‹ Traité d'anatomie descriptive de Xavier BichatChapitre 26 sur 56 · Y. NERFS SACRÉS DE LA MOELLE VERTEBRALE · texte numérisé non relu

Y. NERFS SACRÉS DE LA MOELLE VERTEBRALE

Ces nerfs sont au nombre de six, et souvent seulement de cinq. Le premier sort par le premier trou sacré, le dernier par l’échancrure supérieure du coccyx : ou, s’il n’y en a que cinq, entre ce dernier os et le sacrum : leur grosseur va en diminuant

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graduellement. Le sixième est presque toujours trèspeu sensible, ce qui, sans doute, a fait croire qu’il iv existait pas, lors meme qu’il se rencontrait comme à l’ordinaire. Ces nerfs naissent sur îe rendement considérable qui termine la moelle vertébrale. Ils se touchent tous à cette origine, et l’espace qu’ils occupent n’est guère plus grand que l’intervalle de deux nerfs cervicaux. Malgré cette contiguïté , on distingue ce qui appartient à chaque nerf. Chaque origine a un double faisceau que composent plusieurs filets très- distincts au commencement des faisceaux, et qui, quoique adossés dans leur trajet, restent cependant sans entre-croisement. Les deux faisceaux correspondais descendent presque perpendiculairement dans ce canal, mais en convergeant l’un vers l’autre. Ils y parcourent un trajet très-long, parce que la distance entre l’origine sur la moelle , et la sortie par les trous sacrés, est trèsgrande. Ils se joignent au niveau du canal fibreux de la dure-mère. L’un d’eux forme un rendement comme dans tous les autres nerfs de la moelle, puis ils se réunissent en un tronc commun pour se partager ensuite en deux branches.

Les rendemens nerveux des nerfs sacrés ont cela de particulier, qu’ils se trouvent contenus tous dans le canal osseux, au lieu d’occuper, comme dans les autres nerfs vertébraux, les orifices extérieurs de communication. Ils sont d’autant plus près des trous sacrés qu’ils sont plus supérieurs : ces trois derniers s’en trouvent séparés chacun par un intervalle trèssensible. Cet intervalle est mesuré par le tronc commun, résultat de la réunion des deux faisceaux

d’origine, en sorte que ce tronc est d’autant plus long qu’il appartient à un nerf plus inférieur. Celui du premier nerf sacré fournit presque tout de suite ses deux branches. Le renflement nerveux est peu sensible dans le sixième nerf, au volume duquel il est proportionné, mais il ne manque jamais.

Les branches antérieures, très-volumineuses en haut, vont en décroissant successivement, comme la totalité des nerfs sacrés, et sortent du canal par les trous sacrés antérieurs ; tandis que les trous postérieurs transmettent les branches postérieures, qui sont beaucoup plus petites que les précédentes , mais qui augmentent de haut en bas jusqu’à la quatrième, pour diminuer ensuite dans les deux autres, et quilaissent entre elles et les précédentes un angle presque droit.

§ Ier. Premier Nerf sacré.

i°. Branche postérieure. Très-petite et assez courte, elle sort par le premier des trous sacrés postérieurs, communique avec la branche postérieure du second nerf sacré , descend un peu obliquement, et se divisant bientôt au milieu de l’épais faisceau charnu qui recouvre là le sacrum, et qui est l’origine du transversaire épineux, reste en partie dans cette masse : elle en sort par divers filets qui deviennent cutanés.

2e. Branche antérieure. Elle est très-grosse, communique, à la sortie du trou qui la transmet, avec les nerfs des ganglions sacrés, par deux filets assez gros , mais fort courts , descend ensuite obliquement en dehors , et se joint au-dessus et un peu au-devant

NERFS DE RA VIE ANIMALE. 3ag

du pyramidal, en haut au tronc lombo-sacré du plexus lombaire , en bas à la branche antérieure du second nerf lombaire, pour concourir à la formation du plexus sacré.

