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Artères rénales ou émulgentes

Préparation. Les artères rénales sont toutes préparées lorsqu'on a enlevé les intestins, le péritoine, le tissu adipeux rénal et les nombreux filets nerveux qui entourent les artères.

Les artères rénales ou émulgentes (II) sont remarquables 1 ° par leur origine à angle droit des parties latérales de l'aorte, un peu au-dessus de la mésentérique inférieure ; l'artère rénale droite naît souvent un peu plus bas que la gauche, sans doute à cause du volume du foie ; 2° par leur calibre, qui est énorme, relativement au volume du rein, et qui égale presque le calibre du tronc cœliaque ou de la mésentérique supérieure ; 3° par leur direction transversale, généralement rectiligne, et par la brièveté de leur trajet; 4° par leurs nombreuses anomalies, qui méritent d'être mentionnées ici. — a. Anomalies de nombre. Ordinairement unique pour chaque rein, l'artère rénale est assez souvent double, triple, quadruple. — 6. Anomalies d'origine. Il n'est pas rare de voir les artères rénales naître de l'aorte plus bas que de coutume, ou bien de l'iliaque primitive, ou même de l'hypogastrique. Ces deux dernières origines ne s'observent guère que lorsque le rein déplacé occupe la fosse iliaque ou l'excavation du bassin. Dans un cas que j'ai observé récemment, le rein étant situé dans la cavité pelvienne, il y avait deux artères rénales, dont l'une naissait de l'angle de bifurcation de l'aorte, et l'autre du tronc de l'aorte, à côté de la mésentérique inférieure. J'ajouterai enfin que Meckel a vu les deux artères rénales naître, par un tronc commun, de la partie antérieure de l'aorte. — c. Anomalies de direction. Lorsqu'il existait deux artères rénales d'un même côté, ou quand une même artère se divisait en deux branches, j'ai rencontré, dans plusieurs cas, un entortillement de ces artères en pas de vis, à la manière des artères ombilicales. — d. Anomalies de division. L'artère rénale se divise quelquefois immédiatement après son origine, et alors on voit une des branches se détacher des autres pour se porter à l'une des extrémités du rein. Ce cas conduit à ceux de pluralité des artères rénales.

particuliers à la femme.

Sa division en branche ovarienne et en branche utérine.

Remarque importante.

Les artères utéro-ovariennes appartiennent autant à l'utérus qu'à

l'ovaire.

Flexuosités en tirebouchon.

Leurorigine à angle droit.

Leur énorme calibre.

Leur direction.

Leurs nombreuses anomalies :

1° De nombre; 2° D'origine;

3° De direction ;

4° De division.

ANGEIOLOGIE.

Rapports.

Branches collatérales

Branches

terminales.

Rapports. Recouvertes par le péritoine et par les veines rénales correspondantes, entourées par un tissu cellulaire graisseux abondant, les artères rénales reposent, en arrière, sur le corps des vertèbres ; l'artère rénale droite est, en outre, recouverte par la veine cave inférieure. Dans un cas où il existait deux artères rénales du côté droit, l'une d'elles était antérieure, l'autre postérieure à la veine cave.

Branches collatérales. Les artères rénales fournissent :

1° Aux capsules surrénales, de petites artérioles connues sous le nom de capsulai r es inférieures ;

2° De petites artères adipeuses (rami adiposi, Haller), destinées à la graisse qui enveloppe le rein et à sa membrane fibreuse.

Branches terminales. Parvenue à la scissure du rein, l'artère rénale se divise en trois ou quatre branches, qui pénètrent toutes dans cette scissure, entre le bassinet, qui est en arrière, et les divisions de la veine rénale, qui sont en avant. Ces branches se subdivisent pour former un réseau placé sur les limites de la substance tubuleuse et de la substance corticale. (Voy. t. II, p. 323.)

Origine.

Terminaison.

