SCISSURES, SILLONS OU ANFRACTUOSITES, PLIS ET CIRCONVOLUTIONS
Toute la surface du cerveau est sillonnée par un nombre considérable de dépressions profondes, sinueuses, ou scissures, qui le divisent en autant d'éminences oblongues, diversement contournées, subdivisées elles-mêmes par des dépres-
(I) Nous avons vu qu'au Ie mois du développement l'insula est encore à découvert entre les bords de la scissure de Sylvius écartés. Cette disposition persiste chez les idiots et les microcéphales.
HÉMISPHÈRES CÉRÉBRMJX.
sions secondaires ou sillons. Ces éminences, en forme de replis, qui représentent assez bien les circonvolutions ondulées de l'intestin grêle, ont été désignées par analogie sous le nom de circonvolutions cérébrales {gyri, meandri, processus enteroidei). Les circonvolutions sont quelquefois subdivisées superficiellement en plis distincts.
On ne saurait donner une idée plus exacte de l'ensemble des circonvolutions et des anfractuosités qu'en supposant un ballon, trop considérable pour pouvoir être logé dans le crâne, plissé et disposé d'un noyau compacte et à une certaine distance de ce noyau. Une disposition analogue se rencontre partout où un organe présentant une grande surface doit être renfermé dans le plus petit espace possible : il se forme des plis, des rides, des excroissances. Dans le cerveau, et aussi dans le cervelet, la substance grise devait nécessairement être étendue sur une très-grande surface et en couebe mince, à cause de ses rapports avec les vaisseaux de la pie-mère, qui ne pouvaient pénétrer dans cette substance qu'à l'état de capillaires, attendu que des vaisseaux volumineux eussent gêné par leur contact les fonctions des cellules nerveuses.
Les circonvolutions sont des saillies cylindroïdes à direction sinueuse, adhérentes à la masse encéphalique par un de leurs bords. Chaque circonvolution présente à considérer deux faces latérales, un bord adhérent et un bord libre. Les faces latérales, légèrement aplaties, des circonvolutions correspondantes, sont moulées l'une sur l'autre et séparées par un double feuillet de la pie-mère. Leur base oubord adhérent, un peu rétréci, appuie sur le noyau blanc central de l'hémisphère. Leur bord libre est arrondi et sinueux, en sorte que deux circonvolutions contiguës interceptent entre elles, au niveau de ce bord libre, une petite gouttière, qui devient très-sensible dans les cas d'infiltration de pus ou de pseudo-membranes dans le tissu cellulaire sous-arachnoïdien. En raison de la convexité des faces latérales des circonvolutions correspondantes, les anfractuosités qu'elles limitent sont divisées en deux étages : l'un superficiel, occupé par les veines, l'autre profond, dans lequel cheminent les artères. Lorsque trois circonvolutions se rencontrent, l'espace qu'elles interceptent est triangulaire. Ces espaces, peu considérables dans l'état naturel, deviennent très-prononcés dans le cas d'atrophie des circonvolutions.
Au reste, des coupes verticales du cerveau faites dans divers sens donneront une idée plus exacte de la disposition des circonvolutions que les observations les plus minutieuses faites sur la surface externe du cerveau, sans section préalable.
Le bord libre des circonvolutions est souvent sillonné par de petits enfoncements oblongs, plus ou moins étendus, qui suivent la direction de la circonvolution; quelquefois l'enfoncement est anguleux, rayonné, à trois ou quatre branches ; d'autres fois c'est une dépression superficielle ou bien un creux pro fond et étroit. Les vaisseaux artériels et veineux qui passent sur le bord libre des circonvolutions y impriment une rainure plus ou moins prononcée.
Le bord libre du plus grand nombre des circonvolutions atteint le niveau de la surface du cerveau ; mais, indépendamment des circonvolutions secondaires, dont plusieurs restent cachées entre les circonvolutions voisines dans toute leur longueur, il est des circonvolutions principales qui s'enfoncent entre deux circonvolutions voisines et s'y terminent. Quelques-unes sont déprimées seulement dans un ou plusieurs points de leur étendue.
