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Veine faciale ou maxillaire externe

Quelles sont les artères que représente la veine faciale.

Ses noms divers.

Veine frontale ou pré-

parate.

Variétés de nombre et de disposition.

Arcade nasale qui reçoit :

1° La veine sus-orbitaire ; 2° La veine ophthalmique ;

3° Veines dorsales du

nez.

Veine angulaire.

Continuation de la frontale ou préparate.

La veine faciale ou maxillaire externe représente à elle seule 1° l'artère du même nom ; 2° les branches de terminaison de l'artère ophthalmique ; 3° enfin quelques branches de la maxillaire interne.

Elle commence clans la région frontale, où elle porte le nom de frontale ou préparate, prend ensuite le nom d'angulaire au grand angle de l'œil, puis celui de faciale, qu'elle conserve jusqu'à sa terminaison près de l'angle de la mâchoire.

a) Veine frontale ou préparate. Veine sous-cutanée, que les anciens soumettaient à la phlébotomie. Elle est quelquefois unique et médiane, le plus souvent double , et clans ce dernier cas les veines frontales sont unies entre elles par une anastomose transversale. Parmi les nombreuses variétés que présente cette veine, j'en noterai une dans laquelle les deux veines frontales se réunissent en un seul tronc, qui se bifurque au-dessus de la racine du nez. Du reste, les veines frontales ne suivent pas rigoureusement le trajet des artères frontales ; elles descendent de la région frontale, où, par leurs nombreuses anastomoses, soit entre elles, soit avec les veines temporales, elles forment ce lacis veineux si considérable qui recouvre cette région. Elles aboutissent à une arcade veineuse transversale, arcade nasale, à concavité inférieure, quelquefois sinueuse, qui occupe la racine du nez. A cette même arcade se rendent 1° la.veine sus-orbitaire, veine profonde qui marche transversalement le long de la paroi supérieure de l'orbite, reçoit la veine palpébrale supérieure interne et vient aboutir à l'extrémité de l'arcade, en dehors de la veine frontale ; 2° la veine ophthalmique, qui s'ouvre à plein canal dans la veine frontale, établissant ainsi une large communication entre les veines frontales et les sinus caverneux. La région supérieure de la face, plus particulièrement l'œil et le cerveau sont donc liés entre eux par la circulation veineuse, aussi bien que par la circulation artérielle.

A la concavité de l'arcade nasale viennent aboutir, en outre, les veines dorsales du nez, qui longent, de chaque côté, le bord antérieur de cet organe.

b) Veine angulaire. Des extrémités de l'arcade nasale on voit partir les veines angulaires, qu'on peut considérer comme la continuation des veines frontales ou préparâtes et qui occupent, ainsi que les artères correspondantes, le sillon de

(1) M. Trolard a signalé un autre confluent, occupant la cavité qui répond au trou condylien antérieur.

VEINES D ORIGINE DES JUGULAIRES

séparation du nez et de la joue. Aux veines angulaires viennent se rendre, en Veine p«idehors, la veine palpébrale inférieure et la veine du sac lacrymal et du canal nasal, pé rale-

en dedans, les veines de l'aile du nez. Ces dernières méritent une description et d° c" ^ particulière. Elles forment, d'une part, entre le cartilage et la peau, d'autre part, nasal.

Veines de pjtr. 52 l'aile du nez

JSlass.

Veines de la tête (*).

entre le cartilage et la muqueuse, un lacis veineux très-considérable, d'où partent deux branches : une supérieure, qui longe le bord convexe, et une inférieure, qui longe le bord inférieur du cartilage de l'aile du nez. Ces deux

(*) Si. I. s., sinus longitudinal supérieur. — Si. I. i.. sinus longitudinal inférieur. — Vr., veines frontales. — Temp. p., -veines temporales profondes. — Ang., veine angulaire, —r Fac, veine faciale. — pi. Alv., plexus alvéolaire. — Mass., veines massétérines. — Temp. s., temporale superficielle. — Max. i, veine maxillaire interne. — pi. Temp., plexus temporal. — 3ug. i., jugulaire interne.

CnuVEU.HiEK et Séf., 5e édition. III. — lo

ANGftiOLOGIE.

Veine faciale.

Continuation de l'angulaire.

Rlle s'unit a la linguale.

Terminaisons diverses de la veine faciale

Branches collatérales Tronc alvéolaire;

Plexus al-

\éolaire;

Veines coronaires ;

Buccales; Masséteri-

nes antérieures ; Sous-mentale;

Palatine inférieure.

Plexus tonsillaire.

branches se réunissent en un tronc commun considérable qui se porte de bas en haut et vient se jeter sous un angle aigu dans la veine angulaire.

c) Veine faciale. L'angulaire prend le nom de faciale aussitôt qu'elle a reçu les veines du nez ; elle se porte très-obliquement en bas et en dehors, passe sous le muscle grand zygomatique, sur le buccinateur, pour gagner le bord antérieur du masséter, qu'elle longe, coupe perpendiculairement la base de la mâchoire, passe sur l'artère faciale, est reçue dans le sillon de la glande sous-maxillaire et se termine diversement suivant les sujets.

Le plus ordinairement elle s'unit avec la veine linguale en un tronc commun qui va se jeter dans la veine jugulaire interne. C'est au tronc commun formé par la faciale et la linguale qu'aboutissent quelquefois la veine thyroïdienne supérieure, la veine pharyngienne et le tronc des veines temporale et maxillaire interne. Dans d'autres cas, on voit la faciale couper obliquement le sternocléido-mastoïdien, sur la face externe duquel elle est placée, pour aller se jeter dans la veine jugulaire externe, à une hauteur variable du trajet de cette veine. Je l'ai vue se continuer directement, tantôt avec la veine jugulaire antérieure, tantôt avec la jugulaire externe du même côté ou du côté opposé, ou se rendre à la convexité d'une arcade commune aux veines jugulaires externe et antérieure.

Chemin faisant, la veine faciale reçoit, 1° en dehors, le tronc veineux alvéolaire, très-volumineux, qu'on peut considérer comme la branche profonde d'origine de la veine faciale ; celle-ci, en effet, augmente beaucoup et quelquefois même double de volume après l'avoir reçu. Ce tronc veineux alvéolaire part d'un plexus veineux très-remarquable, plexus alvéolaire, situé sur la tubérosité maxillaire, dans lequel se rendent les veines alvéolaires proprement dites, les veines sous-orbitaires, palatines supérieures, vicliennes et sphéno-palatines, et qui communique avec le plexus ptérygoïdien. Toutes ces veines sont les satellites des branches artérielles de même nom, appartenant à la maxillaire interne. Né du plexus, le tronc alvéolaire se dirige en avant et en bas, sous l'os malaire, et vient s'unir à angle aigu avec la faciale ; 2° en dedans, les veines coronaires labiales supérieure et inférieure, qui se comportent comme les artères du même nom, à l'exception des flexuosités, qui leur sont étrangères ; la veine ou les veines buccales et les veines massétérines antérieures ; 3° au-dessous de la base de la mâchoire, la veine sous-mentale, la veine palatine inférieure, si remarquable par le plexus tonsiïlaire qu'elle forme en presque totalité, la veine ou les veines de la glande sous-maxillaire, quelquefois la veine ranine.

Dans son trajet, la veine faciale est, en général, plus superficielle que l'artère du même nom ; elle n'accompagne pas l'artère à la face, mais est située plus en dehors et ne décrit aucune flexuosité.

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