HOUPPE DU MENTON
l'un de l'autre par la houppe du menton , ils se confondent supérieurement.
Action. Le carré abaisse la lèvre inférieure (depressor iabii Action. inferioris, Albinus), en vertu de l'obliquité de ses fibres ascendantes chaque moitié de la lèvre est portée en bas et en dehors, et par conséquent la lèvre est tendue transversalement.
Houppe du menton.
Il n'existe pas de muscle de la houppe proprement dit(l) : les deux faisceaux musculaires conoïdes qui naissent parleur sommet de chaque côté de la symphyse , et qui , par leur base , vont s'épanouir dans la peau à la manière d'unehouppe, rouges et fascicules au voisinage de leur insertion à la mâchoire inférieure , décolorés et non fascicules dans toute leur portion cutanée, ces deux faisceaux musculaires , dis-je, sont empruntés d'une part au peaucier, et d'une autre part au labial inférieur que nous avons vu être une dépendance du buccinaieur. Les fibres cutanées sont exclusivement formées par les fibres les plus internes du carré, et par conséquent du peaucier. Ces „ées ^émanant fibres paraissent s'entrecroiser sur la ligne médiane. Les fibres Peauciersymphj siennes qui forment deux faisceaux si remarquables , F.br sont constitués par le labial inférieur, suite lui-même du bue- phisiennesèma-
r ' nant du ducci-
cinateur, et présentent deux ordres d'insertions : 1° des inscr- «ateur. dons directes, 2° des insertions par entrecroisement. Les insertions directes, qui sont les plus nombreuses, viennent du buccinateur du même côté; les insertions par entrecroisement viennent du buccinateur du côté opposé. Ces fibres entrecroisées de la portion labiale inférieure du buccinateur sont continuées en bas par les fibres du peaucier. On ne peut bien voir celle disposition , si bien représentée planche 2 , 2° livraison (Anat. du système nerveux) , qu'en étudiant les muscles de la lèvre inférieure par leur face postérieure : on peut rendre cette étude très facile, en sciant la mâchoire inférieure au de-
(1) Cette vérité n'avait-elle pas été entrevue par Cuaussier, qui avait fait delà houppe du menton une portion de son mento-labial.
206 , MTOLpGIE.
Préparation vant des masseters , et laissant la lèvre inférieure en place : un
propre à démon' , ' ' , , ''
trer la disposi- trait de scie vertical sera dirige d arrière en avant sur la sym-
tion des fibres ,
de la houppe, physe , de manière à ne pas compléter la section de l'os, qu'on fera éclater en écartant les deux moitiés de la symphyse ; on disséquera avec soin le pinceau conoïde de fibres charnues qui naît de chaque côté de la symphyse; la pièce anatomique sera ensuite plongée dans l'acide nitrique étendu afin d'obtenir la corrugation nécessaire pour suivre les fibres au delà du point où elles semblent confondues; alors on verra que des fibres insérées de chaque côté delà symphyse , les unes se portent de dedans en dehorspour se continuer avec le labial inférieur ou buccinaleur du même côté ; les autres , de dehors en dedans, pour s'entrecroiser sur la ligne médiane et se continuer avec le muscle labial ou buccinateur du côté opposé. Ce sont ces dernières fibres qui sont si bien représentées planche 2. J'ai longtemps cru qu'indépendamment de ces fibres d'emprunt, !e muscle de la houppe était formé par des fibres propres qui coupaient perpendiculairement les précédentes , mais cette préparation m'a convaincu du contraire.
Ligament Ligament jaune de la houppe du menton. J'ai reconnu en
jaune de la u r
houppe. oulrequïl exisiait dans l'épaisseurde la lèvre inférieure un cor-
don fibreux médian , très fort, jaune, élastique, né delà symphyse, entre les insertions musculaires qui ont lieu de chaque côté de celte symphyse. Ce cordon, qui estplusoumoins développé suivant les sujets, se porte en bas au dessous de la lèvre inférieure, au devant de l'éminence mentonnière avec laquelle il concourt à former la saillie du menton, et envoie à la peau, sur la ligne médiane, un prolongement plus ou moins considérable suivant les sujets. C'est celle adhérence qui détermine la fossette médiane du menton, et ce sont les variétés de celte adhérence qui expliquent les différences que présentent la fossette médiane du menton chez les divers individus.