‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 164 sur 254 · DURE-MÈRE CRANIENNE · texte numérisé non relu

DURE-MÈRE CRANIENNE

Les usaaes de la faux sont bien évidemment de prévenir les effets de l'ébranlé- ses usages „.ent laS cerveau, et d'empCcher, lors du décubitus latéral, que l'un des

hémisphères ne pèse sur l'autre i^eomplète, et comme tronquée en Tente

l" Tente du ceïw/ei. Espèce de cloison mtompicic, c h du cervelet

avant sep«um<m«s.em,Chauss.), qui sépare le cerve et des obes postérieurs du cmeau Étendue du b^rd supérieur des rochers à l'occipi al, la tente du cer- 'eLt est horizontale d'une manière générale, et ferme les fosses occipitales du

(Fis. S9) (*)•

Surface interne de la dure-mère. Tente du cervelet, vue par sa face supérieure, et en rapport avec l'isthme. La faux du cerveau a été enlevée {d'après L. Eirschfeld].

crâne en haut. Ce repli offre un état de tension permanent ; il doit cette tension à la faux du cerveau, qui est elle-mOme habituellement tendue. La faux du cerveau et la lente du cervelet sont réciproquement la cause de leur état de tension. La section de l'un est nécessairement suivie du relâchement de l'autre.

(*)Ap.cris<a.i7., apophyse crista-palli. — 5 mère, dure-mère. — Ap. d'/ng"., apophyse d'Ingrassias. — Sin.long.s.,àa\i» longitudinal supérieur.— Sî'n. lat., sinus latéral. - T. rfw c, tente du cervelet.— V. Gai., reines de Galien, — Ar. car. int., artère carotide interne. — N. opt., nerf optique. — Mot. oc. c, moteur oculaire commun.— Tub.m., tubercules mamillaires.— PaMei., nerf pathétique.— Twi. tubercules quadrijumeaux. — For. av., trou ovale.

NÉVROLOGIE.

Bes plans

Ses cirnon fiireuces.

Croisement en X des pointes (les deux circonférences.

Usage.

Faux du cervelet.

On ne peut donc avoir une bonne idée de lu Icnle du cervelet que lorsqu'on l'éludic en place, lu faux du cerveau étant inlacte. On voit alors que, examinée par sa face supérieure, la (ente présente deux plans inclinés, réunis à angle obtus, de manière à former une sorte de voûte membraneuse, sur le sommet de laquelle s'appuie la base delà faux du cerveau. La concavité inférieure de celte voûte répond il la convexité du cervelet, sur laquelle elle se moule ; la convexilé supérieure répond à la concavité légère des lobes postérieurs du cerveau. Le double plan incliné (en dos d'Ane) de la tente du cervelet est important à noter pour se faire une idée de la manière dont le cerveau résiste aux ébranlements directs ou indirects. Il en résulte une décomposition de mouvement qui prévient les funestes effets des commotions.

Sa circonférence externe, ou postérieure, grande circonférence, est adhérente au crâne e( répond, en arrière, à la moitié posiérieure des gouttières latérales ; en avant, au bord supérieur du rocher. Le sinus latéral est creusé dans la portion occipitale, où les adhérences sont assez lâches, et le sinus pétrmx supérieur, dans la portion pétrée de cette circonférence, fortement unie au roclier.

Sa circonférence interne ou antérieure, pelile circonférence, est libre, à forme parabolique, et limite, avec la gouttière basilaire de l'occipital, un orifice elliptique, allongé dans le sens antéro-poslérieur, que remplit la protubérance annulaire, et qui porte le nom de trou ovale de Pacchioni.

Les extrémités ou pointes des deux circonférences de la tente du cervelet se croisent de chaque côté, à la manière des branches d'un X : la pointe ou l'extrémité de la circonférence externe va se fixer à l'apophyse clinoïde postérieure, et forme, vers le sommet du rocher, une espèce de pont, sous lequel passe le nerf trijumeau. La pointe ou l'extrémité de la circonférence interne, subjacente à la précédente, se prolonge jusqu'à l'apophyse clinoïde antérieure. Le prolongement de la circonférence externe comble, de chaque côté, l'espace qui sépare le sommet du rocher de la lame quadilatère du sphénoïde ; il est traversé par les nerfs moteurs de l'œil, c'est-à-dire le nerf de la troisième, de la quatrième et de la sixième paire. Le prolongement de la circonférence interne comble l'espace entre le sommet du rocher et la base des petites ailes du sphénoïde, et forme la paroi externe du si/m cai;er«eua;, dans laquelle cheminent les nerfs moteurs de l'œil, ainsi que la branche ophlhalmique de la cinquième paire.

