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LEV.O

Tubercu'es quadrijumeaux [d'après L. Hirschfeld) (*).

"Vieussens et les pédoncules supérieurs du cervelet (processus cerebelli ad testes) ; au-devant d'eux sont les couches optiques, le troisième ventricule et, sur un plan plus élevé, le bourrelet du corps ri.-, m.

calleux.

Leur volume est peu considérable chez l'homme, qui ne les présente qu'à l'état rudimentaire ; dans la série animale, leur développement est en raison inverse de celui du cervelet. Ils reposent sur une base quadrilatère, dont ils occupent les angles et qui mesure 28 millim. d'avant en arrière et 16 transversalement. La lame nerveuse qui les supporte a 4 à 5 millimètres d'épaisseur à sa partie moyenne.

Les tubercules quadrijumeaux antérieurs sont plus volumineux, mais moins saillants, chez l'homme, que les tubercules quadrijumeaux postérieurs (1 ) ; leur couleur est grise. Ils ont une forme ovoïde, à grosse extrémité antérieure, répondant au pulvinar de la couche optique ; leur plus grand diamètre, qui mesure 7 millimètres, est obliquement dirigé en avant et en dehors. C'est dans leur intervalle qu'est couché le conarium ou la glande pinéale, qui recouvre un peu leur côté interne, légèrement déprimé. De leur extrémité antérieure et externe part un petit faisceau de fibres qu'on peut appeler pédicule antérieur (brachium conjunctivum anticum), qui se dirige en bas et en arrière, pour se rendre au corps genouillé externe.

Les tubercules postérieurs sont plus petits, plus détachés, presque hémisphériques, et ont 5 millimètres de diamètre; leur couleur est blanche, mais moins blanche que celle de la substance médullaire fasciculée. Un sillon parabolique, ouvert en avant, sépare les tubercules antérieurs des tubercules postérieurs ; un sillon médian antéro-postérieur sépare les tubercules droits des tubercules gauches. C'est de ce dernier sillon que part, en arrière, un petit cordon grisâtre ou une petite colonne de 2 à 4 millimètres de largeur, assez dense, qui tombe, perpendiculairement sur la valvule de Vieussens, ou plutôt sur la commissure transversale qui la surmonte, et qui se bifurque ou se trifurque avant de se confondre avec cette valvule : on l'a désigné sous le nom de petit frein de la valvule de Vieussens (frenulum velimedullaris). Leur extrémité externe fournit un petit cordon de fibres nerveuses, pédicule postérieur (brachium conjunctivum posticum), qui se dirige en bas et en avant vers le corps genouillé interne.

Us sont

rudimentaii'cs

chez l'homme.

Différences

entre les

tubercules

antérieurs

et les tubercules postérieurs.

Pédicule antérieur.

Sillons

de

séparation.

Pédicule postérieur.

(*) Gl. pin., glande pinéale. - V. d. V. valvule de Vieussens.

F. tri. lat., faisceau triangulaire latéral. — Verni, s., vermis supérieur- — Pathét., nerf pathétique. — Tub. quad., tubercules quadrijumeaux.

(1) Le volume relatif des tubercules quadrijumeaux présente quelques variétés suivant les sujets, et des différences relatives dans les diverses espèces d'animaux ; ce qui explique sans doute pourquoi les anatomistes anciens ne s'entendent pas sur les noms qu'ils donnent à ces éminences, les uns appelant testes et les autres nates la même paire de tubercules. Les tubercules antérieurs sont beaucoup plus considérables que les postérieurs chez les ruminants, les solipèdes et les rongeurs ; moins considérables que les postérieurs chez les carnassiers, le chien, par exemple.

NÉVROLOGIE.

Faisceau

triangulaire

latéral.

Texture des tubercules

quadrijumeaux.

Substance

Les tubercules quadrijumeaux postérieurs so^t recouverts par le bord antérieur du cervelet.

Au tubercule postérieur aboutit le faisceau triangulaire latéral (faisceau latéral oblique de l'isthme, ruban de Beil, lemniscus). Ce faisceau, indiqué par Reil, Tiedemann et Rolando, qui le font provenir des corps olivaires, se continue manifestement avec les faisceaux blancs situés au-dessous des olives, que j'avais décrits sous le nom de faisceaux sous-olivaires; c'est une bande fibreuse étendue obliquement du sillon latéral de l'isthme sous les tubercules quadrijumeaux et qui semble se prolonger en arrière sur la valvule de Vieussens. Son trajet est oblique et demi-circulaire autour des pédoncules cérébelleux supérieurs, dont il recouvre les faces inférieure, externe et supérieure. Son extrémité inférieure se continue avec le faisceau intermédiaire du bulbe, au-dessous duquel elle se prolonge jusqu'au voisinage du raphé ; à son extrémité supérieure, ses fibres postérieures passent dans la valvule de Vieussens et s'y rencontrent sur la ligne médiane avec celles du côté opposé ; les fibres antérieures s'étalent sous les tubercules quadrijumeaux, au-dessus delà couche épaisse de substance grise qui entoure l'aqueduc de Sylvius, et s'entre-croisent sur la ligne médiane avec celles du côté opposé.

Texture. Les tubercules quadrijumeaux sont des amas de substance grise revêtus à leur surface par une lame de substance blanche. Reil. qui s'est un des premiers occupé de la texture des tubercules quadrijumeaux, les considère comme quatre masses arrondies de substance grise, apposées sur l'irradiation d'un faisceau blanc qui s'étale au-dessous d'eux. Ce faisceau blanc, qu'il appelait la ganse ou le ruban, se compose de fibres fines, contenant quelques petites cellules incolores analogues à celles de la protubérance, dont la substance grise se prolonge sur sa face externe. Ces fibres peuvent être poursuivies en arrière, dans la protubérance, entre la substance réticulée et la couche supérieure de fibres transversales, jusqu'au voisinage du raphé.

La substance grise des tubercules quadrijumeaux renferme des cellules de formes diverses ; celles des tubercules postérieurs sont nombreuses, mais fort petites, jaunâtres et ramifiées, tandis que dans les tubercules antérieurs les cellules sont plus rares, mais de grande dimension, et séparées par des faisceaux de fibres nerveuses qui se réunissent en dehors et se continuent dans le brachium conjunctivum. Les tubes nerveux qui forment le plan supérieur des pédoncules, pénètrent dans ces ganglions et semblent s'y terminer en grande partie, d'après Kôlliker, sans s'étendre jusqu'aux couches optiques.

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