La hauteur des circonvolutions est de 15 à 25 millimètres; elle est d'ailleurs
Circonvolutions.
Anfractuosités.
Idée générale des circonvolutions ' et anfractuosités.
Description
des circonvolutions.
Espaces interceptés
par les bords
libres.
DépressioES
du bord
libre.
Le bord i libre de toutes les circonvolutions n'atteintpas la surface du cerveau.
Hauteur des circonvolutions. -
NEVROLOGIE.
Variétés dans la hauteur et dans l'épaisseur des circonvolutions.
Prédominance des circonvolutions dans le cerveau de l'homme.
Rapports entre
les circonvolutions du l'œtus humain
et celles des animaux vertébrés inférieurs.
Type général des
circonvolution?.
extrêmement variable chez les différents individus, et il en est de môme de leur épaisseur. Bien plus, il n'est peut-être pas deux circonvolutions, deux parties de la môme circonvolution qui se ressemblent sous le rapport de l'épaisseur, chez le môme individu. Il en est qui se renflent considérablement, d'autres qui s'effilent ; presque toujours un renflement se remarque dans le lieu où deux circonvolutions se continuent l'une avec l'autre. Eustachi et Vieussens avaient donc commis une grande erreur en représentant toutes les circonvolutions comme parfaitement semblables. La différence que les circonvolutions présentent dans leurs dimensions, et plus particulièrement dans leur hauteur, chez les divers individus, doit déterminer des différences correspondantes dans l'étendue de la surface générale que présente le cerveau, et ces différences méritent d'autant plus d'être notées qu'on a fait jouer un rôle très-important à l'étendue de cette surface dans le développement relatif des facultés intellectuelles. Desmoulins a prouvé que, vu la profondeur de ses anfractuosités, le cerveau de l'homme l'emporte de beaucoup, en surface, sur le cerveau de tous les animaux. J'ajoute que, chez l'homme, la profondeur des anfractuosités et, par conséquent, la hauteur des circonvolutions, m'ont toujours paru en rapport direct avec le volume et le poids du cerveau.
Si le cerveau de l'homme est différencié, par son volume et par son poids, du cerveau des autres animaux, il ne l'est pas moins par le nombre et les dimensions de ses circonvolutions. Tiedemann a parfaitement figuré la diminution progressive des circonvolutions cérébrales (diminution qui correspond à celle des lamelles du cervelet), depuis les singes jusqu'aux rongeurs et aux édentés. Dans l'espèce humaine, comme dans la série animale, le développement des circonvolutions m'a toujours paru en rapport direct avec le développement général du cerveau.
Sous ce point de vue, comme sous beaucoup d'autres, le fœtus humain présente les dispositions des animaux inférieurs. Les anfractuosités du cerveau d'un fœtus humain de cinq mois ne sont ni plus profondes ni plus multipliées que celles du cerveau du lapin. Or, ces premiers linéaments sont importants à étudier, parce qu'ils appartiennent à des anfractuosités qui domineront, par la suite, tout le système des circonvolutions (I). Cette étude a été tentée par Reichert, mais non d'une manière complètement satisfaisante.
Malgré certaines variétés qu'on observe en comparant entre elles les circonvolutions cérébrales de deux individus différents, ou même celles que présentent les deux hémisphères d'un même individu, il existe cependant un certain nombre de circonvolutions dont la position, la direction et les dimensions offrent une assez grande fixité pour que les changements n'aient lieu que dans des limites restreintes. Au milieu du chaos apparent, il y a un type, que maintes fois on a essayé de déterminer. Dans ces tentatives on a surtout invoqué l'anatomie comparée.
(1) Ainsi, à cette époque: 1° la grande anfractuosité appelée scissure de Sylvius existe, mais ses bords sont écartés et l'insula de Reil ou lobule du corps strié fait partie de la surface du cerveau ; 2° une scissure antéro-postérieurc existe en arrière et en bas sur le plan interne de l'hémisphère; elle répond à la cavité digitale ou prolongement occipital du ventricule latéral ; on voit encore : 3° une scissure au-dessus du roips calleux; 4° la scissure du nerf olfactif. A la naissance, toutes les circonvolutions existent, mais elles n'ont acquis leur développement complet que vers l'âge de six à sept ans.
