Lymphatiques profonds du foie
Il, .ont de deux ordres: les uns accompagnent les conduits biliaires et la 1.05 va,svelnerrle, et sont contenus avec eux dans la capsule de Glisson; ils sortent ^^jv^ parla scissure transverse du foie, pénètrent dans 1 épaisseur de l'épiploon gastro- p,.oro,„is hépatique, et vont se rendre aux ganglions situés le long de la petite courbure -7;,^^ de l'estomac et derrière le pancréas. Les autres suivent le trajet des ramifica- conduitsh-lions des veines sus-hépatiques; ils forment cinq ou six troncs volumineux, tra- P»i"i'"=^versent l'ouverlure du diaphragme qui donne passage à la veine-cave inférieure, s'unissent aux troncs venus de la face convexe du foie et vont se jeter dans quelques-uns des ganglions sus-diaphragmatiques. M. Sappey les fait descendre ensuite, de ces ganglions, sur la face postérieure des piliers du diaphragme, d'où ils .se jettent dans le commencement du canal Ihoracique.
Les vaisseaux lymphatiques du foie qui longent les vaisseaux hépatiques et les conduits biliaires, sont extrêmement volumineux et souvent remplis de lymphe jaune : on les trouve quelquefois distendus par des gaz, dans le cas de putréfaction commençante. Leur volume et la facilité avec laquelle on peut les étudier sans préparation, exphquent pourquoi ils ont été décrits longtemps avant les vaisseaux lactés; c'est par eux qu'a commencé la découverte des vaisseaux lymphatiques.
11 existe de nombreuses communications entre les lymphatiques superficiels et les lymphatiques profonds du foie.'
B. — Ganglions et Taisscaux lymphatiques «le l'estomac, de la rate et
ilu pancréas.
1° Ganglions.
\.es ganglions gastriques occupent, à la manière d'un chapelet, la grande et la Ganglion» petite courbure de l'estomac, le long des arcades arlérielles qui circonscrivent nfiues. cet organe; on en trouve quelques-uns dans l'épaisseur de l'épiploon gastrosplénique ; un grand nombre entourent l'orifice cardiaque et l'orifice pylorique de l'estomac.
Les (;ang?îO?is .«p'é/iigites occupent la scissure de la rate. ' Spléniquesj
Les ganglions jpancréuliques longent l'artère splénique, et par conséquent le Pancréati-
bord supérieur du pancréas; plusieurs sont groupés autour du tronc cœliaque.
Les ganglions pancréatiques répondent à un très-grand nombre de vaisseaux
lymphatiques.
ANGÉIOLOGIE.
2° Vaisseaux lymplialiques.
■yaissofiLix lyniphiiliqucs gastriques :
Superficiels;
rrofonds.
Vaisseaux lympliatiques splé- □iques.
a. Les vaisseaux hjinphatiques gastriques sont distingués en su'perfidels et en profonds.
Les supei fidels forment un réseau sous le péritoine et présentent des dilatations variqueuses analogues à celles des lymphaliques pulmonaires superficiels. De ce réseau parlent de nombreuses branches, également variqueuses, qui se dirigent vers l'une ou l'autre courbure de l'estomacet sejellent dans les ganglions qu'on y rencontre. Les lymphatiques pro/bîzds naissent par un double réseau, l'un superficiel et très-fin, l'autre profond et composé de vaisseaux plus larges; les rameaux provenant de ce dernier cheminent dans le tissu sous-muqueux, ensuivant diverses directions: un grand nombre se dirigent du côté de la grande courbure, d'autres se dirigent du côlé de la petite courbure; les uns elles autres Iraversent la tunique musculeuse au voisinage de ces courbures et se jettent dans les ganglions qui s'y trouvent ; plusieurs se dirigent du côlé de la rate et Iraversent les ganglions spléniques; d'autres, enfin, vont aux ganglions pyloriques. Le réseau muqueux de l'eslomac, -peu abondant au voisinage de la grosse tubérosité, prend un grand développement dans la région du pylore.
b. Vaisseaux lymphatiques spléniques. Les vaisseaux lymphaliques superficiels de la rate peuvent être démontrés directement par l'injection du réseau lymphatique péritonéal de cet organe ; on peut encore les démontrer en injectant, à l'aide de la gélatine, les vaisseaux sanguins spléniques. La gélatine, poussée avec force, finit par pénétrer des vaisseaux sanguins dans les vaisseaux lymphatiques superficiels, lin faisant injecter du suif, tantôt par les veines, tantôt par les artères de la raie, j'ai vu le suif passer dans les lymphatiques. !1 est vrai que l'injection était poussée avec force et d'une manière continue. Les vaisseaux lymphatiques profonds de la rate ne sont pas connus. Teichmann et Billrolh nient l'exislence de ces vaisseaux, tandis que des observations de Leydig et d'Axel Key tendraient à faire considérer la tunique adventice des artères spléniques comme des gaines lymphatiques, dont les corpuscules de Malpighi ne seraient qu'une dilatation.
c. Les vaisseaux lymphaliques propres du pancréas vont se jeter dans les ganglions situés au-dessus de celle glande.
Gang^lions et vaisseaux lymphatiques des intestins.
Ganglions mésentériques.
Nombre.
Situation.
Les plus volumineui sont :
1° Gan;jlions lymphatiques de l'iiitestin grêle. Les ganglions lymphatiques deVintcstin grêle, ou ganglions mésentérîques, sont extrêmement multipliés. Les anatomisles qui ont eu la patience de les corapter,sont arrivés à des résultais très-différents, ce qui tient en partie à des variétés individuelles, et en partie à ce que plusieurs, ayant fait ce dénombrement sur des sujets tuberculeux, ont pris des tubercules pour des ganglions.
Les glandes mésentériques occupent l'épaisseur du mésentère, et sont siluci\dans les aréoles que forment les vaisseaux artériels et veineux. Les ganglions mésentériques les plus éloignés de l'intestin occupent le bord adhérent du mésentère et longent le tronc mûme de l'artère méscntérique supérieure. Les plus volumineux de ces ganglions se voient à l'origine de cette artère et à sa terminaison. Ainsi on trouve un groupe de ganglions volumineux : 1° inférieurcmeni,