Plexus pelviens propres à la femme
Le plexus
vésical est moins développé chez la femme que chez l'homme.
Plexus vaginal.
Plexus utérin.
Valvules des
veines pelviennes.
a. Le plexus vésical ou vésico-uréthral de la femme est moins développé que celui de l'homme, par suite de l'absence de veines analogues aux veines superficielles de la verge, lesquelles ne sont représentées chez la femme que par quelques rameaux venus des grandes lèvres. Ce plexus reçoit les veines du clitoris ; il communique très-largement, en arrière, avec le plexus vaginal.
b. Le plexus vaginal, lacis vasculaire extrêmement développé, surtout à l'orifice vulvaire, qu'il entoure de toutes parts de plusieurs séries d'anneaux anastomotiques, communique, en avant, avec le plexus vésical, en arrière, avec le plexus hémorrhoïdal ; de telle manière que tous les plexus pelviens sont associés dans l'espèce de turgescence qui accompagne le phénomène de l'érection. Les racines du plexus vaginal sont dans la muqueuse du vagin et surtout dans le tissu érectile qui entoure l'orifice de ce conduit ; de grosses veines naissent, en particulier, du bulbe du vagin. (V. t. II, p. 511.)
c. Plexus utérin. Les veines de l'utérus ont été décrites en môme temps que cet organe (V. t. II, p. 498); elles forment les plexus pampini formes, d'où partent des branches utérines pour les veines honteuses internes et les veines utéroovariennes.
Les veines pelviennes sont pourvues d'un grand nombre de valvules, qui s'opposent à la pénétration de l'injection du cœur vers les capillaires. Nous devons considérer les plexus pelviens comme établissant une communication très-importante et très-considérable entre les veines de la moitié droite et celles de la moitié gauche du corps.
Veine iliaque externe.
Rapports.
Branches qu'elle reçoit.
Limitée en bas par l'arcade fémorale, la veine iliaque externe s'étend en haut jusqu'à la partie supérieure de la symphyse sacro-iliaque, où elle se réunit avec la veine iliaque interne ou hypogastrique pour constituer la veine iliaque primitive. Elle présente les mômes rapports que l'artère iliaque externe, en dedans et en arrière de laquelle elle est située, pour lui devenir tout à fait interne sur le pubis. Il existe ordinairement une paire de valvules à son extrémité inférieure.
J'ai vu, dans un cas, la veine iliaque primitive gauche recevoir la veine iliaque interne droite, en sorte que la veine iliaque externe droite se prolongeait jusqu'à la veine cave, où elle s'ouvrait directement.
La veine iliaque externe reçoit la veine épigastrique et la veine circonflexe iliaque. Ces deux veines sont doubles, mais chaque paire de veines se réunit en un seul tronc au moment où elle va s'ouvrir dans la veine iliaque externe. Toutes deux sont pourvues de valvules. La veine épigastrique communique toujours avec la veine obturatrice par une branche anastomolique. Près de son embouchure, elle reçoit les veines funiculaires. La veine circonflexe iliaque passe derrière l'artère iliaque externe, qu'elle croise à angle droit pour se rendre à la veine iliaque externe.
VEINES DES MEMBRES ABDOMINAUX
VEINES DES MEMBRES ABDOMINAUX
Les veines des membres abdominaux se divisent, comme celles des membres thoraciques, en veines profondes ou satellites des artères, et en veines superficielles.
A. — Veines profondes du membre abdominal.
Les veines profondes du membre abdominal sont toutes doubles, jusqu'à la poplitée, et les deux veines satellites de chaque artère communiquent fréquemment entre elles. Les veines péronières sont, en général, plus volumineuses que les veines tibiales postérieures et reçoivent toutes les veines musculaires qui viennent des régions postérieure et externe de la jambe.
A partir de la veine poplitée, un seul tronc veineux répond au tronc artériel.
La veine poplitée se trouve située derrière l'artère, à laquelle elle est accolée. Les rapports de la veine avec l'artère sont tels qu'au-dessous de l'articulation et à son niveau la veine est placée immédiatement derrière l'artère, et qu'audessus, elle est située en arrière et un peu en dehors (1).
La veine poplitée est remarquable par l'épaisseur de ses parois, qui est tellement considérable que cette veine reste béante après avoir été ouverte, en sorte que, sur le cadavre, on la confond quelquefois avec l'artère.