La tente du cervelet a pour usage de soutenir les lobes postérieurs du cerveau et de les empCclier de peser sur le cervelet dans la station verticale. 3" Faux du cervelet (faix minor). Petit repli falciforme, vertical, médian [scp-

(•) feu. s., feuillet superficiel recouvrant le corps pitnitairc. — N. opt., nerf optique. — Tr. opt., trou optique. — Ap. cl. post , apophyse clinoïde postérieure. — M. oc. ex., nerf moteur oculaire externe. — For. ov , fnramen ovale de Pacchioni. — Goiit. bas., ROuUicre basilaire. — Hypogl , nerf hypoglosse . — Trij., nerf trijumeau. — P«</it7 , nerf pathiiliquc.— M. oc. com ,ncrf moteur oculaire commun.

1^1. ar. com Vatllil- 'Vrtjttm

LEV. a

Dure-mère tapissant la gouttière basilaire {d'après L. Hirschfeld,.

DURE-MÈiœ CBANIENNE.

I , rh»„« 1 oiiElauerois double, suivanl la romarquo de

,i„sl„,v, «lenda de la P" "'>«™"'° "S'„x S. te dirigée en haal, répond „éAs6parer les deux ^«'"«P»''^' f t 3 " f„P^ sur le, partie, la- ,e„,e du élulieuneoUans iour

iralesdu ■■»" ""fseTto^^ ™,««r ou adhérent est eonvexe et

SriiaerUpir^n.!™; son^r.«,«*w ou, ib^ est concave et

SLt, et répond a^„ '-tr^all^re":» H d'eTd relére : c'est

ef:iTr=irr;; izs::^^

''u.Te.ture ée ,a dure-mère .à^nenne. dure-mère est peut-ôtre la pU^sépd^^^^^^ .t la Blus résistante de toutes les membranes d'enveloppe des viscères. On peut a onl r r — v^rioste interne du crAne, formé de deux lames fibreuses u confondues entre elles dans la plus grande portion de leur étendue, s ecarenn une dt 1 aie dans quelques points, pour constituer et les -nau. vemeux ppelés ««KS,et les divers replis quenous avonsdécrits à ^f-^^j" ^^^^^^^^ mère. Ainsi, au niveau delà gouttière longitudmale, le f'^.'^^^^f , .^'^ toe-mère tapisse cette goullière ; mais le feuillet interne s'en détache de chaque cSé Or, les deux lames de ce feuillet interne, en se rapprochant, inte cepten t ntre elles et le feuillet externe un espace prismatique tn-gu aire , S "o«,/..di«a/ supérieur, et constituent ensuite la faux du cerveau 11 eu est de :mème au niveau des sinus latéraux où le feuillet interne /^P^^^'J^ constituer la tente du cervelet. Cette séparation des deux feui tels de la dure , Jre, évidente au niveau des sinus, ne peut élre obtenue qa'mcomplétement ,par la dissection dans les autres régions de cette membrane (2).

a. La dure-mère appartient à la classe des membranes fibreuses, et non au Itis"; musculaire, comme on l'a cru pendant longtemps (3). Elle est ormee dde faisceaux de fibres conjonctives, entourés de nombreuses fibres élastiques. . Ces faisceaux, en certains points, sont comme feutrés, sans direction predo- . minante; ailleurs ils s'entre-croisent de façon à circonscrire des mailles qua- .drilatères,plus ou moins régulières. Dans la faux du cerveau, ils rayonnent

(1) J'ai vu la dure-mère former, au uiveau de la moitié postérieure du trou occipital, un c petit repli falciforme, qui représentait la base d'un triangle isocèle, dont les deux branches de division de la faux du cervelet constituaient les bords égaux. , .

(2) La séparation des deux feuillets de la dure-mère peut être prolongée bien au delà des . sinus. Cliez les vieillards, elle se fait souvent naturellement lors de l'ablation de la voûte ^ du crâne : le feuillet externe suit la voûte, à laquelle il adhère intimement ; le feuillet i interne seul reste en place. Elle est aussi plus facile chez l'enfant que chez l'adulte. Du I reste, l'histoire du développement nous apprend indubitablement que la dure-mère n est

' . ar.Ire chose que le périoste interne du crâne et du canal rachidien.

