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IDÉE GÉNÉRALE DE L'ENCÉPHALE

ses expériences 1 ° que le liquide ventriculaire existe dans l'état de vie ; 2° qu'il communique avec le liquide rachidien par l'ouverture inférieure du quatrième ventricule. Rien de plus variable, au reste, que la quantité de liquide qui remplit tous les espaces de la cavité crânienne, et qui augmente ou diminue en raison de la diminution ou de l'augmentation du cerveau relativement à la boîte crânienne.

§ 6. — IDÉE GÉNÉRALE DE L'ENCÉPHALE ET DES CONNEXIONS DE SES DIVERSES PARTIES.

On ne saurait disconvenir que, dans l'état actuel de nos conaissances, toute systématisation complète du centre encéphalo-médullaire serait prématurée, puisqu'elle devrait nécessairement combler les lacunes encore si nombreuses de l'observation au moyen de suppositions suggérées par une interprétation plus ou moins heureuse de faits physiologiques ou pathologiques, ou ne reposant sur aucune base positive. Dans ces conditions, la seule manière de servir véritablement les intérêts de la science nous paraît être de "présenter, dans un résumé succinct, les résultats les plus généraux et les plus certains auxquels ont conduit les recherches des observateurs.

Il est inutile de revenir sur ce que nous avons dit relativement à la texture de la moelle épinière.

L'origine des faisceaux pyramidaux du bulbe, qui proviennent en grande partie des cordons postérieurs et latéraux de la moelle, leur entre-croisement, leur passage à travers la protubérance, où ils entrent probablement en rapport avec les noyaux gris de ce renflement, leur continuation dans les pédoncules cérébraux, dont ils forment l'étage inférieur, leur pénétration dans la couche optique et dans le corps strié, sont des faits hors de toute contestation.

D'autre part, les faisceaux innommés unis aux faisceaux sous-olivaires, nés de la formation réticulée du bulbe, se prolongent, au-dessus de la protubérance cérébrale, dans les pédoncules cérébraux, dont ils forment l'étage supérieur avec les pédoncules supérieurs du cervelet, pour se continuer, sans ligne de démarcation aucune, avec la couche optique. Ces faisceaux innominés s'entre-croisent-ils ? On voit au-dessus de la protubérance, au niveau des tubercules quadrijumeaux, ces faisceaux, jusque-là distincts, bien qu'accolés, s'unir intimement ; ils m'ont paru s'entre-croiser, mais la chose n'est pas aussi évidente que pour les pyramides antérieures, et je n'oserais l'affirmer.

Les restes des cordons antérieurs, refoulés en arrière par suite de la formation des pyramides, forment, avec les fibres non entre-croisées des cordons latéraux et postérieurs, les faisceaux longitudinaux de la substance réticulée, qui se réunissent de nouveau pour constituer les pédoncules cérébelleux inférieurs, corps restiformes, et se perdre dans la masse blanche centrale du cervelet. Les pédoncules supérieurs du cervelet sont-ils le prolongement des pédoncules inférieurs ? ou sont-ils nés dans le cervelet ? Il est impossible de le dire.

De tous les points de la surface de la couche optique, à l'exception de sa face interne, qui est libre et répond au ventricule moyen, et de sa face supérieure, qui répond au ventricule latéral, partent comme d'un centre et s'irradient dans tous les sens, à la manière de rayons, des faisceaux de fibres, dont l3s antérieurs se portent directement en avant, les moyens en dehors, les posté-

Trajet des

faisceaux

pyramidaux.

Trajet des

faisceaux

innominés.

Radiations

émanéesdes

couches

optique?.

NEVROLOGIE.

Tous les

faisceaux

blancs du

corps strié

émanent des

couches

optiques.

Importance de l'étude de la continuité des fibres dan le cerveau.

Absence d'entrecroisement médiandans le corps calleux .

Continu ité du corps calleux et des radiations émanées des couches optiques et des corps striés.

Continuité du corps calleux et des fibres des hémisphères.