HÉMISPHÈRES CEREBRAUX.
Leuret (1 ), le premier, eut l'idée de comparer les circonvolutions chez tous les mammifères qui en sont pourvus, afin de saisir, au milieu de cette variété de contours ou d'ondulations qu'elles présentent, le type commun auquel elles peuvent être ramenées ; et, comme les circonvolutions sont d'autant plus complexes qu'on les examine sur des cerveaux appartenant à des espèces plus rapprochées de l'homme, il a dû s'occuper d'abord de trouver un cerveau type, dont les circonvolutions fussent, en quelque sorte, réduites à leur plus simple expression. Malheureusement il crut devoir choisir pour type le cerveau du renard, dont la conformation est trop dissemblable à celle du cerveau humain pour que leur comparaison pût produire quelques résultats. Aussi cette étude est-elle restée à peu près stérile, puisque Leuret est arrivé à cette conséquence que les circonvolutions propres à l'homme ne se trouvent point vers la région antérieure, mais bien sur les côtés et vers les parties postérieures et internes.
Égaré dans la même voie, Foville, cherchant à déterminer, au milieu des contours si variés et en quelque sorte si capricieux des circonvolutions, s'il existait une loi qui présidât à leur disposition, a été plus malheureux encore, puisqu'il a été amené à conclure de ses travaux que le cerveau de l'homme et celui des animaux n'ont pas plus d'analogie entre eux que la tête, les mains, la station, la voix de l'homme, n'en ont avec la tête, les mains, la station, la voix des animaux les plus élevés dans la série.
Ce type, ce schéma, en vain cherché par Leuret et Foville, c'est Gratiolet qui eut la gloire de nous le faire connaître ; le premier il comprit que, pour le trouver, il fallait s'adresser à un animal très-rapproché de l'homme, au singe. « Si « nous comparons entre eux, dit-il, les cerveaux de différentes espèces de singes, « les plis se développent à nos yeux dans tous ces cerveaux avec des ressem- « blances si évidentes qu'il est au premier abord impossible de n'en être pas « frappé. Si maintenant nous essayons la comparaison entre le cerveau de « l'homme et celui des singes, nous retrouvons les mêmes ressemblances, les « mêmes parties essentielles, la même disposition générale ; seulement il y a « plus de simplicité dans les singes et plus de complication dans l'homme (2). »
11 existe donc à la surface du cerveau humain un certain nombre de circonvolutions qu'on pourrait eap-pelev principales ou de premier ordre, qui entrent dans le plan général de l'organe et qu'on retrouve toujours, bien qu'elles puissent être plus ou moins développées et qu'elles soient souvent divisées elles-mêmes ou sillonnées plus ou moins profondément. A ces circonvolutions s'ajoutent des circonvolutions accessoires, dont l'existence masque parfois notablement les traits généraux du cerveau.
La surface du cerveau est divisée en régions ou lobes, que leurs rapports avec les os du crâne ont fait appeler lobe frontal, lobe pariétal, lobe occipital et lobe temporal. Dans chaque lobe on a distingué des régions plus petites nommées lobules. Mais ces divisions et subdivisions ne répondent point à des parties nettement séparées les unes des autres et ne sont destinées qu'à faciliter l'étude topographique du cerveau.
1° Surface convexe ou externe. Les circonvolutions de la convexité de l'hémisphère sont, sans contredit, les plus compliquées.
Essai de Leuret.
Recherches
de
Foville.
Gratiolet.
Circonvolutions de premier
ordre.
Lobes, lobules.
Surface convexe.
(1) Anatomie comparée du système nerveux,' dans ses rapports avec l'intelligence. Paris, 1839.
(2) Gratiolet. Mémoire sur les plis cérébraux do l'homme et des primates. Paris, 1855.
NEVROLOGIE.