(3) Pacchioni, qui a fait un long travail sur cette membrane, allait même jusqu'à y ad- I mettre trois ventres ou corps cliarnus, savoir : un pour chaque hémisphère, et un pour I le cervelet. Le même auteur donne une description excessivement minutieuse de la direc- I lion des divers plans de fibres de la dure-mére. Je ne crois pas qu'il existe dans l'histoire . de l'art un exemple plus frappant de l'abus qu'on peut faire de l'anatomie de texture.

Cloison û b f e u s e de l'hypopliYse

La duremère est composée de deux lames fibreuses .

Mode de formation des sinus el des replis

de la dure-mèro.

La structure de la dure- mère

est fibreuse.

NÉVROLOGIE,

Vaisseaux

de la dure-mère :

1" Artériels;

2» Vcineus ;

3° Lymphatiques.

Nerfs de la dure-mère.

Opinions diverses des

auteurs à ce sujet.

autour de la protubérance occipitale interne Ifig. 88); dans la lente du cervelet, ils convergent vers l'extrémité antérieure du sinus droit {fig. 89). La surface libre de la dure-mère et de ses prolongements est revCtue d'une couche simple de cellules épithéliales pavimenteuses, qui constitue à elle seule ce qu'on désigne généralement sous le nom de feuillet pariétal de l'arachnoïde.

b. Vaisseaux. Sous le rapport du nombre et du volume de ses vaisseaux, la dure-mère crânienne semble faire exception aux membranes fibreuses, qui sont toutes remarquables par leur peu de vascularité. Nous trouvons, en effet, comme artères de la dure-mère {fig. 87), la méningée moyenne, branche de la maxillaire interne ; la méningée antérieure, fournie par les ethmoïdales ; la méiiingée posté', rieure, fournie par la pharyngienne supérieure ou pharyngo-méningée. Toutefois, si l'on considère, d'une part, la situation de ces vaisseaux entre la duremère et les os ; d'autre part, leur distribution, qui a lieu presque en entier aux os du crâne, on se rendra facilement compte de cette exception, plus apparente que réelle. Les prolongements internes fournis par la dure-mère crânienne ne sont guère plus vasculaires que les autres membranes iîbreuses.

Les veines sont : 1° les veines satellites des artères méningées, au nombre de deux pour chaque branche artérielle ; 2° des veinules isolées, qui vont se rendre dans les sinus situés dans l'épaisseur de la dure-mère, entre les deux feuillets de cette membrane.

D'après Mascagni, la dure-mère aurait des vaisseaux lymphatiques propres, qui accompagneraient les ramifications de l'artère méningée moyenne, sortiraient avec elles par le trou petit rond, se joindraient aux vaisseaux lymphatiques profonds de la face, et iraient se rendre dans les ganglions lymphatiques qui entourent la veine jugulaire interne. Mais il n'a pu les suivre, non plus que M. Sappey, au delà du trou sphéno-épineux. Encore est-il probable qu'ils appartiennent aux parois osseuses du crâne, et non à la dure-mère. En existe-t-il à la surface interne de cette membrane ? L'observation est encore muette à cet égard.

c. Nerfs de la dure^mère. Parmi les auteurs anciens, les uns, avec Haller, Wrisberg et Lobstein, disent qu'il y a absence complète de nerfs dans la dure-mère ; d'autres, tels que Vieussens, Winslow, Lieutaud, Lecat, Valsalva, disent en avoir observé. Celui-ci les fait naître de la septième paire ; ceux -là, de la cinquième ; mais ils ne s'entendent pas sur le lieu d'origine de ces nerfs : tantôt on les fait provenir du ganglion semi-lunaire ou de Casser, et tantôt des branches ophthalmique, maxillaire supérieure ou maxillaire inférieure. Chaussier veut qu'ils viennent du système ganglionnaire ; mais il est évident que c'est par induction, et nullement de visu, qu'il a été conduit à les admettre (I).

Les nerfs de la dure-mère, qui tous proviennent des ramifications de la cinquième paire, se divisent en antérieurs, moyens et postérieurs. joLes antérieurs, que M. Froment a, le premier, signalés, sont des ramuscules

(1) Le hasard m'a conduit à démontrer, de la manière la plus évidente, les nerfs de la dure-mère. Sur une tête qui avait macéré dans l'acide nitrique étendu d'eau, puis dans l'eau seule, la dure-mère étant devenue transparente, comme gélatiniforme, je fus tout surpris de voir dans son épaisseur des lignes blanches, tout à fait semblables aux filets nerveux. Je mis à découvert ces lignes blanches ; je constatai leur caractère nerveux, et je les disséquai dans toute leur longueur. Cette observation fut le point de départ de dissections nombreuses auxquelles M. Bonaniy et moi nous nous sommes livrés à ce sujet.

