmes muscles de moyen de contention, ce sont les aponévroses d'enveloppe ou de contention. Beaucoup d'aponévroses remplissent les deux usages à la fois, mais en général l'un de ces usages prédomine dans chacune d'elles.
Les aponévroses d'insertion se subdivisent en celles qui font 1° Aponévroses d'insertion.
suite a des tendons dont elles sont l'épanouissement, et en
celles qui ne naissent point par des tendons. Les aponévroses des jumeaux, du soléaire, sont dans la première catégorie, celles des muscles larges de l'abdomen sont dans la seconde. Dans ce dernier cas, l'aponévrose sert à la fois et à l'insertion et à la contention. Quelquefois l'aponévrose occupe la partie moyenne du muscle ; ex., aponévrose diaphragmalique, aponévrose occipito-frontale. L'utilité des aponévroses d'insertion est évidemment en rapport avec la multiplicité des fibres musculaires qui n'auraient pu toutes se fixer sur l'étroite su-
40 MTOLOGIE.
perficie du squelette. Or, les aponévroses multiplient d'une manière indéfinie les moyens d'insertion. 2° Aponévroses Les aponévroses de contention tantôt enveloppent la totalité
de contention. , , .. , , , A , » ,
des membres; elles sont générales: tantôt nengainent qu un seul muscle ou plusieurs muscles; elles sont partielles. Ces aponévroses se rencontrent non seulement aux membres, où elles jouent un rôle si essentiel , niais encore au tronc. Règle générale : partout où existe un muscle remplissant un usage spécial et susceptible de déplacement dans sa contraction, il existe une aponévrose, ou mieux une gaine aponévrotique ; et l'épaisseur de cette gaine est proportionnelle à la longueur du muscle, à sa force et surtout à sa tendance au déplacement. On considère à chaque aponévrose une surface externe, une surface interne , un bord ou une circonférence supérieure qu'on appelle quelquefois son origine, un bord on une circonférence inférieure qu'on appelle quelquefois sa terminaison. Surrace ex- &J Parleur surface externe, les aponévroses d'enveloppe vroseseSd'enve- générale répondent au tissu cellulaire sous-cutané, dont elles loppe générale. sont séparées par les veines, les vaisseaux lymphatiques et les nerfs superficiels. Il suit de là que la peau est mobile sur ces aponévroses; quelquefois, cependant, elle leur adhère intimement au moyeu de prolongements fibreux nés de la face profonde du derme. Exemple : les aponévroses palmaires et plantaires. Que serait-il arrivé relativement au toucher et à la station, si la peau de ces régions eût présenté la mobilité de la peau de la cuisse? La même adhérence s'observe encore au cuir chevelu.
Disposition La mobilité de la peau sur les aponévroses a lieu par le mé-
ana'iomique qui
favorise la mo- canisme suivant : de la face profonde du derme partent des
bilité de la peau.
prolongements fibreux très multipliés, lesquels interceptent des aréoles qui sont le réservoir du tissu adipeux ; ces prolongements réunis s'épanouissent en membrane qui glisse sur l'aponévrose, les vaisseaux et les nerfs superficiels; c'est cette liciaHsT Super membrane sous-cutanée qui porte le nom de fascia superficialis ; on ne la rencontre d'une manière distincte que dans
DES APONÉVROSES EH GÉNÉRAL. Uï
les pariies où des vaisseaux et nerfs superficiels rampent entre la peau et les aponévroses : telle est la partie inférieure de l'abdomen ; tels sont les membres. Quant au fascia superficiel des autres pariies du corps, fascia généralement admis par les anaiomistes modernes, il est tout à fait artificiel.
