VEINE CAVE SUPÉRIEURE
veine cave. L'embouchure de la veine cave supérieure dans l'oreillette droite répond au bord inférieur de la 6e vertèbre dorsale.
Fig. 48.
Veine cave supérieure et ses branches (*).
(') 1, Angle de la mâchoire. — 2, os hyoïde. — 3, cartilage thyroïde. — 4, trachée-artère. — S, extrémité externe de la clavicule. — 6, appendice xiphoïde. — 7, poumon. — 8, cœur.
k.p., artère pulmonaire. — C.a., canal artériel divisé. — X.c.s., veine cave supérieure. — Tr.br.c, tronc brachio-céphalique. — Th.i., thyroïdiennes inférieures. — Mam.i., mammaire interne. — Dm. s., diaphragmatique supérieure. — ing.e., jugulaire externe. — iug.a., jugulaire antérieure. — Car.p.. artère carotide primitive. — iug.i , jugulaire interne. — Foc, veine faciale. — Th.s., thyroïdienne supérieure. — S.c/., sous-clavière. — Kx., axillaire. — Céph., veine céphalique. — ilam, e., mammaires externes. — Bos., veine basilique.
ANGEIOLOG1E.
Calibre.
Longueur.
Rapports :
Hors du péricarde :
Dans le péricarde.
La veiine cave supérieure n'a pas de valvules.
Veines collatérales.
La veine cave supérieure est quelquefois double.
Le calibre de la veine cave supérieure, qui mesure environ 20 millimètres en diamètre, est moins considérable que celui des deux troncs veineux brachiocéphaliques pris ensemble ; il est aussi moins considérable que celui de la veine cave inférieure. La longueur de la veine est de 6 à 7 centimètres.
Les rapports de la veine cave supérieure doivent être examinés hors du péricarde et dans le péricarde.
1° Hors du péricarde, la veine cave supérieure répond, à droite, au poumon droit, dont elle est séparée par la lame droite du médiastin et par le nerf diaphragmatique, qui, d'abord placé au côté externe, passe ensuite au-devant de cette veine. Elle répond, à gauche, à la crosse de l'aorte ; en avant, au thymus et au tissu cellulaire du médiastin, qui la séparent du sternum ; en arrière, à la trachée, dont elle est séparée par un grand nombre de ganglions lymphatiques.
2° Dans le péricarde, la veine cave supérieure, revêtue par le feuillet séreux de cette membrane dans les trois quarts antérieurs de sa circonférence, répond, en arrière, immédiatement à l'artère pulmonaire et à la veine pulmonaire supérieure droites ; à droite, à l'aorte, à laquelle elle est seulement contiguë.
Du reste, le rapport entre la longueur de la portion péricardique de la veine cave et celle de la portion extra-péricardique de cette veine varie beaucoup ; la veine cave pénètre dans le péricarde tantôt au niveau de la partie moyenne de son trajet, et tantôt à quelques millimètres seulement de son embouchure dans l'oreillette.
La veine cave supérieure n'offre de valvules ni dans les divers points de sa longueur, ni à son embouchure ; il suit de là que chaque contraction de l'oreillette est accompagnée d'un reflux du sang dans la veine cave supérieure et dans les branches qui la constituent par leur réunion. C'est ce reflux qui détermine le phénomène du pouls veineux.
La veine cave présente quelques conditions de structure qui méritent une mention spéciale. INous avons vu que les fibres musculaires de l'oreillette se prolongent sur elle. Le feuillet séreux du péricarde ne revêt que la portion péricardique de cette veine, tandis que son feuillet fibreux se prolonge sur la portion de la veine qui est extérieure à cette membrane.
Veines collatérales. La veine cave supérieure ne reçoit aucune branche dans le péricarde; à sa sortie du péricarde, elle reçoit immédiatement la veine azygos. C'est, le plus souvent, à l'angle de réunion des deux troncs veineux brachiocéphaliques, et non point dans la veine cave elle-même, que viennent se rendre la veine thyroïdienne inférieure droite, la veine mammaire interne du même côté et de petites veines connues sous les noms de thymiques, péricardiques, médiastines et diaphragmatiques supérieures droites.
La veine azygos, faisant partie du système des veines du rachis, sera décrite à l'occasion de ces veines. Comme les autres veines présentent la même distribution à gauche et à droite, nous les décrirons en même temps que les veines homonymes du côté gauche.
Lue anomalie bien remarquable de la veine cave supérieure est celle dans laquelle cette veine est double; elle résulte du défaut de réunion des deux troncs veineux brachio-céphaliques, dont chacun va s'ouvrir isolément dans l'oreillette droite. Or, cette disposition, dont j'ai vu plusieurs exemples, est normale chez un certain nombre d'animaux. Sur un sujet, le tronc veineux brachio-céphalique droil s'ouvrait dans l'oreillette droite à la manière accoutumée. mais le tronc veineux brachio-céphalique gauche offrait une disposition toute