Doctrine de Tiedemann à ce sujet.

Continuité du corps calleux avec les radiations des couches optiques et des corps striés.

Préparation

de Tuville qui la démontre.

rieurs en arrière ; l'ensemble de ces radiations divergentes constitue le grand soleil ou l'éventail de Vieussens, la couronne rayonnante de Reil. Mais ces radiations ne sont pas nécessairement le prolongement des fibres des pédoncules cérébraux, puisque, d'après Kôlliker, un très-grand nombre de ces fibres se terminent dans les cellules du corps strié et de la couche optique.

Au moment où ils émergent du sein de la couche optique, les rayons divergents sont en quelque sorte bridés par des fibres blanches curvilignes, dont la réunion constitue la bandelette demi-circulaire.

Les faisceaux blancs de la partie interne des corps striés, à l'exception de ceux qui continuent les pyramides antérieures, émanent des couches optiques. Quelques-uns de ces faisceaux m'ont paru se terminer dans les corps striés, sous la forme de filets extrêmement déliés ; le plus grand nombre s'étend des corps striés aux hémisphères. Le corps strié n'est donc autre chose qu'une masse grise à laquelle aboutissent, d'une part, les radiations blanches venues de la circonférence des couches optiques et les radiations blanches venues des pyramides antérieures, d'autre part, les radiations blanches provenant de la substanee grise des circonvolutions. On peut donc admettre, avec Reil, Gall et Tiedemann, que les fibres qui sortent des corps striés sont beaucoup plus multipliées que celles qui y entrent.

Un des points fondamentaux dans la texture du cerveau consiste à déterminer le trajet ultérieur des radiations des couches optiques et des corps striés, et les rapports de ces radiations avec les circonvolutions cérébrales et le corps calleux.

Or, il n'y a pas d'entre-croisement sur la ligne médiane du corps calleux, du moins l'anatomie ne peut le démontrer par aucun de ses procédés : la moitié droite des faisceaux transverses se continue sans ligne de démarcation avec la moitié gauche. Quels sont les rapports entre les faisceaux du corps calleux et les radiations blanches qui émanent des couches optiques et des corps striés ? L'observation n'a pu établir d'une manière positive qu'il y a continuité entre ces radiations et le corps calleux, non plus qu'entre le corps calleux et les fibres des hémisphères. Dans le centre blanc de ces derniers, les fibres sont tellement entre-croisées dans tous les seus et comme feutrées qu'il est impossible de se prononcer sur leurs connexions (1).

(1) Tiedemann, se fondant principalement sur l'anatomie du fœtus, établit que le corps calleux est formé par la réunion des fibres des pédoncules cérébraux, après que ces fibres se sont épanouies pour former les hémisphères. Il dit avoir suivi les fibres des pédoncules jusque sur la ligne médiane du corps calleux, où celles d'un côté s'unissent et se confondent avec celles de l'autre côté ; mais la disposition indiquée par Tiedemann est plutôt une vue de l'esprit que le résultat de l'observation directe du cerveau du fœtus.

Foville, au contraire, se croit en droit de conclure de ses recherches que le corps calleux n'a rien de commun avec les hémisphères proprement dits.

Sur un cerveau placé sur sa base et complètement dépouillé de ses membranes, il écarte avec précaution les dcuxhémisphères dans leur milieu ; il introduit ensuite légèrement l'extrémité de l'index dans le sillon qui sépare le corps calleux de la circonvolution qui le contourne, et presse légèrement le fond de cet intervalle, en promenant doucement d'avant en arrière et d'arrière en avant la pulpe de ce doigt ; il parvient ainsi à décoller l'hémisphère du corps calleux et, en poursuivant avec soin cette séparation, il a vu le corps calleux se prolonger horizontalement de chaque côté, pour se recourber brusquement en bas, s'infléchir en dedans et se continuer avec les radiations émanées des corps striés. Le même procédé peut servir à séparer des hémisphères le corps cal

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