DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL
(Fig. 84) (•
cervelet). Sa surface supérieure, d'abord lisse, se déprime au sixième mois en une gouttière longitudinale, à laquelle s'ajoute, au septième mois, une gouttière transversale, gouttières marquant les limites entre les quatre tubei'cules quadrijumeaux. En môme temps un épaississement de sa paroi inférieure constitue les pédoncules cérébraux.
La troisième vésicule encéphalique, avons-nous dit, se divise en deux parties, séparées par une dépression transversale, l'une supérieure, formant le cervelet et la protubérance, l'autre inférieure, qui représente le bulbe.
Le cenelet naît des parties latérales de la troisième vésicule, sous la forme de deux bourgeons qui se réunissent en arrière. Au deuxième mois, il représente une lame horizontale, également épaisse dans toute son étendue : c'est la portion moyenne ou le vermis du cervelet. Pendant le troisième et le quatrième mois, les portions latérales deviennent plus saillantes, et il se forme des plis et des circonvolutions, d'abord sur le vermis, puis sur les lobes latéraux. Au sixième mois, toutes les parties du cervelet existent.
Tandis que la paroi supérieure de la troisième vésicule donne naissance au cervelet, sa paroi inférieure, en s'épaississant, produit la protubérance. Les fibres transversales de cette dernière se développent sur place, et ne résultent pas, comme on l'a dit, de la réunion de fibres latérales marchant à la rencontre les unes des autres, vers la ligne médiane.
La portion inférieure de la troisième vésicule, qui représente le bulbe, se modifie peu dans sa forme; mais sa paroi inférieure et ses parois latérales s'épaississent seules, et de cet épaississement résultent les pyramides, les olives, les corps restiformes et leurs subdivisions, déjà visibles du quatrième au cinquième mois, tandis que sa paroi supérieure reste à l'état membraneux (toile choroîdienne inférieure) et complète le quatrième ventricule en arrière. C'est donc à tort que l'on a dit que ^'un Mus humain d'environ
la gouttière primitive reste ouverte dans 24 à 26 semaines, divisé sur la ligne cette région. La vérité, c'est qu'elle se ferme médiane; surface de section droite.
Tubercules quïidrijumcaux.
Cervelet.
Encéphale d'un fœtus humain, d'environ 20 semaines, divisé sur la ligne médiane : surface de section de la moitié droite. On a enlevé la toile choroîdienne supérieure.
(Fig. 85) (*').
rrolubérauce.
Bulbe.
Toile clioroïdienne inférieure.
(') i, cervelet.— c, cerveau. — ci, infundibulum. — e, 40 ventricule. — f, aqueduc de Sylvius. — î, bulbe. •— k, protubérance. — l, pédoncules cérébraux. — n, corps calleux. — ■ 0, cloison transparente. — /), corps de la voûte à trois piliers. — tubercules quadrijumeaux. — 1, nerf olfactif. — II, nerf optique. (R.)
(**) Les lettres comme dans la figure précédente. — r, corps pituitaire. — s, commissure molle. (R.)
NÉVROLOGIE.
ICI comme ailleurs; mais la paroi postérieure, amincie, se trouve réduite à l;v pie-m('îre et à la membrane ventriculaire. De plus, cette membrane est presque toujours déchirée pendant l'extraction de Tencépliale, ce qui a fait admettre l'existence d'un trou par lequel le liquide sous-arachnoïdien communiquerait avec le liquide ventriculaire : ce trou et cette communication sont artificiels. dës'cScs diverses enveloppes des centres nerveux, la pie-mère, comme nous l'a-
nerveux. VU, cst Une dépendance du tube médullaire primitif; sa couche superfi-
cielle constitue le feuillet viscéral de l'arachnoïde, dont le feuillet pariétal appartient A la dure-mère. L'arachnoïde, au point de vue purement anatomique, n'a donc point d'existence propre, et surtout elle n'a rien de commun avec la membrane ventriculaire, qui fait partie de Yépmdyme tapissant le canal central. Quant tà la dure-mère, périoste interne du crâne et du rachis, dont la couche interne est séparée de l'externe par les sinus rachidiens et crâniens, elle est fournie par le système des lames, vertébrales, qui appartiennent au feuillet moyen du blastoderme.
SECTION II. — DES MEMBRANES D'ENVELOPPE DU CENTRE NERVEUX ENG É PHALO-MÉDULLAIRE.
Membranes II cst peu de parties du corps qui soient aussi efficacement protégées que le tdcer^du '^'^ntre nerveux encéphalo-méduUaire j c'est pour lui qu'existent la colonne centre ner- Vertébrale et le crAne, dont le mécanisme, si éminemment favorable à la protecphaio'îmt- parties contenues, a été exposé ailleurs. Indépendamment de cet étui
duiiaire. osseux, il y a encore des enveloppes membraneuses, ou méninges (de [awi^Ç, membrane), au nombre de trois, qui sont : 1° une gaine fibreuse, la dure-mère (1); 2° une membrane séreuse, l'arachnoïde; 3° une membrane vasculaire, la piemère, dans laquelle se ramifient les vaisseaux destinés au centre nerveux. De ces trois membranes la pie-mère appartient en propre au centre nerveux, avec lequel elle a une origine commune dans le tube médullaire primitif de l'embryon. La dure-mère fait partie du système de lames qui donne naissance aux vertèbres et au crâne ; l'arachnoïde, enfin, n'est autre chose que la portion superficielle des deux membranes précédentes.