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d’autres où les membres supérieurs suppléent visiblement aux inférieurs pour les mouvemens. Lorsque la respiration , très-pénible , nécessite une action ajoutée à celle des intercostaux, la portion du grand pectoral qui se fixe aux côtes , tout le petit pectoral , le sous-clavier meme , agissent puissamment pour écarter les côtes et agrandir la poitrine : aussi voit-on souvent les individus dont larespiration est très-gênée, saisir un corps pour fixer les membres supérieurs et l’épaule, qui eux-mêmes deviennent point d’appui pour les mouvemens thoraciques.
Quand le grand pectoral prend son point fixe sur la poitrine, si le bras est élevé, il l’abaisse en le portant en devant; s’il est pendant le long du tronc , il l’entraîne en devant et en haut par sa portion supérieure , en devant et en bas par l’inférieure , en devant seulement par la moyenne ainsi que par la totalité de ses fibres , dont les actions opposées se détruisent. Si la rotation en dehors a eu heu par le sous-épineux, le grand pectoral devient rotateur en dedans. En combinant son action avec celle du grand rond et du grand dorsal, il applique le bras contre la poitrine.
Le petit pectoral porte en devant et en bas le moignon de l’épaule , et par là même la clavicule , qui est abaissée par le sous-clavier.
Dans la fracture de cet os , les deux pectoraux et le sous-clavier concourent à porter en dedans le fragment externe, que le poids de l’épaule tend à déprimer.
appareil de la LOCOMOTIOîî.
§ IL Région thoracique latérale.
Un seul muscle s’y rencontre : c’est le grand dentelé.
Muscle grand dentelé . Très-large, mince et aplati, irrégulièrement quadrilatère , plus large en bas et en devant qu’en haut et en arrière, appliqué sur les côtés de la poitrine. Il naît, en devant, de la face externe des huit ou neuf premières côtes , par autant de digitations d’abord tendineuses , puis charnues , qui s’attachent ainsi qu’il suit : la première , large , très-épaisse , courte et très-distincte de toutes les autres, au bas de la face externe de la première côte , à la deuxième et à une aponévrose intermédiaire à elles deux ; les deuxième , troisième et quatrième , larges et minces , à la face externe des deuxième , troisième et quatrième côtes , sur des lignes obliques de haut en bas et d’arrière en avant; les quatre ou cinq dernières , étroites et d’autant plus longues quelles sont plus inférieures , à la face externe et aux bords supérieurs des côtes correspondantes, où elles s’entre-croisent avec des digitations du grand oblique.
De ces diverses insertions partent les fibres charnues. Elles sont partagées , surtout en bas , en faisceaux qui correspondent à chaque digitation , que séparent des lignes celluleuses , et qui constituent bientôt trois portions distinctes. La première portion, supérieure, très-épaisse et courte, naît de la première digitation , se dirige en arrière en montant un peu , et va se terminer à l’angle postérieur de
DES MUSCLES ET DE LEURS DIEPEISTD ANGES. Io3
Fomoplate. La seconde , qui est moyenne , large et mince, vient des deuxième, troisième et quatrième digitations , se porte à peu près horizontalement en arrière , et vient s’insérer par de courtes aponévroses à presque tout le bord spinal de l’omoplate, entre le rhomboïde et le sous-scapulaire. La troisième, née des quatre ou cinq dernières digitations, très-large en bas, véritablement rayonnée, se dirige en arrière et en haut , converge de plus en plus , et vient, en augmentant par là meme toujours d’épaisseur à mesure qu’elle s’approche de l’angle inférieur de l’omoplate, s’y implanter, ainsi qu’à la portion voisine du bord spinal.
