‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 77 sur 291 · CUBITAL POSTÉRIEUR. — ANC0NÉ · texte numérisé non relu

CUBITAL POSTÉRIEUR. — ANC0NÉ

devient alors demi-penniforme, continue à recevoir d'autres Tendon de

„, . i î '/■.'..> j t. lerminaison.

fibres charnues par son bord antérieur jusquau dessus de la

coulisse du cubiius qui lui est destinée : cette coulisse oblique Sa coulisse.

est continuée par une longue gaîne fibreuse qui accompagne sa gaîne n-

,» . • / • tt • i breuse.

le tendon jusqu a son insertion métacarpienne. Une synoviale tapisse la gaîne fibreuse dans toute sa longueur.

Rapports. Le cubital postérieur est recouvert par l'aponé- Rapports, vrose antibrachiale ; il recouvre le cubitus, le court supinaleur et les muscles de la couche profonde.

action. Il étend la deuxième rangée du carpe sur la pre- Extenseur et

.x ,. . ,, , T1 „ , adducteur de la

miere, et celle-ci sur 1 avant-bras. Il est en même temps ad- main, ducteur de la main, car il l'incline sur le bord cubital de l'avant-bras. Lorsque le cubital postérieur et le cubital antérieur se contractent simultanément, les. effets opposés sedéterminent et la main est portée dans l'abducteur. Lorsque le cubital postérieur et les radiaux externes ou postérieurs se contractent en même temps , !a main est étendue directement

Du muscle anconé.

Muscle court (hrevis anconœus, Eustachi ; petit anconé, situation. Winslow), triangulaire, ainsi nommé à cause de sa situation

/ .... , i n ,, . î,, • i . Il semble con-

{ay%ov, saillie du coude), 1 ancone semble la continuation de la tinuer ie vasie

externe du tri-

portion externe du triceps, dont il n'est séparé que par une li- ceps. gne celluleuse extrêmement ténue.

Insertions. Il s'insère d'une part, à la lubérosilé externe insertions, de l'humérus (épicondyle), en arrière de celle tubérosité ;

D'une autre part, 1° au côté externe de l'olécrane ; 2° à une surface triangulaire que limite en dedans le bord postérieur du cubitus {épicondylo-cuhital, Chauss.).

L'insertion épicondylienne a lieu par un tendon bien distinct Moded'inser-

,.,''„'", lion * l'épicon-

du tendon commun des muscles postérieurs de 1 avant-bras. dyie. Ce tendon s'épanouit en bandelettes divergentes. Nées de la face antérieure de ce tendon épanoui, les fibres charnues se portent de dehors en dedans, les supérieures horizontalement, les inférieures obliquement en bas, et viennent se terminer di-

288 MYOLOGIE.

Au cubitus, rectement au côté externe de l'olécrane pour continuer le triceps, et à la surface triangulaire subjacente du cubitus.

Rapports» Rapports, Recouvert par une lame aponévrotique, prolon-

gement de l'aponévrose du triceps brachial, ce muscle recouvre l'articulation radio-humérale, le ligament annulaire, le cubitus et un peu le court supinateur.

Extenseur* action. L'anconé étend l'avant-bras sur le bras, et réciproquement; par sa direction oblique, il tend à lui faire exécuter un mouvement de rotation de dehors en dedans.

B. Muscles de la couche profonde.

Préparation. Cette préparation , qui est la même pour tous les muscles de la couche profonde de l'avant-bras, consiste à enlever les muscles de la couche superficielle, et plus particulièrement l'extenseur commun des doigts et l'extenseur propre du petit doigt- Long abducteur du pouce.

Le long abducteur du pouce est le plus considérable, et pour la longueur et pour l'épaisseur, des muscles de la couche profonde (grand abducteur, Bichat). C'est de tous les muscles de cette couche celui qui est situé le plus en dehors.

insertions. Insertions. Il s'insère, d'une part, 1° au cubitus, au dessous de l'insertion du court supinateur ; 2° au ligament inlerosseux; 3° au radius ; U° à une lame aponévrotique qui le sépare du long extenseur du pouce ;

I/une autre part, à l'extrémité supérieure du premier métacarpien (cubito-sus-me'tacarpien du pouce, Chauss:).

