LA VOIX
CONSIDÉRATïOlN'S GÉNÉRALES,
Nous avons terminé l’exposition du premier des deux Appareils par lesquels rhomme communique avec les objets extérieurs, et réagit sur ces objets qui ont agi sur lui par les sens. Cet Appareil est , comme on vient de le voir, celui de la locomotion , soit que celle-ci ait rapport aux mouvemens des membres, soit quelle se rapporte à ceux du tronc. Quel que soit son siège, elle est spécialement destinée, dans Fétat naturel , à pourvoir aux besoins de la digestion , dont elle sert à ramasser les matériaux. Elle offre à l’animal ses moyens de défense et d’attaque, dont la digestion est le plus souvent aussi le but immédiat. Mais en société, Flionune a immensément agrandi le domaine de cette fonction. Soumise par les nerfs cérébraux à l’intelligence , elle est devenue le moyen d’exécution de la plupart des conceptions de celle-ci; et si tout ce que les arts nous offrent d’industrieux atteste l’étendue de la sphère de cette dernière, ils ne proiwent pas moins combien à proportion ont été reculées les limites de la locomotion. Cette aptitude des muscles de la vie animale à acquérir une précision qui leur est