ARACHNOÏDE.

(rt'-s erûlcs qui se détachent du filet ethmoïdal du rameau nasal de l'ophthalmique de Willis, et se répandent dans l'épaisseur de cette portion de la duremère qui recouvre lu lame criblée de l'ellimoïde (d).

00 Les filets moyens, ««fs de larégion temporo-pariétale de la dure-mere, au nombre de quatre ou cinq de chaque côté, naissent du ganglion de Casser, se placent immédiatement dans l'épaisseur de la dure-mère, plus près de la surface interne aue de la surface externe, et parcourent en divergeant la région sphéno-temporale puis la région pariétale de la dure-mère; plusieurs s'épuisent dans ce Iraiet deux ou trois se lerminent au voisinage du sinus longitudmal supérieur.

30 Les filets postérieurs, nerfs de la tente et de la faux, au nombre de cinq ou six de chaque côté, naissent de la branche ophthalmique de Willis, à sa sortie du ganglion de Casser et se recourbent immédiatement en arrière . Quelques-uns croisent le nerf pathétique, auquel ils s'accolent, ce qui a pu faire croire qu'ils provenaient de ce nerf. Ils se placent ensuite dans l'épaisseur de la tente du cervelet, en longeant sa petite circonférence, et vont en divergeant à partir de ce point'. Les filets externes, arrivés au voisinage du sinus latéral, se recourbent de dehors en dedans, pour aller gagner la partie postérieure de la faux, dans l'épaisseur de laquelle ils se terminent; les plus internes gagnent directement la base de la faux, et se portent en haut et en avant, dans l'épaisseur de ce reph, où ils se perdent à diverses hauteurs.

III. mages de la dure-mère cràniemie . La dure-mère sert de périoste interne aux os du crâne, avec lesquels elle a de nombreuses connexions vasculaires ; en outre, elle sert d'enveloppe protectrice au cerveau. Par ses prolongements, qui isolent les unes des autres les diverses parties de la masse encéphalique, elle prévient en partie les effets des commotions et des contusions. En outre, elle contient [ dans son épaisseur des canaux veineux, dans lesquels circule tout le sang qui : revient de la masse encéphalique.

Nerfs de la région tcmporopariélnle rie la duremère.

Nerfs de la

tente et de la faux.

Usages de la dure-inère cràaieuue.

§ 2. — ARACHNOÏDE.

Le centre nerveux encéphalo-méduUaire est entouré par une membrane séreuse, l'arachnoïde, que l'on considère, comme toutes les membranes du même genre, comme un sac sans ouverture, adhérent par sa face externe, libre et lisse par sa face interne. Nous allons examiner successivement la portion rachidienne et la porlion crânienne de l'arachnoïde.

L'arachnoïde est une membrane

séreuse.

A. — Arachnoïde rachidienne.

La moelle épinière, indépendamment de sa membrane propre, est recouverte par un feuillet transparent, d'une ténuité excessive, qu'on ne peut bien voir qu'en le soulevant à l'aide d'une pince, ou en insufflant de l'air au-dessous de lui : c'est le feuillet viscéral de l'arachnoïde rachidienne.

Feuillet viscéral de l'arachnoïde

spinale.

(1) La dure-mère est insensible à la section, mais elle paraît très-sensible à la lacéralion, à la déchirure. Ainsi, ayant eu occasion d'appliquer un grand nombre de fols des couronnes de trépan sur la tête des ciiiens, j'ai remarqué que l'animal restait impassible tout le temps que l'action de la scie était limitée à l'os ; mais, aussitôt que les dents de l'instrument atteignaient la dure-mère, l'animal manifestait une vive douleur par des raouvemcnts brusques et par des cris aigus.

NÉVROLOGIE.

(Fig. 91) (•).

Su, lui

Grand espace sous-nrachnoïd ieii du rachis.

Filaments fibreux Eous-arachnoïdien.

a. Ce feuillet se présente sous l'aspecl d'une gaîne séreuse, d'une capacité bien supérieure au volume de la moelle, et qui se prolonge autour du faisceau de nerfs connu sous le nom de queue de cheval. 11 fournit à chaque paire de nerfs une gaîne infundibuliforme, qui se termine en cul-de-sac au niveau du trou de conjugaison correspondant, pour se réfléchir sur l£ canal fibreux que la dure-mère fournil à chacune d'elles.

