III
NEVROLOGIE.
faux du cerveau et la tente du cervelet qu'est creusé le canal veineux connu Ses bords; sous le nom de sinus droit. Son bord supérieur, convexe, mesure tout l'intervalle qui sépare le trou borgne de la protubérance occipitale interne ; il est en rapport, par conséquent, avec la ligne médiane du frontal, la suture sagittale et la branche supérieure de la gouttière cruciale de l'occipital. Dans l'épaisseur de ce bord se trouve le si?ius longitudinal supérieur. Le bord inférieur, concave, est mince, comme tranchant, et répondau corps calleux, qu'il ne touche qu'en arrière
Fi?. 97.
&p.CrUt*.G
Vath'd.
LlVEILLE.DEL^ E.VEftMORCKEN.:
Surface interne de la dure-mère. Tente du cervelet, vue par sa face supérieure et en rapport avec l'isthme. La faux du cerveau a été enlevée (d'après L. Hirschfeld) (*).
etsur lequel, par conséquent, il ne saurait imprimer de sillon. Ce bord, moins
mince en arrière qu'en avant, contient dans son épaisseur une petite veine, à
faees ■ laquelle on a donné le nom de sinus longitudinal inférieur. Les deux faces de
la faux répondent à la surface interne des deux hémisphères. Il n'est pas rare
'*) Ap. crista. G., apophyse crista-galli. — D. mère, dure-mère. — Ap. d'Ing., apophyse d'Ingrassias.
S in. long, s., sinus longitudinal supérieur. — Sin. lai., sinus latéral. — T. du C, tente du cervelet.
V. Gai., veines de Galicn. — Ar. car. int-, artère carotide interne. — TV. opt., nerf optique. —
Mot. oc. c, moteur oculaire commun. — Tub.m., tubercules mamillaires. — Puthét., nerf pathétique. — Tub. fju., tubercules quadrijumeaux. — For. ov., trou ovale.
DURE-MERE CRANIENNE
de voir la faux du cerveau comme éraillée eu quelques points, et môme il m'est arrivé de trouver les deux hémisphères cérébraux continus l'un avec l'autre, par une espèce de commissure, à travers une perte de substance de cette cloison. Les usages de la faux sont bien évidemment de prévenir les effets de l'ébranlement latéral du cerveau, et d'empêcher l'un des hémisphères de peser sur l'autre dans le décubitus latéral.
2° Tente du cervelet. Espèce de cloison incomplète et comme tronquée en avant (septum transverse, Chauss.) qui sépare le cervelet des lobes postérieur du cerveau. Étendue du bord supérieur des rochers à l'occipital, la tente du cervelet est horizontale d'une manière générale et ferme les fosses occipitales du crâne en haut. Ce repli est maintenu dans un état de tension constant par la faux du cerveau, qui est elle-même habituellement tendue. La faux du cerveau et la tente du cervelet sont réciproquement la cause de leur état de tension : la section de l'un est nécessairement suivie du relâchement de l'autre. Pour avoir une bonne idée de la tente du cervelet, il faut donc l'étudier en place, la faux du cerveau étant intacte. On voit alors que, examinée par sa face supérieure, la tente présente deux plans inclinés réunis à angle obtus, de manière à former une sorte de voûte membraneuse, sur le sommet de laquelle s'insère la base de la faux du cerveau. La concavité inférieure de cette voûte répond à la convexité du cervelet, sur laquelle elle se moule ; sa convexité supérieure répond à la concavité légère des lobes postérieurs du cerveau. Le double plan incliné (en dos d'âne) de la tente du cervelet est important à noter pour se faire une idée de la manière dont le cerveau résiste aux ébranlements directs ou indirects : il en résulte une décomposition de mouvement qui prévient les funestes effets des commotions.
Sa circonférence externe ou postérieure, grande circonférence, est adhérente au crâne et répond, en arrière, à la protubérance occipitale interne et à la moitié postérieure des gouttières latérales; en avant, au bord supérieur du rocher. Les sinus latéraux sont creusés dans la portion occipitale, où les adhérences sont assez lâches, et les sinus pétreux supérieurs dans la portion pétrée de cette circonférence, fortement unie au rocher.
