LYMPHATIQUES DU MEMBRE TI10RAC1QUE
seau lymphatique extrêmement serré, d'où naissent six à huit vaisseaux qui vont gagner l'avant-bras ; les deux plus externes, d'après M. Sappey, se portent souvent en dehors, vers le bord inférieur de l'ad- , . ducteivr du pouce, qu'ils contournent, pour se réunir aux lymphatiques de la face dorsale de la main; les autres montent verticalement au-devant du ligament annulaire antérieur du carpe.
A Y avant-bras, les lymphatiques sont répartis à peu près également entre la face postérieure et la face antérieure. Les lymphatiques antérieurs se partagent entre le côté interne et le côté externe de l'avant-bras, gagnent la région du coude, les uns se plaçant au-devant de l'épitrochlée et de ses muscles, les autres, au-devant de l'épicondyle. Là ils sont renforcés par les lymphatiques de la région antibrachiale postérieure, qui se partagent également en deux faisceaux : l'un interne, plus considérable, qui contourne obliquement la portion supérieure du bord cubital de l'avant-bras et la portion inférieure du bras, pour gagner la face antérieure du pli du coude; l'autre externe, composé d'un petit nombre de vaisseaux qui contournent le bord radial de l'avant-bras, pour se porter également sur sa face antérieure.
Il n'est pas rare de voir un certain nombre de vaisseaux lymphatiques postérieurs, nés du côté externe de la main ou de l'avant-bras, après un certain trajet presque directement ascendant, se porter obliquement ou même transversalement de dehors en dedans, au-dessus et au-dessous de l'olécrane, et se joindre au groupe
Au bras, parmi les vaisseaux lymphatiques internes, les uns se portent aux ganglions sus-épitrochléens ; les autres longent le bord interne du biceps et la veine basilique et se dirigent ensuite en arrière et en haut, pour gagner les ganglions axillaires inférieurs. Les lymphatiques externes croisent très-obliquement la partie antérieure du bras, pour aller se terminer, comme les précédents, dans les mêmes ganglions.
Un de ces vaisseaux parcourt un trajet remarquable : il longe la veine céphalique, gagne la ligne celluleuse qui sépare le grand pecloral du deltoïde, s'enfonce au-dessus du petit pectoral, au-dessous du ligament coracoclaviculaire, et décrit une courbe pour aller se jeter dans le ganglion sousclaviculaire.
2. Les vaisseaux lymphatiques profonds suivent rigoureusement la direction des vaisseaux sanguins ; ordinairement au nombre de deux pour chaque artère, ils communiquent souvent avec les vaisseaux lymphatiques superficiels, s'élèvent le long du bras, où ils rencontrent trois ou quatre petits ganglions, reçoivent, vers le tiers supérieur du bras, les vaisseaux efférents du ganglion susépitrochléen et vont, en dernière analyse, se rendre aux ganglions axillaires.
De l'avantbras:
Pouce d'un adulte (*) (grandeur naturelle).
Ou bras;
Vaisseaux lymphatiques superficiels du bras.
Vaisseaux lymphatiques profonds.
(*) 1, phalange unguéale, dont la face dorsale est couverte d'un réseau lymphatique. — 2, 2, va lymphatiques qui naissent de ce réseau.
Cruyeilhier et Sée. 5e édition- 111- — - '
322 ANGÉIOLOGIE.
J'ai vu des vaisseaux lymphatiques profonds de l'avant-bras communiquer,
Fifr. 77.
Vaisseaux lymphatiques de la, face antérieure Vaisseaux lymphatiques de la face dor-
de l'avant- bras {*). sale du membre supérieur (**).
(*) 1, épitrochlée. — cub. s., veine cubitale superficielle. — rad. s., veine radiale superficielle. — truzd., veine médiane. — méd. c, médiane céphalique. — méd. b., médiane basilique. — bas., veine basilique. — céph., veine céphalique.
i**) cëph..c, veine céphalique. — salv., veine salvatelle. — cub, s., veine cubitale superficielle, —rad. s., veine radiale superficielle.