G. Artères capsulaires moyennes.

Ainsi nommées par opposition aux capsulaires supérieures, branches de la diaphragmatique inférieure, et aux capsulaires inférieures, brandies de la rénale. Volumineuses, si l'on a égard à la petitesse de l'organe auquel elles appartiennent, les artères capsulaires moyennes (VI) (atrabilarix, Heister ; surrénales, Chauss.) naissent des parties latérales de l'aorte, au-dessus de la rénale, fournissent quelques rameaux au tissu cellulaire adipeux et aux piliers du diaphragme, longent le bord convexe de la capsule surrénale et fournissent des rameaux antérieurs et des rameaux postérieurs ; ces rameaux sont reçus dans les sillons que présente la surface de l'organe, pénètrent son tissu et s'y ramifient.

•i° ARTERES QUI NAISSENT DE LA CROSSE DE L AORTE.

Trois troncs artériels

naissant de la crosse aortique.

Variétés d'origine.

.Trois troncs artériels, destinés à la tête et aux membres thoraciques, naissent de la crosse aortique : ce sont, en procédant dans l'ordre de leur origine, c'est-à-dire de droite à gauche, 1° le tronc innommé ou brachio-céphalique, qui se subdivise bientôt en carotide primitive et en sous-clavière droites ; 2° Yartère carotide primitive gauche ; 3° Yartêre sous-clavière gauche.

La direction de la crosse aortique, clans la partie de son trajet qui donne naissance à ces artères, est telle que celles-ci sont disposées les unes à la suite des autres sur un plan oblique de haut en bas, d'avant en arrière et de droite à gauche: il s'ensuit que le tronc brachio-céphalique est presque immédiatement subjacent au sternum, tandis que la sous-clavière gauche avoisine la colonne vertébrale.

Variétés d'origine. Ces trois artères présentent, dans leur origine, de nombreuses variétés, qui me paraissent; pouvoir être toutes rapportées aux quatre chefs suivants : 1° variétés par rapprochement ou fusion d'origine; 2° variétés par multiplication d'origine; 3° variétés par transposition d'origine; 4° combinaison de plusieurs de ces variétés.

A. Variétés par rapprochement ou fusion d'origine. 1° On trouve quelquefois le

DES ARTÈRES

tronc brachio-céphalique extrêmement rapproché de la carotide primitive gauche, ce qui conduit au cas, qui n'est pas fort rare, où ces deux vaisseaux naissent par un tronc commun (1); 2° on a vu deux troncs brachio-céphaliques naître de la crosse de l'aorte, l'un à droite, l'autre à gauche (2) ; 3° de ces deux troncs qui naissent de l'aorte, le premier, qui est le plus volumineux, donne naissance aux deux carotides et à la sous-clavière droite, le second, qui est le plus petit, étant constitué par la sous-clavière gauche ; 4° le summum de la variété par fusion d'origine est le cas où les trois branches qui naissent de la crosse aortique sont réunies en un tronc commun pour constituer l'aorte ascendante. Dans ce cas, il n'existe pas de crosse aortique ; l'aorte se divise, immédiatement après son origine, en aorte ascendante et en aorte descendante. Cette disposition est normale chez un certain nombre d'animaux, tels que le bœuf, le cheval, la brebis, la chèvre, etc.

B. Variétés par multiplication d'origine. 1° Quelquefois les deux artères carotides primitives naissent isolément, dans l'intervalle des sous-clavières. Ce cas conduit à celui où les deux carotides naissent par un tronc commun, entre les sous-clavières séparées; 2° l'artère vertébrale gauche naît directement de l'aorte, entre la carotide et la sous-clavière gauches, disposition qui est trèsfréquente ; 3° les deux artères vertébrales, les deux carotides, les deux sousclavières naissent toutes isolément ; 4° la thyroïdienne inférieure ou thyroïdienne de Neubauer, du nom de l'anatomiste qui a le premier signalé cette variété , naît directement de la courbure de l'aorte ; o° la mammaire interne droite et la vertébrale gauche naissent directement de la crosse de l'aorte.

C. Variétés par transposition ou inversion d'origine. 1° On trouve quelquefois le tronc brachio-céphalique à gauche, au lieu de le trouver à droite ; 2° Plus fréquemment encore la sous-clavière droite naît au-dessous de la sousclavière gauche. Dans ces cas, l'artère sous-clavière droite se porte en haut et à droite, le plus souvent derrière la trachée-artère et l'œsophage, quelquefois entre ces deux conduits. 3° On a vu les artères de la crosse aortique naître dans l'ordre suivant : tronc commun des artères carotides primitives, artère sous-clavière gauche, artère sous-clavière droite, cette dernière naissant derrière la crosse de l'aorte et se comportant comme dans le cas précédent.