Legrand dentelé est recouvert en bas par le grand dorsal et la peau; en haut par les deux pectoraux, les vaisseaux axillaires et le plexus brachial ; en arrière par le sous-scapulaire. Il est appliqué sur les côtes , sur les intercostaux , et un peu sur le petit dentelé supérieur. •
Moiwemens,
Le grand dentelé a deux actions différentes , suivant qu’il prend son point fixe sur l’omoplate ou sur les côtes. Dans le premier cas , l’omoplate étant fixée par les muscles trapèze , rhomboïde et angulaire, il porte les côtes en dehors, en élevant celles où s’attachent ses digitations inférieures: il est, sous ce rapport, fortement inspirateur, et agit simultanément avec les muscles de la région précédente. Dans le second cas , il porte d’abord l’omoplate en devant, alors antagoniste des rhomboïde , trapèze , etc. ; mais de plus, il fait exécuter à son angle infé-
Io4 APPAREIL DE LA LOCOMOTION.
rieur un mouvement de bascule qui le porte en devant, et qui dirige par là même en haut Fangle supérieur et antérieur, et avec lui le moignon de Fépaule. Aussi le grand dentelé est-il puissamment en action dans l’élévation des fardeaux. Alors voici ce qui|arrive : le diaphragme se contracte pour porter les côtes inférieures en dedans , et empêcher quelles n’obéissent à Faction du grand dentelé , auquel elles doivent seulement fournir un appui : or, cette contraction déprime inévitablement les viscères gastriques. D’un autre côté , les muscles des parois abdominales qui s’attachent aux côtes, se contractent aussi pour les retenir en bas et les fixer plus solidement : en sorte que, partout pressés, ces viscères font souvent hernie si l’effort est considérable. La contraction du diaphragme et des muscles abdominaux est donc préparatoire de celle du grand dentelé. Il y a donc ici , comme dans les mouvemens du cou, une suite d’actioEte qui concourent toutes à un but commun. Le dernier point d’appui, dans l’élévation de l’épaule , est réellement au bassin ; et si l’on conçoit difficilement, au premier coup d’œil , quel rapport il y a entre l’élévation de l’épaule et la production d’une hernie crurale , on en trouve la raison dans les autres efforts musculaires.
§ III. Région intercostale.
Elle comprend les deux plans des muscles intercostaux, les surcostaux et le triangulaire sternal.
Muscles intercostaux externes. Minces , étroits , allongés , situés dans les espaces intercostaux , ils
DES MUSCLES ET DE LEURS DÉPENDATfCES. 10 5
en empruntent leur nombre , leur forme ^ leur largeur, mais non leur longueur , car ils ne s’étendent que depuis la colonne vertébrale jusqu’à Funion de la portion osseuse des côtes avec la portion cartilagineuse. Leurs fibres s’insèrent en haut à la lèvre externe du bord inférieur de la côte cpii est audessus , les unes immédiatement au périoste , les autres par des fibres aponévrotiques qu’on voit ensuite se prolonger entre les charnues. Celles-ci descendent Qbliquement en dedans et en avant, et viennent se terminer au bord supérieur de la côte inférieure , à peu près comme elles ont pris naissance en haut , c’est-à-dire en partie au périoste , en partie à de petites aponévroses placées d’abord dans l’épaisseur des muscles. Divers passages vasculaires et nerveux se trouvent entre ces fibres.
Les intercostaux externes sont recouverts en dehors par la plupart des muscles larges du tronc , par les deux pectoraux , le grand oblique , le grand dentelé , les deux petits dentelés , et un peu en arrière par les sacro-lombaire et long dorsal. Ils correspondent en dedans aux intercostaux internes , dont les séparent en haut les vaisseaux et nerfs de meme nom. Près de la colonne vertébrale, ils sont immédiatement revêtus par la plèvre.
Muscles surcostaux. Petits faisceaux aplatis , minces, rayonnés, situés derrière les intercostaux externes , dont ils sont très-distincts. Il y en a douze, un pour chaque côte ; ils naissent chacun , par des aponévroses très - marquées , du sommet des apophyses transyerses dorsales , se dirigent de là beaucoup plus obliquement que les intercostaux , en
bas et en devant ^ et viennent , en s’épanouissant, s’attacher par des aponévroses non moins distinctes que les premières, et entremêlées comme elles dans les fibres charnues , au bord supérieur de la côte qui est au-dessous et quelcj[uefois à la côte suivante, par une appendice très- sensible qui passe sur le ligament costO'transversaire postérieur, lequel autrement reste à découvert , en sorte qu’en bas leur terminaison est alors double. Leur volume , leur largeur et leur force augmentent toujours de la première à la dernière côte. Ils sont placés entre les sacro-lombaire et lonsf dorsal, et les intercostaux.