§ II. Deuxieme Nerf sacré .

i°. Branche postérieure. Plus grosse que celle du premier nerf, elle communique d’abord avec elle et avec celle du troisième, laisse des blets dans le faisceau charnu qui recouvre le sacrum en cet endroit, le perce ainsi que les aponévroses, et se répand sur la face postérieure du grand fessier , où on la voit descendre obliquement et se perdre par deux ou trois rameaux subdivisés en blets.

2°. Branche antérieure. À sa sortie par ce second trou sacré , elle se trouve entre deux languettes du pyramidal, communique avec les nerfs des ganglions sacrés, se porte obliquement en bas au-devant de ce muscle, et se jette dans le plexus sacré.

§ III. Troisième Nerf sacré,

i°. Branche postérieure. Plus grosse encore que celle des deux nerfs précédens, elle communique avec celle du second et du quatrième, descend obliquement en dehors, se place sous les attaches du grand fessier, y laisse des rameaux, perce ce muscle, devient cutanée, se divise, et descend , parallèlement aux rameaux cutanés de la branche postérieure précédente , jusqu’au bas interne de la fesse , où elle se perd.

2°. Branche antérieure. Elle communique avec les nerfs des ganglions sacrés, donne plusieurs rameaux, dont nous rapporterons la description, au plexus sacré, puis se jette dans celui-ci, en s’anastomosant avec les deux branches entre lesquelles elle est située.

§ IV. Quatrième Nerf sacré.

i°. Branche postérieure. Elle est plus grosse encore que la précédente, descend un peu obliquement en dehors, communique avec les deux branches entre lesquelles elle est située, donne quelques filets au grand fessier, le perce près de ses attaches, se porte sous les tégumens qui le recouvrent, parallèlement à la branche postérieure précédente, et se perd bientôt en se divisant.

2°. Branche antérieure. Elle communique avec le grand sympathique, donne un grand nombre de rameaux au plexus hypogastrique, dont nous parlerons, et se jette dans le plexus sacré.

§ V. Cinquième et sixième Nerfs sacrés.

i°. Branches antérieures. Celle du cinquième nerf sort entre le sacrum et le coccyx; celle du sixième, lorsque le nerf existe, par l’échancrure latérale et supérieure de celui-ci : toutes deux sont presque étrangères au plexus sacré, qui appartient presque exclusivement aux quatre premières branches , cependant la cinquième communique avec la précédente, et tient ainsi un peu à ce plexus. Au

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reste, toutes deux sont destinées au releveur de Tamis, à son constricteur et à Tischio-coccygien.

a0. Branches postérieures. Elles sont remarquables par leur volume sensiblement moindre que celui des précédentes; elles communiquent d’abord ensemble; celle du cinquième reçoit aussi un filet de celle du quatrième : toutes deux deviennent cutanées, et se perdent bientôt aux environs de la pan lie postérieure de Forifi.ee de l’anus.

Yï. Plexus sacré .

Ce plexus est principalement formé parle cordon lombo-sacré , et par les quatre premiers nerfs sacrés; les deux derniers y sont, à proprement parler, étrangers, car ils n’y tiennent que par des communications peu marquées. Le cordon lombo-sacré, obli-

quement dirigé en bas et en dehors, se réunit, audevant et au-dessus du pyramidal, avec le premier nerf sacré; celui-ci, très-oblique aussi dans le meme sens, se réunit, après un trajet d’un pouce et demi, au précédent et au second nerf sacré; ce dernier, encore un peu oblique, et le quatrième nerf sacré, presque transversal, se réunissent aussi ensemble et aux précédens, après un trajet d’un pouce, et audevant du pyramidal ils reçoivent une communication du cinquième nerf, quilubmême communique avec le sixième.

Le plexus sacré n’est, à proprement parler, que l’endroit de réunion de tous les nerfs, qui restent distincts jusqu’à cet endroit : cependant je les considère comme dépendais de lui dans le court trajet

qu’ils parcourent avant d’y arriver, parce que, on rapportant à l'ui, comme à un centre unique, toutes les branches que donnent les nerfs avant leur réunion, on simplifie singulièrement leur étude; d’ailleurs , j’aurai soin d’indiquer leur origine précise en parlant de chacune. Ainsi, quoique les rameaux vésicaux et hémorrhoïdaux viennent particulièrement du troisième, et surtout du quatrième nerfs sacrés, ils seront considérés comme dépendans du plexus en général , etc. , etc.