Sa circonférence interne ou antérieure, petite circonférence, est libre, de forme parabolique, et limite avec la gouttière basilaire de l'occipital un orifice elliptique, allongé dans le sens antéro-postérieur, que remplit la protubérance annulaire et qui porte le nom de trou ovale de Pacchioni.
Les extrémités ou pointes des deux circonférences de la tente du cervelet se croisent de chaque côté, à la manière des branches d'un X : la pointe ou ex-
(i) feu. s., feuillet superficiel recouvrant le corps pitui taire. — N. opt., nerf optique. — \Tr. opt., trou •optique. — Ap. cl. post., apophyse clinoïde postérieure. — M. oc. ex., nerf moteur oculaire externe. — For. ov., foramen ovale de Pacchioni. — Goût, bas., gouttière basilaire. — Hypogl., nerf hypoglosse. — Trij., nerf trijumeau. — Pathét., nerf pathétique. — M. oc. coin., nerf moteur oculaire commun.
Dure-mère tapissant la gouttière basilaire (d'après L. Hirschfeld) (*),
Tente du cervelet;
Ses plans inclinés;
Ses circonférences.
Trou ovale de Pacchioni.
Croisement en X des pointes des deux circonférences.
NEVROLOGIE.
L'sage ,
Taux
du cervelet.
Cloison fibreuse de l'hypophyse.
La duremère est composée de deux lames fibreuses.
Mode de formation des sinus et des replis
de la dure-mère.
trémité de la circonférence externe va se fixer à l'apophyse clinoïde postérieure et forme, vers le sommet du rocher, une espèce de pont sous lequel passe le nerf trijumeau. La pointe ou extrémité de la circonférence interne, subjacentc à la précédente, se prolonge jusqu'à l'apophyse clinoïde antérieure. Le prolongement de la circonférence externe comble, de chaque côté, l'espace qui sépare le sommet du rocher de la lame quadrilatère du sphénoïde ; il est traversé par les nerfs moteurs de l'œil, c'est-à-dire les nerfs de la troisième, de la quatrième et de la sixième paire. Le prolongement de la circonférence interne comble l'espace entre le sommet du rocher et la base des petites ailes du sphénoïde et forme la paroi externe du sinus caverneux, dans laquelle cheminent les nerfs moteurs de l'œil, ainsi que la branche ophthalmique de la cinquième paire.
La tente du cervelet a pour usage de soutenir les lobes postérieurs du cerveau et de les empêcher de peser sur le cervelet dans la station verticale.
3° Faux du cervelet (faix minor). Petit repli falciforme, vertical, médian (septum médian du cervelet, Chauss.), quelquefois double, suivant la remarque de "Winslow, étendu de la protubérance occipitale interne au trou occipital et destiné à séparer les deux hémisphères cérébelleux. Sa base, dirigée en haut, répond à la tente du cervelet et s'y implante ; son sommet se bifurque sur les parties latérales du trou occipital; les deux branches de bifurcation contiennent dans leur épaisseur les sinus occipitaux. Son bord postérieur ou adhérent est convexe et s'insère à la crête occipitale interne ; son bord antérieur ou libre est concave et tranchant, et répond au fond de la scissure médiane du cervelet (1).
4° Tente du corps pituitaire. 11 existe un quatrième repli de la dure-mère : c'est celui qui recouvre le corps pituitaire et complète l'espèce de boîte partie osseuse, partie fibreuse, dans laquelle il est encaissé. Ce repli, tendu entre le bord antérieur de la lame quadrilatère du sphénoïde et la gouttière des nerfs optiques, forme une sorte de diaphragme constitué par le feuillet interne de la dure-mère, dont le feuillet externe représente le périoste de la selle turcique. Une petite ouverture se voit au centre de ce diaphragme, pour laisser passer la tige pituitaire. Sur les côtés, le feuillet périostique se relève pour constituer la paroi interne du sinus caverneux.