Muscles intercostaux internes. De même forme et de même nombre que les premiers , à la partie interne desquels ils se trouvent situés. Ils ne sont étendus en arrière que jusqu’à l’angle des côtes; mais en devant ils se prolongent jusqu’au sternum. Leur insertion en haut et leur terminaison en bas ont lieu de la même manière que pour les externes , dont ils ne diffèrent qu’en ce que i® ils s’implantent supérieurement à la lèvre interne du bord inférieur des côte^ et de leurs cartilages, et en bas au-dedans du bord supérieur des mêmes parties ; ^ leurs fibres, sensiblement moins obliques que les leurs , se dirigent en sens opposé , c’est-à-dire de haut en bas et d’avant en arrière.
Les intercostaux internes sont recouverts par les externes , dont les séparent les vaisseaux et nerfs de même nom. En devant , où ces derniers manquent , une lame aponévrotique mince est appliquée sur eux. Ils sont tapissés par la plèvre, dont les sépare ordinairement une couche extrêmement mince ,
mais dense , attachée en bas et en haut de l’espace intercostal , cellulaire vers la partie supérieure de la poitrine , distinctement fibreuse vers l’inférieure.
On remarque en différens endroits de la face interne de la poitrine, de petits plans musculeux, dont le nombre, la situation et la grandeur varient beaucoup. Ils descendent obliquement d’une côte à celle qui est au - dessous , ou meme à la suivante , sont très-variables, distincts des intercostaux, et ont été désignés sous le nom de muscles sous-costaux^ quoiqu’ils ne méritent pas une description isolée.
Muscle triangulaù'e sternal. Très-mince, aplati, triangulaire , situé derrière le cartilage des côtes sternales. Il s’attache à la partie postérieure des bords de l’appendice xiphoïde et de la seconde pièce du sternum, jusqu’au cartilage de la quatrième côte, par des fibres aponévrotiques assez long-temps prolongées entre et sur les charnues. Celles-ci se dirigent en dehors, et d’autant plus obliquement en haut quelles sont plus supérieures, forment un faisceau d’abord continu, puis se divisent en languettes distinctes et isolées les unes des autres, qui s’attachent, par d’autres aponévroses plus ou moins prolongées, aux sixième, cinquième, quatrième, troisième côtes , quelquefois meme à la deuxième, tant à leurs bords qu’à leur face interne.
Ce muscle , continu en bas avec le transverse , correspond en devant aux cartilages des quatre dernières côtes sternales , aux intercostaux internes et aux vaisseaux mammaires ; en arrière , à la plèvre et un peu au diaphragme.
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APPAREIL PE LA LOCOMOTtOTI.
Mouvemem.
L’action des muscles de cette région a uniquement rapport à l’élévation et à l’abaissement des côtes, double mouvement qui coïncide avec l’inspiration et l’expiration.
L’élévation a pour agens les surcostaux, les intercostaux et autres muscles accessoires. Les surcostaux, fixés aux apophyses transverses qui sont immobiles, ne peuvent évidemment exercer leur action que sur les côtes, qu’ils élèvent et portent en même temps en dehors , mouvement qui contribue à augmenter le diamètre pectoral transverse, surtout en bas, où les surcostaux sont , d’une part, beaucoup plus prononcés, et de l’autre part, ont moins de résistance à vaincre, vu la mobilité plus grande des côtes inférieures. L’action des intercostaux dans l’élévation est favorisée par le mode articulaire de la première et de la seconde côtes, qui ne leur permet que peu de mouvemens, et qui les rend propres par là même à servir de point d’appui aux autres. D ailleurs, elles sont puissamment fixées, surtout dans les grandes inspirations, par les scalènes, qui peuvent même les porter un peu en haut. Dans ce cas , le plan interne est élévateur comme l’externe, quoique leur direction soit différente. En effet, le haut de la poitrine ne pouvant céder, il faut bien que le bas obéisse à leur contraction. Dans les très-grandes inspirations, les muscles qui de la poitrine vont aux autres parties , comme les pectoraux, le grand dentelé , etc.^ se joignent aux surcostaux et aux inter-
costaux pour élever les côtes, et surtout pour les porter en dehors.