Il existe donc, entre la moelle épinière et le feuillet arachnoïdien qu:

lui sert de gaine, un espace considérable, dont on ne peut se faire une bonne idée qu'en y insufflant de l'aiï ou en y injectant un liquide. Cet espace se renfle considérablement à. sa partie inférieure , au niveau de l£ queue de cheval, et communique, er haut, avec les espaces sous-arachnoïdiens du crâne. Nous verrons tout i l'heure que cet espace sous-araclmoïdiei spinal, de môme que les espaces sous arachnoïdiens cérébraux, est rempl par un liquide particulier.

De même aussi qu'au niveau de l'ex cavation médiane du cerveau, l'aracb noïde n'adhère à la pie-mère céré brale qu'à l'aide de filaments longs de nature fibreuse, de môme l'arach noïde spinale adhère à l'envelopp propre de la moelle au moyen de fila ments fibreux (i).

Une autre particularité du feuilh viscéral de l'arachnoïde spinale, c'ei

(♦) Sin. lat., sinus latéral. — Vert., artère Te tébrale. — Gang, sp , ganglion spinal. — 1, branches postérieures des nerfs dorsaux. — durc-mèie et feuillet pariétal de l'arachnoïde. 3, feuillet viscéral de l'arachnoïde.

(1) Mageiidle dit que ces filaments sou arachnoïdiens semblent former, en a rière, une cloison médiane et longilud nale, cloison incomplète, qui correspond un sillon du feuillet viscéral, et qui i s'oppose pas à ce que le côlé droit de cavité communique avec le côté gauclv

IZVCUE.Da.

c.mmfCKen.sc

,,hn vosténciir (d-<q>rés L. Hirschfeld).

ARACHNOÏDE.

que ce feuillel adhère au feuillet pariétal dans une foule de points, par des filaments très-déliés, qui ont échappé i\ l'observation de la plupart des ana- (omistes.

b. Feuillet pariétal. Le feuillet pariétal de l'arachnoïde rachidienne se comporte exactement comme celui de l'arachnoïde crânienne, et donne lieu aux miSmes considérations. 11 se continue avec le feuillet viscéral par l'intermédiaire des gaines que ce dernier fournit aux nerfs rachidiens.

D. — Arachnoïile crânienne.

Préparation. La démonstration de l'arachnoïde sur la convexité du cerveau peut ctre faite sans préparation sur les cerveaux dont le tissu cellulaire sous-arachnoïdien est infdtré. On démontre aussi très-facilement cette membrane par l'insufflation à l'aide d'un chalumeau introduit au-dessous d'elle.

Longtemps confondue avec la piemère, à cause de sa ténuité, Yaraclinolde {membrana média) a été démontrée sur la convexité du cerveau par Ruysch, à l'aide de l'insufflation ; sur la base du cerveau, par Varole, et figurée sur cette môme base par Casserius. Elle a été décrite pour la première fois comme une membrane spéciale, sous le nom à' arachnoïde, par la Société anatomique d'Amsterdam.

Le feuillet viscéral de l'arachnoïde était seul connu avant Bichat, qui, appliquant à l'arachnoïde ses idées générales sur les séreuses, en fit un sac sans ouverture, formant une enveloppe au cerveau et tapissant la face inlerne de la dure-mère. Rien plus, il avait admis la continuité de la mem-

(') Arach. u., arachnoïde •viscérale. — bas., artère basilaire. — Car. int., carotide interne. — Vert., artère vertébrale. — Sp. ant., artère spinale antérieure. — Pl. ccrv., plexus cervical.

W. brac, plexus brachial. — JV. dors., nerf dorsal. — D. mére, dure-mère. — Pl. lomb , plexus lombaire. — Pl. sacré, plexus sacré.

/Fig. 92) (').

Arack.

Cari ni

ant

D mire

idhérenc es filamenteuses du feuillet pariétal et du feuillet

viscéral de l'arachnoïde.

Ruysch la démontrait par l'insuftlalion.

Travaux

de Bichat

sur l'a-

Iw

rachuoïde.

t£V£/LLr-OEL

Arachnoïde vertéhro-crânienne ; plan antérieur {d'après L. Jîirschfeld.)

NÉVROLOGIE.

brane qui (apisse les venlriculcs avec l'arachnoïde, erreur qui a été victorieusement réfutée par Magendie.

De môme qu'à toutes les membranes séreuses, on considère à l arachnoïde un feuillet viscéral et un feuillet pariétal.

(Fig. 93) f).

A vacli II .

LiVEILLE.OEL

Arachnoïde crânienne ou encéphn ligue ; feuillet viscéral de la face inférieure de l'encéphale 'd'après L. Hirschfeld).