D. Un autre groupe de variétés consiste dans la combinaison de la variété par transposition, soit avec la variété par fusion, soit avec la variété par multiplication.

Variétés par rapprochement ou fusion d'origine.

Variétés par multiplication d'origine.

Variétés par transposi-

tion d'origine.

(1) J'ai rencontré plusieurs fois les trois artères naissant de la crosse aortique, tronc brachio-céphalique, carotide primitive et sous-clavière gauches, tellement rapprochées à leur origine, que leurs orifices de communication avec l'aorte n'étaient séparés que par un éperon.

(2) Cette anomalie, qui, de même que la précédente, constitue l'état normal de quelques animaux, semble, en outre, la reproduction de la disposition normale du système veineux, qui nous présentera deux troncs veineux brachio-céphaliques, l'un droit, l'autre gauche, venant se réunir pour constituer la veine-cave supérieure. Meckel a le premier, je crois, remarqué que certaines anomalies du système artériel pouvaient être rapportées à la disposition normale du système veineux. (Voyez, pour ce sujet, l'excellent article de M. le docteur Rendu, Mémoire pour servir à l'histoire des anomalies artérielles : Gazette médiea,le, 1812, t. X, p. 129.)

ANGEIOLOGIE.

§ 1. — TRONC BRACHIO-CÉPHALIQUE.

Origine

du tronc

brachio-

céphalique.

Longueur du tronc brachio-

céphalique.

Rapports.

Consequen ces de ces rapports.

Il ne fournit aucune

Le tronc brachio-céphalique, tronc commun de la sous-clavière et de la carotide primitive droites, tronc innominé ou anonyme de beaucoup d'auteurs, a été tour à tour considéré comme faisant partie soit de la carotide (Vésale), soit de la sous-clavière (Riolan). Il naît de la crosse de l'aorte au moment où, d'ascendante qu'elle était, cette crosse devient horizontale. Il est situé en avant et à droite des autres artères fournies par la crosse de l'aorte.

Sa longueur est de 25 à 30 millimètres ; son diamètre mesure 14 à 15 millimètres.

Sa direction est oblique de bas en haut et de dedans en dehors.

Rapports, i ° En avant, le tronc brachio-céphalique répond au sternum, dont il déborde presque toujours l'extrémité supérieure, et dont il est séparé par le tronc veineux brachio-céphalique gauche, par le thymus ou le tissu cellulaire abondant qui le remplace, et par les attaches sternales des muscles sternohyoïdien et sterno-thyroïdien droits.

2° En arrière, il répond à la trachée, qu'il croise obliquement.

3° En dehors, à la plèvre et au médiastin, qui le séparent du poumon droit.

4° En dedans, à la carotide primitive gauche, dont il est séparé par un espace triangulaire dans lequel on voit la trachée.

Ces rapports importants, dont la connaissance a permis aux chirurgiens modernes de porter une ligature sur le tronc brachio-céphalique, présentent de nombreuses variétés individuelles. Dans certains cas, particulièrement chez les vieillards, le tronc brachio-céphalique déborde la fourchette sternale de presque toute sa longueur : il est alors facilement accessible, soit à une lésion accidentelle, soit aux recherches du chirurgien pour l'application d'une ligature.

Le tronc brachio-céphalique, parvenu un peu au-dessus du niveau de la fourchette sternale, se divise en deux branches, la carotide et la sous-clavière droites ; il ne fournit, d'ailleurs, aucune branche collatérale. Ce n'est que dans quelques cas exceptionnels qu'on l'a vu donner une thyroïdienne inférieure, la thyroïdienne de Neubauer (1). Cet anatomiste a vu aussi l'artère mammaire interne droite naître du tronc brachio-céphalique.

ARTÈRES CAROTIDES PRIMITIVES

Préparation. Disséquer la région cervicale antérieure, en conservant tous les rapports. Pour voir la portion thoracique de ces artères, enlever la partie supérieure du sternum.