Direction. Nées de ces insertions radiales, cubitales et interosseuses

qui servent le plus habituellement de point fixe, les fibres charnues se portent obliquement de haut en bas, et de dedans en dehors, constituent un faisceau fusiforme, aplati, dont les fibres se rendent successivement à la face postérieure d'une apo- Tendon de névrose qui, en se concentrant, constitue un tendon aplati, le-

terminaison- ^

quel contourne le radius, croise la direction des radiaux externes, et cesse de recevoir les fibres charnues dans le lieu même

LONG ABDUCTEUR. — COURT EXTENSEUR DU POUCE. 289

de ce croisement : ensuite le tendon du long abducteur est reçu n contourne

, . , . „, . , ,. le radius,

dans la coulisse externe de 1 extrémité inférieure du radius,

conjointement avec le court extenseur du pouce dont il est séparé par une petite cloison fibreuse , et vient s'insérer en arrière de l'extrémité supérieure du premier métacarpien. Presque toujours ce tendon est longiludinalement divisé en deux parties égales ; il n'est même pas rare de voir la division len^0n'sion du du tendon s'étendre jusqu'à la portion charnue. Des deux divisions tendineuses , l'une s'insère au premier métacarpien ; l'autre va fournir des insertions au muscle court abducteur du pouce.

Rapports. Le long abducteur du pouce est recouvert en ar- Rapports, rière par les muscles extenseur commun des doigts et extenseur propre du petit doigt : il est sous-aponévrolique, depuis le côté externe du radiusjusqu'à sa terminaison; il rerouvre le ligament inlerosseux, le radius, les tendons des radiaux externes, et le côté externe de l'articulation du poignet, où il est facile de le voir et de le sentir à travers la peau.

.Action. Extenseur et abducteur du premier métarcarpien, Extenseur et

., , , , , , , . abducteur.

il a ete longtemps appelé extenseur du pouce; mais ses usages sont surtout relatifs à l'abduction, ainsi qu'Albinus l'a indiqué le premier. A raison de son obliquité, il peut concourir à la supination, d'après la remarque de Winslow; enfin il concourt à l'extension delà main.

Court extenseur du pouce.

Situé en dedans du muscle précédent dont il suit exactement la direction et les contours, et avec lequel il a été longtemps confondu (partie du premier extenseur du pouce, Winslow), plus court et plus grêle {petit extenseur du pouce. Bichat).

Il s'insère , d'une part , 1° au radius , 2° au cubitus auquel il ne se fixe pas toujours, 3° au ligament inlerosseux.

D'une autre part , à l'extrémité supérieure de la première 2. 19

Situation.

Insertions.

Direction.

Rapports.

Extenseur et abducteur.

290 MYOLOGIE.

phalange du pouce (cubito-sus-phalanrjien du pouce, Chauss.).

Ses insertions supérieures se font par de courtes fibres aponévrotiques auxquelles succèdent les fibres charnues qui constituent un faisceau grêle lequel se comporte absolument de la même manière que le muscle précédent, est reçu dans la même gaîne fibreuse que lui , en est séparé par une petite cloison , et va s'insérer à la première phalange du pouce.

Rapports. Mêmes rapports que le précédent.

Action. Extenseur de la première phalange sur le premier métacarpien : lorsque ce premier effet est produit , ii devient abducteur et extenseur du métacarpien du pouce.

Long extenseur du pouce.

Situation.

Insertions.

irection.

Plus considérable que le précédent , en dedans et le long duquel il est placé, le long extenseur du pouce s'insère, d'une part, 1° au cubitus dans une grande étendue, 2° au ligament inlerosseux , S0 aux lames aponévrotiques qui le séparent du cubital postérieur et de l'extenseur propre de l'index;

D'une autre part , à l'extrémité supérieure de la phalange onguéale du pouce (cuhito-sus-phalangettien du pouce , Chauss.).

Ses fibres charnues constituent un faisceau fusiforme, aplati, obliquement dirigé comme les précédens, et se terminent successivement autour d'un tendon qu'elles abandonnent au niveau de l'extrémité carpienne du radius. Ce tendon pénètre dans une petite gaîne oblique moitié osseuse, moitié fibreuse, n croise les qui lui est propre, croise à angle très aigu les tendons des raduuxexideernes7 diaux externes, est séparé des tendons du long abducteur et du court extenseur du pouce par un intervalle trèssensibleà travers la peau (d'où résulte au côté externe du poignet une espèce de creux qu'on appelle vulgairement salière'), croise obliquement le premier espace interosseux, gagne le bord interne du premier métacarpien , puis le bord interne de la première plia-

Insertions.

EXTENSEUR PROPRE DE L'iNDEX. 291

lange , sur laquelle il s'épanouit pour aller s'insérer, en se rétrécissant un peu , à la deuxième phalange du pouce.