Lorsqu’on examine attentivement l’endroit de la réunion des quatre premiers nerfs sacrés avec le cordon lombo-sacré, on voit que sa disposition est toute différente de celle des autres plexus, où les nerfs s’envoient réciproquement des branches de communication, branches qui, quelquefois multipliées, forment des espèces d’aréoles, de réseaux. Ici la contiguité est immédiate; un faisceau unique résulte de toutes ces communications : c’est un tronc nerveux véritable, épais, aplati d’avant en arrière, plus lisse en dedans qu’en dehors , et dont les nombreux cordons entrelacent cent fois leurs blets , exactement comme ceux de l’intérieur de chaque nerf: c’est la meme disposition, par exemple, que dans le nerf sciatique qui fait suite à ce plexus. Je crois meme qu’aucune partie du système nerveux de la vie animale n’est plus propre à donner une idée de l’intérieur de chaque nerf, que cette réunion des quatre premiers sacrés et d’un cordon du plexus lombaire, à cause de la grosseur des objets.

Les rapports de ce plexus sont, en arrière, avec le pyramidal, sur lequel il est couché; en avant,

avec les vaisseaux hypogastriques , le rectum , la vessie t la matrice, et une très-grande quantité de tissu cellulaire plus ou moins graisseux. 11 est borné, en dedans, par les trous sacrés d’où sortent les nerfs qui le forment, en communiquant d’abord, comme je l’ai dit, avec les blets des ganglions sacrés; en dehors, il se confond avec le nerf sciatique, qui est sa terminaison véritable. Il n’y a point de limite d’organisation, comme je l’ai dit : le bord externe de la grande échancrure sciatique forme une limite de position en avant de laquelle est le plexus, le nerf commençant en dehors.,

On peut diviser les branches et rameaux du plexus sacré en antérieurs et postérieurs; je ne parle pas des communications avec les ganglions sacrés, qui sont internes , et qui ont été indiquées.

En devant, naissent diverses branches qui fournissent les rameaux hémorrhoïdaux , vésicaux , vaginaux et utérins; en arrière, partent les branches fessière inférieure et génitale.

À. Branches postérieures .

Elles sont au nombre de deux, comme je l’ai dît. On les désigne communément sous les noms de nerfs petit sciatique et honteux : l’analogie de la description des autres plexus m’engage à les considérer comme des branches, le nom de nerf é tant exclusivement réservé au sciatique, qui termine le plexus de son nom.

i°. Branche fessière inférieure . Je l’appelle ainsi, par opposition à la supérieure cpie fournit le cordon

334 appareil cond. du sent, et du mouv.

lombo-sacré. Elle naît de la partie postérieure et inférieure du plexus sacré, où les second et troisième nerfs sacrés la fournissent principalement, et où le quatrième, ainsi que la branche génitale, lui donnent aussi des rameaux d’origine. Elle se sépare de ce plexus au meme endroit que le nerf sciatique, et se trouve située, en s’en isolant, sous le bord inférieur du pyramidal, qui la sépare de la branche fessière supérieure : là, elle se partage en rameaux fessiers , rameaux ischiatiques et rameaux cruraux.

Rameaux fessiers. Ils sont les moins nombreux , les moins gros et les plus courts; ils naissent quelquefois isolément, mais très-souvent par un cordon commun, lequel se divise tout de suite, i°en rameaux ascendans, qui se recourbent sur le bord inférieur du pyramidal, l’embrassent en manière d’anse, se portent en haut de la face antérieure du grand fessier, s’y perdent en y distribuant successivement des filets , et dont l’un , plus considérable, se porte de dedans en dehors, et se prolonge jusqu’au bord externe du muscle ; a0 en rameaux descendons , peu nombreux, et qui se perdent tout de suite dans ce muscle.

