IV. — VEINES DU RACHIS
Considérations générales sur les \ciiies du rachis.
Les veines du rachis, qui constituent un département très-important du système veineux, diffèrent, à beaucoup d'égards, des artères correspondantes, en sorte que leur description est à peine éclairée par l'étude de ces artères ; cependant nous aurons plusieurs fois occasion, dans le cours de cet article, de signaler quelques analogies remarquables entre ces deux ordres de vaisseaux.
Les veines rachidiennes peuvent être distinguées, comme les veines des membres, en veines satellites des artères et en veines supplémentaires Nous les diviserons en veines extérieures au rachis et en veines intérieures.
A. — Veines extra-rachidiennea.
Les veines extra-rachidiennes peuvent Être subdivisées en antérieures et on postérieures.
1° Veines extra-rachidiennes antérieures.
Division des veines rachidiennes supernciclles.
Les veines extra-rachidiennes antérieures comprennent la grande veine azygos, la petite veine azygos ou demi-azygos, le tronc commun des intercostales supérieures droites, celui des inlcrcoslales supérieures gauches, les veines lombaires
VEINES EXTIU-UACIIIDIENNES.
et iîio-lombaircs, les sacrées latérales et les sacrées moyennes; en outre, au cou, les veines cervicales ascendantes et les veines vertébrales.
1. Grande veine azygos. -r- On a donné ce nom à une veine considérable, impaire, d'où le nom iVaz^jgos {HK^^o;, vena sine pari), couchée le long de la colonne vertébrale, veine qui commence à la région lombaire, et se termine à la partie supérieure du thorax, en s'ouvrant dans la veine-cave supérieure (veine prelombo-thoracique, Cha.us5.).
Son origine présente beaucoup de variétés. Elle naît très-rarement du tronc môme de la veine-cave inférieure, avec laquelle elle communique, d'ailleurs, presque toujours par de petits rameaux. Ordinairement elle fait suite à celte série d'anastomoses qui embrassent la base des apophyses transverses lombaires et qu'on peut appeler, avec quelques auteurs, veme lombaire asce7idante ; qaelquefois elle naît du tronc de la dernière veine intercostale ou de la première lombaire; rarement on voit une branche d'origine venir de la vénale ou de la capsulaire. Souvent elle naît à la fois de la lombaire ascendante et de la première lombaire ou de la dernière intercostale.
Presque immédiatement après son origine, la veine azygos passe de la cavité abdominale dans la cavité thoracique, non à travers l'ouverture aortique du diaphragme, comme on le dit généralement, mais par, une ouverture qui lui est commune avec le cordon nerveux du grand sympathique étendu du dernier ganglion thoracique au premier ganglion lombaire du côté droit (1); parvenue dans le thorax, elle se place sur la partie latérale du corps des vertèbres thoraciques, puis s'élève verticalement jusqu'au niveau du troisième espace intercostal ; là elle se recourbe en crochet d'arrière en avant, à la manière de la crosse aortique, au-dessus de la bronche droite, qu'elle embrasse, et vient s'ouvrir à la partie postérieure de la veine-cave supérieure, au moment où cette veine va pénétrer dans le péricarde.
Dans ce trajet, la veine azygos est accolée à la colonne vertébrale, et située dans le médiastin postérieur, à droite de l'aorte et du canal thoracique, qui marche parallèlement à cette veine, au-devant des artères intercostales droites, qu'elle coupe à angle droit. Son calibre, variable suivant le nombre des branches qu'elle reçoit, va croissant progressivement dé bas en haut.
De grandes discussions ont eu lieu relativement à la question de savoir s'il existe ou non des valvules dans la veine azygos. Cette question me paraît résolue négativement.
Branches latérales. La veine azygos reçoit, en avant, la bronchique droite et quelques veines œsophagiennes et médiastines, dont le trajet est le môme que celui des artères correspondantes ; à droite, les huit dernières veines intercostales droites; à gauche, la demi-azijgos et le tronc commun des veines intercostales supérieures gauches, qu'on peut appeler peiiie azygos supérieure gauche. ^ La veine azygos, s'ouvrant dans la veine-cave supérieure à la hauteur du troisième espace intercostal, reçoit souvent au niveau de sa courbure, tantôt par un tronc commun, tantôt par deux ou trois branches isolées, les trois veines intercostales supérieures droites, lesquelles vont quelquefois se jeter dans le tronc vemeux brachio-céphalique droit, ou dans la veine-cave supérieure, au-dessus.
(1) Il arrive souvent que la veine azygos ne commence qu'au niveau de la douzième vertèbre dorsale. 11 est évident que. dans ce cas, elle n'est pas obligée de traverser le diaphragme.
situation.
Origine.
Variétés d'origine.
Veine lombaire ascendante.
Trajet.
Terminaison de l'azygos.
Rapports.
Valvules.
Branches qu'elle reçoit.
La. veine azygos reçoit souvent les vertébrocostales supérieures droites.
de l'embouchure de l'azygos. Dans ce dernier cas, elles se dirigent verlicule-
(Fig. 55) {•).
Veines inygos.
n 1.1. colonne, vertébrale. -2. 3, *V °^ 7x1^™;^'''-^'' iomi.. muscle carré dos
int. L muscles intercostaux internes. - inl. e., intercostaux extcnes. - car. lomo., m
'•'Sr.osseael-aorto.-Ao. aW., aorte abdonii^e. -V...,
veine-cave inférieure. - G. a.-i/.,Brandc ve.ne azygos. - P. P^^îre - Lom6. a^c. veine lom-
D. az,j.. deini-azyços. - Ut., veines intercostales. - Lomft., >cine baire ascendante.