Rapports. Ses rapports généraux sont les mêmes que ceux Rapports. du précédent.

Action. Ses usages sont aussi les mêmes; mais il exerce en Extenseur et , . , , , . > , , , abducteur.

outre une action spéciale sur la deuxième phalange du pouce qu'il étend d'abord sur la première avant d'entraîner cette dernière dans l'extension. Il est moins abducteur que les muscles précédents.

Extenseur propre de l'index.

Petit muscle alongé , fusiforme comme le précédent , au des- situation, sous et le long duquel il est placé, il s'insère, d'une part, 1° au cubitus, 2° au ligament inierosseux, 3° à une aponévrose qui le sépare du muscle long extenseur du pouce ; d'autre part, aux deux dernières phalanges du doigt indicateur (cubilo-susphalangettien de l'index, Chauss.).

Ses fibres charnues, réunies en un faisceau grêle, se portent Direction obii-

, ,. », , , ,, . que du tendon.

obliquement autour dun tendon quelles accompagnent jusque dans la gaine du muscle extenseur commun, dans laquelle ce tendon s'engage; au sortir de cette gaîne, le tendon croise obliquement le carpe et le deuxième espace interosseux, se place en dedans du tendon envoyé à l'index par l'extenseur commun, s'unit intimement à ce tendon au niveau del'extré- son union mité inférieure du métacarpe, et se termine avec lui de la deec rifxtSeur manière que nous avons indiquée. commun.

Mêmes rapports que les précédents.

Action. Il donne à l'index la faculté de s'étendre d'une ma- Action, nière indépendante ; d'où, sans doute, l'usage particulier de ce doigt. Je dois ajouter que l'union de son tendon avec celui fourni par l'extenseur commun, est telle que son indépendance d'action serait beaucoup moindre, si le faisceau charnu de l'extenseur commun qui appartient à l'index n'était lui-même à peu près isolé.

292 MYOLOGIE.

APONÉVROSE ANT1BRACH"IALE.

Préparation. Faites une incision circulaire à la peau, immédiatement au dessus de l'articulation du coude; abaissez de cette incision deux autres incisions verticales, l'une antérieure et l'autre postérieure, qui se terminent au poignet : que ces incisions arrivent jusqu'à l'aponévrose sans l'entamer. Détachez ensuite la peau avec précaution, en ayant soin d'enlever en même temps le tissu adipeux sous -cutané : vous pourrez ménager les veines et les nerfs superficiels. Vous étudierez la face superficielle de l'aponévrose, puis vous ouvrirez successivement les gaines qu'elle fournit.

Disposition L'aponévrose antibrachiale forme une «aine générale qui

générale de cette

aponévrose. entoure ou étreint tout 1 avant-bras , la crête du cubitus exceptée. À travers la demi-transparence do cette gaine commune, on voit qu'elle est comme coupée par des lignes blanches, généralement verticales, qui répondent à autant d'épaississements de cette gaine, et aux cloisons intermusculaires qui s'en détachent.

Rapports su- Séparée de la peau par les veines et les nerfs superficiels ,

periiciels, ., , . . , . , , , . , . ,

l'aponévrose antibrachiale donne a sa partie supérieure de nombreuses insertions aux muscles qu'elle revêt : ce qui rend sa dissection très difficile. Mais en incisant longitudinalement Profonds. ies gaines qu'elle fournit à chacun des muscles, en retirant avec précamion ces muscles de leurs gaines , vous pourrez vous faire une bonne idée des compartiments anguleux, si multipliés, en lesquels est divisée cette aponévrose. Et d'abord disons que cette aponévrose , comme d'ailleurs toutes les aponéribres propres. vr0ses d'enveloppe, est composée de fibres propres et de fibres surajoutées; que les fibres propres sont circulaires ou à peu près, plus ou moins obliques, plus ou moins entrecroisées, Fibres sur- qUe |es fibres surajoutées sont verticales ; que celte aponévrose est deux fois plus épaisse sur la face dorsale que sur la face palmaire de rayant-bras ; que son épaisseur et sa résistance vont en augmentant de haut en bas; que celte aponévrose est fortifiée par un grand nombre de faisceaux surajoutés, qui sont une

Al'ONÉVROSE ANT1BRACHIALIÏ. 293

expansion des tendons des muscles qui l'avoisincnl : ainsi le

brachial antérieurenvoie en dehors à l'aponévrose anlibrachiale, L'aponévrose

. 1.1. anlihrachialeest

le biceps envoie en dedans et en avant , et le triceps brachial fortifiée par des