Lobe frontal.
Scissure de Rolando.
Circonvolutions ascendantes
Scissure parallèle frontale.
Scissures frontales
supérieure et
inférieure.
Première
et deuxième circonvolution frontale.
Troisième circonvolution frontale.
Lobe pariétal.
A. Le lobe frontal est séparé du lobe pariétal, sur la face externe de l'hémisphère, par la scissure dite de Rolando (scissure centrale), du nom de l'anatomiste qui Fa, le premier, bien décrite. Cette scissure, qui est constante, commence un peu au-dessus de la grande branche de la scissure de Sylvius, en arrière de l'origine de sa branche antérieure, se dirige obliquement en haut et en arrière et se termine le plus souvent près du bord supérieur de l'hémisphère, qu'elle atteint quelquefois. Elle forme, avec celle du côté opposé, un angle ouvert en avant.
La scissure de Rolando ne répond nullement à la suture fronto-pariétale, comme le croyait Gratiolet ; elle se trouve à environ 2 centimètres et demi en arrière de cette suture, et cette distance varie avec le degré de développement du lobe frontal.
La scissure de Rolando est intermédiaire à deux circonvolutions parallèles , l'une antérieure, circonvolution ascendante frontale (quatrième circonvolution frontale), l'autre postérieure, circonvolution ascendante pariétale. Aux deux extrémités de la scissure les deux circonvolutions ascendantes se continuent l'une avec l'autre par des circonvolutions ou plis de passage fronto-pariétaux.
La circonvolution ascendante frontale est limitée en avant par une grande scissure parallèle à la scissure de Rolando (scissure parallèle frontale), ordinairement interrompue à sa partie moyenne. Cette scissure naît un peu audessus du coude de la scissure de Sylvius et se termine près du bord supérieur de l'hémisphère. Elle est séparée de la scissure de Sylvius par un pli qui unit la circonvolution frontale ascendante à la 'troisième frontale.
En avant de la scissure parallèle frontale se voient deux scissures antéropostérieures, concentriques au bord supérieur du lobe frontal. La plus élevée, scissure frontale supérieure, laisse entre elle et ce bord la première circonvolution frontale; limitée en avant par l'anastomose de cette circonvolution avec la deuxième, elle se jette en arrière dans la scissure parallèle frontale. La plus inférieure, scissure frontale inférieure, sépare l'une de l'autre la deuxième circonvolution frontale, qui est au-dessus, et la troisième circonvolution frontale, qui est au-dessous.
Les deux premières circonvolutions frontales partent l'une et l'autre de la portion orbitaire du lobe frontal et se terminent en s'unissant à la quatrième ou circonvolution ascendante frontale ; elles sont souvent unies entre elles par un ou deux plis accessoires . La première, ordinairement divisée en deux plis, longe le bord supérieur de l'hémisphère et empiète sur sa face interne. La deuxième forme de nombreux replis qui en augmentent de plus en plus la largeur d'avant en arrière : souvent aussi elle présente deux ou trois plis accessoires.
La troisième circonvolution frontale (pli sourcilier de Gratiolet, circonvolution de Broca), située en arrière et au-dessous de la précédente, est comme à cheval sur la branche antérieure de bifurcation de la scissure de Sylvius. Elle recouvre l'insula, sur lequel elle forme une sorte d'opercide. Son bord inférieur fait partie de la scissure de Sylvius ; son bord supérieur est généralement séparé nettement, chez le blanc, de la deuxième. En arrière, elle se jette dans la circonvolution frontale ascendante.
B. Le lobe pariétal, situé en arrière de la scissure de Rolando, au-dessus et en arrière de la scissure de Sylvius, est séparé, en arrière, du lobe occipital par une scissure très-marquée chez le singe, ordinairement réduite chez.
HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX
l'homme, sur la face externe, à une simple encoche du bord supérieur de l'hémisphère par deux circonvolutions de passage étendues entre les deux lobes. Mais cette encoche se reconnaît facilement en ce qu'elle se prolonge toujours sur la face interne de l'hémisphère en une scissure très-nette et très-profonde : c'est le sillon occipital transverse de Broca, la scissure ■perpendiculaire externe de Gratiolet. En bas, le lobe pariétal est limité par la scissure de Sylvius et par une ligne qui la prolongerait en arrière.
