CONSIDÉRATIONS GENERALES
Je Yiens d’exposer les organes sensitifs de la vue, de r ouïe, du goût et de l’odorat. Quant à celui du toucher, c’est la peau qui lui est spécialement destinée ; et cet organe ainsi que le système épidermoïde qui le recouvre ont été décrits avec assez de détail dans mon Anatomie générale ^ pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y revenir ici. D’ailleurs remarquez que ce n’est pas par sa structure propre que la peau sert au toucher, comme, par exemple, l’œil, l’oreille, la pituitaire et la surface muqueuse de la langue servent, parleur organisation particulière, à leurs sens respectifs. La preuve en est que nous touchons avec tous les tissus doués de la sensibilité animale, avec la langue, avec la surface interne
des lèvres, etc Nous toucherions avec tous les
tissus sensibles du corps, s’ils revêtaient des parties propres, comme la main, à se mouler aux inégalités extérieures. On peut donc dire que le toucher n’a pas d’organe particulier qui lui soit affecté; qu’il y a seulement des formes mécaniques dans certaines parties qui sont destinées à son exercice. La main est , plus par sa forme que par la peau qui la revêt, l’organe de ce sens : une surface muqueuse la recouvrant, elle l’exercerait de meme; ce sens cesserait si, la peau étant conservée, toutes les articulations devenaient immobiles. Sous ce rapport, je ne laisse
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point de lacune dans mon tableau général natomie descriptive ^ en ne plaçant point la peau à côté des organes des sens; tandis qu’il en resterait une dans un cadre physiologique, si on isolait le toucher des autres sens.
rm DU DEUXIÈME VOLUME.