Veine ou tronc temporo-maxillaire
La veine ou le tronc temporo-maxillaire représente tout à la fois l'artère tempporale, une portion de l'artère maxillaire interne et la portion supérieure de -la carotide externe ; plusieurs auteurs l'ont nommée, avec Walther, veine faciale postérieure, par opposition à la veine faciale proprement dite, qu'ils appellent veine faciale antérieure. La veine temporo-maxillaire résulte de la réunion de la veine temporale et de la veine maxillaire interne; elle se continue le plus ordinairement avec la -veine jugulaire externe .
a) Veine temporale. — Elle naît supérieurement par des branches superficielles, par une branche sous-aponévrotique et par des branches profondes.
Les veines temporales superficielles commencent \° sur le sommet de la tête, (çar des rameaux antérieurs ou frontaux, qui communiquent largement et à plein œanal avec les rameaux d'origine delà veine frontale ou préparate; 2° par des ■a-ameaux moyens ou pariétaux, qui communiquent avec les rameaux correspon- Idants du côté opposé; 3° par des rameaux postérieurs ou occipitaux, qui communiquent avec les branches de la veine occipitale. Il en résulte un réseau à larges omailles, qui couvre la plus grande partie du crâne. De ce réseau partent des «branches temporales antérieures et des branches temporales postérieures, qui ese réunissent au-dessus ou au niveau de l'arcade zygomatique. Dans ce trajet, les veines ne suivent que très-imparfaitement la direction des artères corres- «pondantes. On pourrait dire que les veines du cuir chevelu participent à la fois tît des veines satellites des artères et des veines sous-cutanées. Ces réseaux veioeux occupent d'ailleurs l'épaisseur du cuir chevelu, et sont situés, comme les inrtères, entre la peau et la couche musculo-aponévrolique.
Sous l'aponévrose temporale, entre celte aponévrose et le muscle temporal, |e.evoit une veine très-volumineuse, souvent plus volumineuse que la branche Buperficielle , et qu'on peut appeler veine temporale moyenne. Elle est quelquefois wmée en grande partie par la réunion des veines palpébrales et des veines orbi- «aires externes, lesquelles répondent aux artères du môme nom, se réunissent en
Branches artérielles auxquelles elle répond.
Veine tem porale.
Hameaux frontaux ;
Pariétaux ; Occipitaux.
Les veines du cuir chevelu participent des veines satellites et des veines souscutanées.
Veine temporale moyenne.
Elle est formée par les veines palpébrales cl orbitaires externes.
ANGÉIOLOGIR.
lîUe s'unit ii la lomporalc superficielle.
Trajet ultérieur de la veine temporale.
Veine maiillaire
Branches artérielles auxquelles elle répond.
Veines méningées moyennes.
Plexus ptérygoidien.
Trajet du tronc veineux temporo-maxillaire dans la glande parotide.
Plexus massé térin.
un tronc commun, qui se porlc d'avant en arrière, d'abord entre lés deux lames de l'aponévrose temporale, puis entre le muscle temporal et l'aponévrose, se dirige en arrière et en bas, traverse de nouveau l'aponévrose, mais de dedans en dehors, au-dessus de la racine anléro-postérieure de l'apophyse zygomatique, et vient s'unir à la temporale superlicielle au-devant du conduit auditif externe.
Le tronc qui résulte de la réunion des veines temporales superficielles et de la veine temporale moyenne se porte verticalement en bas, entre le conduit auditif externe et l'articulation temporo-maxillaire, s'enfonce dans l'épaisseur de la glande parotide, et, parvenu derrière le col du condyle, reçoit la veine maxillaire interne, pour constituer avec elle le (ronc teraporo-ma.villaire.
b) Veine maxillaire interne. — Branche profonde d'origine du tronc temporomaxillaire, \i maxillaire interne est appelée par Meckel veine maxillaire interne &l postérieure, par opposition à l'alvéolaire, branche de la faciale, qu'il désigne sous le nom déveine maxillaire interne et antérieure; elle répond à toutes les branches artérielles que l'artère maxillaire interne fournit derrière le col du condyle et dans la fosse zygomato-maxillaire, tandis que la veine alvéolaire, branche profondewJe la faciale, répond à toutes les branches que l'artère maxillaire interne fournit sur latubérosité maxillaire et dans la fosse ptérygo-maxillaire. Ainsi la maxillaire interne reçoit :
1° Les veines méningées moyennes, dont on a nié à tort l'existence ; satellites de l'artère méningée moyenne, elles sont au nombre de deux et situées l'une en avant, l'autre en arrière de l'artère. Les veines méningées moyennes reçoivent souvent des veines cérébrales inférieures et antérieures, lesquelles viennent s'y jeter au voisinage du trou sphéno-épineux ; elles reçoivent en outre et constamment les veines des os du crfine et celles de la dure-mère, communiquent avec le sinus longitudinal supérieur, et acquièrent quelquefois un volume si considérable, surtout dans leur branche antérieure, qu'elles impriment sur la fosse sphénoïdale une gouttière profonde, étendue depuis le trou sphéno-épineux jusqu'au sommet des apophyses d'Ingrassias (I). Du reste, leur distribution est la même que celle des artères correspondantes.
2° La veine dentaire inférieure , 3° les veines temporales profondes; 4» les veines ptérygoîdiennes ; 5° les massétérines postérieures. Toutes ces veines aboutissent à un plexus veineux très-considérable, plexus ptérygoîdien, situé entre les muscles temporal et ptérygoîdien externe et se prolongeant entre les muscles ptérygoïdiens. De ce plexus, qui communique largement avec le plexus alvéolaire, tellement qu'on pourrait les considérer comme un seul et même plexus, part le Ironc de la veine maxillaire interne, qui vient se jeter dans la veine temporale derrière le col du condyle.
Considérablement augmenté par le concours de la veine maxillaire interne, le tronc temporo-maxillaire continue son trajet dans l'épaisseur de la glande parotide, reçoit directement quelques veines parotidieniies, la veine auriculaire antérieure et les veines transversales de la face. Celles-ci constituent, entre la parotide et le masséter, entre le masséter et la branche de la mâchoire inférieure et autour de l'articulaiion temporo-maxillaire, un plexus très-considérable, plexus
(I) Cette gouttière qui correspond h la branche antérieure do In veine méningée moyenne, est si profonde chez quelques sujets qu'on sentit tenté de In décrire comme coiislitiinnl un .sinus particulier.
VEINES LINGUALES.
massétèrin, lequel communique assez largement, par l'échancrure sigmoïde do l'os maxillaire inférieur, avec le plexus ptérygoïdien.
Le plus souvent la veine ou le tronc temporo-maxillaire se termine en se continuant directement avec la veine jugulaire externe. D'autres fois il se jette dans la jugulaire interne ; la veine jugulaire externe, trûs-grûle, est alors à l'étaî de vestige et constituée en grande partie par les branches superficielles de la veine occipitale, et par quelques rameaux qui communiquent avec la jugulaire antérieure. Dans quelques cas, le tronc veineux temporo-maxillaire se partage presque également entre ces deux veines. Enfin il n'est pas rare de le voir s'unir à la veine linguale et à la veine faciale. Lorsqu'il se continue avec la veine jugulaire externe, il envoie à la jugulaire interne une brandie volumineuse de communication, qui passe au-dessus du muscle digastrique.