APONÉVROSES DE LA MAIN
Ces aponévroses comprennent : A. le ligament annulaire dorsal du poignet et l'aponévrose dorsale du métacarpe; B. le ligament annulaire antérieur du carpe; C. l'aponévrose palmaire; D. les gaines des tendons fléchisseurs des doigts et leurs synoviales.
A, Ligament annulaire dorsal du poignet et aponévrose dorsale du métacarpe.
11 est une dé- 1° Du ligament annulaire dorsal du poignet. Nous pou-
pendance de . , , ,. 1 ■ -, 11?
l'aponévrose an- vons considérer ce ligament comme une dépendance de 1 apoubrachiaie. névrose antibrachiale , qui, parvenue au niveau du poignet, est renforcée par un grand nombre de fibres. C'est une bande- Ses limite?? letle de six à huit lignes de large, obliquement jetée en dedans et en bas sur les tendons extenseurs de la main, interrompue par des ouvertures vasculaires, et qui ne se distingue de l'aponévrose antibraehiale que par son épaisseur un peu plus considérable et par sa disposition en faisceaux parallèles. Elle naît en dedans de l'os pisiforme et de l'aponévrose palmaire, contourne le côté interne du carpe, puis sa face postérieure s'attache au bord externe de la coulisse que le radius fournit aux
LIGAMENT ANiNULAlIlE ANTÉRIEUR DU CARPE. 309
deux muscles radiaux externes, et semble s'interrompre dans ce point, renaît de ce bord externe pour recouvrir le côté externe du poignet, et se termine en s'inséranl, partie au radius, son trajet
> ,, . .'. .. . tv i c . ' • j demi-cire alaire.
partie a 1 aponévrose antibrachiale. De la lace antérieure de cette épaisse bandelette fibreuse naissent de petits prolongements qui s'interposent aux tendons nombreux qui traversent les régions dorsale et externe du carpe, et convertissent en canaux les coulisses ou gouttières dont les extrémités inférieures , u con?ourt,à
s former six gai—
du radius et du cubitus sont sillonnées. Ainsi, en procédant de nes. P°ur . Ies
' r tendons exten-
dehors en dedans et d'avant en arrière, nous trouvons, 1° une seurs des doigts, gaîne particulière pour les tendons réunis du long abducteur et du court extenseur du pouce; 2° et 3° deux gaines distinctes au niveau du radius : l'une pour les deux radiaux externes, l'autre pour le long extenseur du pouce, lesquelles gaines se confondent plus bas en une seule gaîne complètement fibreuse; k° une quatrième gaîne, plus forte que les précédentes, est destinée à l'extenseur commun des doigts et à l'extenseur propre de l'index; 5° une cinquième gaîne, complètement fibreuse dans toute sa longueur, appartient au tendon de l'extenseur propre du doigt; 6° enfin, la gaîne du cubital postérieur qui est extrêmement forte, se prolonge au dessous du cubitus, et conduit le tendon jusqu'au cinquième métacarpien . Toutes ces gaines sont synoviales qai d'ailleurs tapissées par des synoviales qui remontent assez loin Ies laP,ssenU au dessus du ligament dorsal, et qui, d'une autre part, conduisent les tendons très bas, quelquefois jusqu'à leur terminaison.
2° 1? aponévrose dorsale du métacarpe fait suite au liga- Aponévrose
, . , , , , , . ' dorsale du mé-
ment annulaire dorsal: cest une lame aponevrotique très- tacarpe. mince, composée de fibres transversales, qui sépare les tendons extenseurs des vaisseaux et nerfs sous-cutanés. Un tissu cellulaire, lâche, extensible et élastique, remplace les synoviales à l'égard des tendons extenseurs, et permet le glissement facile de ces tendons.
B. Ligament annulaire antérieur du carpe.
La gouttière profonde que présente la face antérieure du
carpe, est convertie en canal par une bandelette fibreuse extrêmement épaisse : c'est le ligament annulaire antérieur du
sadoubieori- carpe. Ce ligament irait en dedans par deux origines bien disginé en dedans. . \ , „ , . , „„ , » .„ ' ,
unctes que sépare le nerf cubital, 1 du pisiforme et du tendon
du cubital antérieur ; 2° de l'os crochu ; le premier faisceau se porte de haut en bas, le second transversalement; de là leurs fibres réunies, les unes transversales, les autres croisées en sautoir, vont se terminer au trapèze et au scaphoïde, en envoyant une expansion à l'aponévrose du thénnr, avec laquelle elles se commuent. Du reste, ce ligament, qui est extrêmement résistant cl clans lequel se confondent les aponévroses . . . d'insertion des muscles du thénar et de i'hvpoihénar, fait suite
Sa continuité * '
avec l'ap.mé- en haut à l'aponévrose antibrachiale laquelle s'épaissit beau-
vrose amjbra- l !
chiaie. coup immédiatement au dessus de lui , reç >it en avant le tendon
épanoui du palmaire grêle, et se continue par son bord inférieur avec l'aponévrose palmaire. Ou ne voit et on ne décrit ordinairement que lu plus p; lile partie de ce ligament , la partie libre. Si on veut s'en faire une bonne idée, il convient d'enlever avec précaution les muscles qui s'insèrent à sa face antérieure; ou voit alors que ce ligament décrit en dehors une courbure à concavité interne pour aller s'attaedier au scaphoïde et au trapèze, et que c'est dans soh épaisseur qu'est G»ine du ra- tTeus(ie pa ^ a î î j o Étt radiai antérieur, guîne complètement
dial antérieur. ~ » ** *
fibreuse en haut, osseuse et fibreuse eu bas, où elle convertit eiicatuU fct gonuiore d« trapèze, synovite Taudis qu'il ex i sic eu arrière, pour le ligament dorsal du
commune. , f» • , ,., i i
carpe, presque autauî de gaines sy-noviale** qu u y a de tondons,
ici, neuf tendons n le aeri ïtëédmn fondent un seul faisceau que lubrifiait tan loi une seale synoviale, Vmièx deux synoviales distinctes. La synoviaie principale préseule «ne disposition curieuse, sjjjsae d'aiHeurs à beaucoup de variétés. Elle tapisse la face postérieure du ligament annulaire antérieur du carpe, se prolonge au dessus et au dissous de ce ligament, se réfléchit, sans s'interposer aux divers tendons, sur la face antérieure du faisceau que fonm«fii 'fc-s tendous fléchisseurs el le t*crf me-