A la veine poplitée aboutissent : 1° les faisceaux volumineux des veines jumelles, remarquables par le nombre de leurs valvules ; 2° les veines articulaires ; 3° la veine saphène externe. J'ai vu une petite veine anastomotique trèsvalvuleuse, analogue aux canaux veineux collatéraux dont j'ai déjà parlé, s'étendre de la partie la plus élevée de la veine tibiale antérieure à la partie moyenne de la veine poplitée. Les veines articulaires inférieures, la veine du soléaire et celle du jumeau externe forment un tronc qui remonte au côté externe de l'artère poplitée et ne se jette dans la veine poplitée qu'à la partie supérieure du creux de ce nom. Une veine analogue existe au côté interne.
La veine fémorale affecte avec l'artère correspondante des rapports qui ne sont pas les mêmes dans les diverses parties de sa longueur : ainsi, en bas, elle est externe relativement à l'artère ; plus haut, elle est située en arrière de ce vaisseau ; enfin, depuis l'embouchure de la saphène interne jusqu'à l'arcade crurale, elle est placée en dedans de l'artère et sur un plan postérieur et répond, non à l'angle interne de l'anneau crural, qu'occupe généralement un ganglion lymphatique, mais à la partie postérieure de cet anneau ; en sorte que c'est en dedans de la veine fémorale, et non pas au-devant d'elle, qu'ont lieu les déplacements dans les hernies.
La veine fémorale est unique, comme l'artère; cependant il existe pour la moitié ou les deux tiers inférieurs de cette veine un ou deux canaux veineux
(1) J'ai vu deux fois la veine poplitée remonter avec le nerf sciatique jusqu'à la partie supérieure de la cuisse et ne traverser les adducteurs, pour devenir fémorale, qu'au niveau du point où les muscles sont traversés par l'artère et la veine fémorales profondes. Dans un de ces cas, la division du nerf sciatique en poplité interne et en poplité externe était prématurée et la veine poplitée, située sur un plan antérieur, leur était intermédiaire. Il importe de remarquer que, dans ce cas, l'artère poplitée était accompagnée par une veine d'un assez petit calibre et que cette veine était antérieure à l'artère.
Cruveilhier et Sée, 5e édition. III. — 1 7
Veine poplitée.
Veines qui aboutissent à la poplitée.
Veine fémorale.
Rapports.
Elle est unique dans son tiers supérieur, multiple dans ses deux tiers inférieurs.
ANGÉIOLOGIE.
Branches
quereçoit la
veine
fémorale.
Ampoule de la \eine fémorale.
Valvule?.
collatéraux qui marchent parallèlement à sa direction ; à ces canaux veineux, qui sont toujours très-valvulcux, se rendent des branches de communication venues delà veine saphène interne et des branches musculaires.
La veine fémorale reçoit toutes es branches qui correspondent aux divisions de l'artère fémorale, à l'exception des veines honteuses externes et tégumenteuscs de l'abdomen, qui vont se jeter clans la saphène interne. Au niveau de l'embouchure de cette dernière, elle présente une ampoule ou dilatation, quelquefois assez considérable pour simuler une hernie.
Toutes les veines profondes du membre abdominal sont riches en valvules. 11 y en a quatre pour la veine fémorale profonde, deux ou trois pour la poplitée, et un nombre bien plus considérable pour les veines péronières et tibiales, surtout pour la tibiale postérieure, qui, d'après M. Houzé, serait la plus riche en valvules ; toutes les petites veines qui viennent s'y ouvrir présentent une paire de valvules immédiatement avant leur embouchure.
Elles occupent la face dorsale du pied.
Veines dorsales du pied.
H. — Veines superficielles du membre abdominal.
Beaucoup moins nombreuses que celles du membre thoracique, les veines superficielles du membre abdominal aboutissent toutes à deux troncs veineux, qui sont la saphène interne et la saphène externe.
Veines superficielles du pied. — De même que celles de la main, les veines superficielles du pied occupent la région dorsale. Les veines collatérales des orteils, distinguées en internes et en externes, viennent toutes se rendre à la convexité d'une arcade plus régulière et plus constante qu'à la main et qui occupe la région antérieure du métatarse ; c'est l'arcade dorsale du pied. De l'extrémité interne de cette arcade part une branche volumineuse, veine dorsale interne du pied, qui est l'origine de la veine saphène interne ; de l'extrémité externe part une autre branche, dorsale externe du pied, un peu moins volumineuse, qui est l'origine de la veine saphène externe. C'est également aux extrémités interne et externe de l'arcade dorsale du pied que viennent se rendre les veines, peu considérables, émanées du réseau plantaire superficiel (1).
Elle est la continuation de la dorsale interne du pied.
Veine calcanéenne interne.