(1) Cette thyroïdienne moyenne m'a paru naître plus souvent encore de la crosse de l'aorte, entre le tronc brachio-céphalique et la carotide primitive gauche. Voici la description exacte d'un cas de thyroïdienne de Neubauer, présenté à la Société anatomique par M. Hillairet, en 1845. Cette artère naissait du tronc brachio-céphalique, à la réunion des deux tiers internes avec le tiers externe; elle marchait de dehors en dedans et de haut en bas, au-devant de la trachée, d'abord très-flexueuse, puis presque rectiligne; arrivée sur la ligne médiane, elle gagnait le bord inférieur du corps thyroïde, fournissait à ce bord, puis se portait de bas en haut sur la ligne médiane, au-devant de l'isthme du corps thyroïde, et donnait un rameau au bord supérieur, concave, de ce corps. Réduite alors à un filet assez grêle, elle continuait son trajet vertical ascendant, au-devant du cartilage cricoïde, puis au-devant de la membrane crico-thyroïdienne, sur laquelle elle se terminait en s'anastomosant avec un rameau de l'artère thyroïdienne supérieure.

DES ARTÈRES

Les artères carotides primitives (I) (soporales, Vésale) sont les artères de la tête (troncs céphaliques, Chauss.). Leur limite supérieure est marquée par le bord supérieur du cartilage thyroïde, au niveau duquel elles se divisent en carotide externe et carotide interne.

Au nombre de deux, distinguées en droite et gauche, elles diffèrent entre elles sous le triple rapport de leur origine, de leur longueur et de leur direction. 1° A gauche, la carotide primitive naît directement de l'aorte ; à droite, elle naît d'un tronc qui lui est commun avec la sous-clavière, tronc innommé, tronc brachio-céphalique. 2° Comme le tronc brachio-céphalique et la carotide primitive gauche se détachent de l'aorte à peu près au même niveau, il en résulte que la carotide primitive gauche est plus longue que la droite de toute la hauteur du tronc brachio-céphalique. 3° Il résulte, en outre, de l'obliquité de la crosse de l'aorte, que la carotide primitive gauche est, à son origine, placée beaucoup plus profondément que la droite; mais, à la région cervicale, les deux carotides primitives se trouvent placées sur le même plan.

Un peu obliques en haut et en dehors immédiatement après leur origine, les artères carotides primitives sont verticalement dirigées et, par conséquent, parallèles dans toute la région cervicale. Elles interceptent entre elles un espace rempli par la trachée et l'œsophage en bas, le larynx et le pharynx en haut. Leur trajet est rectiligne et sans flexuosités. Leur diamètre est le même dans toute leur longueur, circonstance qui concorde avec l'absence de branches collatérales dans tout leur trajet. Le calibre de ces artères est proportionnellement plus considérable chez l'homme que chez les animaux : ce qui est en rapport avec la prédominance du cerveau chez l'homme. Je n'ai point observé de différence digne d'être mentionnée, sous le rapport du calibre, entre la carotide primitive droite et la carotide primitive gauche.

Rapports. L'artère carotide primitive gauche parcourant dans le thorax un trajet d'environ 3 centimètres, ses rapports doivent être étudiés séparément pour cette première portion de son trajet.

Les rapports de la portion thoracique de la carotide primitive gauche sont : 1° en avant, veine sous-clavière gauche, muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien, qui la séparent du sternum ; 2° en arrière, trachée et œsophage, artères sousclavière et vertébrale gauches ; 3° en dehors, plèvre ou feuillet gauche du médiastin ; 4° en dedans, tronc brachio-céphalique, dont elle est séparée par un intervalle triangulaire dans lequel se voit la trachée.

Les rapports de la portion cervicale sont les mêmes pour les deux carotides primitives. 1° En avant, ces artères sont recouvertes, en bas, par le sternomastoïdien , et plus immédiatement par les muscles sterno - thyroïdien et omoplat-hyoïdien ; celui-ci croise obliquement l'artère correspondante (d). Dans leur moitié supérieure, elles répondent au peaucier, qui les sépare de la peau ; l'aponévrose cervicale, la veine thyroïdienne supérieure, l'anse nerveuse de l'hypoglosse, constituent des rapports encore plus immédiats. Le plus important de ces rapports est celui de l'artère avec le sterno-mastoïdien, qu'on peut considérer, au point de vue chirurgical, comme son muscle satellite.

