SOUS CLAVIER
le moment du relâchement des muscles intercostaux, c'est le Les muscles in-
torposi 'tu y sont
rapprochement des côtes, lequel coïncide avec leur obliquité relâchés dans
, . , . , , ,. . . , „ l'abaissement et
ou leur abaissement ; le moment de la distension des mêmes tendus dans muscles intercostaux, c'est l'élévation des côtes: donc les mus- côies. clés intercostaux ne sont pas élévateurs. Mais alors à quoi serviraient les muscles intercostaux ? On peut les considérer comme des ligaments actifs unissant les côtes les unes aux autres, également indifférents pour l'élévation comme pour l'abaissement : or, d'après celte théorie , les mouvements d'élévation ou d'abaissement ne pourraient avoir lieu que pour l'ensemble des côtes, et nullement pour chaque côte en particulier (1).
Quant aux surcoslaux, ils agissent très efficacement sur les Action des côtes pour les élever, parce qu'ils s'insèrent plus près du point d'appui ; en sorte que le moindre mouvement imprimé à l'extrémité postérieure devient très sensible à l'extrémité antérieure.
(1) Je dois à la vérité de dire, que c'est en discutant cette question avec mon excellent ami, le professeur Sanson, dont la chirurgie déplore la perte prématurée, que des doutes se sont élevés dans mon esprit sur l'action inspiratrice des muscles intercostaux, Une objection spécieuse a été faite par M. Bérard aine à la théorie que je viens d'exposer. Elle est puisée dans l'obliquité des muscles intercostaux : les muscles intercostaux externes étant moins obliques lorsque les côtes sont élevées que lorsque ces mêmes côles sont abaissées, il en résultait que les muscles intercostaux se raccourcissent pendant l'élévation des côtes, bien que les côtes soient plus écartées. Mais, quelqu'ingénieuse que soit cette théorie, il n'en est pas moins vrai que les muscles intercostaux sont plus tendus pendant l'élévation que pendant l'abaissement des côtes.
Borelli {De Motu anim., t. II, p. 158) pensait que l'action des muscles intercostaux, c'est à dire l'élévation des côles, avait lieu, môme dans la respiration la plus paisible. Nous pouvons nous en assurer sur nous-mêmes : nous pouvons également l'observer chei des individus plongés dans le sommeil le plus profond. On voit manifestement dans l'inspiration les côtes se porter un peu en dehors, et lc.sternum s'élever.
Situation.
Figure.
§ V. Du petit dentelé antérieur, ou triangulaire du sternum.
Préparation. Scier les côtes par une coupe verticale à leur union avec les cartilages, et décoller la plèvre avec les doigts.
Le petit dentelé antérieur représente antérieurement les surcostaux, ou mieux les petits dentelés postérieurs, avec cette différence qu'il oceupe la surface interne du thorax, au lieu de recouvrir la surface externe. Comme eux, il est dentelé ; son insertions insertion fixe a lieu sur les parties latérales de la face postérieure du sternum, de son appendice xyphoïde et de l'extrémité interne des cartilages costaux. A l'aponévrose d'origine succèdent des fibres charnues qui se divisent en trois, quatre, cinq, et quelquefois six languettes, lesquelles vont s'insérer, par des fibres aponévrotiques, à la face postérieure et aux bords des cartilages des sixième, cinquième, quatrième, troisième, quelquefois deuxième, et même première côtes (sternocosial, Chauss.).
La direction des fibres inférieures est horizontale et parallèle aux fibres supérieures du muscle transverse, avec lesquelles elles se continuent. Les fibres qui sont au dessus se dirigent de bas en haut, et de dedans en dehors, d'autant plus obliquement qu'elles sont plus supérieures : d'où la forme triangulaire de ce muscle, qui lui a fait donner son' nom. {Triangulaire du sternum.}
Rapports. 1° Ce muscle est recouvert par le sternum, les muscles intercostaux internes et les cartilages costaux, dont il est séparé par les vaisseaux mammaires et par quelques ganglions lymphatiques ; 2° il est tapissé par la plèvre, et recouvre inférieurement le diaphragme.
Ses usages sont évidemment d'abaisser les cartilages costaux auxquels il s'insère , ou de s'opposer à leur élévation.
Insertions
costales.
Direction des fibres charnues.
Rapports,
PF.AUCIER.