Trajet A. feuillet viscéral de l'arachnoïde. Le feuillet viscéral de l'arachnoïde doit Ctre de l'arach- examiné sur la convexité du cerveau et à sa base.

noide A 1 i j I

à la base du

10 A la base du cerveau, l'arachnoïde est isolée dans un grand nombre de points, cerveau : gt plus particulièrement dans ceux où elle se réfléchit d'un lobe sur un autre. Étudions avec quelques détails cette disposition.

a. Sur la ligne médiane, en avant, elle s'enfonce entre les lobes antérieurs du cerveau, mais seulement ;\ leur partie antérieure ; en arrière, à un centimètre

|o Sur la

ligue iniSiiiane.

(*) Arachn., arachnoïde.— w. cér., Tcine cérébrale. — Art. car. m<., artère carotide interne. — T. pit., lige piluitaire. — Tr. bas., tronc basilaire. — Art. vert , artère vertébrale. — iD.-m^re, dure-mère. — Chiasm,, chiasma.

ARACHNOÏDE.

eenviron au-devant du chinsma des nerfs optiques, elle passe directement de l'un ;i\ l'autre, sans se déprimer dans leur intervalle, et va gagner la face inférieure ddes nerfs optiques et de leur chiasma, formant ainsi la paroi inférieure d'un eespace limité en arrière par les nerfs optiques, en haut par le corps calleux, ,'espace que remplit le liquide sous-arachnoïdieçi et que Magendie a désigné sous lie nom de con/luent antérieur de ce liquide. Dans ce trajet d'avant en arrière, H'arachnoïde tapisse ensuite le tuber cinereum, et rencontre la tige pituitaire, là laquelle elle forme une gaine, pour se réQéchir sur la tente du corps pituilaire. IDu tuhcr cinereum, elle se porte, à la manière d'un pont, sur la protubérance aannulaire, et laisse entre elle et le cerveau un espace ou plutôt une excavation L-Cousidérable, parcourue par des filaments rougeâtres et résistants, qui unissent ll'arachnoïde au cerveau.

J'appellerai espace sous-arachmïdien antérieur {confluent inférieur de Magendie) ccet espace, qu'on peut considérer comme le réservoir principal de la sérosité i crânienne, et qui est limité en avant par le chiasma, en arrière par la prolubéirance, sur les côtés par le bord interne des lobes sphénoïdaux des hémisphères.

b. Sur la ligne médiane, en arriére, l'arachnoïde tapisse le sillon de séparation des llobes postérieurs du cerveau, et se réfléchit du corps calleux sur le processus 1 vermiculaire supérieur du cervelet ; elle rencontre dans cette réflexion les veines 1 de Gahen, et forme ordinairement tout autour d'elles un pli circulaire, que Bichat ; avait comparé à l'hiatus de Winslow, et que l'on considérait, d'après cet auteur, [comme l'orifice à'un canal arachnoîdien, allant s'ouvrir dans le troisième ventri- > cule sous la toile choroïdienne, et établissant ainsi une comm,unication entre les . cavités des ventricules et la cavité de l'arachnoïde.

L'arachnoïde revêt toute la face supérieure du cervelet, sans pénétrer entre les lames qui le composent; parvenue à la grande circonférence de cet organe, elle passe, à la manière d'un pont, d'un hémisphère cérébelleux sur l'autre, I et du cervelet sur la face postérieure de la moelle épinière. Dans ce trajet d'un ■ hémisphère cérébelleux à l'autre, et du cervelet à la moelle, l'arachnoïde I laisse entre elle et les parties qu'elle revêt un espace considérable, réservoir de I liquide, qu'on peut appeler espace sous-arachnoîdien ipostérieur {confluent postéineur 1 de Mage)ïdie).

c. De chaque côté, l'arachnoïde recouvre la face inférieure du lobe antérieur du cerveau et du ruban olfactif, qu'elle maintient appliqué contre ce lobe en arrière, et auquel elle fournit une enveloppe en avant; elle passe directement, à la manière d'un pont, du lobe antérieur sur le lobe postérieur, sans s'enfoncer dans la scissure de Sylvius, et du lobe postérieur sur la protubérance et sur le cervelet. Il en résulte de petits espaces sous-arachnoïdiens, qui communiquent avec le grand espace sous-arachnoïdien antérieur du cerveau ; en sorte que, sur le cadavre, il existe à la base du cerveau, entre l'arachnoïde et la pie-mère, un espace assez considérable, dont le centre est l'excavation médiane de la base du cerveau, et qui se prolonge, 1° en avant, entre les lobes antérieurs du cerveau; 2° sur les côtés, le long de la scissure de Sylvius; 3» en arrière, autour des pédoncules du cervelet. Ce dernier prolongement fait communiquer l'espace sous-arachnoïdien antérieur avec l'espace sous-arachnoïdien postérieur. Tous ces espaces sont remplis de liquide sous-arachnoïdien.

