‹ Traite d'anatomie descriptiveChapitre 206 sur 282 · HRS · texte numérisé non relu

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Section médiane de l'encéphale {d'après L. Hirschfeld)

ches, qui vont se continuer soit avec les circonvolutions supérieures de la face interne, soit avec les circonvolutions postérieures et supérieures de la face interne de l'hémisphère.

(*) Prot., protubérance. — Péd. céréb., pédoncule cérébral. — Mot. com., nerf moteur oculaire commun. — Tub. mam., tubercule mamillaire. — Gl. pit., glande pituitaire. — N. opt., nerf optique. — Com. a., commissure antérieure, — Cl. trans., cloison transparente. — Trig., trigone cérébral. — C. call., corps calleux. — C. opt., couche optique. — Com. mol., commissure molle. — Gl. pin., glande pinéale. — Tub. qu., tubercules quadrijumeaux. — Aq. Sylo., aqueduc de Sylvius. — Valv. V., valvules de Vieussens. — 1, noyau central du cervelet. — 2, pédoncules postérieurs de la glande pinéale. — 3, pédoncules antérieurs de celte glande. — 4, trou de Monro. — 5, circonvolution du corps calleux.

NEVROLOGIE.

Première circonvolution frontale interne.

Lobule quadrilatère.

Lobule triangulaire.

Scissure des hippocampes.

Lobule extrême.

Face interne du lobe temporal.

Scissures temporooccipitales.

Circonvolutions temporo-occipitales.

Face inférieure du lobe frontal.

Scissure olfactive.

La lèvre externe de la scissure festonnée est constituée par la première circonvolution frontale interne, qui n'est autre chose que la face interne de la première circonvolution frontale externe. Très-flexueuse et divisée antérieurement en deux plis secondaires, elle se termine en arrière dans la circonvolution qui limite l'extrémité supérieure de la scissure de Rolando (lobule ovalaire). Fréquemment elle est unie à la circonvolution crôtée par des plis anastomotiques qui interrompent par places la scissure festonnée.

Entre la scissure fronto-parié'tale et la scissure perpendiculaire interne se trouve le lobule pariétal interne ou lobule quadrilatère, amas compliqué de plis qui se continue sans interruption avec le lobule pariétal supérieur de la face externe. Par son bord inférieur il reçoit des prolongements de l'extrémité postérieure de la circonvolution crêtée.

En arrière de la scissure perpendiculaire interne, la face interne du lobe occipital nous présente le lobule occipital interne ou lobule triangulaire de Burdacb, limité inférieurement parla scissure des hippocampes. Celle-ci s'étend horizontalement de la portion la plus reculée de l'hémisphère à la partie inférieure du bourrelet du corps calleux, dont elle est séparée par un étroit pont de substance corticale (pli de passage pariéto-temporal interne). A cette scissure correspondent, sur le plancher du ventricule latéral, les reliefs connus sous le nom d'hippocampes, reliefs qui semblent dus au refoulement de la paroi ventriculaire qui a produit la scissure. L'extrémité postérieure de cette dernière est ordinairement bifurquée, et entre les branches de bifurcation est enclavé un tout petit lobule auquel on a donné le nom de lobule extrême. Le lobule occipital interne, de forme triangulaire, présente à sa surface quelques sillons peu profonds qui le subdivisent incomplètement.

La face interne du lobe temporal est en môme temps inférieure et se continue sans limite distincte avec la face inférieure du lobe occipital. Elle présente deux scissures antéro-postérieures qui se prolongent sur le lobe occipital : la première scissure temporo-occipitale s'étend de la partie antérieure du lobe temporal à la partie antérieure ou moyenne du lobe occipital; elle sépare la seconde circonvolution temporale de la première circonvolution temporo-occipitale. Deux ou trois ponts de substance corticale unissent entre elles ces deux circonvolutions en interrompant la scissure.

La seconde scissure temporo-occipitale se montre tout le long de la face inférieure des deux lobes. Parallèle à la partie latérale de la grande fente de Bichat par sa partie antérieure, elle est parallèle, en arrière, à la scissure des hippocampes et sépare très-nettement les deux circonvolutions temporo-occipitales.