. , , . , i,, expansions ten-

en arrière des expansions aponevroliques, dont la plus remar- dineuses. quable est sans contredit celle du biceps, qu'on peut considérer comme le muscle tenseur de la partie antérieure de celte aponévrose. Celle expansion est réellement une des terminaisons du biceps; elle fait suite à ses faisceaux les plus externes, et naît en outre du bord externe et de la face antérieure du tendon de ce muscle. L'expansion du biceps, si importante à cause importance de ses rapports avec l'artère brachiale, se porte obliquement du bicepsf Ds'°" en dedans et en bas, et s'épanouit en coupant perpendiculairement les faisceaux aponevroliques verticaux nés des lubérosités interne et externe de l'humérus. Je regarde comme sur-ajoulés

les faisceaux aponévrotiques nés des tubérosités interne et ex- Faisceaux surajoutés nés des

terne de l'humérus, faisceaux qui font suite au tendon commun tubérosités interne et externe

d'insertion des muscles de l'avant-bras, et constituent la paroi de l'humérus.

antérieure de ces deux pyramides muliiloculaires, l'une interne et l'autre externe, de cette série de cornets, comme les appelle M. Gerdy, qui a, le premier, bien décrit cette disposition, dont chacun donne naissance aux muscles de ces régions. Je ne passerai pas sous silence cette épaisse bandelette aponé- Bandelette

, , , , , , a , ... aponévrolique

vrotique, née de toute la longueur de la crête du cubitus, qui, du cubital pos-

téricur*

en se dédoublant, donne naissance au cubital antérieur, et qui, par sa face interne, donne atiache au fléchisseur sublime.

L'aponévrose antibrachiale présente plusieurs ouvertures -Ouverture du vasculaires et nerveuses; mais j'appellerai l'attention sur une ouverture très considérable qui existe au pli du bras, et que circonscrit en dedans le bord externe de l'expansion aponévrotique du biceps, ouverture qui établit une large communication entre le tissu cellulaire sous-cutané et le tissu cellulaire sous-aponévrolique du pli du bras, et qui conduit dans une espèce de creux où se voient le tendon du biceps, l'artère bra- J Creux du pli

K , du coude.

chiaîe, le commencement de l'artère radiale, et le nerf médian, creux tapissé par des lames aponévrotiques, savoir, en

29 h MYOLOGIE.

dehors par le feuillet qui recouvre la partie interne du long supinaleur, des radiaux et du fléchisseur sublime, ei en dedans par le feuillet qui complète la gaîne du rond pronateur; creux qui communique en haut avec le canal de l'artère brachiale, et en bas avec les canaux qui transmettent à Tavant-bras les artères radiale, cubitale, inierosseuse, et le nerf médian.

De la face interne de l'aponévrose anlibrachiale se détachent une multitude de lamelles qui constituent les gaines musculaires suivantes :

Cloison qui 1° A la réqion antérieure de Tavant-hras. une cloison apo»

sépare la couche "

superficielle de névrotique transversale, plus épaisse en bas qu'en haut, sépare

la couche pro- * ' v ' H

fonde. les muscles de la couche superficielle des couches musculaires -

cloisons an- subjacentes. D'autres cloisons aniéro-posiérieures séparent

téro -postérieures, les muscles de la couche superficielle les uns des autres. Eu

bas, les gaines du radial antérieur et du palmaire grêle, parfaitement distinctes , sont sur un plan antérieur au reste de l'aponévrose, ce qui avait fait dire par quelques anaiomisles que l'aponévrose était traversée par les tendons de ces muscles, et nommément par celui du palmaire grèie, lequel n'est en effet séparé de la peau que par une ligne aponévrotique fort ténue. L'artère radiale a une gaîne propre dans toute son étendue. L'artère cubitale et le nerf cubital n'ont de gaîne propre qu'à la partie inférieure de l'avani-bras.

2° A la région postérieure de lavant-bras, l'aponévrose anlibrachiale est beaucoup plus épaisse qu'à la région antérieure. Une lame transversale sépare les muscles de la couche cioiso de superficielle de ceux de la couche profonde; des cloisons an-

separalion des '

muscles de la téro-posiérieures subdivisent ces gaînes communes en un nomcouche super- r ficieiie et de la bre (je gaînes particulières proportionnel à celui des muscles.

couche pro- °

fonde. Ainsi, nous trouvons une première gaîne propre pour l'exten-

seur commun des doigts, une deuxième pour l'extenseur propre du petit doigt, une troisième pour le cubital postérieur, une quatrième pour l'anconé : les muscles long supinaleur et radiaux externes paraissent être dans la même gaîne ; mais une

MUSCLES DE LA MAIN. 295

lame aponévrotique plus ou moins distincte isole le premier de Gaines propres.

ces muscles : le court supinateur a aussi une gaîne propre.

