Veines diploïques
Pour terminer ce qui est relatif aux veines de la tête, il nous reste à parler des veines diploïques ou veines propres des os du crâne. Décrites pour la première fois par Dupuytren dans sa thèse inaugurale, sous le nom de canaux veineux des os, elles ont été figurées plus tard par Chaussier (Traité de l'encéphale), et ensuite par Breschet dans son bel ouvrage sur les veines.
Il règne dans l'épaisseur des os du crâne des canaux veineux ramifiés, dans lesquels les veines sont réduites à leur tunique interne, les tuniques externes se trouvant remplacées par les canaux osseux eux-mêmes. Ces canaux veineux ne sont pas exclusivement propres aux os du crâne ; ils existent dans tous les os spongieux et même dans les os compactes, avec cette différence que dans les os spongieux les canaux occupent l'épaisseur de l'os, tandis que dans la partie compacte des os longs ils avoisinent le canal médullaire.
Les canaux veineux des os du crâne présentent beaucoup de variétés sous le rapport de leur calibre et sous celui de l'étendue de leur distribution : sur la même tête, ceux du côté droit ne ressemblent pas à ceux du côté gauche. Tous communiquent entre eu, comme les aréoles du tissu diploïque, dont ils sont des dilatations. L'ossification des sutures n'est pas une condition indispensable pour que les canaux d'un des os du crâne communiquent avec ceux d'un os voisin.
Leur calibre est en raison directe de l'âge du sujet et en raison inverse du
VEINES DIPLOÏQUES.
Fiç. 53.
Canaux veineux du diploé.
nombre de leurs ramifications ; quelquefois ils se renflent en ampoule de distance en distance, d'autres fois ils se terminent brusquement par un cul-de-sac pour reparaître plus bas ou pour cesser complètement. Toutes ces différences dépendent des communications plus ou moins faciles des canaux veineux avec les veines voisines. Ces communications ont ' lieu- par une foule de permis plus" ou moins considérables, soit- avec' les veines méningiennes et les sinus infra-crâniens, soit avec les veines qui recouvrent extérieurement les os du crâne.
Les orifices extérieurs sont très-petits : ils s'observent sur l'arcade orbi taire, dans le trou sus-orbitaire , clans la fosse temporale et sur la partie inférieure de Koecipital. Les orifices internes' sont plus grands
et plus nombreux : on les- rencontre dans les sillons méningés, au niveau des bosses pariétales, de la protubérance occipitale interne, dans la gouttière latérale, dans la fosse frontale,' dans la fosse sphéno-temporale, dans la gouttière sagittale.
Sur certaines tètes de vieillards, les conduits veineux sont confondus en totalité ou en partie avec'les sillons des artères et veines méningiennes ; j'ai vu ces sillons méningiens' eux-mêmes présenter des trous considérables qui perforaient le crâne de part en part.
Chez l'enfant nouveau-né, on ne rencontre pas de canaux veineux proprement dits; mais toute l'épaisseur des os est parcourue par des aréoles veineuses, ainsi qu'on le voit lorsque ces os sont naturellement injectés de sang, ou lorsqu'on pratique une injection au mercure, qui transforme le diploé en un réseau argenté, aussi délié que celui qu'on obtient dans les injections des parties molles. '■ '
Du reste, on distingue les canaux diploïques de la voûte du crâne en frontaux, temporo-pariétaux et occipitaux.
Les canaux frontaux sont au nombre de deux, l'un à droite, l'autre à gauche ; ils commencent par des ramifications à la partie supérieure du frontal et vont en grossissant à mesure, qu'ils approchent de la partie inférieure ou voûte orbitaire. Ils sont unis entre eux par des rameaux transverses ; en outre, ils communiquent incessamment soit avec les veines périostiques, soit avec les veines méningiennes, s'ouvrent à l'extérieur par des trous vasculaires et se jettent dans les veines sus-orbitaires et dans les veines préparâtes.
Les canaux diploïques temporo-pariétaux, divisés en antérieur et en postérieur, répondent aux sillons qui logent les divisions de l'artère méningée moyenne, et s'ouvrent dans ces sillons par un grand nombre de pertuis, extrêmement prononcés chez le vieillard ; ils communiquent d'ailleurs, à l'extérieur, avec les veines temporales profondes.
Ils présentent des ampoules et des culs-desac.
Leurs communications
avec les veines extérieures et les veines intérieures du crâne.
Leur disposition cliez les vieillards.
Chez les
enfants
nouveau-
Canaux diploïques fronraux.
Canaux diploïques temporopariétaux.
Canaux <liploïf|iies occipitaux.
Les canaux diploîques occipitaux, au nombre de deux, l'un à droite, l'autre à gauche, communiquent entre eux par un grand nombre de rameaux et viennent s'ouvrir, en bas, dans les veines occipitales.
Dix veines
ramènent le
sang de la
tète.
jugulaires
externes et antérieures
apparliennentaux
veines sous-cula-
nées.
Conséquences pratiques déduites ries communications des
veines jugulaires entre elles.
Remarques sur le système
veineux cérébral.
Sinus.
Veines ventricnlaires et profondes.
Veines superficielles.
Embouchure des veines dans les sinus.
Situation et
inextensibilité des siriu^.