‹ Traite d'anatomie descriptiveChapitre 166 sur 282 · II. — VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA FACE · texte numérisé non relu

II. — VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA FACE

Préparation. La même que pour le crâne. Le réseau lymphatique de la peau de la face 'injecte beaucoup plus difficilement que celui du cuir chevelu.

On les divise en superficiels et en profonds.

1 ° Vaisseaux lymphatiques superficiels. Beaucoup moins nombreux que ceux du cuir chevelu, ils naissent de tous les points de la face, principalement de la ligne médiane. On a signalé également, comme riches en lymphatiques, la peau qui recouvre les pommettes et celle de la région parotidienne. Ceux qui viennent de la région frontale accompagnent les vaisseaux frontaux ; les autres accompagnent les vaisseaux faciaux qui les avoisinent, et aboutissent soit aux ganglions parotidiens, soit aux ganglions sous-maxillaires. M. Bonamy fait remarquer que les vaisseaux lymphatiques de la face et du cuir chevelu diffèrent de ceux des membres par un défaut presque absolu de valvules, ce qui permet d'y pousser l'injection des troncs vers les racines.

Le réseau lymphatique est très-serré sur le lobule et sur les ailes du nez. Celui des lèvres est développé surtout au niveau du bord libre ; il donne naissance à des branches antérieures ou superficielles, qui se portent en dehors pour rejoindre l'artère faciale, et à des branches postérieures ou sous-muqueuses, très-bien injectées par M. Bonamy ; ces dernières se dirigent vers le fond de la gouttière labio-maxillaire, traversent les muscles carré et triangulaire et vont se rendre aux ganglions sous-maxillaires, avec les lymphatiques du menton et de la région sus-hyoïdienne.

Les lymphatiques du pavillon de l'oreille naissent par un réseau serré qui recouvre toute la surface de cet organe ; les plus antérieurs aboutissent au ganglion situé en avant du tragus; les plus postérieurs se rendent aux ganglions mastoïdiens ; les inférieurs, enfin, vont aux ganglions parotidiens.

Les lymphatiques des paupières et des sourcils se dirigent en dehors pour gagner les ganglions parotidiens.

2° Vaisseaux lymphatiques profonds. Ils naissent de la muqueuse buccale et pharyngienne, de la langue, des glandes salivaires, des fosses nasales et des muscles.

Les lymphatiques des gencives sont assez faciles à injecter chez le fœtus; les réseaux qui recouvrent les gencives de la mâchoire inférieure fournissent des vaisseaux qui descendent sur l'une et l'autre face de cet os et se jettent dans les ganglions sous-maxillaires ; ceux qui appartiennent à la mâchoire supérieure donnent naissance à des branches vasculaires qui convergent en arrière et en dedans, vers le voile du palais, et suivent ensuite le trajet des lymphatiques qui proviennent de ce voile.

Ceux delà voûte palatine, du voile du palais et des amygdales, ceux dupharynx, de la cavité buccale, de la langue et du larynx se rendent aux ganglions parotidiens profonds et aux ganglions cervicaux. On injecte parfaitement le réseau lymphatique des muqueuses linguale, buccale et pharyngienne, ainsi que celui delà membrane pituitaire, dont l'existence avait, à tort, été révoquée en doute. C'est même uniquement par ce réseau qu'on peut arriver aux vaisseaux lymphatiques qui émanent de ces diverses parties, à l'occasion desquelles ce réseau a été étudié.

Lymphatiques superficiels de la face.

Du nez.

Des lèvres.

Du pavillon

de

l'oreille.

Des paupières et des sourcils.

Lymphatiques profonds.

Des gencives.

De la voûte

palatine, du voile du palais, des amygdalts ,

du pharynx, de la langue et du larynx.

ANGEI0L0G1E.

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