‹ Traite d'anatomie descriptiveChapitre 165 sur 282 · I. — VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU CRANE · texte numérisé non relu

I. — VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU CRANE

P)'éparation. Raser le cuir chevelu ; plonger la tête dans de l'eau tiède ; piquer au hasard j le réseau lymphatique sous-épidermique du cuir chevelu. L'injection de ces vaisseaux lymphatiques est incomparablement plus facile chez les enfants que chez les .adultes, et chez les adultes que chez les vieillards.

1 ° Vaisseaux lymphatiques superficiels ou cutanés du crâne. Ils proviennent d'un tymphatiréseau étendu sur toute la surface du cuir chevelu, mais développé surtout au cil'escutanés

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Vaisseaux lymphatiques de la tête (*).

(*) 1, vaisseaux frontaux. — 2, vaisseaux pariétaux. — 3, vaisseaux occipitaux. — G. par., ganglions parotidiens. — G. cerv. s., ganglions cervicaux superficiels. — G. max., ganglion sous-maxillaire.

ANGÉIOLOGIE.

Lymphatiques profonds du crâne.

Lymphatiques superficiels du cerveau.

Réseau lymphatique intermédiaire à l'arachnoïde et a la pie-mère.

On n'a pas pu suivre les

lymphatiques du cerveau au delà des trous de

la base du crâne.

niveau de la suture sagittale, et se rassemblent en trois ordres de faisceaux : 1° faisceaux temporaux, qui descendent derrière l'oreille en longeant l'artère temporale superficielle et vont aux ganglions sous-occipitaux les plus antérieurs ; 2° faisceaux occipitaux, qui suivent l'artère occipitale et se partagent entre les ganglions mastoïdiens et les ganglions occipitaux profonds ; quelques-uns viennent du réseau lymphatique si riche qui recouvre le pavillon de l'oreille; 3° faisceaux frontaux, moins nombreux que les précédents, qui se portent d'abord verticalement en bas, puis se déjettent en arrière, coupent à angle droit la direction de l'arcade zygornatique et se perdent dans les ganglions parotidiens.

2° Vaisseaux lymphatiques profonds du crâne. Les lymphatiques de la dure-mère, lymphatiques meningiens, ont été observés par Mascagni ; ils suivent le trajet des vaisseaux méningés moyens, passent parle trou sphéno-épineux et vont se rendre aux ganglions jugulaires. Ces vaisseaux lymphatiques sont faciles à injecter par le réseau lymphatique de la face interne de la dure- mère.

Ruysch paraît être le premier qui ait vu à la surface du cerveau, entre l'arachnoïde et la pie-mère, des cavités tubuleuses, qu'il 'avait été tenté de considérer comme des lymphatiques du cerveau, et il les a indiqués sous le nom de vasa pseudo-lymphatica. Mascagni, pour rendre sensibles les vaisseaux lymphatiques superficiels du cerveau, poussa dans les artères carotides une solution de gélatine colorée : la solution passa incolore dans les vaisseaux lymphatiques.

Les vaisseaux lymphatiques du cerveau sont peu connus. Fohmann a décrit et figuré un réseau lymphatique tout à fait semblable à celui des autres parties du corps et qui est intermédiaire à l'arachnoïde et à la pie-mère. Ce réseau, selon le même anatomiste, s'enfonce dans les anfractuosités et paraît se continuer dans l'épaisseur de la substance cérébrale, où il n'est plus possible de le suivre. C'est de lui qu'il fait partir de petits troncs accompagnant les artères et les veines jusqu'aux trous de la base du crâne, au delà desquels Fohmann n'a jamais pu les suivre ; en sorte qu'il se demande si ces vaisseaux lymphatiques ne feraient pas exception à la règle commune par leur défaut de connexions avec le système général des vaisseaux absorbants et s'ils ne se jetteraient pas directement dans les veines contre lesquelles ils sont appliqués.

Jusque dans ces dernières années, on était généralement porté à croire que Fohmann avait injecté tout simplement les mailles du tissu cellulaire sousarachnoïdien. Mais les observations de Robin et de His, dont il a été question dans les généralités sur les lymphatiques, tendraient à prouver que cet ordre de vaisseaux ne fait nullement défaut au cerveau, et même qu'il y joue un rôle très-important. Il faut reconnaître toutefois que l'étude des lymphatiques de l'encéphale laisse encore beaucoup à désirer.

D'une autre part, Mascagni a figuré des vaisseaux lymphatiques autour de l'artère vertébrale et de la veine jugulaire interne. Ces troncs supposent l'existence de vaisseaux lymphatiques cérébraux.

Fohmann a également trouvé des vaisseaux lymphatiques dans les plexus choroïdes des ventricules latéraux du cerveau ; ces vaisseaux étaient remarquablement élargis et offraient des dilatations en ampoule. Nous appliquerons à ces vaisseaux les mêmes remarques que nous ont suggérées les vaisseaux du cerveau.

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