I.a protubérance annulaire est le centre de l'encépliale
L'homme présente la protubérance et les pédoncules cérébelleux au maximum de développement.
I. Conformation extérieure, La protubérance annulaire (1) est cette éminence blanche, cuboïde espèce de bourrelet demi-annulaire, intermédiaire au cerveau et au cervelet, qui occupe la base de l'encéphale, dont elle est en quelque sorte le centre {mésocéphale, Chauss. ; nodus encephali, Sœmm.). De ce centre partent, en arrière, le bulbe rachidien ; en avant, deux gros faisceaux blancs, qui vont s'enfoncer dans le cerveau, ce sont les pédoncules cérébravs ; de chaque côté, la protubérance se continue sans aucune ligne de démarcation avec un gros faisceau qui va s'enfoncer dans l'hémisphère cérébelleux correspondant, et qui porte le nom de pédoncule cérébelleux moyen (2).
(1) Le nom de protubérance annulaire lui vient de ce que cette partie de l'encépliale semble embrasser, en manière d'anneau, les prolongements du bulbe racîiidien.
(2) L'homme et les mammifères sont seuls pourvus de protubérance et de pédoncules cérébelleux. Ces parties, qui peuvent être considérées comme la commissure du cervelet, sont rigoureusement proportionnelles au développement des lobes latéraux de cet organe ; aussi l'homme présente-t-il la protubérance et les pédoncules cérébelleux à leur maximum de développement, et les rongeurs à leur minimum. Il n'y a ni protubérance ni pédoncules dans les trois autres classes d'animaux vertébrés (oiseaux, reptiles, poissons), parce que ces animaux sont dépourvus de lobes latéraux du cervelet.
PROTUBÉIUNCE.
(Fig. lu) n.
Le volume de la protubérance, très- considérable chez l'homme, est toujours en rapport avec le développement des lobes latéraux du cervelet ; l'anatomie comparée, l'anatomie du fœtus et les vices de conformation prouvent cette corrélation de la manière la plus positive. Il y a absence de protubérance, lorsqu'il y a absence de lobes latéraux du cervelet (1).
La forme de la protubérance étant cuboïde, nous devrions lui considérer six faces ; mais, comme elle n'est complètement libre que par sa face inférieure, nous nous contenterons d'indiquer les autres faces.
1 ° La face poslcneure et supérieure de la protubérance fait partie du plancher du quatrième ventricule. Cette face présente un sillon médian, continuation de celui du bulbe et bordé de deux sailHes longitudinales. Elle se continue avec les pédoncules cérébelleux supérieurs.
2» La face antérieure et supérieure est en grande partie continue aux pédoncules cérébraux, dont elle se distingue et par la direction opposée de ses fibres et par le bourrelet saillant qu'elle forme au-dessous d'eux.
Une coupe verticale faite immédiatement au-devant de la protubérance donne une idée exacte des rapports de ces pédoncules avec la protubérance. Cette coupe montre que les fibres antérieures de la protubérance s'infléchissent sur la ligne médiane et qu'elles envoient entre les pédoncules cérébraux un pro-
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