‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 34 sur 291 · INTERCOSTAUX · texte numérisé non relu

INTERCOSTAUX

cles, appelés longs surcostaux (Jongiorès levatores, Haller), sont en quelque sorte le passage entre les petits sur costaux (Jevatores brèves) et les dentelés. Morgagni a vu tous les muscles surcostaux unis entre eux, constituant un seul muscle dentelé extrêmement régulier. Recouverts par le long dorsal et le sacro-lombaire, les surcostaux recouvrent les intercostaux externes.

Je ferai remarquer que les muscles surcostaux vont en augmentant graduellement de volume de haut en bas: les deux Les deux der-

niers surcostaux

derniers sont surtout relativement très volumineux chez quel- sont .les pIus

volumineux.

ques sujets :je lésai trouvés d'un volume de trois à quatre fois supérieur à celui des deux premiers.

Une seconde remarque est relative à leur insertion infé- reiali^emax^"! rieure, qui a lieu plus particulièrement au bord supérieur de sériions inféla côte pour les muscles surcostaux inférieurs, et à la face externe de la côte pour les surcostaux supérieurs. Ces derniers sont quelquefois continus les uns aux autres à l'aide de languettes.

Une dernière remarque est relative à la connexion des mus- musieseXsurcoscles surcostaux avec les intercostaux externes. La portion du intercostaux exmuscle intercostal interne, qui correspond aux surcostaux pré- ternes> sente un développement proportionnel à celui de ces derniers muscles dont ils sont parfaitement distincts à leur origine, mais avec lesquels ils se confondent entièrement à leur insertion costale.

Action* Que de choses n'a-t-on pas dites sur l'action des mus- opinion géné-

> ralement auop-

cîes intercostaux externes et internes? On admet généralement *ée sur. ''actioa

° des întercos-

aujourd'hui que les muscles intercostaux externes et internes ta«. en se contractant, tendent à rapprocher les côtes auxquelles ils s'insèrent. Or, suivant que les côtes supérieures sont fixes par rapport aux côtes inféiieures, ou suivant que celles-ci sont fixes par rapport aux supérieures, ils sont inspirateurs ou expirateurs (1).

(1) On n'a jamais nié que les intercostaux externes ne fussent des inspira-»

160 MYOLOG1E.

Donc, la première côte étant beaucoup plus fixe que la dernière, il s'ensuit qu'elle doit servir le plus habituellement de point d'appui au premier muscle intercostal qui doit par conséquent élever la seconde ; que celle-ci devient à son tour le point fixe pour la troisième côte, et ainsi de suite. Les muscles scalènes prenant souvent leur point d'appui sur les vertèbres, tendent alors à relever la première côte. Le carré des lombes agit de même sur la dernière côte qu'il abaisse, et qui peut alors servir de point d'appui pour les mouvements des côtes dans l'expiration.

Les muscles Telle est la manière la plus généralement adoptée et la plus

intercostaux ne » m '

sauraient se simple d'exposer l'action des muscles intercostaux. Telle était

contracter lors- ■ , . .

que les côtes celle que j'avais adoptée dans la première édition de cet ou-

sont élevées

vrage. Eh bien! en discutant celle question avec mon excellent collègue et ami, le professeur Sanson , dont la science déplore la perle prématurée, des doutes fondés me sont venus sur la part que prennent les muscles intercostaux à l'élévation des côles. Cette théorie et les figures de Borelîi m'ont paru établir que les muscles intercostaux ne sauraient se contracter dans l'élévation des côles, et qu'en conséquence on ne peut les considérer comme les agents de cette élévation. Preuves; J'a* démontré, d'après Borelli (voyez tome I, Mécanisme du

thorax), que les côtes, obliques sur la colonne vertébrale, pendant l'expiration interceptent lorsqu'elles deviennent perpendiculaires pendant l'inspiration, un espace notablemenlplus considérable qu'avant leur élévation. Il suit de là que les muscles intercostaux sont distendus pendant l'élévation des côtes; or

teins ; mais, comme on a vu l'entrecroisement des muscles intercostaux internes et externes, on a pensé que cette opposition dans la direction des fibres devait entraîner une opposition dans les usages : d'où la fameuse discussion de Hamberger et de Huiler. îl est facile de comprendre que la différence légère qui existe entre les insertions, sous le rapport de leur éloignement du point d'appui, ne saurait contrebalancer la différence de la fixité des côtes, et que l'entrecroisement de ces muscles n'a d'autre but qu'une plus grande solidité dans les parois de la poitrine.

surcosuiux.

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