L'arachnoïde se comporte d'une manière uniforme par rapport aux nerfs qu'elle rencontre à la base du cerveau : l" elle passe sous ces nerfs, qu'elle fixe, par conséquent, d'une manière solide à la face inférieure du cerveau ; 2° dans le III. . 23

Espace sous-arachnoîdien antérieur.

Espace sous-arachnoïdien postérieur.

2" De chaque côté de la ligne médiane.

Mode de communication des deux espaces sous-arachnoïdiens.

Disposition

de l'arachnoïde

autour des nerfs.

NÉVnOLOGlE

Aiilom- (les veines

lie l'araclinoïtlo sur la convexil(!

<!u cerveau.

Trajet d'une cirronvolulioii à l'autre.

TiSnuité (lu tissu

cellulaire sous- aracli-

aoïdien .

Tissu fibreux sous -araciinoïdien.

Mode do coutiuuité

de l'arach uoïde pariétale et

de l'araelinoïde vijcûralc.

lion où eus iicrls se délaehcnt du cerveau, elle leur fournil une gaine, qui le* abundoiuic au moment où ils s'engagent dans les trous de la base du crâne, i l se réflécliit sur la face interne de la dure-mùre, pour constituer le feuillet pariétal de l'araclinoïde.

Il en est de mûme des veines que l'arachnoïde rencontre sur son trajet; au moment où elles vont se jeter dans les sinus, l'arachnoïde les enveloppe d'une manière complùlc, pour passer ensuite sur la dure-mère.

2" Sur la convexité du cerveau, l'arachnoïde s'enfonce dans la scissure médiane de ce viscère, tapisse la face interne des hémisphères et se réfléchit d'un hémisphère à l'autre immédiatement au-dessous du bord libre de la faux du cerveau. Or, comme la faux s'approche bien plus du corps calleux en arrière qu'en avant, il en résulte qu'à leur partie antérieure, les hémisphères sont en contact immédiat, ou plutôt ne sont séparés, dans une certaine étendue, que par la pie-mère.

Au reste, à la convexité comme à la base, l'arachnoïde enveloppe le cerveau en passant, à la manière d'un pont, d'une circonvolution à l'autre, et ne s'enfonce jamais dans l'intérieur des anfractuosités. 11 en résulte que toutes les anfractuosités sont converlies en autant d'espaces prismatiques, communiquant entre eux et traversés seulement par des filaments de tissu conjoncUf. Ces espaces sont remplis par le liquide céphalo-rachidien.

Le tissu cellulaire qui unit l'arachnoïde à la pie-mère, est séreux, extrêmement délié, et permet aisément la séparation de ces deux membranes, excepté dansles casd'infflammalion. Une insufflation d'air sous l'arachnoïde révèle toute la ténuité de ce tissu cellulaire.

Dans quelques parties de son trajet, l'arachnoïde est doublée par du tissu fibreux, qui lui donne une grande résistance. Cette particularité s'observe surtout au niveau des grands sillons du cerveau. Ainsi, on la rencontre au pourtour du grand espace sous-arachnoïdien antérieur, où le tissu conjonctif constitue comme un cercle fibreux très-résistant, circonscrivant le trapèze artériel de la base du cerveau ; c'est ce même tissu qui maintient les diverses parties de la base du cerveau dans leurs rapports, lors même que celui-ci, retiré de la boîte osseuse du crâne, repose sur sa convexité.

B. Feuillet pariétal de V arachnoïde. La face interne de la dure-mère est revêtue, avons-nous dit, par une simple couche de cellules épithéliales polygonales, qui seule constitue tout le feuillet arachnoïdien pariétal des auteurs (l). Ce feuillet ne mérite donc point une description spéciale.