De ces deux circonvolutions, la première, ou inférieure, est très-compliquée ; la seconde, ou supérieure, pli unciforme deVicq-d'Azyr, légèrement recourbée, forme par sa moitié antérieure, qui est lisse et terminée en crochet, la lèvre externe de la grande fente cérébrale ; sa moitié postérieure est creusée de sillons et constitue la lèvre inférieure de la scissure des hippocampes.

3° Surface inférieure du lobe frontal (lobule orbitaire, Gratiolet). Limitée en arrière par la portion transversale de la scissure de Sylvius et par l'espace perforé antérieur, elle n'offre que des plis très-simples, formés par les irradiations des deux premières circonvolutions frontales. Une scissure antéro-postérieure, rectiligne et parallèle à la fente interhémisphérique, sert à loger le nerf olfactif (scissure olfactive) et limite en dehors un prolongement étroit de la première circonvolution frontale. Plus en dehors, la scissure orbitaire (cruciforme, Rolando), en

HEMISPHERES CEREBRAUX.

forme de H ou de K, à laquelle s'ajoutent ordinairement plusieurs sillons secondaires, sépare des plis formés par les irradiations de la deuxième et de la troisième circonvolution frontale.

Les circonvolutions occipitales sont les plus grêles de toutes, et présentent les inflexions les plus prononcées, de telle sorte que les sinuosités de chacune d'elles se répondent à elles-mêmes dans la plus grande partie de leur étendue, et qu'elles ne touchent aux circonvolutions voisines que par les angles rentrants et saillants de ces flexuosités (1). Les circonvolutions frontales, également trèsflexueuses, sont contiguës à elles-mêmes dans une partie de leur étendue, mais le cèdent, sous ce rapport, aux circonvolutions occipitales. Leur volume, supérieur à celui des circonvolutions occipitales, est de beaucoup inférieur à celui des circonvolutions pariétales, qui décrivent des flexuosités moins considérables que toutes les autres, et qui sont peut-être de toutes les circonvolutions celles qui présentent le plus de variétés.

Les détails dans lesquels je viens d'entrer au sujet des circonvolutions, et que peut seule justifier l'importance qu'on leur a donnée dans ces derniers temps, établissent: 1° leur disposition générale, leurs flexuosités; 2° leur continuité et l'impossibilité d'établir entre elles des lignes de démarcation bien précises ; 3° leur configuration d'ensemble, d'après un type commun, et leur défaut d'uniformité quant aux détails, non-seulement sur les divers individus, mais encore sur les deux hémisphères du même individu ; 4° leur volume variable dans les divers individus, sous le point de vue delà hauteur et sous celui de l'épaisseur.

Texture. Si l'on entame la surface du cerveau par une coupe, on voit qu'il est formé de deux substances : l'une grise, qui en constitue l'écorce ; l'autre blanche, qu'entoure de toutes parts la substance grise. Une coupe horizontale pratiquée au niveau de la partie moyenne des circonvolutions montre que chaque circonvolution est constituée par un noyau blanc entouré d'une couche de substance grise; que la substance grise est exactement moulée sur la substance blanche, dont la forme détermine celle de la circonvolution correspondante ; que l'épaisseur de la substance grise varie, chez les différents sujets, depuis un jusqu'à trois millimètres, et qu'elle est d'ailleurs loin d'être uniforme, chez le même sujet, tant sur les diverses circonvolutions que sur la même circonvolution. Cette coupe, étendue à toute la surface du cerveau, permet, en outre, de voir que toutes les circonvolutions sont continues, et d'apprécier, bien mieux qu'avant la section du cerveau, la disposition si peu régulière, si complexe et si flexueuse des circonvolutions.

La substance blanche des hémisphères est exclusivement formée de tubes nerveux parallèles, rarement réunis en faisceaux ou en réseaux, cheminant directement du corps calleux, de la couche optique et du corps strié, vers la substance grise des circonvolutions.

