‹ Traite d'anatomie descriptiveChapitre 89 sur 282 · TRONCS VEINEUX BRACIIIO-CÉPHALIQUES · texte numérisé non relu

TRONCS VEINEUX BRACIIIO-CÉPHALIQUES

particulière : il descendait verticalement au-devant de la portion inférieure de la crosse aortique ; là il se coudait brusquement à angle droit, pour se porter horizontalement derrière l'oreillette gauche et se jeter à la partie inférieure et postérieure de l'oreillette droite (1).

§ 1. TRONCS VEINEUX BRACHIO-CÉPHAUIQUES ou VEINES INNOMINÉES.

Les troncs veineux brachio-céphaliques, troncs innominés de Meckel, sont au nombre de deux, l'un à droite, l'autre à gauche, et sont formés par la réunion de la veine jugulaire interne et de la veine sous-clavière proprement dite, lesquelles représentent assez exactement la carotide primitive et l'artère sousclavière. La jugulaire externe se jette souvent clans l'angle de réunion de ces deux veines et constitue alors une troisième origine du tronc brachio-céphalique.

Le système veineux de la moitié supérieure du corps est donc plus symétrique que le système artériel, qui ne présente un tronc brachio-céphalique qu'à droite.

Les deux troncs veineux diffèrent entre eux 1° par leur longueur : leur limite externe étant marquée par le confluent de la veine jugulaire interne et de la veine sous-clavière, confluent qui a lieu au niveau de l'extrémité sternale de la clavicule, et leur limite interne se trouvant à droite de la ligne médiane, à l'origine de la veine-cave, il en résulte que le tronc brachio-céphalique droit est beaucoup plus court (il a 25 à 30 millimètres de longueur, tandis que celui du côté gauche mesure le double).

2° Par leur direction : le tronc veineux brachio-céphalique droit est presque vertical, un peu oblique seulement en bas et à gauche, comme la veine cave supérieure, qui paraît en être la continuation sous ce rapport ; le tronc veineux brachio-céphalique gauche est presque horizontal et décrit une courbe à concavité postérieure. 11 en résulte que ces deux troncs veineux se réunissent à angle droit pour constituer la veine cave.

3° Par leur calibre : le tronc brachio-céphalique gauche, qui reçoit, en général, les veines mammaires et thyroïdiennes inférieures gauches, a un calibre plus considérable que le tronc brachio-céphalique droit. Au reste, le calibre relatif de ces deux troncs veineux est en raison directe de celui des deux veines jugulaires internes. J'ai vu le tronc veineux brachio-céphalique droit n'avoir pas la moitié du calibre du tronc veineux brachio-céphalique gauche ; les deux veines jugulaires internes étaient dans la même proportion.

4° Par leurs rapports : le tronc gauche embrasse par sa concavité la portion la plus élevée de la crosse aortique et les trois artères dont l'ensemble constitue l'aorte ascendante ; il répond, en avant, à l'extrémité sternale de la clavicule gauche et à l'articulation sterno-claviculaire et longe le bord supérieur du sternum. Le tronc droit occupe la cavité droite du thorax ; parallèle au tronc

Us représentent le tronc

artériel brachio-céphalique.

Différences des deux troncs veineux brachio-céphaliques :

1° Par leur longueur ;

2° Par leur

3° Par leur calibre ;

4° Par leursrapports.

(1) En étudiant le développement du système veineux, on a reconnu que dans les premiers temps de la vie fœtale il y a deux veines caves supérieures, ou plutôt deux troncs veineux qui aboutissent à l'oreillette droite ; mais à mesure que l'évolution des organes fait des progrès, ces deux troncs se réunissent en un seul, qui n'est autre chose que la veine cave supérieure. Cette disposition, temporaire chez l'homme, est permanente chez beaucoup d'animaux, chez les grands mammifères, par exemple, et principalement chez les ruminants ; la présence anomale de deux veines caves est donc la suite d'un arrêt de développement.

ANGÉIOLOGIE.

Conséquences des rapports à gauche.

Point de valvules.

Veines collatérales.

artériel brachio-céphalique, qui est en dehors, il répond, en arrière et à droite, au feuillet droit du médiastin, qui le sépare du sommet du poumon, et au nerf pneumo-gas trique.

Le tronc veineux brachio-céphalique gauche, en raison de ses rapports avec la crosse de l'aorte, est souvent oblitéré dans l'anévrysme de cette crosse. Ses rapports avec la partie supérieure du sternum expliquent le pouls veineux si remarquable, au niveau de la fourchette sternale, dans les cas de dyspnée considérable.

Point de valvules dans l'intérieur de ces veines et, par conséquent, possibilité d'un reflux veineux considérable.

Veines collatérales. Quelquefois le tronc veineux brachio-céphalique droit ne reçoit aucune branche autre que la veine vertébrale et la veine jugulaire postérieure, que nous décrirons à l'occasion des veines du rachis ; le plus souvent il reçoit les veines, mammaires internes et la veine thyroïdienne inférieure droites. Le tronc veineux brachio-céphalique gauche reçoit constamment les mêmes veines du côté gauche ; il reçoit, en outre, la veine diaphragmatique ou phrénique supérieure, la thymique, la péricardique et souvent la veine intercostale supérieure. Cette dernière, faisant partie du système des veines azygos, trouvera sa place ailleurs.

Les veines thyroïdiennes inférieures représentent l'artère thyroïdienne de Neubauer.

Variétés.

Branches qu'elles reçoivent.

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