Ee rameau sciatique est en dedans du suivant, descend derrière la tubérosité sciatique, et se partage bientôt en un grand nombre de filets, dont les uns, fessiers, vont à la partie inférieure et interne du muscle de ce nom, où ils se perdent conjointement avec les rameaux précédons; les autres, scia* tiques proprement dits, se contournent sous la tubérosité, s’y forment en arcades à concavité supérieure, et se distribuent aux tégumens de la partie

NEUFS DE LA VIE ANIMALE

interne et supérieure cle la cuisse, à ceux du périnée; et à ceux de la verge, depuis sa racine jusqu’à sa partie moyenne.

Le rameau crural est le plus considérable des trois : extérieur au précédent, il descend, comme lui, au-devant du grand fessier, y laisse divers rameaux, dont quelques-uns se recourbent sur le bord inférieur pour se perdre dans sa face postérieure. Devenu cutané, il continue à descendre le long de la partie postérieure de la cuisse, recouvert par l’aponévrose crurale, et appliqué sur les muscles venant de la tubérosité sciatique. Un grand nombre de filets cutanés s’en échappent dans ce trajet, percent successivement l’aponévrose, et parcourent, avant de se perdre aux tégumens, un trajet plus ou moins considérable : toute la partie postérieure de la cuisse est occupée par ces filets. Parvenu au jarret, ce rameau crural se divise en deux, et quelquefois en trois filets principaux, qui descendent superficiellement derrière la jambe, en se subdivisant à l’infini dans les tégumens, et ne disparaissent que vers la partie inférieure de ce membre.

2°. Branche génitale (nerf honteux ). Elle se détache de la partie inférieure et postérieure du plexus sacré, et vient principalement des troisième et quatrième nerfs sacrés : le cinquième lui fournit quelquefois un rameau d’origine , mais cette disposition varie. Aussitôt qu’elle est isolée du plexus, elle envoie, chez la plupart des sujets, un rameau pour la formation de la branche précédente, se dirige ensuite en bas et en dedans, s’engage dans l’intervalle triangulaire des deux Jigamens sacro-sciatiques ;

âàô APPAREIL C0ND. DU SENT. ET DU MOUV.

conjointement avec l’artère génitale, et se partage en deux rameaux principaux chez l’homme : l’un est inférieur, l’autre supérieur. Avant cette séparation , j’ai presque toujours vu un rameau partant de la partie antérieure du plexus , conjointement avec les hémorrhoïdaux, venir s’y joindre, en passant au-dessus du petit ligament sacro-sciatique, et augmenter ainsi son volume. Aucun filet, excepté quelquefois un ou deux pour l’obturateur interne , n’est fourni jusqu’à cette division.

Le rameau génital inférieur marche d’abord parallèle au supérieur pendant un certain trajet, en remontant le long de la partie interne de la tubérosité ischiatique; ensuite il remonte entre les bulbo et ischio-caverneux , logé dans l’espace triangulaire qui les sépare, et va gagner le scrotum, où il se perd en se divisant en un grand nombre de filets qui parcourent un trajet plus ou moins long.

Les filets de ce rameau sont très-nombreux : i° il en donne au releveur et au sphincter de l’anus , lesquels s’anastomosent avec ceux des deux derniers nerfs sacrés; a0 le transverse du périnée en reçoit plusieurs; 3° il en fournit en dedans au bulbo-caverneux , en dehors à l’ischio-caverneux ; 4° les tégumens du périnée en reçoivent plusieurs ; 5° d’autres traversent le bulbe de l’urètre, et vont se rendre à la membrane muqueuse de ce conduit ; 6° enfin au scrotum : c’est le dartos qui reçoit presque tous ceux qui terminent ce rameau ; plusieurs cependant se prolongent jusqu’aux tégumens.

Le rameau génital supérieur remonte le long de la branche pubienne jusqu’à la symphyse ; là, elle

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passe entre l’os et la racine correspondante du corps caverneux , se porte sur la surface supérieure de la verge, et s’avance jusqu’à la racine du gland, où on la voit se distribuer en un grand nombre de divisions qui se perdent dans cette partie et dans le prépuce : on voit quelques-unes de ces divisions se propager jusqu’à l’extrémité de ce dernier.