Sur une coupe faite perpendiculairement à la direction d'une circonvolution, on reconnaît que la lame centrale qui en forme en quelque sorte le squelette est formée de fibres qui s'élèvent parallèlement vers la surface, tandis que de ses faces et de son bord se détachent une multitude de faisceaux ténus, qui s'étalent en divergeant pour se rendre à tous les points de la face profonde de la substance grise. Des fibres appartenant en propre à chaque, circonvolution,

Caractères

des circonvolutions occipitales.

Caractères

des circonvolutions frontales.

Volume des circonvolutions frontales.

Considérations générales relatives aux circonvolutions.

Le cerveau

est formé

de deux

substances.

Première

coupe faite au niveau

de la partie moyenne

des circonvolutions.

Substance blanche.

Coupe perpendiculaire d'une circonvolution.

(l) C'est sur ces circonvolutions occipitales que porte principalement l'atrophie sénile.

NEVROLOGIE.

La substance grise circonvolutions est composée de six couches.

Eléments

de ces couches.

Noyaux.

Cellules.

Tubes nerveux.

celles qui occupent le centre de la lame médullaire gagnent la portion culminante du pli et sont rectilignes ; celles qui sont placées sur les côtés de ces fibres moyennes se recourbent de plus en plus en dehors, pour aboutir à la substance grise qui occupe les faces latérales de la circonvolution. Enfin, au niveau des anfractuosités, on trouve des fibres recourbées en arc de cercle qui relient entre elles les circonvolutions voisines (fibres arquées).

La couche de substance grise des circonvolutions est formée d'une substance homogène finement granulée, sorte de gangue renfermant des noyaux, remplissant les intervalles des fibres, et dans laquelle sont disséminées des cellules diverses de forme et de volume. Suivant M. Baillarger, elle est composée de six couches, alternativement opaques et transparentes de la superficie vers les parties profondes. Pour les voir, il suffit d'enlever par une coupe perpendiculaire à la direction de la circonvolution une lame mince de cette substance, de la placer entre deux lames de verre et de mettre celles-ci entre l'œil et la lumière d'une lampe.

Kœlliker y distingue trois couches: une externe, blanche, une moyenne, grise, et une interne, d'un rouge jaunâtre. Cette dernière, qui est la plus épaisse, est divisée çà et là en deux couches secondaires par une mince couche de substance blanchâtre, et présente à sa face externe une autre couche blanche qui la sépare de la couche grise. Il y a donc véritablement six couches, qui sont de dedans en dehors :

1° Couche rouge jaunâtre, portion interne ;

2° Couche blanche ;

3° Couche rouge jaunâtre, portion externe ;

4° Couche blanche ;

5° Couche grise ;

6° Couche blanche superficielle.

Les noyaux sont sphériques ou ovalaireset entourés ordinairement d'une petite masse granuleuse.

Les cellules sont généralement multipolaires et à prolongements ramifiés ; rares et petites dans la couche blanche superficielle, où leurs prolongements se perdent dans un réseau continu qui traverse cette couche et semble uni au tissu conjonctif de la pie-mère, elles paraissent appartenir à la substance conjonctive. Dans la couche grise, elles sont plus nombreuses et offrent un volume plus considérable (0m,025 de diamètre environ), une teinte jaunâtre et une forme pyramidale; elles renferment un noyau de 0m,01 de diamètre et sont munies de prolongements multiples, dont l'un se dirige vers la surface de la circonvolution et se perd dans la substance granulée, et dont les autres vont gagner la profondeur et se joignent aux fibres de la substance blanche ; dans la couche rouge jaunâtre, elles sont moins nombreuses et présentent d'ailleurs les mêmes caractères que dans la couche grise. Au voisinage du noyau blanc, les cellules nerveuses sont très-rares.

Les tubes nerveux proviennent tous de la substance blanche et pénètrent dans la couche rouge jaunâtre en groupes serrés et parallèles; ces groupes se dissocient dans cette couche, en émettant une multitude de fibres qui changent de direction et deviennent surtout parallèles à la surface. L'accumulation, en certains points, de ces fibres horizontales, produit les couches blanches intermédiaires. Dans la couche grise, les fibres, devenues en général d'une finesse extrême, sont entrelacées ; un très-petit nombre traversent cette couche en

HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX. 481

conservant leur largeur et leurs contours foncés, pour pénétrer dans la cou- usage

che blanche superficielle, où elles deviennent horizontales, s'entre-croisent vs c^con-

dans toutes les directions et forment plusieurs plans superposés. Il est proba- d'après

ble qu'il existe des rapports de continuité entre ces fibres et les prolongements vésaie. des cellules des diverses couches, mais ces rapports ne sont pas encore nettement établis.