IL Texture de la dure-mère crânienne. La dure-mère est peut-être la plus épaisse et la plus résistante de toutes les membranes d'enveloppe des viscères. On peut la considérer comme le périoste interne du crâne, formé de deux lames fibreuses qui, confondues entre elles dans la plus grande portion de leur étendue, s'écartent l'une de l'autre dans quelques points, pour constituer et les canaux veineux appelés sinus et les divers replis que nous avons décrits à la face interne de la dure-mère. Ainsi, au niveau de la gouttière longitudinale, le feuillet externe de la dure-mère tapisse cette gouttière ; mais le feuillet interne s'en détache de chaque côté. Or, les deux lames de ce feuillet interne, en se rapprochant, interceptent entre elles et le feuillet externe un espace prismatique triangulaire, sinus longitudinal supérieur, et constituent ensuite la faux du cerveau. Il en est de même au niveau des sinus latéraux, où le feuillet in-
(1) J'ai vu la dure-mère former, au niveau de la moitié postérieure du trou occipital, un petit repli falciforme qui représentait la base d'un triangle isocèle dont les deux branches de division de la faux du cervelet constituaient les bords égaux.
DURE-MÈRE CRANIENNE. 357
terne, en se repliant, va constituer la tente du cervelet. Cette séparation des deux feuillets de la dure-mère, évidente au niveau des sinus, ne peut être obtenue qu'incomplètement par la dissection dans les autres régions de cette membrane (1).
a. La dure-mère appartient à la classe des membranes fibreuses et non au La structure tissu musculaire, comme on l'a cru pendant longtemps (2). Elle est formée de dùr^mère faisceaux de fibres conjonctives entourés de nombreuses fibres élastiques. Ces est faisceaux, en certains points, sont comme feutrés, sans direction prédominante; f,breuseailleurs ils s'entre-croisent de façon à circonscrire des mailles quadrilatères,
plus ou moins régulières. Dans la faux du cerveau, ils rayonnent autour de la protubérance occipitale interne (fig. 96) ; dans la tente du cervelet, ils convergent vers l'extrémité antérieure du sinus droit (fig. 97). La surface libre de la duremère et de ses prolongements est revêtue d'une couche simple de cellules épithcliales puvimenteuses, qui constitue à elle seule ce qu'on désigne généralement sous le nom de feuillet pariétal de l'arachnoïde.
b. Vaisseaux. Sous le rapport du nombre et du volume de ses vaisseaux, la vaisseaux dure-mère crânienne semble faire exception aux membranes fibreuses, qui durefm*re . sont toutes remarquables par leur peu de vascularité. Nous trouvons, en effet, i° Artériels.; comme artères de la dure-mère (fig. 95), la méningée moyenne, branche de la maxillaire interne ; la méningée antérieure, fournie par les ethmoïdales ; la méningée postérieure, fournie par la pharyngienne supérieure ou pharyngo-méningée. Toutefois, si l'on considère, d'une part, la situation de ces vaisseaux
entre la dure-mère et les os, d'autre part, leur distribution, qui a lieu presque en entier aux os du crâne, on se rendra facilement compte de cette exception, plus apparente que réelle. Les prolongements internes fournis par la dure-mère crânienne ne sont guère plus vasculaires que les autres membranes fibreuses.
Les veines sont: i° les veines satellites des artères méningées, au nombre de 2° veineux; deux pour chaque branche artérielle ; 2° des veinules isolées, qui vont se rendre dans les sinus situés dans l'épaisseur de la dure-mère, entre les deux feuillets de cette membrane.
D'après Mascagni, la dure-mère aurait des vaisseaux lymphatiques propres, 3° Lymphaqui accompagneraient les ramifications de l'artère méningée moyenne, sor- tuiucstiraient avec elle par le trou petit rond , se joindraient aux vaisseaux lymphatiques profonds de la face, et iraient se rendre dans les ganglions lymphatiques qui entourent la veine jugulaire interne. Mais il n'a pu les suivre au delà du trou sphéno-épineux. Encore est-il probable qu'ils appartiennent aux parois osseuses du crâne et non à la dure-mère. En existe-t-il à la surface interne de cette membrane ? L'observation est encore muette à cet égard.
(I) La séparation des deux feuillets de la dure-mère peut être prolongée bien au delà des sinus. Chez les vieillards, elle se fait souvent naturellement lors de l'ablation de la voûte du crâne : le feuillet externe suit la voûte, à laquelle il adhère intimement ; le deuillet interne seul reste en place. Elle est aussi plus facile chez l'enfant que chez l'adulte. Du reste, l'histoire du développement nous apprend indubitablement que la duremère n'est autre chose que le périoste interne du crâne et du canal rachidien.
