DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL
(Fig. 80) (•).
Encéphale d'un très-jeune embryon de chai, vupar en haut.
(Fig. 81) (").
braies (vcnlricnles latéraux) avec celle de la première vésicule encéphalique (ventricule moyen) : cette ouverture est le trou de Monro. On distingue alors dans la première vésicule encéphalique trois parties : deux latérales, répondant aux hémisphères cérébraux (c), et une moyenne (t), représentant les parois du troisième ventricule. Cette dernière, formée par la vésicule mère, constitue entre les deux vésicules cérébrales une sorte de corn; elle est fermée en avant, et sa portion la plus déclive, qui se trouve derrière le chiasma (II, fig. 78 et 79) des nerfs optiques, représente l'infundibulum {d, fig. 78 et "9).
En même temps s'accomplissent des changements de direction dans cette portion antérieure du tube médullaire : entre la première et la deuxième vésicule encéphalique, il se produit un coude, une inOexion à. angle presque droit, par suite de laquelle l'axe de la première vésicule devient presque vertical {fiy. 78), de sorte qu'à ce moment le point culminant du centre nerveux est formé par la deuxième vésicule encéphalique, laquelle se continue ensuite en ligne droite avec le reste du tube central.
Cette deuxième vésicule encéphalique (-2), à son tour, grossit rapidement, peu, il est vrai, par sa face inférieure ou antérieure, mais beaucoup par ses faces latérales et dorsale ; chez les oiseaux, elle prend une forme sphérique ; chez les mammifères, elle devient hémisphérique. Elle est séparée de la première, et surtout de la troisième vésicule, par une dépression profonde.
La troisième vésicule encéphalique (3), enfin, grandit également, et ne tarde pas à se diviser en deux portions, séparées par une dépression transversale, l'une antérieure, rudiment du cervelet et de la protubérance (è), l'autre postérieure, destinée à produire le bulbe (î). L'accroissement est d'abord uniforme ; mais bientôt il s'accentue beaucoup plus dans la partie antérieure, d'où il résulte un coude, plus apparent que réel, entre celle-ci et la partie postérieure.
Le% vésicules cérébrales (c) prennent un accroissement énorme, mais inégal dans leurs diverses parties. A ce point de vue, ily alieu de distinguer la portion supérieure ou la voûte de ces vésicules, formant les hémisphères proprement dits, et leur porlion inférieure, ou le plancher, qui représente le corps strié, avec le noyau lenticulaire et la substance perforée antérieure. C'est la première, ou portion supérieure, qui acquiert le plus de volume, en se développant autour de la portion antérieure, supérieure et postérieure de la circonférence du trou de Monro (m) : en avant, elle dépasse considérablement la paroi antérieure du ventricule moyen, s'applique contre la vésicule du côté opposé, dont elle reste séparée par la urande scissure médiane du cerveau ; en dedans et en haut, elle recouvre la paroi supérieure de la vésicule mère (troisième ventricule), et cette portion ainsi superposée à la première vésicule encéphalique formera la corne d'Ammon, le corps et la branche descendante de la voûte, et la lame dentelée ; elle s'applique contre la vésicule cérébrale du côté opposé, formant
Le même encéphale, vu par le côté gauche.
Changements de direction.
Deuxième vésicule encéphalique.
Troisième vésicule encéphalique.
Développement des hémisphères cérébraux.
(') Légende comme dans la figure 78.
(•*) 1, 2, 3, o, b, e, comme dans la figure 78. huditir. (R.)
V, nerf de la 5o paire ou trijumeau,
— Vin, ncrl
NÉVROLOGIE.
Vculricules du cerveau
Tubercules quadrij umeaux .
Aqueduc de Sylvius.
avec elle une cloison médiane, appelée cloison transparente, linlin de la soudure des parois planes juxtaposées résulte le corps calleux.
La vésicule cérébrale, ainsi accrue, a pris l'aspect d'un haricot ou d'un rein, dont le hile est formé par son point d'union avec la vésicule mère (trou de Monro), et qui s'est développé en demi-cercle autour de ce hile. Celui-ci est modifié plus tard dans sa forme par le développement de la portion inférieure de la vésicule cérébrale, où se produisent les ganglions des hémisphères, le corps strié et son noyau accessoire; il devient la scissure de Sylvius, tandis que le trou de Monro se rétrécit et se trouve refoulé en avant. Encéphale d'un em- ^^"^^^"^^ ces changements extérieurs s'accomplissent, bryon de porc un Cavité des vésicules cérébrales se modifie d'une manière peu plus âgé, di- correspondante : d'abord sphérique, elle prend ensuite la visé sur la ligne forme d'un canal recourbé autour du hile, et présentant une médiane. — As- extrémité antérieure ou conie frontale, et une extrémité infé-
lûGCt ClG la SViVjClCQ ,
de section droite . n^ure ou corne spiénoîdale. Plus tard, quand le développement des hémisphères se fait aussi en arrière, leur cavité se prolonge dans le lobe postérieur, sous la forme d'une corne occipitale.
Ce développement d'avant en arrière s'opère assez rapidement : au deuxième mois, les hémisphères couvrent partiellement les couches optiques; au troisième mois, ils les couvrent complètement, tandis que les tubercules quadrijumeaux sont libres en haut jusqu'au cinquième mois. Ce n'est qu'au sixième mois que les hémisphères s'étendent au-dessus d'eux, et enfin au-dessus du cervelet.
La portion moyenne de la première vésicule encéphalique, ou la vésicule mère (ventricule moyen), présente, dans son développement, cette particularité que sa paroi inférieure et externe seule s'épaissit, pour former deux masses nerveuses considérables, les couches optiques; tandis que la paroi supérieure s'amincit à mesure qu'elle s'étend et finit par se réduire à la couche externe du tube médullaire, qui constitue la toile choroïdienne ; celle-ci forme donc la véritable paroi supérieure du ventricule moyen. Ce n'est qu'en arrière qu'il reste un peu de substance nerveuse, représentant la commissure postérieure.
Encéphale d'un embryon de chat plus âgé. — Surface de section droite. L'union des deux hémisphères par le corjjs calleux et par la voûte s' est
La deuxième vésicule encéphalique, qui forme les tubercules quadrijumeaux, est celle qui subit le moins de modifications.
opérée, il en résulte que les cloi-
TeTsoJtdSZées. D'abord superficielle puis recouverte par les hémisphères cérébraux, elle subit un épaississement considérable de ses parois, et par suite un rétrécissement graduel de sa cavité, qui finit par se réduire en un canal étroit (aqueduc de Sylvius), établissant la communication entre la première vésicule (ventricule moyen) et la troisième (ventricule du
{*) i, 2, 3, b, c, comme dans la figure précûdcnle. — e, 4e vcniriculc, après l'ablation de la toile choroïdienne iiifiSrieure. — f, aqueduc de Sylvius. — h, canal central de la moelle. — i, bulbe. — .;. 3c ventricule. — m, trou de Monro. — V, nerf de la Se paire. (U.)
C) e, 'i" ventricule. — f, aqueduc de Sylvius. — g, voûte du 3^ ventricule (toile choroïdienne supérieure). — h, canal central de la moelle et du bulbe. — i, bulbe. — j, 3» ventricule. — k, protubérance. — l cervelet. — m, trou de Monro. — n, corps calleux. — cloison transparente. (U.)