Usages des circonvolutions. Les circonvolutions et les anfractuosités donnent usages

à la surface du cerveau une étendue bien plus considérable que celle qu'elle des circou-

... , .. i, volutions

présenterait sans cette disposition. Leur utilité se rapporterait, d après Ve- relatifs au sale (1), à la multiplication des surfaces, qui permettrait aux vaisseaux de déveiopporter les matériaux nutritifs jusque dans les parties les plus profondes de cet pe^°ltées organe. intei-

Les anatomistes et les philosophes de l'antiquité, considérant que l'homme lectuellesest, de tous les animaux, celui dont les circonvolutions sont les plus considé- de g^J|)nej râbles, en avaient conclu que c'était à leur développement que l'homme devait de sa supériorité intellectuelle. Telle était l'opinion d'Érasistrate, si plaisamment sPurzheim' réfutée par Galien (2).

Plus récemment, Gall et Spurzheim ont reproduit cette opinion des anciens et, après avoir établi, avec quelques philosophes, la pluralité des facultés de l'âme, ils en ont conclu à la pluralité des instruments matériels de ces facultés. Ces instruments seraient les circonvolutions, sur le trajet desquelles objections ils ont placé des numéros, correspondant aux diverses facultés qu'ils avaient au systeme admises. Le point difficile était de s'entendre sur le nombre des facultés et sur les numéros correspondants. D'après Gall et Spurzheim, les facultés les plus élevées de l'homme auraient leur siège dans les lobes antérieurs du cerveau.

Il est malheureux pour le système de Gall que ces circonvolutions fassent un tout continu et ne soient pas séparées en organes distincts ; il est malheureux que la base du cerveau et la face interne de chaque hémisphère soient pourvues de circonvolutions tout aussi prononcées que les circonvolutions de la convexité de cet organe. Et pourtant, dans le système de Gall, les circonvolutions de la base et de la face interne des hémisphères ont été en quelque sorte déshéritées, car toutes les facultés de l'âme ont pu être casées sur les circonvolutions de la convexité (3).

(1) La substance du cerveau, dit-il, n'était pas assez résistante pour que les artères et les veines pussent la traverser impunément ; d'une autre part, on épaisseur est telle que des vaisseaux qui auraient parcouru la surface du cerveau n'auraient pas suffi à la nutrition de toute cette masse ; et c'est pour cette raison que la prévoyante nature a tracé sur le cerveau des sillons profonds et sinueux, qui permettent à la pie-mère de s'insinuer et de porter aux parties profondes les matériaux de leur nutrition ; c'est pour la même raison que le cervelet a été divisé en lames et en lamelles. Vésale va même jusqu'à dire que la division du cerveau en deux hémisphères n'a pas d'autre but. (Lib. IV, cap. iv, p. 543.)

(2) « Quum asini etiam admodum multipliciter cerebrum habent complexum, quoddeceret, quantum ad morum ruditatem attinet, omnifariam simplex et minime varium nancisci cerebrum. » Si cette théorie est vraie, disait Galien, l'âne doit avoir un cerveau à surface plane et sans circonvolutions : or, l'âne a des circonvolutions et multiples et profondes : donc les facultés intellectuelles sout indépendantes des circonvolutions.

(3) Lire, comme documents sur cette question, la grande physiologie de Haller, tome IV,

Cruveilhier et Sée, 5e édition. III. — 3 1

NEVROLOGIE.

Dans ces dernières années, des tentatives plus sérieuses ont été faites pour déterminer les fonctions des diverses circonvolutions cérébrales, et c'est à M. Broca que nous devons les premiers résultats heureux qu'a pu enregistrer la science (t). Par ses recherches, le savant [professeur a établi que la troisième circonvolution frontale du côté gauche est le siège de la faculté du langage articulé, et que les lésions de cette partie de l'encéphale produisent l'aphasie. D'autres anatomistes ou physiologistes ont marché dans la même voie.

