‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 101 sur 254 · Sinus occipitaux postérieurs · texte numérisé non relu

Sinus occipitaux postérieurs

Direction.

Calibre.

Il y a trois confluents pour les sinus de la dure-mère.

Confluent occipital ou

pressoir d'Ilérophile.

Des six orifices qu'il présente.

Confluent autérieui- ou pétro-sphénoïdal.

Ce sont les plus petits sinus de la dure-mère ; ils commencent au trou déchiré postérieur, se portent de là sur les côtés du trou occipital, gagnent, en convergeant, la faux du cervelet, dans l'épaisseur et sur les côtés de laquelle ils sont placés, et viennent s'ouvrir isolément dans le confluent occipital des sinus. Ils reçoivent des veines peu considérables, qui viennent des os du crAne et de la dure-mère. Les sinus occipitaux postérieurs aboutissent, d'une pari, par leur extrémité postérieure, à l'extrémité postérieure du sinus latéral, d'une autre part, par leur extrémité antérieure, à l'extrémité antérieure du môme sinus : on peut dire que chaque sinus occipital postérieur constitue la corde de l'arc que décrit le sinus latéral correspondant (1).

D'après ce qui précède, on voit qu'il existe trois points centraux auxquels aboutissent tous les sinus, savoir, un médian postérieur et deux latéraux antérieurs. On peut donner à chacun de ces trois points centraux le nom de co7ifluent des sinus, qui n'a élé appliqué jusqu'ici qu'au point central médian postérieur ou confluent occipital. Tous les sinus aboutissent directement à l'un de ces trois confluents. Il n'y a d'exception que pour le sinus longitudinal inférieur, si l'on continue à l'admettre.

a. Confluent postérieur ou occipital, ou pressoir d'Hérophile. Si l'on ouvre par derrière la portion de dure-mère qui répond à la protubérance occipitale, on verra qu'à cette région correspondent six orifices, savoir : un supérieur, qui appartient au sinus longitudinal supérieur; un antérieur, quelquefois divisé en deux par une bride verticale, et qui appartient au sinus droit ; deux latéraux, qui appartiennent aux sinus latéraux; deux inférieurs, aux sinus occipitaux. Le confluent occipital s'appelle encore pressoir d'Hérophile (lorcular), parce qu'on supposait que les colonnes de sang correspondant aux divers sinus exerçaient une pression les unes contre les autres.

b. Confluent antérieur ou pétro-sphénoîdal. Entre le sommet du rocher et le sphénoïde, se voit, de chaque côté, un confluent où aboutissent cinq sinus. Dans cette cavité s'ouvrent 1° antérieurement, le sinus caverneux et le sinus coronaire; 2° en dedans, le sinus occipital transverse ; 3° en arrière, les sinus pétreux supérieur et inférieur.

§ 4. — DES VEINES D'ORIGINE DES JUGULAIRES. I. Veine faciale ou maxillaire externe.

Quelles sont les artères que représente la veine faciale.

La veine faciale ou maxillaire externe représente à elle seule i" l'artère du môme nom ; -i" les branches de terminaison de l'artère ophthalmique ; 3° enfin quelques branches de la maxillaire interne.

(1) Breschet. dans son bel ouvrage sur les veines (liv. II, pL 3), a figuré et décrit, sous le nom de sinus sphéno-pariétal, un sinus situé sur la limite de la portion antérieure et de la portion moyenne de la Lase du crâne, sinus qui occupe une gouttière transversalement dirigée de dehors en dedans et s'abouche dans le sinus caverneux. Ce sinus reçoit plusieurs branches veineuses des os crâniens, de la dure-mùre et la veine diploique du

temporal. . .

Quelques anatomistes, Weber en particulier, ont décrit sous le nom de stnus arcuiavr du trou occipital, nu plexus veineux anntdaire, disposé circnlaircmeni autour de ce trou.

VE1NI2S d'oiUGINE DES JUGULAIRES.

Elle commence clans Id région frontale, où elle porte le nom de frontale ou préparate, prend ensuite le nom d'angulaire au grand angle de l'œil, puis celui de faciale, qu'elle conserve jusqu'à sa terminaison.

a) Veine frontale ou préparate. Veine sous-cutanée, que les anciens soumettaient àla plilébotomic. Elle est quelquefois unique et médiane, le plus souvent double, et dans ce dernier cas, les veines frontales sont unies entre elles par une anastomose transversale. Parmi les nombreuses variétés que présente cette veine, j'en noterai une dans laquelle les deux veines frontales se réunissent en un seul tronc, qui se bifurque au-dessus de la racine du nez. Du reste, les veines frontales ne suivent pas rigoureusement le trajet des artères frontales; elles descendent de la région frontale, où par leurs nombreuses anastomoses, soit entre elles, soit avec les veines temporales, elles forment ce lacis veineux si considérable qui recouvre cette région. Elles aboutissent à une arcade veineuse transversale, arcade nasale, à concavité inférieure, quelquefois sinueuse, qui occupe la racine du nez. A cette même arcade se rendent \° la veine sus-orbitaire, veine profonde, qui marche transversalement le long de la paroi supérieure de l'orbite, reçoit la veine palpébrale supérieure interne, et vient aboutir à l'extrémité de l'arcade, en dehors de la veine frontale; 2° la. veine oplithalmique, qui s'ouvre à plein canal dans la veine frontale, établissant ainsi une large communication entre les veines frontales et les sinus caverneux.

La région supérieure de la face, et plus particulièrement l'œil et le cerveau sont donc liés entre eux par la circulation veineuse, aussi bien que parla circulation artérielle.