Nous trouvons une gaine commune pour le long extenseur du

pouce, et l'extenseur propre de l'index. Le long abducteur et

le court extenseur du pouce, qui ne sont, a proprement parler,

qu'un seul et même muscle, ont également une gaîne commune

qui les accompagne jusqu'au ligament dorsal du poignet.

MUSCLES DE LA MAIN

Les muscles de la main occupent tous la région palmaire. t0^s ,° ccr™£ Us se divisent en ceux qui occupent la région externe ou mus- Palmaireclés del'éminence thénar, en ceux qui occupent la région interne ou muscles d«; l'éminencehypoth i;ar, et en ceux qui occupent les espaces interosseux : en tout trois régions (1).

Les muscles de i'éminence thénar appartiennent tous au i° Muscles du

thénar.

pouce ; ce sont, dans l'ordre de superpo ition , le court abducteur, l'opposant, le court fléchisseur et l'adducteur du pouce.

Les muscles del'éminence hypulhénar appartiennent tous 2° Muscles de

■ • ,> , i i n > ■ • l'hypothénar.

au petit doigt: ce sont 1 adducteur, le court fléchisseur et l'opposant. Le palmaire cutané doit être] rapporté à' cette région.

Les muscles interosseux sont au nombre de sept, divisés en 3°Musctesin-

terosseux,

dorsaux et en palmaires; il y a quatre interosseux dorsaux et trois interosseux palmaires. Les muscles lombricaux qui appartiennent à celte région ont été décrits à la suite des tendons

(1) Les muscles de la main occupent tous la région palmaire, car tous sont fléchisseurs : la flexion est le mouvement dominant de la main : l'extension n'est en quelque sorte que le mouvement préparatoire. Il n'y a pas de muscle à la région dorsale de la main. J'ai rencontré plusieurs fois un faisceau charnu né de l'extrémité inférieure du radius, faisceau charnu dont la tendon allait s'insérer aux tendons du muscle extenseur. Ce tendon est le vestige du muscle dorsal du pied ou pédieux.

296 BIYOLOGIE.

des muscles fléchisseurs des doigts, comme appendices de ces muscles.

MUSCLES DE l'ÉMINENCE THENAR OU MUSCLES INTRINSÈQUES DU POUCF,

Division im- Je les divise en muscles qui s'insèrent au côté externe de la

portante des , ^

muscles duibé- première phalange du pouce ou au premier métacarpien, et en

Bar*

muscles qui s'insèrent au côté interne de la première phalange.

Les premiers sont le court abducteur, l'opposant et le court

fléchisseur; les seconds sont constitués par l'adducteur du

pouce, dans lequel je comprends une partie du court fléchisseur

du pouce des auteurs.

A. Muscles qui s'insèrent au côté externe de la première phalange du pouce ou au premier métacarpien.

Préparation. 1° Faire une incision oblique, qui, du milieu du ligament annulaire du carpe , s'étende jusqu'au côlé externe de la première phalange du pouce ; 2° faire autour du poignet une incision circulaire; 3° détacher les lambeaux, enlever les aponévroses palmaires externe et moyenne; 4° isoler avec précaution les muscles de celle région qu'on reconnaîtra aux caractères suivants.

Cour! abducteur du pouce ou scaphoïdo-phalangien.

Sa position Le plus superficiel des muscles de l'éminence thénar ; il naît superficielle. ^ ^e& f^re& aponévroliques et charnues : 1° du scaphoïde , Ses insertions 2° de la partie supérieure, antérieure et externe du ligament scaphoidiennes. annuiajre antérieur du carpe ; 3° presque toujours d'une ex- Phaiangiennes. pansion aponévrolique du long abducteur du pouce. lien résulte un petit muscle mirtce, aplati, qui se dirige en dehors et en bas, pour venir s'insérer, par un tendon également aplati, au côté externe de la première phalange du pouce (carpo-sus- Ra ri- phalangien, Chauss.). Une ligne celluleuse très mince le sépare en dedans du court fléchisseur, qui est sur le même plan. Recouvert par l'aponévrose palmaire externe, le court abducteur du pouce recouvre l'opposant dont il est distinct et par la direc-

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