II. — Vaisseaux lymphatiques
Aux ganglions axillaires viennent aboutir les lymphatiques du membre supérieur et de la partie postérieure du cou, ceux de la moitié supérieure du tronc et ceux des mamelles.
Vaisseaux lymphatiques de la main.
a. — Vaisseaux lymphatiques du membre thoracique.
Ils se divisent en superficiels et profonds.
1. Les vaisseaux lymphatiques superficiels du membre thoracique, nés de la peau par des réseaux développés surtout sur la dernière phalange des doigts et dans la paume de la main, marchent, parallèlement à la longueur de ces appendices, au nombre de deux pour chacun, et accompagnent les artères collatérales ; ils occupent, pour la plupart, la région dorsale de la main, croisent obliquement les os métacarpiens, s'anastomosent entre eux, passent sur le carpe et arrivent sur la surface postérieure de l'avant-bras.
La face palmaire des doigts et la paume de la main sont recouvertes d'un ré-
(1) Le nombre des ganglions lymphatiques de l'avant-bras et du bras paraissait bien plus considérable sur une pièce qui a été présentée à la Société anatomique par M. Jules Dubois, en 1850. Il nous a été montré cinq ganglions le long des artères radiale, cubitale et interosseuse, et plusieurs des vaisseaux lymphatiques qui les reliaient entre eux. Au-dessus de l'épitrochlée, le long de la veine basilique, il existait sept ou huit ganglions d'inégal volume, les uns sous-cutanés, les autres sous-aponévrotiques. Ce cas doit-il être considéré comme une variété anatomique? Je ne le pense pas; mais l'individu auquel appartenait ce membre étant affecté d'une carie de la main, on conçoit que l'augmentation de volume des ganglions correspondants en ait été la conséquence. D'un autre côté, si l'augmentation de volume causée par la maladie permet de reconnaître des ganglions où leur ténuité les dérobe à l'investigation dans l'état normal, n'est-il pas à craindre qu'on ait pris quelquefois pour de véritables ganglions des tubercules développés dans le tissu cellulaire, sur le trajet des vaisseaux lymphatiques?