A là concavité de l'arcade nasale, viennent aboutir, en outre, les veines dorsales du nez, qui longent, de chaque côté, le bord antérieur de cet organe.

b) Veine angulaire. Des extrémités de l'arcade nasale, on voit partir les veines angulaires, qu'on peut considérer comme la continuation des veines frontales ou préparâtes, et qui occupent, ainsi que les artères correspondantes, le sillon de séparation du nez et de la joue. Aux veines angulaires viennent se rendre, en dehors, la veine palpébrale inférieure et la veine du sac lacrymal et du canal nasal, en dedans, les veines de l'aile du nez. Ces dernières méritent une description particulière.

Elles forment, d'une part, entre le cartilage et la peau, d'autre pari, entre le cartilage et la muqueuse, un lacis veineux très-considérable, d'où partent deux branches : une supérieure, qui longe le bord convexe, et une inférieure, qui longe le bord inférieur du cartilage de l'aile du nez. Ces deux branches se réunissent en un tronc commun considérable, qui se porte de bas en haut et vient se jeter sous un angle aigu dans la veine angulaire.

c) Veine faciale. L'angulaire prend le nom de faciale aussitôt qu'elle a reçu les veines du nez, se porte très-obliquement en bas et en dehors, passe sous le muscle grand zygomatique, pour gagner le bord antérieur du masséter, qu'elle longe, coupe perpendiculairement la base de la mâchoire, est reçue dans le sillon de la glande maxillaire, et se termine diversement, suivant les sujets.

Ye plus ordmaircmcnt, elle s'unit avec la veine linguale en un tronc commun, qm va se jeter dans la veine jugulaire interne. C'est au tronc commun formé par la faciale et la linguale qu'aboutissent quelquefois la veine thp-oïdienne supérieure, la veine pharyngienne et le tronc des veines temporale et maxillaire interne. Dans d'autres cas, on voit la faciale couper obliquement le sterno-cleido-mastoïdien, sur la face exiernc duquel elle est placée, pour

Des noms divei's que la veine faciale a reçus dans Sun A'eiutf frontale ou prûparatc.

Variétés de nombre pt de disposition.

Arcade nasale qui reçoit :

1" La yeine sus-orbitaire ;

io La ■veine oplithalmique;

3" Veines dorsales du

nez.

Veine angulaire.

Continuation de la frontale ou prépara te.

Veine palpébrale.

Veine du sac et du canal

nasal.

Veines de l'aile du nez.

Veine faciale. Continuation de l'an- Rulaire.

Elle s'unit à la linguale.

Terminaisons diverses de la veine faciale

216 ANGÉIOLOGIE.

aller se jeter dans la veine jugulaire externe, ii une liauteur variable du trajet de cette veine. Je l'ai vue si; continuer directement, tmitôt avec la veine jugu-

(FiR. 45 (•).

\'etues (le la Idle.

laire antérieure, tantôt avec la jugulaire externe du même côté ou du [côté opposé, ou se rendre à la convexité d'une arcade commune aux veines jugulaire externe et antérieure, lii iuiches Chemin Taisant, la veine faciale reçoit en dehors H » le Ironc veineux alvéolaire, coiiutéiaies. irés-voluminoux, qu'on peut considérer comme la hranche profonde d'origine "°"iairc'.'"^°" de la veine faciale ; celle-ci, en eiïet, augmente beaucoup, et quelquefois môme

(•) Si. l. sinus longitudinal supérieur. — Si. l.i., sinus longiludinul inférieur. — Fr., veines fronUles. — Temp. p., \cines temporales profondes. — K'ig., veine angulaire. — Vac, veine faciale. — pl. Klv., plexus alvéolaire. — Mass., veines uiassétérincs. — Temp. s., lenipoialc superllciellc. — Mnx. t., veine maxillaire interne. — Te»i/'., plt-'^us temporal. }xig. i., jugnlaiie inlornc.

VEINIi: TEMl'ORO-MAXJLLAIRK.

, double de volume après l'avoir reçue. Ce tronc veineux alvéolaire pari d'un plexus veineux Irès-remarquable, plexiis alvéolaire, situé sur la lubérosilé maxil- . laire, dans lequel se rendent les veines alvéolaires p'oprement dites, les veines . sous-orbitaires, palatines supérieures, vidiennes et sphéno-palatines , et qui communique avec le plexus ptérygoïdien. Toutes ces veines sont les satellites des branches artérielles du mâme nom, appartenant h la maxillaire interne. Né du ; plexus, le tronc alvéolaire se dirige en avant et en bas sous l'os malaire, et vient ^ s'unir à angle aigu avec la faciale. La veine faciale reçoit en outre, en dedans, ] les veines coronaires labiales supérieure et inférieure, qui se comportent comme les j artères du môme nom, à l'exception des flexuosités, qui leur sont étrangères; 1" la veine ou les veines buccales; 3° les veines massétérims aiitérieures. Au-dessous de la base de la mâchoire, la faciale reçoit la veine sous-mentale, 1 la veine palatine inférieure, si remarquable par le plexus tonslllaire, qu'elle forme e en presque totalité, la veine ou les veines de la glande sous-maxillaire, et entin q quelquefois la veine ranine.

Dans son trajet, la veine faciale est, en général, plus superficielle que l'artère Jdu même nom; elle n'accompagne pas l'artère à la face, mais est située plus en d dehors et ne décrit aucune flexuosité.

Plexus alvéolaire.

Veines coronaires ;

Buccales ;

Massétérines antérieures.

Sous-mentales.

Palatine inférieure.

Plexus tonsillaire.

Page 1