‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 137 sur 254 · STRUCTURE DES GLANDES LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES GLANDES LYMPHATIQUES

Les glandes lymphatiques, trùs-dévcloppées chez l'enfanl, diminuent de volume par les progrès de l'âge, mais sans disparaître jamais complètement chez le vieillard,. contrairement à l'opinion de Mascagni et de Ruysch.

Structure des glandes lymphatiques. A une époque encore peu éloignée, et avant structùre. l'application du microscope aux éludes histologiques, la méthode grossière des injections mercurielles, généralement usitée, avait fait constater ou créé dans l'intérieur des glandes lymphatiques un système de cavités en communication directe avec les vaisseaux afférents et efférenls, et que les uns interprétaient dans le sens de pelotons de capillaires lymphatiques, les autres dans celui d'un tissu spongieux ou caverneux, analogue à celui des organes génitaux. Depuis lors, des procédés plus délicats ont montré que la structure des glandes lymphatiques est beaucoup moins simple, et qu'outre les cavités dans lesquelles peut s'épancher et circuler la lymphe, ces organes possèdent un véritable parenchyme, comparable à celui de toutes les glandes, dont ils ne diffèrent que par l'absence de conduit excréteur. Parmi les nombreux travaux auxquels a donné lieu, dans ces dernières années, l'important problème de la structure des glandes lymphatiques, nous citerons ceux de Goodsir, Ludwig et Noll, 0. Heyfelder, Kœlliker, Brûcke., Donders, Leydig, Eckard, Billroth, llenle. Mis; mais lé plus important de tous et le plus exact est celui de H. Frey {Recherches sur les glandes lymphatiques de l'homme et des mammifères, 1861), dans lequel on trouvera en môme temps un résumé succinct de tout ce qui a été écrit sur ce sujet pendant cette dernière phase de la question. C'est d'après Frey que nous exposerons la structure des glandes lymphatiques.

Chacune d'elles présente à considérer une ??ie??2&ra?ie d'enveloppe et une substance propre ou un parenchyme, composé lui-môme d'une substance corticale et d'une substance médullaire.

a. L'enveloppe des glandes lymphatiques est une membrane celluleuse, formée Eaveioppe. de tissu conjonctif fibrillaire, avec quelques fibrilles élastiques très-fines et des corpuscules fusiformes. Quelques anatomistes (Gerlach, Heyfelder) prétendent y avoir rencontré aussi des fibres musculaires lisses; leui's observations, exactes peut-être en tant qu'elles se rapportent à certains animaux, ne sont point applicables à l'homme.

L'épaisseur de cette enveloppe, très-variable dans les diverses glandes, est plus considérable dans celles qui sont situées superficiellement que dans celles qui occupent les cavités viscérales ou les régions profondes; elle est d'ailleurs en rapport avec le volume de la glande. Les glandes bronchiques sont celles qui tiennent le premier rang pour l'épaisseur de leur enveloppe, qui, chez l'adulte, va jusqu'à 1 millimètre dans les glandes du volume d'une noisette. Partout ailleurs, cette épaisseur est, en moyenne, de 0""°,3 à O""",!.

On trouve dans l'épaisseur de l'enveloppe des glandes lymphatiques un petit nombre de vaisseaux artériels et veineux, dont quelques-uns pénètrent dans l'intérieur de l'organe. Elle est traversée également par les lymphatiques afférents. On n'y a pas encore constaté de nerfs.

A sa surface externe, cette membrane se confond insensiblement avec le tissu cellulaire ambiant. Sa surface interne est nette, lisse, mais non recouverte d'un épithélium; elle fournit de nombreux prolongements en forme de cloison, qui pénètrent dans la substance corticale, et qui, en se dédoublant et en s'unissant entre elles, divisent cette substance en un certain nombre de masses plus ou moins distinctes, appelées follicules. Les espaces, incomplètement limités

ANGÉIOLOGIE.

Substance corticale.

l'ollicules .

Sinus lymphatiques.

Structure.

Vaissi^aux sauguins.

par les cloisons, dans lesquels se trouvent les follicules, portent le nom d'alvéoles.

Ces cloisons, qui ne sont jamais complètes, deviennent de plus en plus minces à mesure qu'on approche du centre de la glande; leur épaisseur, du reste, es: fort variable. Elles renferment souvent des vaisseaux artériels ou veineux, ou de simples capillaires; on y trouve aussi quelquefois des vaisseaux lymphatiques, ramifications des vaisseaux afférents.

Après avoir traversé la substance corticale, les cloisons passent dans la substance médullaire, où elles se réduisent le plus souvent à de simples trabécules de tissu coujonclif, logeant parfois un vaisseau sanguin.

b) Substance corticale. Cette substance, ainsi que nous venons de le dire, est divisée en follicules par les cloisons qui se détachent de la membrane d'enveloppe. Les follicules sont de petits corps généralement arrondis, ou polyédriques par pression réciproque. Leurs dimensions sont variables, mais ne dépassent jamais 1 millimôlre; souvent elles n'atteignent que 0""",3 ou 0'°",4. Leur nombre ne varie pas moins ; dans certaines glandes, la substance corticale est très-développée : les follicules y sont alors disposés en deux ou trois couches très-serrées. D'autres fois, c'est la substance médullaire qui l'emporte, et c'est à peine si l'on trouve un peu de substance corticale ; dans ces cas, les follicules ne forment qu'une simple couche, quelquefois même cette, couche est incomplète : les follicules sont écartés les uns des autres, et, dans leurs interv&Ues, la substance médullaire apparaît à la surface de la glande. ..,

Les follicules sont en contact, en dedans, avec la substance médullaire ; en dehors, ils ne sont point directement en rapport avec la membrane d'enveloppe delà glande ; il existe entre eux et cette membrane un espace,siHWS lymphatique de Ilis,qui peut atteindre 0™'",01 de profondeur et qui est plus considérable à la périphérie qu'au niveau de la^portion centrale et culminante de la base du follicule Cet espace renferme : 1° des leucocytes en quantité variable; 2° un système de trabécules qui, de la face interne de la membrane d'enveloppe et des cloisons, vont à la base des follicules, et qui maintiennent ces derniers tendus, en les empêchant de s'affaisser ; ces trabécules sont cylindriques ou aplaties, simples ou ramifiées ; elles ont des bords nets et un aspect parfaitement homogène ; leur trajet est rectihgne ou ondulé.

Chaque follicule se compose d'un reseau trés-délicat de cellules anastomosées entre elles, meaii intra- alvéolaire, dontles mailles, arrondies ou polyédriques sont plus ou moins larges, suivant l'âge du sujet et le degré de turgescence de la glande, et qui se condense vers la périphérie du follicule, pour se continuer avec les cloisons qui le limitent ; mais il n'y a point de membrane propre autour du follicule. Les cellules àonl les ramifications constituent ce réseau, cxis ent en nombre variable ; elles contiennent un noyau ovalaire, très-dislinct chez le nouveau-né, renfermant un ou plusieurs nucléoles, et fournissent de 5 a / prolongements ramifiés et anastomosés avec ceux des cellules voisines Les mailles du réseau intra-alvéolaire renferment d'innombrables corpuscules lymphatiques et sont traversées par des capillaires sanguins.

Les follicules de la substance corticale reçoivent des vaisseaux sanguins en assez grand nombre, dont les u.is proviennent de la membrane d enveloppe, S auf cs" plus nombreux en général, de la substance médullaire Les prêtes cheminent dans l'épaisseur des cloisons if «-Jf ^ « un réseau capillaire inlra-alvcolaire. Les seconds, d un calibre très-vanable, se

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