L’abaissement ordinaire des côtes est un mouvement presque passif. Il dépend d’abord du relâchement des surcostaux et des intercostaux, puis du retour sur eux-mémes des cartilages des côtes sternales, qui, comme je l’ai dit ailleurs, ont éprouvé une espèce de torsion dans l’élévation. Si l’abaisse, ment est plus considérable , comme dans la toux , dans les expectorations difficiles, dans l’éternument, etc., cas où il faut une forte expiration pour chasser beaucoup d’air de la poitrine, alors l’abaissement des côtes devient actif : le triangulaire, qui prend son point fixe au sternum, déprime les cartilages des côtes sternales; de plus, les muscles abdominaux fixent en bas le bord libre des côtes abdbminales; celles-ci deviennent alors un point d’appui sur lequel les autres s’abaissent par l’action des intercostaux, dont les deux plans peuvent ainsi être élévateurs ou abaisseurs, suivant que le point d’appui est en haut ou en bas. Le carré des lombes assujettit surtout puissamment la dernière côte. Il est pour elle, dans les grandes expirations, ce que les scalènes sont pour les deux premières dans les grandes inspirations. Le petit dentelé inférieur se joint aussi aux muscles abdominaux dans ces sortes de cas.
Les intercostaux et le diaphragme semblent faire exception aune loi générale du système musculaire animal, en vertu de laquelle, par là meme qu’un muscle s’est long-temps exercé, il tombe dans une lassitude qui nécessite une intermittence d’action
nécessaire pour réparer ses forces^ intermittence remarquable surtout dans le sommeil. Or, on sait que les mouvemens pectoraux, commencés avec la vie et terminés avec elle, ne sont jamais interrompus pendant son cours. Mais cette exception n’est qu’apparente : en effet, i^à chaque contraction succède un relâchement proportionné, en sorte c[ue la somme du temps d’inactivité des muscles pectoraux égale celle de leur temps d’activité, a®. Le diaphragme et les intercostaux se suppléent mutuellement; ils sont bien toujours en mouvement dans l’inspiration, mais tantôt c’est l’un, tantôt ce sont les autres qui y coopèrent plus particulièrement ; en sorte que jamais les deux actions ne sont égales , et qu’on peut considérer ces muscles comme se reposant en partie, et agissant alternativement. Dans le sommeil , l’action des intercostaux est plus pro*^ noncée; celle du diaphragme est plus réelle dans la veille. Une grande contraction de ce dernier s’oppose même jusqu’à un certain point à celle des intercostaux inférieurs, puisqu’elle tend à rétrécir la circonférence inférieure de la poitrine que ceux-ci élargissent. 3®. Les deux plans des intercostaux peuvent isolément se contracter, l’un se reposer, par conséquent, tandis que l’autre agit. 4®. Enfin les surcostaux peuvent alterner aussi avec les intercostaux internes ou externes. D’où l’on voit que, quoique les mouvemens pectoraux soient continus, cependant leurs agens peuvent être, comme tous les autres muscles delà vie animale, soumis à l’intermittence d’action.
