Sinus occipitaux postérieurs
Ce sont les plus petits sinus de la dure-mère ; ils s'étendent entre l'extrémité antérieure et l'extrémité postérieure du sinus latéral de chaque côté. Ils commencent au trou déchiré postérieur, se portent de là sur les côtés du trou occipital, gagnent, en convergeant, la faux du cervelet, dans l'épaisseur et sur les côtés de laquelle ils sont placés, et viennent s'ouvrir isolément dans le confluent occipital des sinus. On peut dire que chaque sinus occipital postérieur constitue la corde de l'arc que décrit le sinus latéral correspondant (1).
Ils reçoivent des veines peu considérables qui viennent des os du crâne et de la dure-mère.
Calibre.
D'après ce qui précède, on voit qu'il existe trois points centraux auxquels aboutissent tous les sinus, savoir, un médian postérieur et deux latéraux antérieurs. On peut donner à chacun de ces trois points centraux le nom de confluent des sinus, qui n'a été appliqué jusqu'ici qu'au point central médian postérieur ou confluent occipital. Tous les sinus aboutissent directement à l'un de ces trois confluents. Il n'y a d'exception que pour le sinus longitudinal inférieur.
a. Confluents postérieurs ou occipitaux, pressoir d'Hérophile. Si l'on ouvre par derrière laportion de dure-mère qui répond à la protubérance occipitale, on verra qu'à cette région correspondent six orifices, savoir : un supérieur, qui appartient
(1) Breschet, dans son bel ouvrage sur les veines (liv H, pi. 3), a figuré et décrit, sous le nom de sinus sphéno-pariétal, un sinus situé sur la limite de la portion antérieure et de la portion moyenne de la base du crâne, sinus qui occupe une gouttière transversalement dirigée de dehors en dedans et s'abouche dans le sinus caverneux. Ce sinus reçoit plusieurs branches veineuses des os crâniens, de la dure-mère et la veine diploïque du temporal.
Quelques anatomistes, Weber en particulier, ont décrit sous le nom de sinus circulaire du trou occipitcd un plexus veineux annulaire, disposé circulairement autour de ce trou.
11 y a trois
confluents
pour les
sinus de la dure-mère.
Confluent occipital ou
pressoir d'Hérophile.
Des six orifices qu'il présente.
ANGÉIOLOGIE.
Confluent
antérieur ou
pétro-sphé-
noïdal.
au sinus longitudinal supérieur ; un antérieur, quelquefois divisé en deux par une bride verticale, et qui appartient au sinus droit ; deux latéraux, qui appartiennent aux sinus latéraux ; deux inférieurs, aux sinus occipitaux. Le confluent occipital s'appelle encore pressoir d'Hérophile (torcular), parce qu'on supposait, que les colonnes de sang correspondant aux divers sinus exerçaient une pression les unes contre les autres.
b. Confluents antérieurs ou pétro-sphénoïdaux. Entre le sommet du rocher et le sphénoïde se voit, de chaque côté, un confluent où aboutissent cinq sinus. Dans cette cavité s'ouvrent 1° antérieurement, le sinus caverneux et le sinus coronaire ; 2° en dedans, le sinus occipital transverse ; 3° en arrière, les sinus pétreux supérieur et inférieur (1).
DES VEINES D'ORIGINE DES JUGULAIRES