2° La surface profonde des aponévroses d'enveloppe gêné- , Surface pro-
' * ' r r-r o fonde des apone-
rale présente des prolongements fibreux qui s'interposent vroses . d'enve-
* o -i loppe générale.
entre les couches de muscles, et même entre les muscles qui composent ces couches. En outre, tantôt elle donne insertion aux muscles superficiels, et par elle-même et par ses prolongements ; tantôt, et cette disposition s'observe dans la plus grande partie de son étendue, elle glisse sur les muscles et leurs tendons, au moyen d'un tissu cellulaire filamenteux fort lâche. Enfin^ au milieu de toutes ces gaines musculaires, il existe une gaine propre pour les vaisseaux principaux du membre. Ces gaines aponévroliques ne sont pas tellement moulées Des gaines
. i » 11 i> ■ . . ■ "■,. aponévroliques
sur les muscles, quelles ne permettent 1 accumulation dune des muscles, certaine quantité de graisse dans leur cavité ; cependant, leur capacité a été si exactement mesurée sur le volume des muscles, que ces muscles contractés éprouvent de la part de leurs gaines une pression qui favorise puissamment leur action , en même temps qu'elle prévient tout déplacement. Dans l'amaigrissement, les gaines ne sont plus remplies par leurs muscles respectifs, et le défaut de compression des muscles doit probablement jouer quelque rôle dans la faiblesse du convalescent ou de l'individu épuisé par une maladie chronique.
3° Les aponévroses, par leurs circonférences, abusivement circonférences
1 ■ ' des aponévroses.
nommées origine et terminaison de ces aponévroses, 1° se continuent avec l'aponévrose de la région qui les précède et avec celle de la région qui les suit ; 2° se fixent aux éminences d'insertion que présentent les exi rémités articulaires des os; 3° se continuent avec les tendons dont elles paraissent être en partie Tépanouissemento
Les aponévroses sont traversées par des vaisseaux et par des nerfs; et alors des arcades, des anneaux ou des canaux fibreux
62 MYOLOGIE.
Anneaux, ar- sont destinés à conduire et à protéger ces vaisseaux et ces
cades et canaux „ .. ' » , ., , , , , , .'"'«' i
aponévrotiques. nerfs : telles sont les gaines ciel anere et de la veine fémorales, de l'artère et de la veine brachiales, l'arcade fémorale, l'arcade et le canal des adducteurs, l'arcade du trou ovalaire, l'arcade diaphragmatique de l'aorte; canaux et arcades qui s'opposent à ce que les artères, veines et nerfs qui les traversent ne reçoivent quelque dommage de la contraction des muscles. Gardons- Compression nous néanmoins de croire que ces vaisseaux soient exempts de
notable des vais- . . ,, , . , . -,.. ,,
seaux à leur toute compression ; car ! expérience a prouve que les artères
passage à tra- , , , . . ,
vers les arcades sont surtout exposées aux anevrysmes au voisinage de ces araponevro îques. ca(jes> exemple : les arlèrespopiilé, fémorale, aorte. Nous avons vu, à l'occasion du système musculaire, que les fibres musculaires ne s'insèrent pas en effet à ces arcades de manière à les dilater dans tous les sens et à les élargir pendant leur contraction, mais bien de manière à les allonger dans un sens en les rétrécissant dans un auire.
Toutes les D'ailleurs, toutes les aponévroses, sok d'insertion, soit de
aponévroses ont
leur muscle ten- contention, ont leur muscle tenseur. Pour les aponévroses d'in-
seur.
sertion, il n est pas besoin de preuve ; le muscle ou les muscles auxquels elles fournissent un point fixe ou un point mobile, les tendent nécessairement. Cette proposition n'est pas moins vraie pour les aponévroses de contention : quelques unes ont même un muscle tenseur propre. Ainsi, l'aponévrose occipito-frontale a pour tenseurs les muscles occipital et frontal. L'aponévrose fascia^lala et l'aponévrose palmaire sont tendues par le muscle du fascia-lata et par le petit palmaire, etc.
Les insertions des anonévroses du tronc sur la ligne médiane
Loi desapone- D
vroses sur la méritent ici une mention toute particulière. Toutes les fois qu'il
ligne médiane.
n'existe point d'insertions osseuses sur la ligne médiane, il y a Continuité des continuité des fibres aponévrotiques du côté droit avec les
fibres transver- „, , . , A, , T ,. . ,' '„
sales. libres aponévrotiques du cote gauche. La direction des fibres
établit des différences très prononcées dans leur disposition ultérieure. Si cette direction est horizontale, il y a continuité pure et simple sans ligne de démarcation aucuneentreles fibres aponévrotiques droites et les fibres aponévrotiques gauches ; si
DES APONÉVROSES EN GENERAL. ho
celte direction est oblique , il y a entrecroisement, décnssa- ' Dêcnssatîon