Le lobe pariétal présente, en avant, la circonvolution pariétale ascendante, qui forme le bord postérieur de la scissure de Rolando. Cette circonvolution, limitée en arrière et en bas par la scissure inter pariétale, est unie intimement, en arrière et en haut, au lobule pariétal supérieur.
La scissure interpariétale, intra-par létale ou pariétale, très-marquée et non interrompue chez le singe, est en partie effacée, chez l'homme, par un pli anastomotique, quelquefois double, qui va du lobule pariétal supérieur au sommet du pli courbe. Elle naît en arrière et un peu au-dessus de l'extrémité inférieure de la scissure de Rolando, dont elle est séparée par la circonvolution ascendante pariétale, traverse la région pariétale d'avant en arrière et de bas en haut, passe entre les deux lobules pariétaux, puis au-dessous de la circonvolution qui limite l'encoche de la scissure perpendiculaire externe (première circonvolution de passage), et se perd sur le lobe occipital. Elle est séparée, à son origine, de la scissure de Sylvius par un pli qui constitue la racine antérieure du pli courbe.
Au-dessus de la scissure interpariétale est le lobule pariétal supérieur, qui s'étend, en arrière, jusqu'à la scissure perpendiculaire externe, et se prolonge sur le lobe occipital par le premier pli de passage. Ce lobule se continue sur la face interne de l'hémisphère avec la région appelée lobule quadrilatère.
Au-dessous de la scissure interpariétale on trouve la circonvolution et le lobule du pli courbe (lobule pariétal inférieur, Ecker).
Le pli courbe est une circonvolution en fer à cheval dans la concavité de laquelle se termine, en haut, la scissure temporale parallèle. Sa branche antérieure naît par deux racines, souvent subdivisées, du pied de la circonvolution ascendante pariétale et du premier pli temporal. Entre ces deux racines pénètre la partie la plus élevée de la scissure de Sylvius. Ce sont les développements de ces deux racines, particulièrement de la postérieure, et de leur point de rencontre, qui constituent le lobule du pli courbe (lobule du pli marginal supérieur, Gratiolet). La branche postérieure du pli courbe borde en arrière la scissure temporale parallèle, puis se recourbe en arrière, passe au-dessous de l'encoche de la scissure perpendiculaire externe, et s'étend sur le lobe occipital en formant un pli de passage.
C. Le lobe occipital, très-petit chez l'homme, est nettement limité surtout sur la face interne de l'hémisphère ; sur sa face inférieure sa limite est purement de convention.
La face externe du lobe occipital est liée au lobe pariétal par deux circonvolutions de passage par iéto- occipitales qui masquent presque complètement la scissure perpendiculaire externe. Ces deux circonvolutions, séparées par le prolongement de la scissure interpariétale, sont toutes deux superficielles, ce qui, d'après Gratiolet, constituerait un caractère différentiel très-net entre le cerveau de l'homme et celui des singes.
La première circonvolution de passage relie le lobule pariétal supérieur avec la
Scissure perpendiculaire externe.
Scissure interpariétale.
Lobule pariétal supérieur.
Pli courbe.
Lobule du pli courbe.
Lobe occipital.
Première et deuxième circonvolution de passage.
NEVROLOGIE.
Circonvolutions
occipitales.
Lobe temporal.
Scissure parallèle.
Scissure fronto-pa-
i iétale interne.
Scissure perpendiculaire
Grande circonvolution du corps calleux.
première circonvolution occipitale. Ordinairement très-volumineuse, elle est incomplètement divisée en deux plis par une large dépression. La deuxième circonvolution de passage, habituellement divisée en trois plis, se continue en avant avec la partie descendante du pli courbe, en arrière avec la deuxième et la troisième circonvolution occipitale et avec le pli temporal moyen.