Reste maintenant à déterminer le mode suivant lequel se continuent entre elles l'arachnoïde pariétale et l'arachnoïde viscérale. Nous avons vu que l'arachnoïde formait des gaines à cliacim des nerfs qui se détachent de la base du cer-^ veau, et à chacune des veines qui vont se rendre aux divers sinus. Ces gaines ont à peine pénétré' dans les conduits fibreux que leur fournit la dure-mère, qu'elles se terminent immédiatement par la réflexion de l'arachnoïde sur la dure-mère : il en résulte que l'arachnoïde forme une espèce de ad-dc-sac au niveau de l'origine de chaque gaîne fibreuse de la dure-mère. Pour bien voir la

(1) Les colleclions de .sang qu'on a dit avoir rencontrées enlrc le feuillet nracluioiilien ot ladm e-mèrc, ont leur siège entre ce feuillet et une membrane de nouvelle formation, oITrnnt toutes les apparences d'une membrane séreuse, ainsi que l'a trùs bien démontre M. Dalliarger sur plusieurs pi(^ccs qu'il a présentées la Société anatomiqiic.

ARACHNOÏDE.

(le

- r j-, rrw.mp rlo ces eaînes arachnoïdienncs, il convient de les disposition infundibnh oi-me le ces ^„ ,„lùre, pour couper

étudier au moment ou Ion f ''^'«^ ^^'7' ^ce de tiraillement qu'éprouve les nerfs qui le fixent à la base du cr^ne L spcce

chaque gaine par le fait de ce ^^^^^f^ 'J^V^q, les nerfs facial

I.es plus remarquables de ces games ««"^ ^"^"^ .^diur interne,

et auditif, gaines qui Prolongen Jusqu au fond^ lame criblée de

et celle du nerf olfactif, qm ^^^^^^^^^"^^ litige pituitaire. La rupture

rethmoïde. Une ^^îf-^-^^^^^^^^ base du cLe, explique Vécou-

;S.S:.^Sracbidien qui a lieu quelquefois dans ces

circonstances. ,a„;«„,. tIps vpntricules, au-dessous du i.e canal

Ssr'pT" ÏÏ. rrrod »UnL. a» Vc,p..»nce m..» ,u.„„ m pou. ^ , le démontrer (1).

voici lespropres paroles ^ ^^^f^:^^^:'^ hémisphère

„ Le cerveau étant 'Recouvert et e place n soul^^^^^^ ^^^^^^

„ en arrière, l'écartant un peu en dehois les ve mes ae i Quelquefois ce-

„ du canal qui les embrasse, et dont l'-'^'f ° .t^;^^^^^^^^^^ ne peut les dis-

" ^-^^"'^^:ïr:rr:r^r •r^s^o'd'iz croi^it. aupre.

„ tmguer que par une petite lente s i vaisseaux

iiiiPiiigiii

rf,Ve«r.?o/aire,ef arr^ie«< H'/is/nimen;. Il faut alors le retirer et, pour démontrer la

rrrrpa::ïïr=t^rir:^ •

. toile choroldiLne = pour le voir, il faut renverser celle-ci -nere ou avec a v u^^ à trois oiliers qu'elle tapisse, ou après l'en avoir isolée. La glande pinea e, qui tient a : ett e toÏ se Renverse Lssi\ alors, au-dessous et -•'l-^^'^^-^^f^: î^iJ

une rangée de granulations centrales, représentant un triangle f ' P '"^^ J/"^ « avant. C'est à la base de ce triangle qu'est l'orifice interne du conduit de 1 J^'^"^' Or, si l'on répète la préparation indiquée par BicUat, il est aise de ''^^^-^y^^^^^^^^ arriè 0, au-dessous du corps calleux, une ouverture circulaire ou ^^^^'^ duit dnn. une espèce de cul-de-sac plus ou moins profond, forme par 1 arachnoïde qu rcnécliit autour de« veines de Galien ; que le fond de ce cul-de-sac V^^l ^'^'^^^^^^^^^ ment déchiré par un stylet mousse, et qu'alors on arrive sous la 1° 1« f ^ ^^'^7' , : ainsi que l'a indiqué Bichat. mais à travers un canal artilic.el. D.^' iroduiscz un liquide coloré dans les ventricules, vous ne pouvez jamais le fa i e P'^a le prétendu canal de I3ichat ; d'une autre part, si vous poussez un liquide dans 1 onlice

INÉVROLOGIE.

Si le canal de Blchat n'exisle pas, on se demandera s'il y a une autre voie de communication entre les ventricules et la cavité de l'arachnoïde. C'est une question que nous discuterons plus tard, structure La Structure de l'arachnoïde ne présente rien qui la distingue de celle de la ■Uio^de pi<î"mére, à part l'absence de vaisseaux dans son épaisseur et l'existence, à sa surface liijre, d'une couche de cellules épitkéliales polygonales, analogues à cellei que nous avons signalées à la surface de la dure-mère, à l'occasion de l'arachnoïde pariétale. On a en vain cherché des ner/s dans l'arachnoïde viscérale.

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