‹ Traite d'anatomie descriptiveChapitre 150 sur 282 · DROITE · texte numérisé non relu

DROITE

A. — Canal thoracique.

Le canal thoracique est le tronc commundes ■vaisseaux lymphatiques, llcommence à la région lombaire.

Réservoir du envie.

Trajet du canal thoracique.

Préparation. On peut étudier le canal thoracique rempli de chyle, chez un animal qu'on fait périr pendant le travail de la digestion ; mais le chyle ne tarde pas à disparaître, lorsqu'on n'a pas pris soin de lier ce canal à, son embouchure dans la veine sous-clavière gauche.

Pour injecter le canal thoracique, il faut renverser les intestins h gauche et le foie à droite ; chercher entre l'aorte et le pilier droit du diaphragme le réservoir de Pecquet, suivre un des troncs lymphatiques qui, de ce réservoir, vont aux ganglions lombaires (1), et piquer un de ces troncs avec le tube à injection. On aura eu soin de lier la veine sous-clavière gauche en dedans et en dehors de l'insertion de la veine jugulaire interne ; ou, mieux encore, on remplira préalablement avec une injection solide les veines sous-clavière et jugulaire interne. L'injection du canal thoracique avec une solution d'ichthyocolle poussée ;à l'aide de la seringue d'Anel est bien préférable h l'injection mercurielle pour les pièces que l'on veut conserver.

Le canal thoracique, ainsi nommé à cause de sa situation, est le tronc commun de tous les lymphatiques du corps humain, en exceptant toutefois ceux de la moitié droite de la tête, du cou et du thorax, et ceux du membre thoracique droit.

Il commence au niveau de la deuxième et quelquefois de la troisième vertèbre lombaire, par la réunion des rameaux qui émanent des ganglions abdominaux ; ces rameaux, qui, suivant Meckel, sont au nombre de trois, m'ont paru être le plus souvent au nombre de cinq ou de six. Généralement très-gros, ils convergent tous vers une dilatation ou ampoule de forme triangulaire qu'on appelle réservoir ou citerne de Pecquet (cisterna chyli), du nom de l'anatomiste qui a démontré que les vaisseaux lactés, au lieu de se rendre au foie, comme on le pensait d'après Aselli, allaient se rendre au canal thoracique.

Cette ampoule, qui n'est souvent qu'un simple confluent, sans dilatation, des cinq ou six troncs d'origine du canal thoracique, est située à droite et en arrière de l'aorte, immédiatement au-dessous de l'ouverture aortique du diaphragme, à côté du pilier droit de ce muscle.

Né de cette manière, le canal thoracique se porte verticalement en haut, pé-

(1) On pourrait encore, pour plus de facilité, malgré la défectuosité de ce procédé, commencer par injecter directement un des ganglions voisins du réservoir de Pecquet ; le réservoir ou un des troncs qui le remplacent étant distendu, il est facile d'y faire pénétrer le tube à injection.

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