(t) Pacchioni, qui a fait un long travail sur cette membrane, allait même jusqu'à y admettre trois ventres ou corps charnus, savoir : un pour chaque hémisphère et un poulie cervelet. Le même auteur donne une description excessivement minutieuse de la direction des divers plans de fibres de la dure-mère.
NEVROLOGIE.
Kerfs de la clure-mèrc.
Opinions diverses des
auteurs à ce sujet.
Nerfs de la
région
tempoio-
pariétale de
la duremère.
Nerfs de la
tente et de la faux.
(sages de la dure-mère crânienne .
c. Nerfs de la dure-mère. Parmi les auteurs anciens, les uns, avec Haller, Wrisberg et Lobstein, disent qu'il y a absence complète de nerfs dans la duremère ; d'autres, tels que Yieussens, Winslow, Lieutaud, Lecat, Valsalva, disent en avoir observé. Celui-ci les fait naître de la septième paire ; ceux-là, de la cinquième ; mais ils ne s'entendent pas sur le lieu d'origine de ces nerfs : tantôt on les fait provenir du ganglion semi-lunaire ou de Gasser, et tantôt des branches ophthalmique, maxillaire supérieure ou maxillaire inférieure. Chaussier veut qu'ils viennent du système ganglionnaire; mais il est évident que c'est par induction, et nullement de visu, qu'il a été conduit à les admettre (I).
Les nerfs de la dure-mère, qui tous proviennent des ramifications de la cinquième paire, se divisent en antérieurs, moyens et postérieurs.
1° Les antérieurs, que M. Froment a le premier signalés, sont des ramuscules très-grêles qui se détachent du filet ethmoïdal du rameau nasal de l'ophthalmique de Willis et se répandent dans l'épaisseur de cette portion de la dure-mère qui recouvre la lame criblée de l'ethmoïde (2).
2° Les filets moyens, nerfs de la région temporo-pariétale de la dure-mère, au nombre de quatre ou cinq de chaque côté, naissent du ganglion de Gasser, se placent immédiatement dans l'épaisseur de la dure-mère, plus près de la surface interne que de la surface externe, et parcourent en divergeant la région sphéno-temporale, puis la région pariétale de la dure-mère; plusieurs s'épuisent dans ce trajet, deux ou trois se terminent au voisinage du sinus longitudinal supérieur.
3° Les filets postérieurs, nerfs d-. la tente et de la faux, au nombre de cinq ou six de chaque côté, naissent de la branche ophthalmique de Willis, à sa sortie du ganglion de Gasser, et se recourbent immédiatement en arrière. Quelques-uns croisent le nerf pathétique, auquel ils s'accolent, ce qui a pu faire croire qu'ils provenaient de ce nerf. Ils se placent ensuite dans l'épaisseur de la tente du cervelet, en longeant sa petite circonférence, et vont en divergeant à partir de ce point. Les filets externes, arrivés au voisinage du sinus latéral, se recourbent de dehors en dedans, pour aller gagner la partie postérieure de la faux, dans l'épaisseur de laquelle ils se terminent ; les plus internes gagnent directement la base de la faux et se portent en haut et en avant, dans l'épaisseur de ce repli, où ils se perdent à diverses hauteurs.
III. Usages de la dure-mère crânienne. La dure-mère sert de périoste interne
(1) Le hasard m'a conduit à démontrer de la manière la plus évidente les nerfs de la dure-mère. Sur une tète qui avait macéré dans l'acide nitrique étendu d'eau, puis dans l'eau seule, la dure-mère étant devenue transparente, comme gélatiniforme, je fus tout surpris de voir dans son épaisseur des lignes blanches tout à fait semblables aux filets nerveux. Je mis à découvert ces lignes blanches ; je constatai leur caractère nerveux, et je les disséquai dans toute leur longueur. Cette observation fut le point de départ de dissections nombreuses auxquelles M. Bonamy et moi nous nous sommes livrés à ce sujet.