Sur la face convexe du lobe occipital se voient trois circonvolutions, séparées par la scissure occipitale supérieure, qui continue l'interpariétale en arrière de la scissure perpendiculaire, par la scissure occipitale inférieure, qui est antéropostérieure et indépendante, et par la scissure occipitale transverse, située vers le milieu du lobe occipital. Les deux premières circonvolutions occipitales continuent en arrière les deux plis de passage ; la troisième se continue en partie avec la seconde circonvolution de passage, en partie avec le pli temporal moyen.
D. Le lobe temporal ou sphéno-temporal remplit l'étage moyen de la base du crâne et se continue directement, en arrière, avec le lobe occipital.
Sa face externe présente deux circonvolutions séparées par la scissure parallèle. Située au-dessous de la scissure de Sylvius, la scissure parallèle naît au sommet du lobe temporal et remonte, parallèlement à cette dernière, un peu au-dessus de son extrémité supérieure, pour se perdre entre les deux branches du pli courbe.
La première circonvolution temporale, très-nettement limitée en avant par la scissure de Sylvius, en arrière par la scissure parallèle, se perd en arrière et en haut dans le pli courbe, auquel elle fournit sa racine postérieure. La seconde circonvolution temporale (pli temporal moyen et inférieur, Gratiolet) est ordinairement divisée en deux plis secondaires, excepté en arrière, où elle reste généralement indivise. Une dépression verticale sépare presque complètement cette circonvolution du lobe occipital; ce n'est qu'à sa partie supérieure qu'elle se continue avec la seconde circonvolution de passage.
2° Surface interne ou plane. — Sur cette face, les circonvolutions sont simples, moins nombreuses et plus régulières que sur la face externe. Le lobe frontal y est séparé du lobe pariétal par la scissure fronto-pariétale interne. Cette scissure commence ordinairement par une encoche du bord supérieur de l'hémisphère un peu en arrière de la circonvolution de passage qui limite en haut la scissure de Rolando ; elle descend plus ou moins obliquement en avant jusqu'au bord supérieur de la circonvolution qui borde le corps calleux, où elle se continue avec la scissure festonnée.
La limite postérieure du lobe pariétal est établie par la scissure perpendiculaire interne, continue avec la scissure perpendiculaire externe. Très-oblique de haut en bas et d'avant en arrière, chez l'homme, par suite du grand développement des lobes antérieurs, cette scissure, qui est très-pofonde, se jette à angle aigu, un peu en arrière du bourrelet du corps calleux, dans la scissure des hippocampes, qui appartient au lobe postérieur.
Dans les régions frontale et pariétale une grande circonvolution domine toutes celles du plan interne de l'hémisphère, c'est celle qui borde le corps calleux et qu'on peut appeler, pour cette raison, grande circonvolution du corps calleux (circonvolution crêtée, processo-anteroïdo-cristalo de Rolando). Elle commence, en avant, au-dessous de l'extrémité réfléchie de ce corps, auquel elle adhère, se porte d'arrière en avant et de bas en haut, contourne son extrémité antérieure, se dirige d'avant en arrière, en se moulant sur la convexité du
HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX
corps calleux, et se termine en arrière de son bourrelet postérieur. Son bord périphérique est limité par la scissure festonnée {grand sillon du lube fronto-pariétal, Gradolet), qui commence en crochet sous le genou du corps calleux, décrit une anse autour de ce genou et se porte flexueuse jusqu'à la scissure frontopariétale interne, quelquefois jusqu'à une très-petite distance de la scissure perpendiculaire interne. Étroite à son extrémité antérieure, que Rolando considère comme la racine principale du nerf olfactif, la circonvolution crêtée va s'élargissant et, parvenue au niveau de la partie moyenne du corps calleux, se relève en manière de crête, d'où le nom de circonvolution crêtée, et s'élargit beaucoup à son extrémité postérieure, où elle envoie des prolongements au lobule carré. Cette large crête se divise à sa circonférence en plusieurs bran-
Scissure festonnée.
Crête de la circonvolution du corps calleux.
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