2° En arrière, elles répondent à la colonne vertébrale, dont elles sont séparées

Différences entre la carotide primitive gauche et la carotide primitive droite.

Uniformité de leur calibre dans toute leur longueur.

Rapports.

l°De la portion thoracique de la carotide primitive gauche ;

9° De la portion cervicale, en avant;

En arrière ;

(1) Pour ne rien omettre, je dois dire que la carotide primitive est croisée obliquement par une artère qui de la thyroïdienne supérieure se porte au muscle sternomastoïdien.

ANGEIOLOGIE.

par les muscles prévertébraux, par le nerf grand sympathique et, en bas, par l'artère thyroïdienne inférieure (I).

Fig. 22.

J-OChCT-DELi

EVCKMORChEN SG.

Artères du cou (*).

(*) g. p., muscle grand pectoral. — d., muscle deltoïde. — p-p-, petit pectoral. — s.c, muscle sousclavier. — m. h., mylo-hyoïdien. — di., digastrique. — tr., trapèze. — sc.p., scalène postérieur. — sc.a., scalëne antérieur. — A., artère axillaire. — S.cL, sous-clavière. — Acr.t., acromio-thoracique. — Ma.i, mammaire interne. — TA. i., thyroïdienne inférieure. — C. a., cervicale ascendante. — C.-jo., carotide primitive. — Ses., scapulaire supérieure. — Th. s., thyroïdienne supérieure. — Ce., carotide externe. — Ci., carotide interne. — L, linguale. — F, faciale. — M. t., maxillaire interne. — Tr., transverse de la face. — T, temporale. — Mi.p., auriculaire postérieure. — Ph.a., pharyngienne ascendante. — 0, occipitale. ■ — Sc.p., scapulaire postérieure ou cervicale transyerse.

(1) Une variété assez fréquente, qu'il importe beaucoup de. connaître sous le rapport chirurgical, c'est celle dans laquelle la carotide primitive droite est en rapport, en ar-

ARTÈRES CAROTIDES PRIMITIVES

3° En dedans, elles répondent à la trachée, à l'œsophage, au larynx et au corps thyroïde, qui se développe au devant de ces artères quand son volume est plus considérable que dans l'état normal.

4° En dehors, les carotides primitives répondent aux veines jugulaires internes ; entre l'artère et la veine, et en arrière, est placé le nerf pneumogastrique. J'ai vu le nerf pneumogastrique situé au-devant de l'artère carotide primitive (1). Du l'esté, les carotides primitives sont environnées par une grande quantité de tissu cellulaire lâche et de ganglions lymphatiques.

Les rapports de la carotide primitive gauche avec l'œsophage sont plus immédiats que ceux de la carotide primitive droite.

Les artères carotides primitives ne donnent aucune branche dans leur trajet. Toutefois il n'est pas très-rare de voir naître de leur tronc l'artère thyroïdienne inférieure, ou rameau surnuméraire connu sous le nom de thyroïdienne moyenne ou surnuméraire (2). Neubauer a vu provenir de la carotide primitive une artère thymique et la mammaire interne du côté droit.

Terminaison. Parvenue au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde, plus haut ou plus bas, suivant les sujets, la carotide primitive se divise en deux branches, connues sous les noms de carotide externe et carotide interne, lesquelles, par une disposition peu commune, ne s'écartent pas à angle aigu, mais restent accolées et s'entre-croisent même très-souvent avant de se séparer. Le lieu de cette bifurcation est encore remarquable par une sorte d'ampoule ou de renflement que présente la carotide primitive.

Il arrive quelquefois que l'artère carotide primitive se bifurque beaucoup plus tôt que de coutume : Morgagni rapporte un cas dans lequel la bifurcation avait lieu à 4 centimètres de l'origine de cette artère. Quelquefois la carotide primitive ne se termine pas par une bifurcation : toutes les branches que fournit habituellement la carotide externe naissent alors successivement de la carotide primitive, qui pénètre dans le crâne, pour s'y terminer à la manière de la carotide interne.

En dedans

En dehors.

Les carotides primitives ne fournissent aucune branche.

Exceptions.

Division de la carotide primitive en carotide externe et en carotide interne.

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