(2) La dure-mère est insensible à la section, mais elle paraît très-sensible h la lacération, à la déchirure. Ainsi, ayant eu occasion d'appliquer un grand nombre de fois des couronnes de trépan sur la tête des chiens, j'ai remarqué que l'animal restait impassible tout le temps que l'action de la scie était limitée à l'os ; mais, aussitôt que les dents de l'instrument atteignaient la dure-mère, il manifestait une vive douleur par des mouvements brusques et par des cris aigus.
ARACHNOÏDE.
aux os du crâne, avec lesquels elle a de nombreuses connexions vasculaires ; en outre, elle sert d'enveloppe protectrice au cerveau. Par ses prolongements, qui isolent les unes des autres les diverses parties de la masse encéphalique, elle prévient en partie les effets des commotions et des contusions. En outre, elle contient dans son épaisseur des canaux veineux, dans lesquels circule tout le sang qui revient de l'encéphale.
§ 2. — ARACHNOÏDE.
Le centre nerveux encéphalo-médullaire est entouré par une membrane séreuse, l'arachnoïde, que l'on considère, comme toutes les membranes du même genre, comme un sac sans ouverture, adhérent par sa face externe, libre et lisse par sa face interne. Nous allons examiner successivement la •portion rachidienne et la portion crânienne de l'arachnoïde.
L'arachnoïde est une membrane
séreuse.
Arachnoïde rachidienne.
La moelle épinière, indépendamment de sa membrane propre, est recouverte par un feuillet transparent, d'une ténuité excessive, qu'on ne peut bien voir qu'en le soulevant à l'aide d'une pince ou en insufflant de l'air au-dessous de lui : c'est le feuillet viscéral de l'arachnoïde rachidienne.
a. Le feuillet viscéral représente une gaîne séreuse d'une capacité bien supérieure au volume de la moelle, et qui se prolonge autour du faisceau de nerfs connu sous le nom de queue de cheval. 11 fournit à chaque paire de nerfs une gaîne infundibuliforme, qui se termine en cul-de-sac au niveau du trou de conjugaison correspondant, pour se réfléchir sur le canal fibreux que la dure-mère fournit à chacune d'elles.
Il existe donc, entre la moelle épinière et sa gaîne arachnoïdienne, un espace considérable, dont on ne peut se faire une bonne idée qu'en y insufflant de l'air ou en y injectant un liquide. Cet espace se renfle considérablement à sa partie inférieure, au niveau de la queue de cheval, et communique, en haut, avec les espaces sous-arachnoïdiens du crâne. Nous verrons tout à l'heure que cet espace sous-arachnoïdien rachidien, de môme que les espaces sous-arachnoïdiens cérébraux, est rempli par un liquide particulier.
De môme aussi qu'au niveau de l'excavation médiane du cerveau Farachnoïde n'adhère à la pie-mère cérébrale qu'à l'aide de filaments longs, de nature fibreuse, de même l'arachnoïde spinale adhère à l'enveloppe propre de la moelle au moyen de filaments fibreux (1).
Une autre particularité du feuillet viscéral de l'arachnoïde rachidienne, c'est qu'il adhère au feuillet pariétal, dans une foule de points, par des filaments très-déliés, qui ont échappé à l'observation de la plupart des anatomistes.
b. Le feuillet pariétal de l'arachnoïde rachidienne se comporte exactement comme celui de l'arachnoïde crânienne et donne lieu aux mêmes considéra-
(1) Magendie dit que ces filaments sous-arachnoïdiens semblent former, en arrière, une cloison médiane et longitudinale, cloison incomplète, qui correspond à un sillon du feuillet viscéral et qui ne s'oppose pas à ce que le côté droit de la cavité communique avec le côté gauche.
Feuillet viscéral de
l'arachnoïde rach i ■
dienne.
Grand espace
sous-arachnoïdien
du rachis.
Filaments fibreux sous-arachnoïdiens.
Adhérences filamenteuses du feuillet pariétal et du feuillet
viscéral de l'arachnoïde.
NEVROLOGIE.
Si ni. s.
tions. Il se continue avec le feuillet viscéral par l'intermédiaire des gaines que ce dernier fournit aux nerfs rachidiens.