A. Conformation intérieure du cerveau.

Idée générale de la conformation intérieure d-u cerveau.

Divers moyens d'étude du cerveau.

Étude du cerveau

à l'aide des coupes.

Coupe horizontale.

Centre

médullaire

hémi-

sphéral.

Centre ovale de

Vieussens.

Les hémisphères cérébraux sont formés d'une masse centrale de substance blanche, de laquelle partent, dans tous les sens, des prolongements revêtus à leur surface par une couche de substance grise. Un gros noyau gris, appelé corps strié, occupe la portion inférieure de la masse blanche. Chaque hémisphère cérébral est creusé d'une cavité (ventricule latéral), représentant la cavité de la vésicule cérébrale qui lui a donné naissance, et communiquant avec le ventricule moyen par le trou de Monro. Les deux hémisphères sont unis l'un à l'autre par une commissure transversale, lame fibreuse, épaisse, horizontale, recourbée d'avant en arrière : c'est le corps calleux, qui passe au-dessus du ventricule moyen. A sa face inférieure existent deux bandelettes antéro-postérieures, connues sous le nom de bandelettes géminées ou de voûte.

L'étude de la conformation intérieure du cerveau doit être faite au moyen de coupes pratiquées dans différents sens, sur des cerveaux frais ou durcis dans l'alcool ou dans une solution d'acide chromique. Cette méthode permet de voir facilement et dans les plus grands détails la conformation intérieure et en quelque sorte la topographie du cerveau, la situation des hémisphères par rapport au ventricule moyen, la disposition des ventricules latéraux, les commissures qui les unissent entre eux, les proportions de substance blanche et de substance grise qui entrent dans leur composition.

Une coupe horizontale pratiquée au-dessous de la base des circonvolutions de la convexité représente une carte géographique profondément et très-irrégulièrement découpée sur les bords, impossible à décrire sans figures. Elle est constituée par un noyau central de substance médullaire, étranglé, en arrière, en manière d'isthme; de ce noyau central partent des prolongements, qu'on pourrait diviser en plusieurs ordres, et qui se subdivisent pour aller constituer le noyau de chaque circonvolution.

Une coupe horizontale pratiquée au niveau, ou mieux, un peu au-dessus du corps calleux, montre, pour chaque hémisphère, un grand noyau médullaire, centre médullaire hémisphéral. Les deux centres médullaires hémisphéraux, unis entre eux par le corps calleux, constituent le centre ovale de Vieussens. Rétréci à sa partie moyenne, où il est constitué par le corps calleux, le centre ovale de Vieussens offre des dimensions plus considérables dans chaque hémisphère.

lib. X, p. 396. An sint diversse diversarum animœ functionum provinciœ ? « Cum diversis ex cercbri sedibus nervi visorii et olfactorii et acustici et alii proveniant, eorumque nervorum aliqui propriis et insignibus ex collibus nascantur, potuit probabile videri in eis cerebri regionibus, etc. »

(1) Bulletins de la Société anatomique.

CONFORMATION INTÉRIEURE DU CERVEAU

On voit par cette coupe que les anfractuosités qui festonnent sa circonférence sont inégalement profondes et généralement plus profondes en dehors et en arrière qu'en dedans et en avant ; que tous les noyaux centraux des circonvolutions se continuent les uns avec les autres, en formant d'inextricables méandres, et que tous s'appuient sur un noyau central hémisphéral, qui va grossissant à mesure qu'on approche du corps calleux, au niveau duquel ce noyau central présente ses plus grands diamètres. Le centre ovale de Vieussens, qui, du reste, n'est point ovale, représente la plus vaste surface médullaire du cerveau et pourrait être considéré comme un centre duquel partiraient, d'un côté, toutes les radiations qui vont former les circonvolutions, d'un autre côté, toutes celles qui établissent des communications entre le cerveau proprement dit et les autres parties du centre nerveux encéphalo-médullaire.

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