Dans ce trajet , le rameau génital supérieur fournit des filets à l’obturateur interne et au bulbo-caverneuxgil en donne à l’urètre, qui pénètrent son tissu, et vont jusqu’à la surface muqueuse, où ils se distribuent; la peau du dos de la verge et les intervalles du corps caverneux en reçoivent plusieurs : ceux-ci communiquent quelquefois, mais rarement, avec ceux du coté opposé.

Chez la femme , le rameau inférieur de la branche génitale , beaucoup plus gros , à proportion de la disposition cpii a lieu chez l’homme, que le supérieur, descend le long du périnée , y laisse plusieurs filets , remonte ensuite , en se contournant , dans l’épaisseur de la grande lèvre correspondante, distribue des filets à son constricteur , aux bulbo et ischiocaverneux et au transverse , puis se porte sur les cotés du clitoris , jusqu’à ce qu’on appelle le Mont de Vénus , où il se perd.

La branche génitale supérieure remonte, comme chez l’homme , le long de la branche pubienne , au-devant du bord antérieur de l’obturateur interne, auquel elle donne des filets; se porte sur la face supérieure du clitoris , et se distribue principalement à l’extrémité de cette partie.

ni.

338 appareil cond. du sent, et du motjv.

B. Branches antérieures.

Ces branches sont extrêmement variables par leur nombre et leur volume ; mais elles viennent constamment de la partie inférieure du plexus, du troisième nerf sacré , et spécialement du quatrième, qui se partage là en deux parties , Tune pour se réunir au nerfquile précède, l’autre pour fournir ces branches antérieures. Celles-ci se divisent presque tout de suite en divers rameaux qui se portent en avant , et peuvent se distinguer relativement aux parties où ils se distribuent :

Rameaux hèmorrhoïdaux . Ils vont jusqu’à la partie inférieure du rectum , et se portent , les uns obliquement en bas jusqu’au sphincter de l’anus, les autres obliquement en haut jusqu’à l’endroit où l’intestin entre dans le bassin. Tous distribuent successivement à l’intestin leurs filets, qui s’arrêtent en partie dans les fibres charnues , et les percent en partie pour aller à la surface muqueuse.

Rameaux vésicaux . Ils passent sur les côtés du rectum , viennent en partie des hèmorrhoïdaux , et se distribuent sur les côtés et clans le bas-fond de la vessie , où ils s’arrêtent en partie aux fibres charnues , et se propagent en partie à la surface muqueuse, à la glande prostate et aux vésicules séminales : chez la femme, ils se prolongent sensiblement jusqu’au canal de l’urètre.

Rameaux utérins et vaginaux Ces rameaux côtoient les parties latérales du rectum , s’écartent en divergeant les uns des autres, pénètrent successi-

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vement îes parties latérales du vagin , dans toute l’étendue de ce conduit, se portent en devant et en arrière, et vont se terminer à sa surface muqueuse. Les plus supérieurs gagnent les côtés du col et du corps de la matrice, où ils se perdent, en moins grand nombre cependant qu’au vagin. Ces parties étant bien préparées, on voit successivement ces rameaux se terminer sur une ligne latérale , qui s’étend depuis le corps de l’utérus jusqu’à l’extrémité du vagin , où ils se confondent avec les vésicaux.

Tous ces rameaux sont tellement divisés, tellement entrelacés, qu’on ne peut qu’assigner leur disposition générale , sans décrire exactement leur trajet. D’ailleurs, leur entrelacement avec ceux des ganglions abdominaux et sacrés ne permet guère de les suivre avec précision. Cet entrelacement forme le plexus hypogastrique , sur lequel nous aurons occasion de revenir. En comparant les nombreux filets qui entrent dans le rectum, la vessie , le vagjn et la matrice, aux branches antérieures sortant du plexus sacré , il est facile de voir que les nerfs organiques surajoutés forment la principale partie des premiers.

Outre les rameaux antérieurs indiqués, le plexus sacré en fournit presque constamment un , et même deux, qui, passant au-dessus du petit ligament sacro-sciatique, vont se réunir à la branche génitale, pour concourir à la former; en sorte que ce ligament se trouve entre cette branche elle-même et îes rameaux, qui laissent souvent quelques filets dau§ le muscle ischio-coccygien.

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