Ce que je dis ici est si vrai, que , si la respiration
se précipite beaucoup pendant un certain temps , et que tous les muscles inspirateurs entrent en action, il survient une lassitude réelle dans ces muscles, qui enfin ne peuvent se contracter qu’avec peine. Dans les courses rapides, où le sang se porte en abondance au cœur, et où il faut qu’il traverse la poitrine avec rapidité, on finit par perdre haleine , comme on dit : or, perdre haleine , c’est ne pouvoir presque plus contracter les inspirateurs trop fatigués. La respiration se ralentit alors, comme la locomotion par la lassitude des muscles des membres inférieurs; cela peut même aller jusqu’à déterminer une immobilité réelle dans les muscles inspirateurs, immobilité qui, nullement dangereuse pour les auJ très (pour ceux de la locomotion, par exemple), devient mortelle pour ceux-ci, parla cessation de la respiration. Les exemples d’animaux, d’hommes meme tombés morts après une course rapide, ne sont point rares. On meurt alors comme quand on coupe le nerf diaphragmatique et la moelle épinière au-dessus de l’origine des nerfs intercostaux. Les diverses affections de la poitrine où la respiration se précipite pendant un certain temps finissent par occasioner une lassitude réelle dans les muscles pectoraux; et souvent la gêne de la respiration qui résulte de cette I lassitude, succédant à celle née de la maladie elle- 1 même, prolonge le sentiment pénible de l’étouffe- [ ment. Il faut bien distinguer, dans ce phénomène, j ce qui appartient au poumon d’avec ce qui dépend ■ des muscles. A la suite de certains accès hystériques I où le diaphragme et même les intercostaux ont été I violemment agités , on éprouve une lassitude
réelle dans la poitrine, qui ne peut se mouvoir que difficilement et pas assez pour produire des sons, surtout un peu forts, phénomène remarquable aussi après une course rapide : il faut que les muscles pectoraux se reposent avant de chasser assez d’air pour rendre des sons forts et même distincts.
§ IV. Région diapliragmatique.
Un seul muscle la compose, le diaphragme.
Muscle diaphragme. Mince, aplati, très-large^ inégalement recourbé dans ses diverses parties, de forme arrondie, servant de cloison à la poitrine et à l’abdomen. Il est irrégulier, quoique placé sur la ligne médiane; disposition unique dans le système musculaire de la vie animale, et qui est due à ce que ce muscle, qui appartient, il est vrai, à cette vie par ses mouvemens, qui sont sous l’influence du cerveau, dépend de la vie organique par les fonctions auxquelles il est destiné.
Les fibres nombreuses qui constituent le diaphragme prennent naissance d’une aponévrose commune qui occupe sa partie moyenne et postérieure, et que l’on connaît sous le nom de centre phréni’> que. Cette aponévrose a une largeur assez grande, est sensiblement échancrée en arrière , vis-à-vis la colonne vertébrale, et se trouve antérieurement divisée en trois portions, dont la moyenne a plus d’étendue, la gauche est la plus petite , et la droite tient le milieu. Entre cette dernière portion et la première est une ouverture irrégulièrement qua-
DES MUSCLES ET DE LEURS DlEPENDAîTCES. il3
drilatère sur le cadavre, arrondie sur le vivant, toute aponévrotique dans sa circonférence , qui donne passage à la veine cave inférieure , et qui est formée par quatre plans distincts de fibres , ce qui détermine la forme quadrilatère indiquée. Le centre phrénique est composé de libres à direction extrémement variée, réunies en divers faisceaux très' sensibles qui s’entre-croisent en tous sens.
De toute la circonférence du centre phrénique partent les libres charnues , qu’on peut distinguer en trois ordres, les unes antérieures, d’autres postérieures , et les autres latérales.
1°. Les premières, qui sont en très-petit nombre et très-courtes , naissent de la partie antérieure du centre phrénique, se portent de là en bas et en avant, derrière l’appendice xiphoïde, où elles se terminent par de courtes fibres aponévroliques, et laissent souvent entre elles une communication celluleuse et de forme triangulaire, par laquelle le tissu cellulaire de l’écartement antérieur du médiastin se continue avec celui de la cavité abdominale.
Les fibres charnues postérieures , infiniment [plus nombreuses que les précédentes , naissent en arrière de Faponévrose , et se réunissent pour la f^plupart en deux gros faisceaux qu’on nomme les piliers du diaphragme^ l’un droit plus long, l’autre ^gauche plus court. Ces deux piliers laissent d’allbord entre eux un écartement assez considérable, î cl’ou résulte V ouverture œsophagienne y ovalaire, liun peu plus large en devant, et que traversent l’œjsophage et les nerfs vagues; après quoi ils descenïdent dans une direction verticale, le droit presque